"La seule chose qui permet au mal de triompher est l'inaction des hommes de bien."
Edmond. Burke 

25/08/2005 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: QUEL AVENIR POUR CES FEMMES ET HOMMES VICTIMES DE VIOLS PENDANT LA GUERRE CIVILE ?

ENSEMBLE,
COMBATTONS
LA MALADIE

Séroprévalence du Vih chez les femmes enceintes par formation sanitaire en RCA, nov 2001-oct. 2002

25/08/2005 FORMATION DES MEMBRES DU BUREAU DE L'AMS-CA

Le VIH/SIDA doit être abordé d'une manière multisectorielle et différenciée, prenant en compte les réalités locales, parce que les Administrations locales sont le maillon le plus immédiat entre le Gouvernement et les individus, les Maires et Responsables Municipaux constituent un niveau d'action pertinent pour mener et faciliter la mise en œuvre d'une réponse multisectorielle et décentralisée au VIH/SIDA. C'est sur la base de ce raisonnement que fut créée, le 29 octobre 2004 à Bangui en République Centrafricaine, l'Alliance des Maires et Responsables Municipaux sur le VIH/SIDA. Après sa création, l'Assemblée Générale a aussitôt mis en place un bureau de la Coordination de dix (10) membres comprenant sept (7) membres régionaux. Ensuite le Président de l'AMS-CA a nommé les membres du Secrétariat Technique. L'Alliance travaille en étroite collaboration avec l'Association des Maires de Centrafrique (AMCA) et la Cellule de lutte contre le VIH/SIDA de la Mairie de Bangui. Pour démarrer ces activités de manière concrète, le Bureau Exécutif de l'Alliance a élaboré un programme de travail à court terme afin de parvenir à une planification ultérieure. Des ressources ont été mobilisées auprès du PNUD à travers le Secrétariat Technique du comité national de lutte contre le SIDA (ST/CNLS) pour le financement du programme de travail. C'est ainsi que vingt (20) participants avaient pris part à ce séminaire du 18 au 20 Août 2005 dans la salle de conférence du CIDS organisé par l'Alliance. 15 étaient venus de Bangui et Bimbo et 5 des provinces (Bambari, Kembé Bozoum et Ouadda). Il s'agit des membres du Bureau de la Coordination, des membres du Secrétariat Technique et les membres du Bureau de la cellule de lutte contre le SIDA de la Mairie de Bangui. Les personnalités suivantes avaient assisté à la cérémonie d'ouverture et de clôture : 1) Le Ministre de l'Intérieur, Président des séances 2) Le Ministre de la Santé Publique et de la Population, 2è Vice Président du CNLS 3) Le Coordonnateur du ST/CNLS 4) Le Représentant du PNUD 5) Le Représentant de l'ONUSIDA 6) Le Président du RECAPEV

Les communications suivantes ont été présentées :

o Les IST et leurs conséquences / Dr Marcel Massanga ; o Le visage du VIH/SIDA en RCA/ Dr Dieudonné Eucher Yazipo ; o Les impacts du VIH/SIDA sur le Développement de la RCA/ un Représentant du PNUD ; o La prise en charge globale des PVVIH/ Dr Séraphin Ndanga ; o Le Genre et VIH/SIDA / un Représentant de l'UNFPA ; o Droits et Obligations des PVVIHS / Mme Brigitte Balipou; o L'importance de la décentralisation de la lutte contre le SIDA/ M. André Samba ; o Restitution de la réunion de coordination et de l'atelier de Dakar organisés par l'ONU AMICAAL.

o L'importance des « Trois Uns » en matière de la lutte contre le VIH/SIDA/ M. le Coordonnateur de l'ONUSIDA ;

o La méthodologie d'élaboration d'un plan d'action communautaire /M. André Samba ;

o Les stratégies de mobilisation de ressources pour le financement des plans d'actions communautaires /Dr Marcel Massanga.

