CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI FRANCAIS "TROP C'EST TROP ! ... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ... KODRO BOY-RABE (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 30 décembre 2000 18H 40

CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI FRANCAIS... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ... KODRO BOY-RABE (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 30 décembre 2000 17H 50

Suspension jusqu'au 3 janvier du procès des opposants centrafricains BANGUI, 29 déc (AFP) - 19h40 -

Début à Bangui du procès des opposants centrafricains BANGUI, 29 déc (AFP) - 14h03 -

CENTRAFRIQUE_ETAT DE DROIT_ TRAQUE A L'HOMME: N'DJADDER CHERCHERAIT A INCRIMINE MASSI ET NGOUPANDE KODRO BOY-RABE (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 29 décembre 2000 01H 35

CENTRAFRIQUE_ASSEMBLEE NATIONALE_BUDGET 2001 : LES DÉPUTÉS ONT BOUDE L'HÉMICYCLE KODRO BRUXELLES (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 29 décembre 2000 00H 55

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE: VERS UN COUP DE FORCE... BOZIZE PRENDRAIT-IL SA REVANCHE ? KODRO LAKOUANGA (BANGUI - CENTRAFRIQUE) – 28 décembre 2000 13H00 (PAPIER A FROID... )

L'ancien président Kolingba demande la libération des opposants BANGUI, 28 déc (AFP) - 12h23

Huit des 73 opposants centrafricains libérés par la justice BANGUI, 27 déc (AFP) - 19h46 -

CENTRAFRIQUE_PRIMATURE_PROJET CRIMINEL : LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY... SONT LIBERES! KODRO SICA 1 (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 27 décembre 2000 22H30

CENTRAFRIQUE_ETAT DE DROIT_PROCES DES DEPUTES : TRIO PADODO ET QUATUOR CRIMINEL PLUS RIDICULEMENT CRIMINELS QUE JAMAIS… KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 27 décembre 2000 13H 35

Le procès des 73 opposants arrêtés à Bangui reporté de 48 heures BANGUI, 27 déc (AFP) - 13h40 -

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : PROCES DES DEPUTES ANNONCE POUR MERCREDI 27 DECEMBRE 2000 … KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 27 décembre 2000 01H55

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : LES CENTRALES SYNDICALES METTENT EN GARDE LE REGIME DICTATORIAL DE BANGUI… KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 26 décembre 2000 19H45

CENTRAFRIQUE_GOUVERNEMENT_ASSEMBLEE NATIONALE : UN MINISTRE INTERDIT DE PAROLE PAR DONDON-KONAMBAYE KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 26 décembre 2000 20H45

Ouverture mercredi du procès des 73 opposants arrêtés à Bangui BANGUI, 26 déc (AFP) - 18h31 -

CENTRAFRIQUE_PRIMATURE_PROJET CRIMINEL : LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE : LES CENTRALES SYNDICALES EXIGENT LA LIBERATION SANS CONDITION DES PREVENUS POLITIQUES

La marche "pacifique" du 22 décembre 2000 appelée par l'opposition n'a pas eu lieu BANGUI, 22 déc 2000 (AFP) - 19h46

Important dispositif de sécurité à Bangui pour une marche de l'opposition BANGUI, 22 déc 2000 (AFP) - 12h03

Les autorités centrafricaines interdisent la marche de l'opposition BANGUI, 20 déc (AFP) 22h31

La LCDH condamne l'interdiction du meeting des partis de l'opposition BANGUI, 20 déc (AFP) - 17h38

Meeting interdit de l'opposition: 73 arrestations, un blessé (officiel) BANGUI, 20 déc (AFP) - 00h31

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE_MEETING DE L’OPPOSITION : DISPERSEMENT, ARRESTATION DE SIX (06) DEPUTES ET DE PLUS DE DEUX CENTS (200) MANIFESTANTS.  20 décembre 2000 (KODRO) 02H30

Meeting des forces vives au stade Bonga-Bonga à Bangui, le 19 décembre 2000 :  "Le texte introductif"

Un manifestant rapporte : "deux poids deux mesures"

Dispersion par la police d'un meeting des partis de l'opposition BANGUI, 19 déc (AFP) - 17h35

Le gouvernement interdit un meeting des partis de l'opposition BANGUI, 19 déc (AFP) - 9h37

Bangui désespère du soutien de la France (PAPIER D'ANGLE) BANGUI, 15 déc (AFP) - 11h18 -

Marche pacifique de femmes solidaires des fonctionnaires en grève BANGUI, 14 déc (AFP) - 15h58 -

RCA: "Il faut passer à un dialogue constructif avec les syndicats" (PM) BANGUI, 13 déc (AFP) - 22h46 -

Grève des fonctionnaires (2) : Les syndicats annoncent des actions "d'envergure" BANGUI, 13 déc (AFP) - 18h01 -

Grève des fonctionnaires (1) : les syndicats annoncent des actions "d'envergure" BANGUI, 13 déc (AFP) - 17h50

 

KODRO BOY-RABE (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 30 décembre 2000 18H 40

CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI FRANCAIS... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ...

Surtout promettez à Kodro de ne pas rire...

Lisez et relisez, tout simplement (surtout entre les lignes) car beaucoup d'éléments convergent et vous conviendrez avec Kodro que le "Pays de Boganda" n'est pas à l'abri de plusieurs surprises...

Mais demain sera un autre jour...

Et notre "communicant lacanien" nous prendra encore à défaut d'internement psychiatrique...

@Kodro


TROP C'EST TROP !

Jean-Marc SIMON AMBASSADEUR DE FRANCE DOIT QUITTER LA R.C.A.

Jean-Marc SIMON, agent de DGSE(Réseau Occulte), en mission de coup d’État raté pour le mois de décembre 2000 contre le régime du Président PATASSE vient d'être pris en flagrant délit le 19/12/2000 au commissariat central.

