COMMUNIQUE
DE PRESSE
relatif
à la déclaration du Président François BOZIZE rapportant partiellement
la décision irresponsable et anti-démocratique de la Cour
Constitutionnelle de Transition
Le
Président François BOZIZE vient, par une déclaration radio télédiffusée
en date du 04 janvier 2005, de rapporter partiellement la décision de la
Cour Constitutionnelle de Transition. Ainsi, notre Président Charles
MASSI est à nouveau Candidat à l’élection présidentielle
prévue le 13 février 2005.
Le
FODEM France ne peut que se satisfaire de la reconnaissance du combat légitime
et juste qui constitue une victoire partielle contre la décision
irresponsable et anti-démocratique de la Cour Constitutionnelle
d’exclure 8 (huit) candidats sur 13 (treize) pour des motifs infondés
et illégaux.
Nous
rappelons au Président BOZIZE, à la Cour Constitutionnelle, à la CEMI
et au Gouvernement que la légitimité des Institutions de la Transition
repose sur le consensus et que le peuple ne maintiendra sa confiance dans
le processus électoral qu’à condition qu’il soit véritablement
consensuel, libre, démocratique et transparent. Ce n’est pas au
candidat BOZIZE de désigner ses adversaires !
Le
FODEM France réitère sa demande au Général Président autoproclamé à
sa propre succession François BOZIZE, de répondre favorablement aux
exigences des partis politiques écartés, du Conseil National de
Transition (C.N.T.), des candidats retenus et de la société civile :
-
de rapporter entièrement la décision
du 30 décembre 2004 ;
-
de dissoudre cette Cour
Constitutionnelle qui a définitivement prouvé son incompétence et son
esprit d’inéquité ;
-
de procéder à la mise en place
d’une nouvelle Cour Constitutionnelle consensuelle et démocratique,
seule à même de restituer la confiance dans le processus électoral, et
qui sera chargée de réexaminer l’ensemble des dossiers de candidature
à l’élection présidentielle.
Le
FODEM France exprime sa totale solidarité avec l’ensemble des candidats
validés et non validés dans le combat pour la démocratie et la liberté
du Peuple Centrafricain. Seule la dissolution de la Cour Constitutionnelle
préservera la paix et permettra de restaurer la confiance dans le
processus électoral devant aboutir au retour de l’ordre constitutionnel
normal, à l’issue des élections présidentielle et législative groupées
de février 2005.
Nous
appelons tous les Centrafricains de tous les pays, à se mobiliser et à
s’organiser, afin de manifester, à partir d’aujourd’hui et dans les
jours à venir, leur volonté de voir la Paix, la Démocratie et la Liberté
du Peuple Centrafricain triompher des menaces qui pèsent sur sa
souveraineté.
Le
FODEM France réaffirme son attachement au principe du dialogue et du
consensus, comme seule voie possible, pour restaurer la Paix et la Prospérité
du Peuple Centrafricain. Il invite les autorités dirigeantes de la
Transition, à savoir le Président BOZIZE et son gouvernement, à honorer
les engagements pris devant le Peuple Centrafricain au soir du 15 mars
2003 et à appliquer les Résolutions et Recommandations issues du
Dialogue National qui s’est tenu à Bangui du 09 septembre au 15 octobre
2003.
Pour
le Bureau du FODEM France
Le
1er Vice-président.
M.
Jean
MBALANGA
Voir
aussi :
Le
FODEM réclame la dissolution de la Cour constitutionnelle
06/01/2005 - Source : angolapress-angop.ao
RFI
- 05/01/2005 22h30
CHARLES
MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A
PAS A FAIRE LE TRI ENTRE LES DIFFÉRENTS CANDIDATS !
RFI
- 05/01/2005 4h30
CHARLES
MASSI MAINTIENT SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE