FORUM DÉMOCRATIQUE POUR LA MODERNITÉ
           
 Bangui, le 04 mai 2007.

MESSAGE DE VOEUX
du Secrétaire Général du FODEM
à l'occasion du 9ème Anniversaire du Parti

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

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Combattantes, Combattants,

 Le vendredi 04 mai 2007, nous fêtons le 9ème Anniversaire de la Reconnaissance, le 04 mai 1998, de notre Parti, le FORUM DEMOCRATIQUE POUR LA MODERNITE (FODEM).

 Je voudrais, au nom du Bureau Politique, saisir cette occasion pour vous adresser mes voeux les plus chaleureux d'Anniversaire, marquant la 9ème année de notre inlassable combat, mené sans complaisance, au nom de la défense de l'Etat de Droit et de la Démocratie.

Le FODEM, créé le 18 février 1998, contre la volonté du Pouvoir Politique de l'époque qui a mobilisé tous les moyens de "SA JUSTICE" pour empêcher sa reconnaissance tout en cherchant à briser la carrière politique de son Président, le Combattant Charles MASSI, à travers un procès inique, assorti de 13 mois d'assignation à résidence surveillée, a su surmonter tous ces obstacles par la voie légale.

Notre combat déterminé au sein de la Concertation des Partis Politiques de l'Opposition (C.P.P.O.) à Bangui, ou dans le Front pour la Restauration de l'Unité Nationale pour la Démocratie (F.R.U.D.), durant l'exil en Europe, a contribué, d'une certaine manière, au changement politique du 15 mars 2003, contre un Régime démocratique qui n'avait d'existence que le nom.

Pendant la Transition qui a fait suite au 15 mars 2003, le FODEM, à travers son Président, a pris une part active au sein du Conseil National de Transition à la crédibilité  reconnue par la communauté nationale et internationale, à l'étude et à l'adoption des textes fondamentaux : la Constitution du 27 décembre 2004 et le Code Electoral, ainsi que l'Accord Politique de Libreville du 22 janvier 2005 ayant permis l'organisation des élections présidentielle et législatives de mars et mai 2005, dans un climat apaisé.

Faisant suite à l'Accord Electoral du 21 avril 2005 relatif au soutien au Général d'Armée François BOZIZE, pour le second tour de l'élection présidentielle de mai 2005, le FODEM est représenté au sein du Gouvernement, avec rang de Ministre d'Etat.

A la tête du Ministère de l'Equipement, des Transports et de l'Aviation Civile ou, depuis le 02 septembre 2006, au Développement Rural, notre Représentant a rempli son contrat, en termes d'actions et de résultats.

Il reste, toutefois, la préoccupante question de l'insécurité qui assaille les centrafricains.

Le Bureau Politique du FODEM salue les efforts du Président de la République, Chef de l'Etat, pour ramener la Paix dans notre pays, avec les Accords de Paix du 02 février 2007 de Syrte, et du 13 avril 2007 de Birao, en dépit de certaines conditions dans lesquelles ces Accords ont été signés.

Les deux Accords qui participent du début de processus de pacification du pays, ne sauraient se substituer à un vrai Dialogue Politique, franc, crédible et sincère, comme moyen de créer les meilleures conditions d'une Paix durable, en apportant des vraies solutions aux maux dont se plaignent les centrafricains, en restaurant la stabilité politique et l'ancrage de notre pays dans l'Etat de Droit et un Etat impartial véritable.

Tout en marquant son soutien pour la tenue d'un Dialogue Politique Inclusif, le Bureau Politique considère que ce rendez-vous ne saurait constituer la voie du pardon facile pour les responsables politiques des évènements de Kembé de 1999 et les dirigeants politiques qui ont soumis le Peuple à la torture, offert nos filles et nos femmes aux viols des rebelles venus de l'étranger, le pillage des biens, depuis le 28 mai 2001 jusqu'au 15 mars 2003, pour se soustraire à l'action de la Justice de leur Pays, par le moyen de l'amnistie générale, à l'issue du Dialogue Politique.

En procédant de la sorte, le Dialogue Politique créerait un dangereux précédent qui ouvrirait la voie à tout dirigeant centrafricain de soumettre le Peuple à la violence et de se soustraire à l'action de la Justice, au moyen d'une rébellion armée organisée et financée par les ressources financières volées sur la misère des masses populaires centrafricaines.

A l'instar de Jean-Bedel BOKASSA, en 1986, le passage par la Justice Centrafricaine, avant toute amnistie soumise au vote de l'Assemblée Nationale est un préalable.

Combattantes et Combattants,

Quelles que puissent être vos difficultés du moment, votre découragement devant le sentiment d'abandon que ressentiraient certains d'entre vous, le Bureau Politique vous invite à vous investir résolument dans la restructuration de l'ensemble des Organes de Base du FODEM, sur toute l'étendue du territoire.

BON ANNIVERSAIRE

Fait à BANGUI, le 04 mai 2007

Pour le Bureau Politique,

Combattant Stéphane PENTCHOAKI

Secrétaire Général