Bertin NIAKAMACHI /PNUD/CNLS

25/08/2005 LE CIDS S'IMPLANTE DANS LA LOBAYE

Une mission du Centre d'Information et de Documentation sur le SIDA (CIDS) s'est rendue à Mongoumba, Mbaïki et Boda pour suivre les activités des antennes du CIDS mis en place et aussi rencontrer les ONG de lutte contre le SIDA. L'antenne du CIDS est une petite documentation assemblée par le CIDS et mis à la disposition d'une sous-préfecture ou d'une préfecture en vue d'informer la population sur les avancées en matière des IST/VIH/SIDA. La mission avait organisé des séances de travail à l'intention de 18 ONG à Mongoumba, 23 à Mbaïki et 9 à Boda. Le Documentaliste du CIDS avait également fait un briefing sur la bonne gestion des antennes aux responsables. Ce qui est aussi important à souligner, c'est l'apport du PROJET SANTE de l' UNION EUROPEENNE qui, bientôt va soutenir les ONG de la LOBAYE en fournitures de bureau à travers le CPLS, en matériel audio visuel pour les ONG de Boda et en initiation à l'internet pour les ONG de Mbaïki. A titre de rappel, les antennes du CIDS ou les petites documentations sont installées à Mbaïki au Comité Préfectoral de lutte contre le SIDA, à Mongoumba au CARITAS et à Boda, au bureau de l'IEC du Centre de Santé.

Equipe du CIDS

25/08/2005 LUTTE CONTRE LE SIDA EN MILIEU MILITAIRE

Du 17 au 23 Août 2005 , le Comité Militaire de lutte contre le SIDA (CMLS) en partenariat avec le Centre d'Information et de Documentation sur le SIDA (CIDS) avait organisé des séances de sensibilisation de proximité à l'intention des militaires du Bataillon Amphibie, au camp Kassaï pour le Bataillon d'Intervention du Territoire 1( BIT1) et à Kolongo aux élèves Gendarmes. Le thème retenu pour ces sensibilisations est l'importance du port correct de préservatif lors des rapports sexuels occasionnels. Dans chaque unité, l'équipe présente l'historique, les objectifs du Comité Militaire de lutte contre le SIDA et l'évolution de la maladie en milieu militaire par le chargé de Relation, le Lieutenant Victor GUIAMA Ensuite, la présentation du CIDS suivi d'une projection de film « Amah Djah-Foule ou le succes d'Amah » suivi d'un débat. L'occasion a été ensuite, donnée à deux participants (un homme et une femme) de faire une démonstration du port correct de préservatif. Pour clôturer ces séances, des dépliants et préservatifs avaient été distribués.

Equipe du CIDS

25/08/2005 RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE: QUEL AVENIR POUR CES FEMMES ET HOMMES VICTIMES DE VIOLS PENDANT LA GUERRE CIVILE ?

Près de cinq ans après la guerre civile en République Centrafricaine (RCA), conflit au cours duquel les rebelles congolais ont fait du viol une arme psychologique contre la population, les victimes et la nation toute entière traînent encore les séquelles de ces actes barbares qui augmentent les risques de propagation du VIH/SIDA.

Malgré leur souffrance, les victimes et les témoins de viol parlent ouvertement de leur traumatisme. Bernadette Sayo, professeur dans un établissement secondaire, est l'une de ces victimes. En 2002, les rebelles du Mouvement de libération du Congo (MLC) ont tué son mari sous ses yeux et l'ont ensuite violée. Pour renforcer son gouvernement et faire face aux menaces de déstabilisation du pouvoir par André Kolingba, instigateur de la tentative avortée du coup d'Etat sanglant du 28 mai 2001, le président Ange-Félix Patassé avait fait appel au MLC de Jean-Pierre Bemba.