Chers compatriotes, après le meeting non autorisé de l'opposition du mardi 19 décembre 2000 ayant débouché aux arrestations des fauteurs de trouble, Jean-Marc SIMON accompagné de deux gorilles armés jusqu'aux dents, se sont rendus à 23h15mn au commissariat central avec une mallette contenant 10.000.000 de francs Cfa. Le but du déplacement est relatif à une possibilité de négociation, pour la libération de certains députés et certaines personnalités hors la loi à savoir:

  • Jacob GBETI, ancien Directeur de la Caisse café, originaire de SATEMA alias KPEKAO ZILOLO, futur Président du RDC (Rassemblement Démocratique Centrafricain), VOLEUR.
  • Louis-Pierre GAMBA, député du 1er Arrondissement, dépourvu de toutes ses capacités physiques et mentales, Directeur en chef du gardiennage des armes du RDC.
  • Louis PAPENIAH, député déserteur récalcitrant, disciple de la haute trahison de son Parti le Mouvement pour la Démocratie et le Développement(MDD) et de son Président David DACKO.
  • MBANGOT, Président du MESAN BOGANDA (quel BOGANDA ?) excellent traître de la mémoire de BOGANDA.
  • Marguerite BALENGUELE, ex-fille d'accueil, parvenue politicienne, méchante femme, insérieuse, éternelle célibataire avec plusieurs enfants et qui fait souffrir son pauvre mari Monsieur BALENGUELE par ses déboires, sœur cadette de ZARAMBAUD, Avocat braqueur.
  • LANGANDJI, rebelle, braqueur virus à l'Assemblée Nationale, assassin de BERTELOT, convoyeur des armes.
  • Christian-Noël PANIKA, messager de la mort et de l'épuration ethnique, Rédacteur en chef et co-fondateur de FLAC et EJER.
  • Guy MAMADOU, handicapé physique, démarcheur des clients pour National Hôtel, voyou de naissance, artisan politique de troisième catégorie, malaxeur de boules, incitateur de la guerre civile.

Confrontés aux hésitations des agents de la police à cause de l'absence de leur supérieur hiérarchique, Jean-Marc SIMON après s'être entretenu avec Jacob GBETI, a préféré remettre à ce dernier la somme d'argent. Malheureusement pour eux et heureusement pour les intérêts de la NATION, certains braves fils du pays de passage, ont volé au secours du commissariat.

Aussitôt informées certaines autorités s'étaient déportées en catastrophe sur les lieux. Ces agents de la police réconfortés par cet apport spontané d'une part et d'autre part la présence de leur supérieur ont procédé au désarmement des dits gorilles.

Entre temps, Jean-Marc SIMON a pu s'éclipser et s'est enfui à bord d'une voiture Peugeot 605.

Au total, ont été saisis deux caisses de grenades, 18 pistolets automatiques, des appareils micro-enregistreurs, des portables satellitaires, des jumelles de cadrage de tous les points stratégiques de la R.C.A. avec écran lumineux, un véhicule marque NISSAN PATROL immatriculé 01CD045.

Ces deux gorilles après leur désarmement suite à une sommation et pris de panique ont déclaré que ce n'est de leur faute. Ils ont agi sur ordre de leur Ambassadeur Jean-Marc SIMON.

Peuple centrafricain voilà la vérité. L'heure est grave, nous devons nous mobiliser pour barrer la route à Jean-Marc SIMON et tous les traîtres de la Patrie.

En vérité le 28 décembre 2000, les accords de la colonisation qui nous soumettent aveuglement à la France prendront fin.

Sachant pertinemment qu'une nouvelle négociation avec PATASSE leur sera défavorable. Jean-Marc SIMON et les traîtres centramachins comme NGOUPANDE, MASSI, SONNY COLE le Sierra-leonnais, Paul BELLET, KOLINGBA, GOUMBA, MALENDOMA et compagnies ont reçu l'ordre de Paris d'organiser un COUP D'ETAT.

Après tout, c'est depuis plus de 40 ans que la France traîne notre pays dans la boue. Après BOGANDA qu'ils ont assassiné, c'est le tour de PATASSE qu'ils cherchent à liquider. Ce qui dénote d'aucun changement de comportement, des responsables français, n'est perceptible qui puisse donner un brin d'espoir d'amélioration de condition de vie appréciable de la population centrafricaine. La récréation est assez durée. C'est fini le temps où la R.C.A. reste et demeure la chasse gardée de la France, que seules les décisions émanant de Paris doivent primer et que rien ne peut se faire à Bangui sans l'aval de l’Élysée.

Centrafricaine, Centrafricain. Mobilisons-nous tous pour contrôler chaque minute qui passe car il ne reste que quelques jours pour la fin des accords esclavagistes du temps de la colonisation.

LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE EST UNE ET INDIVISIBLE.

N.B : C'est même curieux que Jean-Marc SIMON n'a demandé que la libération de 8 personnes seulement.

Mais les autres!!!!

Fait à Bangui le 23 décembre 2000

La Jeunesse Attentive

        © kodro, décembre 2000

KODRO BOY-RABE (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 30 décembre 2000 17H 50

CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI FRANCAIS... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ...

Non ! Chers lectrices et lecteurs, vous ne rêvez pas ! Ce n'est pas encore une production fumeuse de Kodro, "qui ment comme il respire". C'est bel et bien un événement centrafricain... que nous présentons bien sûr en avant première ( comme d'habitude !).

Dans un tract inspiré par le "quatuor criminel", au service du Trio Padodo, une "Jeunesse Attentive" en appelle à l'expulsion de l'ambassadeur de France, M. Jean-Marc SIMON, l'ami personnel du président Patassé devenu comme par enchantement, sans doute par "magie noire patassiste", "persona grata" en Centrafrique.

Dans ce tract politique, daté du 23 décembre 2000, cette "Jeunesse attentive" déclare tout de go que "l'ambassadeur Jean-Marc SIMON doit quitter la RCA" car "Trop c'est trop"!

