"On
juge le maçon au pied du mur !".
Lors de sa prise de pouvoir, le Général François BOZIZE avait
dit : "On
juge le maçon au pied du mur !". Lors des prochains
rendez-vous électoraux, il est certain que l'évaluation du bilan du
régime de transition se fera sur le plan de la confiance retrouvée.
Confiance retrouvée : des
citoyens dans les Institutions de la République et envers la classe
politique, des opérateurs et partenaires économiques en la stabilité
future du pays, de la jeunesse pour son avenir, du paysan pour ses
récoltes, des militaires en une armée républicaine, ...
Conscience retrouvée : les résolutions
du Dialogue National qui s’est tenu à Bangui du 09 septembre au 15 octobre
2003 sont claires. Fini le tribalisme, le clanisme, l'affairisme
mafieux. En avant les idées et l'imagination pour son pays. Le peuple
attend une évolution des idées, des mentalités et des méthodes de
ses gouvernants.
Les
dérives de la transition consensuelle.
Au vu des
dérives de la transition consensuelle, les chances de retrouver
la confiance ressemblent plus à un espoir lointain que palpable et
immédiat. La composition de la Commission
Électorale Mixte et Indépendante (CEMI) n'apporte pas les
garanties d'indépendance et d'autonomie propres à assurer un
véritable retour de la Démocratie (voir : MEMORANDUM
RELATIF AU PROCESSUS ELECTORAL) en janvier
2005. Le Conseil National de Transition (CNT)
, la Ligue Centrafricaine des Droits de l'Homme
(LCDH) s'inquiètent des violations
répétées des droits de l'Homme par les autorités de la transition
(rappelons que François BOZIZE est également Ministre de la Défense),
les journalistes sont régulièrement emprisonnés ou inquiétés (voir
: Affaire
MAKA GBOSSOKOTTO), l'insécurité ne semble toujours pas éradiquée
(voir : INSECURITE)
dans l'arrière pays et l'impunité des crimes
économiques semble la règle (voir :
JEAN-SERGE WAFIO A OUVERT LA BOÎTE A PANDORE).
Une opposition
politique de nécessiteux.
Connu de tous, l'esprit
profito-situationniste qui a toujours conduit le pays dans l'impasse
est plus que jamais d'actualité dans une partie de la classe politique.
Ceux-là même qui ont porté BOZIZE au pouvoir en créant à Paris, la
plateforme du 7 décembre 2002 dite Coordination des Patriotes
Centrafricains (CPC), ont décidé de créer une alliance démocratique
qui a tout d'une CPC-Bis sans BOZIZE, ni leader, ni projet de société
sérieux. Ces gesticulations de partis politiques opposants par
nécessité au Président BOZIZE démontrent à quel point l'approche des échéances électorales aiguise les appétits et ouvre
le temps de tous les dangers car le problème est que tout
le monde veut gagner les élections en Centrafrique (et ce,
par tous les moyens ...).
BOZIZE face aux
réalités du pouvoir.
Diriger
la transition n'est pas un exercice facile. Il faut concilier les
espoirs légitimes du peuple centrafricain avec les exigences nationales
et internationales d'un processus de retour à la Démocratie
"impeccable et incontestable". Hors, si les nouveaux maîtres
de Bangui se comportent en juges et parties lors des prochaines
élections, il faut craindre que toutes les souffrances, tous les
sacrifices, toutes les victimes, ne l'aient été en vain et à
peine perdue.
BOZIZE
CANDIDAT
?
Comme le disait notre Président Fondateur Charles MASSI
: "Ce précédent serait opposable à la communauté internationale et
susceptible d’être imité et renouvelé. Il ne serait plus possible de
condamner toute prise de pouvoir par les armes, ouvrant ainsi la voie à
la Démocratie armée."
LE CENTRAFRIQUE ET SON AVENIR- LE CITOYEN, N°1871 à 1874.
LE CENTRAFRIQUE
AUTREMENT.
Penser, concevoir, agir et réaliser le Centrafrique autrement est
possible. Le FODEM s'est toujours employé a rechercher les
solutions permettant au peuple centrafricain de retrouver la
confiance, de renouer avec l'espoir réel d'un avenir meilleur. Cela
demande de rejeter les solutions de facilité, de préférer l'effort à
l'assistanat, d'être intègre, honnête et droit dans la gestion des
affaires publiques. Évidemment, cela confère à notre démarche un
côté austère et rédhibitoire pour tous ceux qui espéraient voir en
notre parti un moyen de parvenir à une situation sociale (voir :
RCA:
Un ex-opposant dénonce la mauvaise gestion des biens publics).
A QUAND LA
VERITABLE REFORME DES MENTALITES ?
L'enjeu pour nous est Janvier
2005 : l’éveil d’un dragon économique.
Ce qui est certain (pour ceux qui en douteraient encore), c'est que les
citoyens auront appris à leurs dépends que l'habit ne fait pas le
moine et ils savent dorénavant qu'il faudra faire le tri entre le grain
et l'ivraie pour se donner un véritable avenir !
Par Eric NERIS
FODEM FRANCE
Chargé des Relations Extérieures
FODEM : PAIX, PROSPÉRITÉ