Pris d'une crise de folie meurtrière, les miliciens de Jean-Pierre Bemba avaient tué des hommes et violé des femmes à Ouango, un quartier Est de la capitale où vivaient M. Kolingba et des membres de son ethnie yakoma. La situation s'était aggravée en octobre 2002, lorsque des rebelles, menés par François Bozizé, le chef d'état- major de l'armée à l'époque et l'actuel président de la République centrafricaine, avaient vaincu la garde présidentielle et pris le pouvoir quelques mois plus tard. Jean-Pierre Bemba avait de nouveau prêté main forte à Ange-Félix Patassé et les miliciens du MLC, profitant de la situation chaotique qui régnait dans le pays, avaient violé des femmes et sodomisé des hommes des quartiers Nord de Bangui, un bastion de M. Bozizé. Ces actes barbares, Mme Sayo n'est pas prête de les oublier.

« Ce n'est pas facile en tant que femme d'oublier un tel choc. Je garde toujours en mémoire des souvenirs de ces actes barbares. Malgré les efforts que je ne cesse de faire pour en parler afin de me libérer, il y a quelque chose en moi qui me gêne », a-t-elle confié. Selon ONUSIDA, le programme commun des Nations unies sur le sida, le taux de prévalence de la maladie en Centrafrique était de 13,5 pour cent à la fin de l'année 2003. Quelques 260 000 personnes vivaient alors avec le virus et 240 000 avaient entre 15 et 49 ans, dont 130 000 étaient des femmes.

Le premier cas de VIH/SIDA signalé en RCA remonte à 1984. Fin 2003, la RCA était le 11e pays au monde le plus touché par le virus et le premier pays en Afrique Centrale, selon la Cellule presse écrite pour la lutte contre le Sida (CPELS). L'organisme souligne également que le virus touche cinq fois plus de femmes âgées entre 15 et 24 ans que d'hommes appartenant à cette même tranche d'âge.

Des jeunes enfants âgés de six à quinze ans, des femmes mariées, des femmes de 60 ans et plus, personne n'a été épargné par ces atrocités. De nombreuses femmes mariées sont désormais contraintes de divorcer, certaines ayant contracté le virus du VIH/SIDA et d'autres étant tombées enceintes. L'ONG fondée et présidée par Mme Sayo, l'OCODEFAD (Organisation pour la Compassion et le Développement des Familles en Détresse) a enregistré 800 cas de viols et seize naissances résultant de ces viols.

Selon Mme Sayo, l'OCODEFAD est la seule organisation du pays à s'occuper des victimes du putsch d'André Kolingba. L'ONG a pour but d'engager des poursuites judiciaires contre les violeurs et leurs complices, de créer des activités lucratives en faveur des victimes et de défendre la dignité des femmes. L'OCODEFAD a également recensé 140 cas d'hommes sodomisés ou contraints à avoir des relations sexuelles avec les rebelles femmes du MLC, des actes dont le but était d'humilier, d'avilir et de stigmatiser les victimes. « Nous étions plusieurs hommes à être sodomisés lors des évènements d'octobre 2002, mais certains ont préféré se taire ; ce n'est pas facile de parler d'un truc pareil au public, voyez-vous », a confié Jacques Sanzé. L'humiliation est permanente. La plupart des victimes de viol ont encore honte et sont rejetées par leurs communautés. Afin d'éviter cette humiliation, un grand nombre de victimes préfèrent rester cloîtrées chez elles. Beaucoup de filles ne vont plus à l'école car, au lieu de les soutenir, leurs camarades se moquaient d'elles.

Quant aux victimes plus âgées, elles se sentent rejetées par leurs maris, leurs familles et leurs voisins. « Je me sens rejetée par mon entourage », a confié Fane Moussa, 26 ans. « Je ne peux plus me remarier. Tout comme les autres, je suis montrée du doigt, au marché où je fais mon commerce, dans les rues et un peu partout, comme étant la femme des miliciens MLC, les Banyamulenge, et les hommes me fuient. Au fait, j'ai honte quand les gens me voient », a-t-elle ajouté. Pour Fane Moussa, en tant que musulmane, son rejet est presque total. Son mari la rejette et d'autres musulmans affirment qu'elle n'a pas respecté le Coran, même si elle a été violée.