Prenant prétexte sur le passage remarqué de "l'ex-Pro-consul Don Simon" au commissariat central de Bangui, le 19 décembre 2000, "où il s'était rendu pour s'enquérir de la situation d'un individu de race blanche et de nationalité française, journaliste de son état, arrêté lors de la répression du meeting de l'opposition centrafricaine du 19 décembre 2000 ", quelques illuminés se réclamant de la jeunesse centrafricaine "une et indivisible" dénoncent les relations franco-centrafricaines.

Pour la "Jeunesse Attentive", "en vérité le 28 décembre 2000, les accords de la colonisation qui nous soumettent aveuglement à la France prendront fin".

Par l'expulsion souhaité de l'ambassadeur Simon, la République centrafricaine devrait donc briser les chaînes de l'esclavage qui soumettent le "Pays de Boganda" à l'exploitation française. 

Les Centrafricains comprendraient peut-être qu'"après tout, c'est depuis plus de 40 ans que la France traîne notre pays dans la boue. Après BOGANDA, qu'ils ont assassiné, c'est le tour de PATASSE qu'ils cherchent à liquider. Ce qui dénote d'aucun changement de comportement, des responsables français, n'est perceptible qui puisse donner un brin d'espoir d'amélioration de condition de vie appréciable de la population centrafricaine. La récréation est assez durée. C'est fini le temps où la R.C.A. reste et demeure la chasse gardée de la France, que seules les décisions émanant de Paris doivent primer et que rien ne peut se faire à Bangui sans l'aval de l’Élysée".

A suivre...

            © kodro, décembre 2000

Suspension jusqu'au 3 janvier du procès des opposants centrafricains

BANGUI, 29 déc (AFP) - 19h40 - Le procès des opposants arrêtés à Bangui pour participation à un rassemblement interdit ouvert vendredi matin dans la capitale a été suspendu en fin d'après-midi et reprendra le 3 janvier, a constaté un journaliste de l'AFP.

Cette décision a été prise par le président du tribunal de grande instance de Bangui en raison du nombre important des plaidoiries des avocats qui assurent la défense des 65 prévenus, dont seulement une cinquantaine étaient présents vendredi.

Les autres accusés attendent toujours d'être entendus par le juge d'instruction chargé de l'affaire avant d'être déferrés devant le tribunal.

L'ensemble des prévenus répond des chefs d'inculpation de "participation à une réunion non déclarée" et de "complicité de coups et blessures" et risquent à ce titre des peines de prison allant de trois mois avec sursis à un an ferme, selon la loi.

Quatre députés font partie des accusés: Louis-Pierre Gamba, Jacob Gbeti et Marguerite Balenguele, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC de l'ancien président André Kolingba) ainsi que Louis Pateniah, du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD de l'ex-président David Dacko).

Lors de l'ouverture du procès, la défense a soulevé trois "exceptions": "le mutisme de la constitution centrafricaine à propos de l'arrestation des députés en période de session parlementaire, la nullité du deuxième chef d'inculpation en l'absence de tout dépôt de plainte, et la comparution d'un mineur de 14 ans devant le tribunal de grande instance".

Après une suspension d'une heure, les juges ont déclaré la troisième exception seule fondée en droit et renvoyé le ministère public "à mieux se pourvoir".

Les juges ont en revanche rejeté la demande de remise en liberté des quatre députés et confirmé l'inculpation de "complicité de coups et blessures" de l'ensemble des prévenus.

Au total, 75 personnes avaient été interpellées et un gendarme blessé à l'issue d'un rassemblement appelé le 19 décembre par 15 partis d'opposition et violemment dispersé par les forces de l'ordre. Huit d'entre eux ont été libérés entre-temps.

Les partis de l'opposition entendaient créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition".

L'ancien président André Kolingba, a demandé jeudi dans une lettre à M. Patassé, la libération des opposants arrêtés et dénoncé "les atteintes aux libertés fondamentales du régime".

Vendredi, l'ex-président David Dacko a lui aussi écrit au chef de l'Etat au sujet des députés interpellés, affirmant que "de tels actes contribuent davantage à aggraver le climat social actuel et à ternir l'image de marque de notre pays".

Début à Bangui du procès des opposants centrafricains

BANGUI, 29 déc (AFP) - 14h03 - Le procès des opposants arrêtés à Bangui le 19 décembre pour participation à un rassemblement interdit a débuté vendredi en fin de matinée au tribunal de grande instance de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Au total 45 prévenus sur les 65 encore détenus sont arrivés en vagues successives au tribunal- fortement gardé par les forces de sécurité - devant et à l'intérieur duquel se sont entassées plusieurs centaines de personnes.

Les 20 autres accusés n'ont pas encore été auditionnés par le juge d'instruction chargé de l'affaire et pourraient comparaître dans les prochains jours, a-t-on indiqué de source judiciaire.

L'ensemble des prévenus doit répondre de deux chefs d'accusation: "participation à une réunion non déclarée" et "complicité de coups et blessures".

Quatre députés font partie des accusés: Louis-Pierre Gamba, Jacob Gbeti et Marguerite Balenguele, du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC de l'ancien président André Kolingba) ainsi que Louis Pateniah, du Mouvement pour la démocratie et le développement (MDD de l'ex-président David Dacko).

Peu avant l'ouverture de la session, la défense a soulevé "l'incompétence du tribunal", du fait qu'il n'a pas été procédé à la levée de l'immunité parlementaire des quatre députés toujours en session.

Le président du tribunal a ensuite commencé à procéder à l'audition des inculpés. Le procès devrait s'achever tard dans la soirée, estiment les observateurs.

75 personnes avaient été interpellées à l'issue d'un rassemblement appelé par 15 partis d'opposition et violemment dispersé par les forces de l'ordre, rappelle-t-on, mais huit d'entre eux ont été libérés entre-temps.

Les partis de l'opposition entendaient créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition".

KODRO BOY-RABE (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 29 décembre 2000 01H 35

CENTRAFRIQUE_ETAT DE DROIT_ TRAQUE A L'HOMME: N'DJADDER CHERCHERAIT A INCRIMINE MASSI ET NGOUPANDE

Du Flambeau centrafricain, Kodro vient d'apprendre que "le Haut commandement de la Gendarmerie nationale centrafricaine chercherait à incriminer les leaders politiques Charles MASSI et Jean-Paul NGOUPANDE".

