"La
seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des
hommes de bien."
Edmond. Burke
Si le
célèbre écrivain français, Molière, avait vécu aujourd'hui en
Centrafrique, il aurait certainement écrit les "Fourberies de
BOZIZE". En effet, l'aventure de "l'autoproclamé
de Bangui" n'a pas commencée le 15 mars 2003, mais bien des
années avant sous Bokassa 1er dans
les années 70's.
Ayant
enfin obtenu le pouvoir par les armes au bout de plus de 20
années "l'autoproclamé de Bangui" n'a assurément
pas l'intention de remettre le pouvoir à un civil à l'issue des
élections "libres et transparentes" qui devraient pourtant
marquer le retour à un ordre constitutionnel normal en janvier 2005 en
République Centrafricaine.
La
récente promulgation
du Code Électoral et du projet de Constitution dans le dos du Conseil
National de Transition est une preuve criante de sa volonté de
s'imposer dans les urnes par une fraude massive contre la volonté du
peuple souverain.
LES
FOURBERIES DE BOZIZE CONTRE LE FODEM.
Le 04
mars 1982, puis le 06 novembre 2001 et enfin 15 mars 2003,
"l'autoproclamé de Bangui" n'en était pas à son premier
coup. Ayant malgré
lui réussi a prendre le pouvoir par les armes en mars 2003, BOZIZE
multiplie les
coup bas et les fourberies contre tous ceux qui ne lui ont pas fait
une allégeance sans conditions.
Le FODEM qui a pris acte du changement intervenu le 15 mars 2003, s'est
mis au
service du peuple et de la transition consensuelle. C'est pour cela
que notre Président fondateur est rentré par le premier vol civil pour
Bangui le 30 mars 2003. Quelle n'a pas été notre surprise lorsque nous
apprenions par les médias en octobre 2003 que notre
ex-secrétaire général M. Nzengué Landa Ascain était accusé
(affaire des brassards) par BOZIZE de préparation d'un coup d'État
contre le régime de transition. Au-delà du fait que cette tentative de
manipulation de BOZIZE n'avait aucun sens et aucun fondement, elle
relevait directement de ses services. Ensuite, lors de la constitution
du gouvernement
Gaombalet en décembre 2003, nous avions explicitement signifié à
"l'autoproclamé de Bangui" que nous ne souhaitions pas que
notre cadre, M. Abraham Ngoto
Bouloum soit reconduit dans ses fonctions de ministre des édifices
publics et nous
avons dénoncé la
mauvaise gestion des biens publics.
En avril 2004, ce fût la
stratégie du « bouc émissaire » choisie par le Président
BOZIZE pour évincer Charles MASSI du jeu électoral. Dans la lignée de
cette volonté, le FODEM a été écarté de la CEMI au niveau national.
Aujourd'hui, nos
inquiétudes concernant la sécurité de Charles MASSI s'avèrent de
plus en plus fondées. En effet, lors de son retour à Bangui après une
tournée dans la sous-région au mois de juin 2004, notre président a
été clairement et directement menacé par les "tueurs" de
BOZIZE qui avaient prévu de l'arrêter et de l'éliminer dés son
retour. Si ce n'avait été l'intervention de l'autoproclamé qui a
demandé de temporiser cette action, Charles MASSI serait soit déjà
passé de vie à trépas ou au mieux entrain de croupir en prison.
LE
DILEMME : PRENDRE ET GARDER LE POUVOIR PAR LA
FORCE.
Nous
comprenons que "l'autoproclamé de Bangui" ne sache pas
comment conserver par les urnes ce qu'il a conquit par les armes, mais
ce n'est pas une raison pour vouloir imposer des "élections
forcées" pour obtenir par les force la victoire dans
les urnes.
Le 28 mars 2003, plus de 100.000 centrafricains de la capitale ont marché pour saluer le départ du Président "démocratiquement
élu" Ange-Félix PATASSE. Le 25 avril 2003 BOZIZE en visite à
Libreville déclarait "Je
me suis donné pour mission de sauver la population de la République
centrafricaine (RCA) et de gouverner le pays durant la transition.
Ensuite, je me retirerai". Un an plus tard, le bilan
de la transition très mitigé s'est traduit par une marche de
soutien à la candidature de l'autoproclamé qui n'a réunie que 5.000
personnes (payées pour manifester).
La transition laisse déjà un
goût amère à tous ceux qui se berçaient d'illusions
démocratiques. Comme on dit "le chemin de
l'enfer est pavé de bonnes intentions". Aujourd'hui
BOZIZE cherche par tous les moyens à prolonger son pouvoir en créant l'incident
sécuritaire qui justifiera son maintien. BOZIZE voit donc des coups
d'États et des caches d'armes partout. Il souhaite faire le ménage
dans la classe politique en écartant tous ceux qui pourraient lui faire
de l'ombre. Lorsque l'on sait qu'un récent sondage ne lui accorde que
5% des intentions de vote dans la Mambere-Kadéi à Berbérati, on
comprend que pour un
autoproclamé en mal de légitimité tout prétexte qui lui serait
profitable sera exploité abusivement (le
MLPC qui est dans la ligne de mire paie déjà les frais de cette
politique).
Pourtant tout avait si bien commencé.
LE CENTRAFRIQUE
AUTREMENT.
Penser, concevoir, agir et réaliser le Centrafrique autrement est
possible. Le FODEM s'emploie a concevoir les
solutions permettant au peuple centrafricain de retrouver la
confiance, de renouer avec l'espoir réel d'un avenir meilleur. Cela
demande de rejeter les solutions de facilité, de préférer l'effort à
l'assistanat, d'être intègre, honnête et droit dans la vie comme dans
la gestion des
affaires publiques.