« Cette femme, tout comme bien d'autres dans le quartier ici, a commis l'adultère qui est un acte interdit par le Coran ; elle est impure et il n'est pas question d'épouser celle-ci ou avoir des relations sexuelles avec elle. Pour un bon musulman, vivre maritalement avec elle est un sacrilège », a affirmé Hassan, un voisin de Fane Moussa et homme d'affaires, sous le couvert de l'anonymat. Devant de telles convictions, Moussa et d'autres femmes musulmanes n'ont d'autre choix que de vivre recluses dans le quartier nord de Bangui. Outre le fait qu'elles sont rejetées par la société, les victimes de viol ont aussi du mal à se procurer de la nourriture car elles ont peu ou pas d'argent du tout, et beaucoup d'entre elles ne reçoivent plus d'aide de leur famille.

Certains enfants ne vont plus à l'école car leurs parents ne peuvent plus payer les frais de scolarité. Leurs besoins sont bien trop importants. « Nous voulons une prise en charge psychologique, médicale et sociale pour nous victimes d'abord, une prise en charge scolaire pour nos enfants et une protection de la part des autorités car nous sommes des personnes très vulnérables et nous ne sommes pas en sécurité », a ajouté Mme Sayo. Mais à en croire Georges Antoine M'Baga, directeur de cabinet du ministère des Affaires sociales et de la Famille, « le ministère des Affaires sociales et de la Famille se bat pour la réhabilitation sociale, financière, médicale et psychologique des victimes des viols dans notre pays ». Aucune aide de l'Etat pour les victimes

Jusqu'à présent, aucune victime de viol n'a reçu une aide du gouvernement qui doit 40 mois d'arriérés de salaire à ses fonctionnaires. De son côté, le gouvernement a annoncé qu'il allait saisir le Tribunal pénal international de la Haye afin qu'il examine le cas des victimes de viol. Hormis l'aide versée en 2003 par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), aucune organisation internationale n'a prêté attention au sort des victimes. Par conséquent, rapporte Mme Sayo, les personnes violées et devenues séropositives meurent car elles n'ont pas les moyens d'acheter des médicaments antirétroviraux.

En effet, en 2003, le prix d'un traitement ARV était de 23 000 CFA par mois, soit environ 45 dollars américains. Un financement de 25 millions de dollars américains sur cinq ans, accordé cette même année par le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, avait permis à 680 patients de la capitale d'obtenir ces médicaments gratuitement. Toutefois, beaucoup d'autres patients restent livrés à eux-mêmes. Alors que l'on pensait que l'arrivée au pouvoir de Bozizé, à la mi-mars 2003, allait mettre fin aux viols, ces pratiques ont continué. Mais cette fois-ci, les violeurs étaient des Centrafricains. Bien que les victimes aient souvent accusé les soldats, les sanctions judiciaires prises à l'encontre des auteurs de ces viols étaient mineures voire inexistantes.

Plusieurs rapports de police confirment les dépositions des victimes et prouvent que des soldats de l'armée régulière sont les auteurs de ces viols, a confié un officier supérieur de la police, sous le couvert de l'anonymat. Ainsi, les violeurs ne semblent pas intimidés par les propos du Président Bozizé qui exige que les coupables soient sévèrement punis par la justice. En 2004, des soldats accusés de viol ont été exclus de l'armée et mis en prison. Cependant, la plupart de ces hommes se sont échappés durant leur garde à vue ou ont été libérés par d'autres soldats ou par des agents de la sécurité. L'OCODEFAD envisage des poursuites judiciaires

Bien qu'elle n'ait pas confiance en l'armée, Elisabeth Mayongo, 50 ans, croit encore en la justice de son pays. « Nous voulons que justice soit faite et c'est cette justice qui nous consolera de cette humiliation infligée par nos bourreaux [Ange Félix Patassé et Jean-Pierre Bemba], a-t-elle dit. L'OCODEFAD a déposé une plainte contre Ange Félix Patassé et Jean-Pierre Bemba auprès du Tribunal pénal international. Cependant, l'ONG déclare avoir besoin d'argent pour pouvoir introduire une demande d'aide juridique au nom des victimes et afin de les aider à améliorer leurs conditions de vie. Antoine M'Baga, du Ministère des Affaires sociales et de la Famille, a annoncé qu'une aide d'urgence de 55 000 dollars américains pourrait être versée par la Banque mondiale dans le cadre du projet LICUS.