Le trio Padodo et le "quatuor criminel" ne changeraient pas de fusil d'épaule, en passant du côté du droit. La traque humaine s'intensifie sur le terrain du droit!

Partant d'une idée fumeuse du magistrat véreux BINDOUMI, les autorités politique et judiciaire de la république patassiste complotent avec le général N'Djadder afin d'accuser le président du Forum pour la démocratie, Charles MASSI, d'être l'auteur du tir qui aurait blessé le "gendarme", lors du dispersement du meeting du 19 décembre 2000.

"Selon des informations et des rumeurs persistantes, le Haut commandement de la Gendarmerie serait entrain de monter une procédure exceptionnelle pour incriminer le président Charles Massi, qui serait à l'origine de la blessure par balle d'un élément de la Gendarmerie, lors du meeting organisé par l'opposition au stade Bonga-Bonga le mardi 19 décembre 2000", confirme un responsable du Flambeau centrafricain.

Quant au député Jean-Paul NGOUPANDE, il lui serait reproché d'attenter à la sûreté nationale et d'être en intelligence avec des puissances étrangères. Se basant sur les déclarations du président du Parti de l'unité nationale sur les ondes internationales (RFI, BBC, VOA), on lui attribuerait la paternité des troubles sociaux. Il déstabiliserait le Centrafrique pour s'accaparer du pouvoir.

A suivre... 

© kodro, décembre 2000

KODRO BRUXELLES (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 29 décembre 2000 00H 55

CENTRAFRIQUE_ASSEMBLEE NATIONALE_BUDGET 2001 : LES DEPUTES ONT BOUDE L'HEMICYCLE

Ce jeudi 28 décembre 2000, les députés de la nation ont boudé le débat sur l'avant-projet du budget 2001, a constaté un informateur Kodro. L'hémicycle était quasiment vide.

L'avant-projet du budget 2001 a bien du mal a passer à l'Assemblée nationale.

Déjà, lors de son premier examen, le gouvernement n'a pas "assuré la défense de son œuvre". Le Premier ministre était parti pour l'étranger, le ministre délégué aux Finances était aussi aux abonnés absents, et les autres "pressentis pour assurer la relève" ont souhaité ne pas se présenter devant les députés; il s'agissait du ministre délégué à l'économie, du ministre du commerce et du ministre de la culture.

Mais cette fois, "les élus de la nation, aussi bien ceux de l'opposition parlementaire que de la Mouvance présidentielle, ont déserté les strapontins de l'hémicycle. Ils protesteraient ainsi (à leur manière) contre la détention arbitraire de six (06) de leur collègues", précise l'informateur Kodro.

En effet, pour les quelques parlementaires présents lors de la séance sur la levée d'immunité des six (06) députés séquestrés par les forces de sécurité présidentielle, l'issue du débat renseignait sur la tension qui gagne l'Assemblée nationale. Les députés ont choisi de "laisser faire la justice". La majorité n'a pu être acquise contre les six.

L'explication tiendrait en ce qu'un nombre appréciable de députés de la Mouvance ne sont plus réguliers aux séances parlementaires. Pour diverses raisons, certains ont depuis quitté le pays pour s'installer à l'étranger, tels les députés Ngaro (Mlpc de Bangui 3) installé, avec femme et enfants en France (du côté de Montauban), ou Ynifolo Vandenboss (PLD de Bayanga) "venu se faire soigner en France"...

Les "rumeurs" annoncent une prochaine expatriation du président de l'Assemblée nationale, M. DONDON-KONAMBAYE en France (évidemment) où il viendrait d'acheter un appartement sur la commune de Villepinte, non loin de Roissy-en-France; commencés depuis deux semaines, les travaux d'emménagement sont bien avancés. Son dernier passage en France (mi-décembre) conforterait cette annonce.

D'autres sources avancent que l'avant-projet n'est qu'une bombe à retardement, dans la mesure où les recettes qui y figurent ne pourraient être réalisées... les gros contribuables ayant déjà versé par anticipation ce qu'ils devraient à l'Etat. 

Les députés ne souhaiteraient pas cautionner, dit-on, cette pratique prédatrice.

Mais seul l'avenir nous en dira plus!

 © kodro, décembre 2000

KODRO LAKOUANGA (BANGUI - CENTRAFRIQUE) – 28 décembre 2000 13H00

(PAPIER A FROID... )

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE: VERS UN COUP DE FORCE... BOZIZE PRENDRAIT-IL SA REVANCHE ?

Alimentée par les arrestations de plusieurs députés, de citoyens centrafricains, la "mise en résidence surveillée " du ministre de la Défense, M. Jean-Jacques Demafouth, et du chef d’État-major des Faca, le général Bozizé, l'Ultimatum des centrales syndicales et la manipulation criminelle des autorités dictatoriales patassistes, la situation explosive centrafricaine déboucherait-elle sur un coup de force des Faca qui "ne bougeraient pas pour le moment "?

Si oui, avec le déploiement des forces patassistes sur la ville de Bangui, que représentent encore les Faca? Qui serait "l'Homme fort" autour duquel se ferait le consensus pour "aider au sauvetage du processus démocratique centrafricain"?

En l'absence d'une victoire populaire (réussite du schéma populaire centrafricain), assisterions-nous à une révolution de palais (Transition au sein de la galaxie Patassé) ou à l'application du schéma nigérien (Alternance imposée par une entente syndicats-militaires-politiques)?

Pour la réussite du "schéma populaire centrafricain", l'intégration des leçons nigériennes et ivoiriennes dans l'analyse de la Crise centrafricaine est indispensable. Elles rendent accessible la compréhension du "dénouement de l'intrigue qui se noue sous nos yeux". 

Toutes proportions gardées, une coalition de circonstance émergerait, dans les deux cas (Transition au sein de la galaxie Patassé et Alternance imposée par une entente SMP), pour s'accaparer du pouvoir "AU NOM DU PEUPLE".

Le terreau est plus que fertile!

La ville est aux mains des miliciens Codos, Karakos et SCPS qui renforcent les Unités présidentielles de sécurité, ou du moins ce qui en reste; depuis la dénonciation d'un complot interne (EYANA, DAMACHINE, BOLE ET AUTRES... ) dont les commanditaires seraient le général BOZIZE et/ou M. DEMAFOUTH, ministre actuel de la Défense...

Prétextant "l'honneur définitivement bafouée des Forces républicaines de sécurité", des officiers (sous-officiers et officiers confondus) seraient en total désaccord avec le chef suprême des Armées.

La "traque humaine" précipite davantage le Centrafrique au fond du gouffre, dans lequel il s'y trouve déjà.

Les Forces vives de la nation ne pouvant accepter que la dictature se réinstalle à découvert sous les cieux centrafricains, les syndicats, à la tête de la fronde sociale anti-Patassé, passeront à la vitesse supérieure, épaulés par les mouvements de la jeunesse centrafricaine, pour libérer la nation de Boganda.

La dernière tournée "quémandrice", tels des souillants, des ministres et du Premier ministre Dologuélé, demeure infructueuse... Pas d'argent pour les assassins... sauf s'ils redeviennent less maîtres inconstestés du plateau centrafricain.... avant la mi-janvier...

La géopolitique centrafricaine, opposée à la géopolitique régionale et le prochain sommet françafrique de Yaoundé, impose que les "choses se précisent dans un sens comme dans l'autre" le plus rapidement possible.

Des solutions internes existent, elles se confronteront dans les tous prochains jours.

Et "l'homme fort" de la situation porterait le nom de BOZIZE.... semblerait-il même qu'il a des relais centrafricains en France proches des services enfouis.

© kodro, décembre 2000

L'ancien président Kolingba demande la libération des opposants

BANGUI, 28 déc (AFP) - 12h23 - L'ancien président centrafricain, le général André Kolingba, a demandé jeudi la libération des opposants arrêtés à Bangui le 19 décembre pour participation à un meeting interdit et dénoncé "les atteintes aux libertés fondamentales du régime" du chef de l'Etat Ange-Félix Patassé.

Dans une lettre adressée à M. Patassé, le président du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC, principal parti d'opposition avec 2O députés) a précisé "intervenir auprès du chef de l'Etat pour que ces personnes, qui n'ont commis aucune infraction puissent recouvrer leur liberté".

Selon le général Kolingba, "la réunion du 19 décembre avait fait l'objet d'une déclaration préalable (...) et n'ayant pas été interdite selon la loi, c'est-à-dire par un arrêté motivé du ministre de l'Intérieur notifié aux organisateurs, c'est à bon droit que cette réunion a été tenue".

"Dès lors, constate le président du RDC, l'inculpation de participation à un meeting interdit tombe".

Dans la même lettre, l'ancien président centrafricain dénonce "les atteintes aux libertés fondamentales" du régime Patassé: "le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et ses alliés ont droit à tout. Ils peuvent organiser des meetings, des marches, développer leurs idées, calomnier et injurier les leaders de l'opposition", écrit-il.

"L'opposition, elle, n'a droit à rien du tout; elle n'a pas droit à la parole; elle n'a pas droit d'accès aux médias d'Etat, même pas pour exercer son droit de réponse. Vous en conviendrez avec moi, M. le président, que ce n'est pas juste", poursuit-il.

65 opposants centrafricains, dont quatre députés, arrêtés le 19 décembre sont encore en détention, après la libération mercredi de huit d'entre eux. Ils devraient comparaître vendredi devant le tribunal de Bangui pour participation à ce meeting interdit.

Le général André Kolingba était arrivé en seconde position de l'élection présidentielle centrafricaine du 19 septembre 1999, avec 19,38% des voix, contre 51,63% pour M. Patassé.

Huit des 73 opposants centrafricains libérés par la justice

BANGUI, 27 déc (AFP) - 19h46 - Huit des 73 opposants centrafricains arrêtés à Bangui le 19 décembre pour participation à un meeting interdit ont été libérés mercredi, a-t-on appris de source judiciaire.

Le parquet de Bangui a confirmé qu'il restait désormais 65 personnes en détention dont quatre députés de l'opposition, mais n'a pas précisé le motif de ces libérations qui interviennent alors que le procès des opposants qui devait se dérouler mercredi au tribunal de grande instance de Bangui a été repoussé de 48 heures faute de juges et de greffiers.

Ceux-ci sont effet en grève depuis plusieurs semaines comme la plupart des autres fonctionnaires centrafricains.

Seules 18 personnes sur les 73 prévenus, dont les quatre députés, se trouvaient mercredi matin à l'ouverture du procès dans la salle du tribunal. Les autres prévenus étaient absents faute d'avoir été encore entendus par le juge d'instruction, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Tous les accusés avaient été interpellés le 19 décembre dernier à l'issue d'un meeting dispersé violemment par les forces de l'ordre, rappelle-t-on.

Les 15 partis de l'opposition à l'origine de cette manifestation avaient alors affiché l'intention de créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition".

Ce procès intervient alors que la Centrafrique est en proie depuis plusieurs semaines à une grave crise sociale provoquée par une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'arriérés de salaire.

Mardi, les centrales syndicales ont lancé un "ultimatum" au gouvernement face aux "graves atteintes aux libertés individuelles et collectives" et plus précisément aux arrestations du 19 décembre.

Dans cet "ultimatum", les syndicats affirment que "si dans 48 heures, ces prisonniers d'opinion n'étaient pas libres de leurs mouvements, les travailleurs n'auraient d'autres choix que de déclencher un cycle ininterrompu d'actions d'envergure jusqu'à la restauration des libertés bafouées".

KODRO SICA 1 (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 27 décembre 2000 22H30

CENTRAFRIQUE_PRIMATURE_PROJET CRIMINEL : LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY... SONT LIBERES!

Dans la confusion judiciaire de ce mercredi 27 décembre 2000 et en collusion criminelle avec le "quatuor criminel", le juge véreux BINDOUMI a pris la décision d'élargir les Codos du conseiller Yves Sanghamy.

Arrêtés alors qu'ils étaient en repérage dans le quartier de la Gendarmerie nationale, le jeudi 21 décembre 2000, le délinquant Yves Sanghamy avait vainement tenté d’obtenir la libération de ces miliciens "Codos " qui étaient en mission criminelle. Ils préparaient l'assassinat des personnalités et leaders politiques interpellés le 19 décembre dernier.

D’après les premières dépositions, ces miliciens patassistes s’apprêtaient à créer, dans le quartier de la Gendarmerie nationale, des troubles qui auraient rendu possible "l’assassinat de personnalités centrafricaines (députés et leaders politiques) détenues arbitrairement depuis mardi dernier. À leur manière, ils auraient sans doute rééditer un autre assassinat similaire à celui où Chabordo et ses compagnons avaient trouvé la mort".

Armés de kalachnikov, les cinq (05) miliciens Codos ont été appréhendés, après une courte poursuite, alors qu’ils étaient en repérage dans le quartier de la Gendarmerie nationale. Au moment de leur interpellation, ils étaient à bord d’un taxi.

Des huit individus libérés ce matin par le parquet de Bangui, aucun d'eux n'était des opposants à Patassé. Tous sont des miliciens patassistes. Cinq Codos et trois Karakos.

Le "quatuor criminel" et le Trio Padodo n'en finissent pas de divertir l'opinion par des reculades annonciatrices d'une fin prochaine... 

© kodro, décembre 2000

Le procès des 73 opposants arrêtés à Bangui reporté de 48 heures

BANGUI, 27 déc (AFP) - 13h40 - Le procès des 73 opposants centrafricains, dont quatre députés, arrêtés à Bangui pour leur participation à un meeting interdit, a été repoussé de 48 heures faute de juges et de greffiers, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP.

Les magistrats du tribunal de grande instance de Bangui qui devaient présider la première audience de ce procès en fin de matinée ne sont pas présentés en raison de l'absence des greffiers, en grève depuis plusieurs semaines comme la plupart des autres fonctionnaires centrafricains.

Seules 18 personnes sur les 73 prévenus, dont les quatre députés, se trouvaient à l'ouverture du procès dans la salle du tribunal où se tenait une foule compacte encadrée par d'importantes forces de sécurité, a-t-on constaté.

Les autres prévenus, qui n'ont pas encore été entendus par le juge d'instruction, n'ont pas pu comparaître devant le tribunal, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Tous les accusés avaient été interpellés le 19 décembre dernier à l'issue d'un meeting dispersé violemment par les forces de l'ordre, rappelle-t-on.

Les 15 partis de l'opposition à l'origine de cette manifestation avaient alors affiché l'intention de créer un "Front uni des forces vives" pour obtenir "le départ sans violence" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et "favoriser la transition".

La tenue du procès des 73 opposants arrêtés a été annoncée mardi devant l'Assemblée nationale par les ministres de la Justice, Antoine Grothe et de l'Administration du territoire, Théodore Bikoo.

Interpellés par des députés, ces derniers ont également indiqué que les députés de l'opposition arrêtés avaient "été pris en flagrant délit de participation à une manifestation publique interdite par la loi", ce qui permet de les juger malgré leur immunité parlementaire.

Ce procès intervient alors que la Centrafrique est en proie depuis plusieurs semaines à une grave crise sociale provoquée par une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'arriérés de salaire.

KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 27 décembre 2000 13H 35

CENTRAFRIQUE_ETAT DE DROIT_PROCES DES DEPUTES : TRIO PADODO ET QUATUOR CRIMINEL PLUS RIDICULEMENT CRIMINELS QUE JAMAIS…

Les six (06) députés de la nation et la centaine de citoyens arrêtés le 19 décembre par les miliciens-supplétifs des Unités présidentielles de sécurité devraient comparaître aujourd’hui devant un tribunal patassiste réuni par le magistrat véreux BINDOUMI.

La sentence est déjà connue car un voile vient d’être levé sur le scénario concocté par le "quatuor criminel " au service du "trio Padodo ".

"Une mesure d’apaisement serait prise par le président Patassé, à l’issue du procès sinon au plus tard le 31 décembre ", confirme à Kodro une source proche de la Présidence centrafricaine.

"Les députés et les citoyens centrafricains seront privés de leur droits civiques. Des jours plus tard, ils seront graciés par le président Patassé mais les six (06) députés auraient perdu leur statut de représentant de la nation. Tels de vils malfaiteurs, ils seront chassés de l’hémicycle par le trio Padodo et le quatuor criminel ", précise l’informateur Kodro.

Décidément le "Petit-maître de Bangui ", "Tongbonda-Patassé ", croit encore en son étoile manipulatrice !

© kodro, décembre 2000

KODRO GONESSE (FRANCE) – 26 décembre 2000 12H30

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_EXPLOSION SOCIALE : PLAN D'ASSASSINAT DE LEADERS POLITIQUES, SYNDICAUX ET DE PERSONNALITES CENTRAFRICAINES...(1) SUITE

À la diffusion de l’information KODRO [dépêche Kodro datée du 21 décembre 2000 à 02H 30] sur le contrat criminel qui coûterait la vie au magistrat Antoine GROTHE, ministre de la Justice du dictateur Patassé, M. Prosper N’Douba répond ceci, sur un autre forum :

"Fils de son père,

Ton père a pris part hier 20 Décembre 2000 au Palais de la Renaissance à une séance de travail du Conseil Supérieur de la Magistrature sous la Haute Présidence du Chef de l'Etat en personne.

Aux dernières nouvelles, ton père est toujours de ce monde. On finit par se demander entre le père et le fils, lequel a refilé sa parano à l'autre. "

Kodro constate que la réaction du conseiller à la Présidence centrafricaine, en sa seconde partie, confirme la véracité de l’information sur la conclusion d’un contrat criminel exécutable par des miliciens supplétifs des Unités présidentielles de sécurité (Codos, SCPS, Karakos …et autres braqueurs en service pour la République patassiste).

Le 20 décembre 2000, la convocation en urgence d’une réunion extraordinaire du Conseil supérieur de la Magistrature a donné l’occasion aux uns et aux autres de réaliser, à leurs dépens, l’intégrité professionnelle du magistrat Antoine GROTHE dont la moralité est à l’extrême opposé des soi-disant personnalités de la Présidence centrafricaine.

Si la magistrature centrafricaine est déshonorée par quelques magistrats véreux, parmi lesquels figure en bonne place le magistrat Bindoumi, "parent " du délinquant conseiller N’Douba, membre à part entière du "quatuor criminel ", il en est encore qui s’opposent à tout habillage juridique des exactions du régime dictatorial de Patassé.

Kodro salut le baroud d’honneur tardif mais salvateur de la démocratie du magistrat Féïndiro. En refusant de cautionner les agissements de son collègue Bindoumi et ses acolytes, le faussaire Sabanglé et le "distributeur photomaton" N’Douba Prosper, l’ancien procureur de la République de Bangui vient d’être muté en province.

Le juge Féïndiro s’opposait sur le terrain du droit à la validation de complots qui auraient facilité l’expulsion de l’ambassadeur Simon et le procès en référé des députés de la nation arrêtés arbitrairement et séquestrés dans les geôles des forces présidentielles de sécurité.

Fort de l’absence de preuves qui établiraient la responsabilité de l’ambassadeur Simon dans le convoyage d’un pick-up fantôme bourré d’armes automatiques et celle des députés dans la possession d’armes et de grenades, le juge Féïndiro a refusé de se plier aux "exigences de la Présidence centrafricaine ".

© kodro, décembre 2000

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS TRAQUE HUMAINE A BANGUI: UN CONTRAT CRIMINEL SUR LE MAGISTRAT ANTOINE GROTHE...

KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 21 décembre 2000 02H30

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_EXPLOSION SOCIALE: PLAN D'ASSASSINAT DE LEADERS POLITIQUES, SYNDICAUX ET DE PERSONNALITES CENTRAFRICAINES...(1)

KODRO vient d'apprendre que la vie du ministre de la Justice de Patassé, le magistrat Antoine GROTHE serait en danger.

Exécutable probablement par un supplétif-milicien de l'Unité de Sécurité Présidentielle, un contrat viendrait d'être conclu à cet effet entre les "Hommes du président" et les miliciens succeptibles de "réaliser le contrat".

De source militaire, cette sanction extrême viserait indirectement son fils Henri GROTHE, "réputé opposant notoire à Patassé". "Comme nous ne pouvons pas atteindre le fils, nous atteindrons le père et le fils comprendra!", a confirmé à Kodro une source présidentielle.

Cette information sensible est à relier à d'autres menaces visant les "activistes de la Cocae". Le Collectif des Opposants Centrafricains en Exil est accusé par le régime sanguinaire de Bangui d'être à l'origine du Flambeau Centrafricain et de Kitè.

A suivre...

© kodro, décembre 2000

KODRO GONESSE (FRANCE) – 26 décembre 2000 12H55

CENTRAFRIQUE_PLAN D'ASSASSINAT DE LEADERS POLITIQUES, SYNDICAUX ET DE PERSONNALITES CENTRAFRICAINES...(2) : WANTEED_ 20 MILLIONS DE CFA A CEUX QUI RAMENERONT MORTS OU VIFS …

Les têtes de MM MASSI Charles et NGOUPANDE Jean-Paul ont un prix. Elles valent vingt (20) millions de Cfa chacune !

Kodro vient d’apprendre que vingt (20) millions de Cfa constitue la somme qui récompenserait toute personne qui ramènerait mort ou vif un des leaders politiques dont la tête est mise à prix, à la suite de la conclusion de contrats criminels entre les "hommes du président " et des miliciens supplétifs des Unités présidentielles de sécurité.

Du Flambeau centrafricain, Kodro apprend que gérée par l’électricien Kiandji cette somme est proposée depuis mercredi soir (le 20 décembre 2000) à tout milicien qui assassinerait les leaders politiques Ngoupandé et Massi.

Ancien agent chargé de la maintenance électrique à l’université de Bangui, l’"électricien Kiandji " fut ministre éphémère de l’intérieur de Patassé. Actuellement il est le "commandant en chef " des milices Patassistes.

La tête de l’avocat Zarambaud serait aussi mise à prix.

L’ancien bâtonnier serait donc toujours vivant. Un entretien téléphonique avec un responsable du Flac semble le confirmer. Me Zarambaud serait toujours vivant.

Le contrat s’étendrait aussi aux responsables syndicaux Sonny Colé et Kpokpolot.

Alors qu’ils peuvent circuler sous haute protection le jour, la nuit venue, les Codos de la section nocturne des Unités présidentielles de sécurité traquent inlassablement les leaders syndicaux. Particulièrement MM Sonny Colé et Sabin Kpokpolot.

De source militaire, kodro confirme que des personnalités de la société civile sont aussi visées. Les braquages permettraient aux miliciens de réaliser les basses œuvres patassistes.

© kodro, décembre 2000

KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 27 décembre 2000 01H55

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : PROCES DES DEPUTES ANNONCE POUR MERCREDI 27 DECEMBRE 2000 …

En l’absence de faits établis et alors que leur immunité n’a pu être levée, les six (06) députés de la nation arrêtés le 19 décembre par les miliciens-supplétifs des Unités présidentielles de sécurité comparaîtront aujourd’hui au tribunal de Bangui.

En plus des six (06) députés, plus de cent (100) citoyens centrafricains devront répondre de l’accusation inique et scélérate d’atteinte à la sûreté nationale.

