FODEM.ORG
L'ACTUALITE CENTRAFRICAINE AUTREMENT
EDITORIAL DU MERCREDI 01 SEPTEMBRE 2004
La Nouvelle Culture Politique Centrafricaine !


BOZIZE CANDIDAT !

LES FOURBERIES DE BOZIZE :
PRENDRE ET GARDER LE POUVOIR PAR LA FORCE !

"La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien."
Edmond. Burke 

Si le célèbre écrivain français, Molière, avait vécu aujourd'hui en Centrafrique, il aurait certainement écrit les "Fourberies de BOZIZE". En effet, l'aventure de "l'autoproclamé de Bangui" n'a pas commencée le 15 mars 2003, mais bien des années avant sous Bokassa 1er dans les années 70's.

Ayant enfin obtenu le pouvoir par les armes au bout de plus de 20 années  "l'autoproclamé de Bangui"  n'a assurément pas l'intention de remettre le pouvoir à un civil à l'issue des élections "libres et transparentes" qui devraient pourtant marquer le retour à un ordre constitutionnel normal en janvier 2005 en République Centrafricaine.

La récente promulgation du Code Électoral et du projet de Constitution dans le dos du Conseil National de Transition est une preuve criante de sa volonté de s'imposer dans les urnes par une fraude massive contre la volonté du peuple souverain.

LES FOURBERIES DE BOZIZE CONTRE LE FODEM.

Le 04 mars 1982, puis le 06 novembre 2001 et enfin 15 mars 2003, "l'autoproclamé de Bangui" n'en était pas à son premier coup. Ayant malgré lui réussi a prendre le pouvoir par les armes en mars 2003, BOZIZE multiplie les coup bas et les fourberies contre tous ceux qui ne lui ont pas fait une allégeance sans conditions.
                Le FODEM qui a pris acte du changement intervenu le 15 mars 2003, s'est mis au service du peuple et de la transition consensuelle. C'est pour cela que notre Président fondateur est rentré par le premier vol civil pour Bangui le 30 mars 2003. Quelle n'a pas été notre surprise lorsque nous apprenions par les médias en octobre 2003 que notre ex-secrétaire général M. Nzengué Landa Ascain était accusé (affaire des brassards) par BOZIZE de préparation d'un coup d'État contre le régime de transition. Au-delà du fait que cette tentative de manipulation de BOZIZE n'avait aucun sens et aucun fondement, elle relevait directement de ses services. Ensuite, lors de la constitution du gouvernement Gaombalet en décembre 2003, nous avions explicitement signifié à "l'autoproclamé de Bangui" que nous ne souhaitions pas que notre cadre, M. Abraham Ngoto Bouloum soit reconduit dans ses fonctions de ministre des édifices publics et nous avons dénoncé la mauvaise gestion des biens publics
En avril 2004, ce fût la stratégie du « bouc émissaire » choisie par le Président BOZIZE pour évincer Charles MASSI du jeu électoral. Dans la lignée de cette volonté, le FODEM a été écarté de la CEMI au niveau national.
               Aujourd'hui, nos inquiétudes concernant la sécurité de Charles MASSI s'avèrent de plus en plus fondées. En effet, lors de son retour à Bangui après une tournée dans la sous-région au mois de juin 2004, notre président a été clairement et directement menacé par les "tueurs" de BOZIZE qui avaient prévu de l'arrêter et de l'éliminer dés son retour. Si ce n'avait été l'intervention de l'autoproclamé qui a demandé de temporiser cette action, Charles MASSI serait soit déjà passé de vie à trépas ou au mieux entrain de croupir en prison. 

LE DILEMME : PRENDRE ET GARDER LE POUVOIR PAR LA FORCE.

Nous comprenons que "l'autoproclamé de Bangui" ne sache pas comment conserver par les urnes ce qu'il a conquit par les armes, mais ce n'est pas une raison pour vouloir imposer des "élections forcées" pour obtenir par les force la victoire dans les urnes.
                Le 28 mars 2003, plus de 100.000 centrafricains de la capitale ont marché pour saluer le départ du Président "démocratiquement élu" Ange-Félix PATASSE. Le 25 avril 2003 BOZIZE en visite à Libreville déclarait "Je me suis donné pour mission de sauver la population de la République centrafricaine (RCA) et de gouverner le pays durant la transition. Ensuite, je me retirerai". Un an plus tard, le bilan de la transition très mitigé s'est traduit par une marche de soutien à la candidature de l'autoproclamé qui n'a réunie que 5.000 personnes (payées pour manifester).
            La transition laisse déjà un goût amère à tous ceux qui se berçaient d'illusions démocratiques. Comme on dit "le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions". Aujourd'hui BOZIZE cherche par tous les moyens à prolonger son pouvoir en créant l'incident sécuritaire qui justifiera son maintien. BOZIZE voit donc des coups d'États et des caches d'armes partout. Il souhaite faire le ménage dans la classe politique en écartant tous ceux qui pourraient lui faire de l'ombre. Lorsque l'on sait qu'un récent sondage ne lui accorde que 5% des intentions de vote dans la Mambere-Kadéi à Berbérati, on comprend que pour un autoproclamé en mal de légitimité tout prétexte qui lui serait profitable sera exploité abusivement (le MLPC qui est dans la ligne de mire paie déjà les frais de cette politique).
                Pourtant tout avait si bien commencé.

LE CENTRAFRIQUE AUTREMENT.

Penser, concevoir, agir et réaliser le Centrafrique autrement est possible. Le FODEM s'emploie a concevoir les solutions permettant au peuple centrafricain de retrouver la confiance, de renouer avec l'espoir réel d'un avenir meilleur. Cela demande de rejeter les solutions de facilité, de préférer l'effort à l'assistanat, d'être intègre, honnête et droit dans la vie comme dans la gestion des affaires publiques.

A QUAND LA VERITABLE REFORME DES MENTALITES ?

L'enjeu pour nous est Janvier 2005 : l’éveil d’un dragon économique. Ce qui est certain (pour ceux qui en douteraient encore), c'est que les citoyens auront appris à leurs dépends qu' il faudra faire le tri entre le grain et l'ivraie pour se donner un véritable avenir !

Par Éric NERIS
FODEM FRANCE
Chargé des Relations Extérieures

FODEM : PAIX, PROSPÉRITÉ