« OCODEFAD est la principale bénéficiaire de cet argent octroyé dans le Cadre du projet LICUS », a-t-il déclaré. Antoine M'Baga espère que ce projet permettra d'obtenir le versement de 200 millions de francs CFA supplémentaires (soit environ 377 323 dollars américains) qui seront négociés avec la Banque mondiale au mois de septembre. Les fonds doivent soutenir des activités lucratives mises en place par des ONG qui, comme celle de Mme Sayo, se préoccupent du sort des victimes.

[ENDS]

IRIN-SA Tel: +27 11 880-4633 Fax: +27 11 447-5472 Email: IRIN-SA@irin.org.za

24/08/2005 ATELIER DE REFLEXION SUR LA PROMOTION DE L'EGALITE ET DE L'EQUITE EN CENTRAFRIQUE

Le Mardi 16 Août 2005, s'est tenu à l'hémicycle de l'Assemblée Nationale, un atelier de réflexion sur la promotion de l'égalité et de l'équité en Centrafrique à l'endroit des parlementaires Centrafricains. Les thèmes suivants ont été présentés : - Le concept et l'approche Genre/M. Alexandre Ewango - Les éléments de la grille d'analyse/Mme Desta Mechecha - La planification/A. Ewango - L'état des lieux en Genre et les axes stratégiques / A.Ewango - Le rôle des députés dans la promotion de l'équité et de l'égalité / D. Mechecha - Dans une liberté plus grande (déclaration de S.E. Koffi Annan)/Mme Kazagui. Le Président de l'Assemblée Nationale a remercié l'UNFPA et le Ministère des affaires Sociales et a souhaité que d'autres travaux se répètent pour une connaissance plus ample du Concept genre et approche Genre.

Emile Raymond Gros NAKOMBO, Assemblée Nationale

24/08/2005 FORMATION DES MEMBRES DE L'EQUIPE CADRE DE LA RS6

Un atelier de formation des membres de l'équipe cadre de la Région Sanitaire N°6 sur les techniques d'IEC, les IST/VIH/SIDA et la gestion des ressources humaines s'est tenu à Bangassou. Les participants à cet atelier viennent de Mbomou, de la Basse kotto et du Haut-mbomou.( provinces de l'Est) vont se familiariser avec les modules suivants :

- Le contexte général et épidémiologique du VIH/SIDA ; - Les définitions des IST ; - Les obstacles à la communication ; - Les différents types de communication. Après les mots de bienvenu du représentant du Maire de la ville de Bangassou, M. Germain Lapélou, le préfet de Mbomou, Gabin Serge Nakombo, a déclaré que cette formation marque la volonté de l'engagement du gouvernement et du Président de la République pour lutter efficacement contre ce fléau. M. Gabin Nakombo a exhorté les séminaristes à suivre avec une attention particulière les différents modules. Pour terminer, il a sollicité l'Union Européenne à travers l'ONG OXFAM QUEBEC et la Direction de la Région sanitaire N° 6 pour leur heureuse initiative qui consiste à organiser la formation continue des personnel de santé. Notons que la cérémonie d'ouverture s'est déroulée en présence des autorités administratives locales et sanitaires de la Sous préfecture de Bangassou.

