FODEM - FRANCE - Paris, le 05/01/2005

LE FODEM FRANCE RÉITÈRE SA DEMANDE DE DISSOLUTION
DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION.

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Jean MBALANGA

1er Vice-président

COMMUNIQUE DE PRESSE
relatif à la déclaration du Président François BOZIZE rapportant partiellement la décision irresponsable et anti-démocratique de la Cour Constitutionnelle de Transition

Le Président François BOZIZE vient, par une déclaration radio télédiffusée en date du 04 janvier 2005, de rapporter partiellement la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition. Ainsi, notre Président Charles MASSI est à nouveau Candidat à l’élection présidentielle prévue le 13 février 2005.

 

Le FODEM France ne peut que se satisfaire de la reconnaissance du combat légitime et juste qui constitue une victoire partielle contre la décision irresponsable et anti-démocratique de la Cour Constitutionnelle d’exclure 8 (huit) candidats sur 13 (treize) pour des motifs infondés et illégaux.

 

Nous rappelons au Président BOZIZE, à la Cour Constitutionnelle, à la CEMI et au Gouvernement que la légitimité des Institutions de la Transition repose sur le consensus et que le peuple ne maintiendra sa confiance dans le processus électoral qu’à condition qu’il soit véritablement consensuel, libre, démocratique et transparent. Ce n’est pas au candidat BOZIZE de désigner ses adversaires !

Le FODEM France réitère sa demande au Général Président autoproclamé à sa propre succession François BOZIZE, de répondre favorablement aux exigences des partis politiques écartés, du Conseil National de Transition (C.N.T.), des candidats retenus et de la société civile :

-          de rapporter entièrement la décision du 30 décembre 2004 ;

-          de dissoudre cette Cour Constitutionnelle qui a définitivement prouvé son incompétence et son esprit d’inéquité ;

-          de procéder à la mise en place d’une nouvelle Cour Constitutionnelle consensuelle et démocratique, seule à même de restituer la confiance dans le processus électoral, et qui sera chargée de réexaminer l’ensemble des dossiers de candidature à l’élection présidentielle.

 

Le FODEM France exprime sa totale solidarité avec l’ensemble des candidats validés et non validés dans le combat pour la démocratie et la liberté du Peuple Centrafricain. Seule la dissolution de la Cour Constitutionnelle préservera la paix et permettra de restaurer la confiance dans le processus électoral devant aboutir au retour de l’ordre constitutionnel normal, à l’issue des élections présidentielle et législative groupées de février 2005.

 

Nous appelons tous les Centrafricains de tous les pays, à se mobiliser et à s’organiser, afin de manifester, à partir d’aujourd’hui et dans les jours à venir, leur volonté de voir la Paix, la Démocratie et la Liberté du Peuple Centrafricain triompher des menaces qui pèsent sur sa souveraineté.

 

Le FODEM France réaffirme son attachement au principe du dialogue et du consensus, comme seule voie possible, pour restaurer la Paix et la Prospérité du Peuple Centrafricain. Il invite les autorités dirigeantes de la Transition, à savoir le Président BOZIZE et son gouvernement, à honorer les engagements pris devant le Peuple Centrafricain au soir du 15 mars 2003 et à appliquer les Résolutions et Recommandations issues du Dialogue National qui s’est tenu à Bangui du 09 septembre au 15 octobre 2003.

 

Pour le Bureau du FODEM France

Le 1er Vice-président.

M. Jean MBALANGA

 

Voir aussi :
Le FODEM réclame la dissolution de la Cour constitutionnelle
06/01/2005 - Source : angolapress-angop.ao

RFI - 05/01/2005 22h30
CHARLES MASSI ESTIME QUE LE PRÉSIDENT BOZIZE N'A PAS A FAIRE LE TRI ENTRE LES DIFFÉRENTS CANDIDATS !
RFI - 05/01/2005 4h30
CHARLES MASSI MAINTIENT SA DEMANDE DE DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE