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Un
homme jeune et expérimenté, |
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1. Ma Formation Ecole Primaire de Baboua : octobre 1959-juin 1965. Lycée Barthélémy Boganda de Berbérati : octobre 1965-juin 1972—Baccalauréat série D. Octobre 1972-Juin 1973 : Université de Bangui : Certificat de Licence de Chimie-Biologie-Géologie. Octobre 1973 : Etudes universitaires à l’Ecole du Service de Santé des Armées de Bordeaux (France), à la Faculté Mixte de Médecine et Pharmacie : Section Pharmacie (Biologie Médicale). 1978 : succès au concours d’Internat des Hôpitaux de Bordeaux. 4 années de formation hospitalière, 4 Certificats d’Etudes Spéciales : Bactériologie et Virologie Cliniques, Hématologie, Immunologie et Biochimie Clinique. Octobre 1983 : création à Mussidan (Dordogne) d’un Laboratoire d’Analyses Médicales m’ayant permis d’acquérir des biens. Octobre 1993 : entrée au Gouvernement du Premier Ministre Jean-Luc Mandaba. Commandant, Pharmacien Biologiste des Forces Armées Centrafricaines.
2. Expériences Gouvernementales Ministre des Ressources Energétiques et Minérales (1993-1996). Après la victoire du candidat du M.L.P.C. à l’élection présidentielle du 22 août 1993, j’ai été nommé Ministre des Ressources Energétiques et Minérales pour ma participation à la campagne et au succès électoral.
Mes actions à la tête de ce Ministère.
a) Secteur Minier En prenant mes fonctions, j’ai trouvé le secteur minier sinistré par la fraude et les artisans miniers soumis à une scandaleuse exploitation par les principaux opérateurs du secteur, collecteurs de diamant et bureaux d’achat. Un exemple, en 1986 : 980.000 carats sont arrivés sur le Marché d’Anvers, en Belgique, contre 400.000 carats officiellement déclarés à Bangui, soit une perte sèche de 19 milliards de francs CFA pour le Trésor Public centrafricain. Il fallait entreprendre des réformes courageuses pour redresser le secteur. Je m’y suis engagé avec détermination : En libérant du servage et les rendant propriétaires de leurs biens les artisans miniers qui produisent les 95% des 500.000 carats des diamants bruts officiellement exportés. En regroupant les artisans miniers en coopératives minières et en les dotant de moyens de production, qui passe de 414.000 carats en 1992, pour une valeur de 16 milliards de francs CFA, à 494.000 carats en 1993, pour 20 milliards de francs CFA, puis à 535.000 carats en 1994, pour 45 milliards de francs CFA, l’effet de la dévaluation du franc CFA aidant. En formant les jeunes centrafricains à l’expertise du diamant et de l’or et en finançant la collecte de l’or. En obtenant de la Caisse Française de Développement (C.F.D.) un financement d’un milliard de francs CFA pour la mise au point des techniques améliorées d’exploitation minière artisanale, avec l’appui du B.R.G.M. En menant des négociations avec les partenaires extérieurs pour la création d’une Banque pour le Développement des Ressources Minérales (B.D.R.M.) En inaugurant, le 05 février 1996, la première séance de la Bourse Internationale de Diamant de Bangui. Les résultats obtenus, en termes financiers, ont été salués par les artisans miniers, les collecteurs de diamant et d’or, et les Institutions Financières sous-régionales et internationales (B.E.A.C. et F.M.I.). b) Secteur Energétique J’ai lancé, en 1995, le processus ayant conduit à la privatisation de PETROCA. J’ai obtenu le déblocage, par la Coopération Financière Allemande (K.F.W.), des fonds d’un montant de 3,5 milliards de francs CFA, destinés à la construction du barrage hydroélectrique sur la Chute de Toutoubou, pour l’électrification des villes de Carnot et de Berbérati, et sur la Baïdou, pour la ville de Bambari. J’ai obtenu de l’Institut d’Energie des Pays ayant en partage le Français (I.E.P.F.), le don d’une micro turbine hydraulique, destinée au barrage sur la Chute de la Mbéko pour l’alimentation permanente en électricité de la ville de Mbaïki. c) Secteur hydraulique J’ai obtenu du gouvernement japonais, dans le cadre de l’Hydraulique Villageoise, un don de 3,7 milliards de francs CFA, pour la construction de 250 puits dans les Préfectures de l’Ombella-Mpoko et de la Nana-Mambéré. Un projet pour l’alimentation en eau potable des villes de Mbaïki et Bria était en cours d’aboutissement quand j’ai quitté le Gouvernement.
Certains projets ont abouti. D’autres sont restés en suspens, en raison des mutineries militaires d’avril et de mai 1996, et la mise en place du premier Gouvernement d’Union Nationale, dont je n’ai pas fait partie.
Pendant les trois années que j’ai passées à la tête de ce Ministère, le secteur minier a contribué au paiement régulier des salaires. De même, en dépit des difficultés financières de l’ENERCA, la fourniture en électricité de la ville de Bangui n’a jamais subi de délestages prolongés ni de rupture dépassant 10 minutes. Le prix de l’eau, pour les bas revenus, a subi une baisse substantielle et l’alimentation en eau saine de nos principales villes est restée régulière.
Ministre de l’Agriculture et de l’Elevage (06 février au 17 décembre 1997) La brièveté de mon passage à la tête de ce Ministère ne m’a pas permis de faire aboutir tous les projets que j’avais élaborés. Mais, c’est en voulant écarter les cadres corrompus qui confondaient les fonds des projets qu’ils géraient avec leurs biens personnels que j’ai été limogé du Gouvernement, en plus du contentieux politique m’opposant au Président Patassé, en raison de la création du FODEM, le 27 novembre 1997.
3. Mon action politique dans l’opposition J’ai, en mai 1998, relancé les activités de l’Union des Forces Acquises à la Paix (U.F.A.P.), créée par l’opposition en juillet 1997. L’U.F.A.P. a contribué à la victoire de l’opposition à l’élection législative de novembre 1998 et aurait pu s’imposer à l’élection présidentielle de septembre 1999. La violente répression du meeting de l’opposition organisé le 19 décembre 2000 au Stade Bonga-Bonga, la chasse aux sorcières après la tentative de coup d’Etat du 28 mai 2001 m’ont contraint à l’exil pendant 2 ans avant d’être injustement condamné à mort par contumace, pour participation supposée à cette entreprise qui a arraché de nombreuses vies humaines. En octobre 2002, j’ai été accusé par le Président Patassé et son Premier Ministre, Martin Ziguélé, d’avoir fait bloquer le décaissement par le F.M.I., d’importantes ressources financières qui leur auraient permis de payer les salaires, pensions et bourses. Pourquoi fallait-il intervenir auprès du Fonds Monétaire International, en septembre 2002 ? Après l’échec, le 06 août 2002, de l’offensive de la Garde Présidentielle conduite par Abdoulaye Miskine contre les positions de la rébellion du Général Bozizé sur les frontières Nord et la prise, le 10 août 2002 de la ville de Kabo par les rebelles, le Président Patassé avait décidé d’anéantir la rébellion et de porter la guerre en territoire tchadien. Le plan du Président Patassé prévoyait le recrutement de 12.000 rebelles congolais du M.L.C. et 4.000 génocidaires rwandais, d’acquérir 2 hélicoptères de combat et des orgues de Staline. Pour cela, il leur fallait les décaissements du F.M.I., se réarmer et relancer la guerre. Mais auparavant, le Gouvernement devait solder les arriérés de dettes de notre pays, d’un montant de 9,5 milliards de francs CFA, envers la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (B.A.D.). Somme d’argent dont il ne disposait pas. Pour obtenir les 9,5 milliards de francs CFA, le Premier Ministre Martin Ziguélé, accompagné de son Ministre des Mines et de l’Energie, s’est rendu à Tripoli, signer des Accords de cession, pour 99 ans, des principales ressources naturelles de notre pays : le diamant, l’or, le pétrole et l’uranium. Devant un tel danger, ma démarche a été de demander à la Direction du F.M.I., de conditionner le décaissement de ces sommes d’argent à la tenue du Dialogue National, l’amnistie générale pour les exilés civils et militaires, la formation d’un Gouvernement d’Union Nationale qui aurait à gérer cette somme d’argent pour éradiquer la pauvreté, en payant les salaires, pensions et bourses et non financer une escalade militaire avec le Tchad, aux conséquences incalculables pour les populations centrafricaines. Au vu de toutes ces informations concordantes, le F.M.I. a conditionné le décaissement des fonds ma proposition. Le Premier Ministre Martin Ziguélé, farouchement opposé au Dialogue National, parce qu’un Gouvernement d’Union Nationale aurait provoqué son départ de la Primature, a refusé d’exécuter les conditionnalités du F.M.I., privant notre pays d’importantes ressources financières. Ne pouvant dire la vérité aux centrafricains, qu’ils préparaient la guerre pour libérer la totalité du territoire et envisager le Dialogue National en position de force, le Président Patassé et son Premier Ministre, n’ont trouvé d’autre explication que de me présenter en bouc émissaire.
Mon action au Conseil National de Transition. Le 14 juin 2003, j’ai été élu 2ème Vice Président du Conseil National de Transition, une Institution consultative, sans pouvoirs réels et considérée par certains leaders politiques comme une caisse de résonance au service du Président Bozizé.
L’action déterminante des Conseillers Nationaux et du Bureau, a fait du Conseil National de Transition, de l’avis des centrafricains et de celui de la communauté internationale, le plus important organe législatif de notre pays depuis l’Indépendance. Les Centrafricains ont reconnu l’efficacité et la compétence des Conseillers Nationaux, à la faveur de nombreux débats sur les sujets aussi variés qu’importants, tels que le Budget de l’Etat, les Accords et Traités internationaux. Le Conseil National de Transition a également rejeté l’abattement de 30% sur les salaires que, s’il avait été appliqué à l’ensemble des agents de l’Etat, aurait privé la totalité des travailleurs de leurs revenu Les magistrats et les militaires ont été, à l’initiative du Gouvernement, les principales victimes de cette mesure. En tant que 2ème Vice Président, j’ai été l’une des chevilles ouvrières de l’Institution ayant activement contribué à faire du Projet de Constitution et du Code Electoral de notre pays, des instruments démocratiques, en lieu et place de la Constitution monarchique et dictatoriale proposée et défendue par le Général Bozizé et son Gouvernement, qui aurait plongé le peuple centrafricain dans la tyrannie et une effroyable pauvreté. Membre du Bureau du Dialogue National, au nom du Conseil National de Transition, je me suis opposé à la restauration de l’impôt de capitation abrogé en 1994 Toutes ces expériences acquises pendant plusieurs années de lutte me donnent aujourd’hui la capacité de traduire dans les actes les grandes ambitions pour le Centrafrique : la Sécurité, un nouvel Ordre Social, du Travail pour tous et la Modernité. |
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