RADIO NATIONALE

23/08/2005 LES CHEFS D'UNITE SCOUTS CONTRE LES IST/SIDA A LITHON

Du 09 au 13 Août 2005 s'est déroulé à Lithon (PK 22) route de Damara, un camp de formation des chefs d'unité scouts. Ont participé à ce camp 49 stagiaires et 10 encadreurs. Les modules enseignés portent sur :

- La généralité sur le VIH/SIDA ; - Les modes de transmission et de prévention du VIH/SIDA ; - Les techniques de communication sur les IST/SIDA ; - Le port correct du préservatif. A la fin des séances, les stagiaires étaient repartis en groupe pour sensibiliser les habitants de Lithon. La population avait beaucoup apprécié la sortie des scouts catholiques qui étaient passés de porte en porte sensibiliser sur les IST/SIDA.

Arsène Ghislain LACKY

23/08/2005 GRANDE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION

L'ONG AMI D'AFRIQUE avait organisé une grande campagne de sensibilisation sur le VIH/SIDA au quartier BANGA 2 dans le 5° Arrondissement de la ville de BANGUI . Toutes les ONG et les coordinations contractuelles de AMIS D'AFRIQUE avaient pris part à cette journée. AMI D'AFRIQUE est une Organisation Non Gouvernementale (ONG) Japonaise implantée en RCA en Décembre 1993. C'est une structure légère intégrée dans l'environnement communautaire, en liaison avec les hôpitaux de référence, les laboratoires d'analyses biomédicales et les ONG de Bangui.

Alain PENDA, ONG AMIS D'AFRIQUE

23/08/2005 GIRLS LEADERS MOBILIZATION TO SENSITISE YONG GIRLS

BACKGROUND: With a rate of 14% CAR is the 10 th most AIDS affected country of the world. Girl are the most affected (5 girl for 1 boy ). For this reason the ANJLSC, chose the girl's leaders to work with girls of 14 to 25 years old. This activity has been realized with nearly 400 girls followed on 1 year.

METHODS : Girls leaders education ( 2 months) – sensitive of proximity in the 4 experimental districts- Census and registration of the young girls- Counseling and orientation towards taking care and detection counsel centers- Following of individual sheet.

RESULTS : 400 girls of 14 to 25 followed and oriented – 80% of girls made a detection counsel – 90 % lead their partner to a counseling session – 1 % has been lost of sight – 30 % began economic activities to support themselves – 95 % agreed using of condom in their sexual act.

CONCLUSION : This activity lead toward 400 young girls in 4 experimental district in Bangui allowed us to understand that proximity of activities by leaders seems to break social barriers and did get a great change into the behavior of young girls in spite of the very bad conditions of life ( poverty, civil war.)

Fernand KAINE, Tiré du « livre des résumés » de la 13e CISMA à Naïrobi, du 21-26 Septembre 2003,

22/08/2005 DÉTOURNEMENTS DE MÉDICAMENTS. LA CHASSE EST TOUJOURS OUVERTE.

La Direction Générale de la Santé Publique a bien fait de percer l'abcès. Il existe bel et bien un réseau de trafiquants de médicaments destinés aux soins de la Population à des fins Commerciales.

Cette situation n'est pas un fait nouveau sous le soleil quand on sait que des professionnels de la santé se lance volontiers dans cette aventure qui n'honore pas la profession. Les exemples sont multiples où au sein des formations sanitaires des malades atteints de maladies endémiques telle que la tuberculose, sont obligés de débourser une forte somme pour les soins appropriés.

Il n'y a pas longtemps où l'on signalait déjà une rupture des Antituberculeux, mais curieusement, ces même produits se vendent sur le marché noir à des prix qui ne sont pas à la portée de toutes les bourses ce qui est bizarre. Ces médicaments constituent des dons faits à la RCA par la communauté Internationale dans le cadre de sa politique sanitaire en faveur des populations dépourvues de tout aujourd'hui. Ce qui explique d'ailleurs la faible espérance de vie à la naissance et des taux de mortalité très élevés, essentiellement du fait aujourd'hui des effets désastreux de la tuberculose et de la pandémie du Sida.

On s'interroge également si les ARV (Anti-rétro-viraux) ne connaissent pas aussi les mêmes sorts quant à leur commercialisation frauduleuse. Il ressort des enquêtes menées sur le terrain que des avancées significatives qui ne sont enregistrées en ce qui concerne la répression et la traque des brebis galeuses. Avec de telles pratiques, on est loin d'atteindre le résultat escompté en terme de couverture sanitaire du pays. Chaque année, le nombre de médicaments détournés ne fait que s'accroître dans le pays, en particulier par leur écoulement sur le marché noir.

La Direction de la Santé vient de donner le signal d'alarme. C'est peut-être une piste d'investigations pour la police judiciaire. Et que la vérité finira par triompher sous nos cieux. On n'a pas encore finie avec l'affaire des sujets du Baccalauréat subtilisés et commercialisés que celles des médicaments détournés défraie la chronique. On se demande finalement où va le pays avec un tel déficit du sens de la morale et d'un sens élevé du patriotisme.

KPADEMONA, Journal LE DEMOCRATE, N°1051 du 28 Juillet 2005

22/08/2005 BILAN ACCABLANT DE DETOURNEMENTS DE MEDICAMENTS

La Ministre de la Santé Publique et de la Population a piqué sa colère dans l'affaire de rupture de médicaments antituberculeux dans certaines formations sanitaires. Rupture de stock ou détournements ? Il est établi que ces médicaments destinés pour une cession gratuite aux malades tuberculeux se retrouvent aussi facilement sur le marché noir. Ce qui est écoeurant, cette aide généreusement donnée par la communauté internationale par le biais de l'Union Européenne et de la Banque Mondiale, pour soulager les nombreux malades atteints de la tuberculose et du VIH/SIDA, est détournée aujourd'hui et sert à arrondir les comptes de certains compatriotes véreux. Trafic, détournement de l'aide, tout y passe.

L'heureuse initiative de Mme La Ministre de la Santé Publique sera certainement accompagnée d'une plainte contre inconnu et pourquoi pas d'une dénonciation pêle-mêle des auteurs de ces détournements de médicaments qui sont connus. Si Mme Léa Koyassoum Doumta, Ministre de la Santé Publique et de la Population, hésite pas à affirmer que la lutte continue, il va falloir passer à la vitesse supérieure en donnant du grain à moudre aux éventuels contrevenants. La seule solution consiste à imposer un même type de pressions qui ont conduit certains ministères sur la voie des reformes.

Pauvre RCA qui n'arrive pas à sortir du cercle infernal de manque de conscience professionnelle et de la mauvaise manière de servir les autres.

KPADEMONA, Journal LE DEMOCRATE, N°1051 du 28 Juillet 2005

VOIR AUSSI :

LES ANTIRETROVIRAUX DÉSORMAIS ACCESSIBLES EN RCA «Le moment tant attendu est enfin arrivé. Comme dit un adage quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra, alors c’est un grand soulagement pour les personnes vivant avec le Vih/Sida». Ces quelques mots prononcés par le président du Réseau des Personnes Vivant avec le Vih/Sida, traduit la joie qu’éprouve ... LE CONFIDENT 25/08/2004

Sida
Passer des intentions à l’action
Mobiliser des fonds et mieux les utiliser, c'est l'objectif de la lutte contre le sida, une épidémie qui continue à progresser dans le monde. Financement : mode d’emploi La riposte au sida passe par la mobilisation d’acteurs internationaux et de fonds mais aussi par la coordination des actions.

Extrait du RAPPORT ANNUEL 2004 concernant la République CentrafricaineDes centaines de femmes ont été violées et nombre d’entre elles tuées par des combattants participant au conflit armé. Parmi celles qui ont survécu, certaines ont été infectées par le VIH ou ont contracté des maladies autres que le sida. La pratique des mutilations génitales féminines était très répandue. Des dizaines de civils non armés ont été victimes d’homicides illégaux. Un grand nombre de civils, d’opposants au gouvernement et de détenus ont été torturés et maltraités. Le nouveau président a amnistié, entre autres, 25 personnes condamnées à mort par contumace en 2002