Soutenus par les travailleurs, les patriotes centrafricains, et conseillés par leurs avocats, les députés de Mobaye 1, Mme BALENGUELE (AU LIEU DE BALANGUELE), de M’Baïki 1, M. Louis PAPENIAH, de Bangui 1, M. Louis-Pierre GAMBA, de Satéma, M. Jacob GBETI, de Mobaye 2, M. NGOKOUZOU, de Bangui 6, M. LANGANDJI démonteront sans peine l’artifice juridique concocté par le "quatuor criminel ", dans le but criminel de casser le mouvement social irréversible des travailleurs et du Peuple centrafricain pour la Dignité du Peuple centrafricain.

Aucun fait de ce qui leur est reproché n’a été établi.

Du flagrant délit, il n’a pas été possible au ministre Bikoo et au juge véreux Bindoumi d’établir que "des coups de feu seraient partis de la concession d’un député qui a sa résidence proche du stade Bonga-Bonga, si nous devons croire la présentation des faits par un constitutionnaliste de circonstance en la personne de M. N’Douba Prosper qui affirmait sur BBC Afrique, le 20 décembre, que la Constitution centrafricaine de 95 prévoit la comparution des députés, sans que leur immunité soit levée, en cas de flagrant délit ".

Aux dépositions arrachées par les supplétifs de la Police judiciaire, aucune présentation des prisonniers d’opinion à un juge d’instruction ni une reconstitution des faits, pour les "coups de feu " par exemple, ne sont venues étayer sinon confortées les accusations des "Procureurs politiques " de la République Patassiste.

Il n’y a pas eu d’atteinte à la sûreté de l’Etat Patassiste.

Bien au contraire, les représentants de cet État jouent du blocage pour empêcher la manifestation de la vérité et vont même jusqu’à violenter des personnalités de la Société civile.

En effet, alors qu’il rendait visite aux prisonniers politiques, un représentant d’une organisation de défense des Droits de l’Homme venu s’enquérir de la situation au commissariat centrale de Bangui a été violenté par le faussaire Sabanglé. Cette personnalité de la Société civile a reçu un coup de gifle !

Les conseillers à la Primature et à la Présidence, le ministre Bikoo et le juge véreux Bindoumi, "parent de Patassé ", encouragés par le trio PADODO (Patassé-Dondon-Dologuélé), ont cru tromper la nation et l’opinion internationale en prenant en otage des représentants de la nation et deux cents (200) citoyens centrafricains.

Mais "sont-ils assez doués pour manipuler les textes de lois et la procédure judiciaire ? ", se demande un juriste centrafricain qui constate que "les autorités politiques centrafricaines devraient s’arranger pour prononcer la relaxe pure et simple des citoyens séquestrés. Déjà un examen des articles de la Loi réglementant les réunions publiques devrait les y encourager ".

En son article 1er, la Loi 61/214, réglementant les réunions publiques stipule que "toute réunion publique sera précédée d’une déclaration indiquant le lieu, le jour et l’heure de la réunion ".

L’article 06 précise que "si la réunion est de nature à troubler l’ordre public, le préfet peut l’interdire par un arrêté qu’il notifie immédiatement aux signataire de la déclaration au domicile élu. "

En son 2ème alinéa, du même article, la Loi 61/214 stipule que les "arrêtés d’interdiction doivent être motivés. "

La manipulation foireuse du ministre Bikoo, encouragés par les commanditaires du montage odieux, représentés par le "quatuor criminel ", a été de faire croire à l’opinion internationale qu’il y aurait eu effectivement "collision entre des politiques et des syndicalistes en vue d’un complot de déstabilisation voire de renversement d’un régime démocratiquement élu ".

"Les manipulateurs du régime dictatorial de Bangui n’ont pu prouver l’infraction, à la Loi réglementant les réunions publiques, qu’auraient commis ces politiques qui tout de même ont régulièrement déclaré le meeting du 19 décembre 2000 en veillant à ce que le lieu, le jour et l’heure soient explicitement mentionnés sur la demande faite aux autorités administratives. Mais ils n’ont pas non plus prouver l’édiction du moindre arrêté motivé interdisant la réunion publique du 19 décembre 2000. "

Le fameux "gendarme blessé à la main par balles " agité par le "distributeur Photomaton " N’Douba n’était en fait qu’un milicien désarmé par un officier de la Gendarmerie nationale. Ce milicien qui était chargé de maintenir l’ordre patassiste s’apprêtait à tirer quand cet officier le maîtrisa. L’officier appartient au "détachement de la Gendarmerie nationale et républicaine accourue tardivement pour assurer la sécurité des manifestants sur les lieux du meeting "

"En effet, les forces de l’ordre chargées du maintien de l’ordre n’étaient que des Codos, Karakos et autres vigiles de la SCPS. Si la foule ou la population des quartiers environnants était armée, un carnage se serait produit et très peu d’éléments de ces forces seraient encore en vie. Ces miliciens, pour cause, n’ont pas respecté la procédure offensive en matière de dispersement des foules en temps d’émeutes. Les éléments intervenaient en désordre et en forme de U alors que de véritables éléments des forces républicaines seraient intervenus en Y. Les miliciens étaient pris en sandwich et pouvaient donc être exterminés par une dizaine de civils armés. "

"Contrairement aux autorités politiques de la République Patassiste, les forces vives centrafricaines peuvent le moment venu obliger les commanditaires et autres complices de ces délits et crimes envers la nation dûment constatés par les patriotes centrafricains. Ils devront donc répondre publiquement de leurs responsabilités. L’unité nationale et l’Etat de droit l’exigent ", conclu un leader syndical joint ce soir au téléphone.

© kodro, décembre 2000

KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 26 décembre 2000 19H45

CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : LES CENTRALES SYNDICALES METTENT EN GARDE LE REGIME DICTATORIAL DE BANGUI…

Annoncé par Kodro le 24 décembre 2000 [dépêche télégraphique de 18h00], les centrales syndicales centrafricaines viennent de confirmer leur décision prise à l’assemblée générale de la Bourse de Travail du samedi 23 décembre 2000. Elles mettent en demeurent les autorités centrafricaines de libérer sans condition les prisonniers d’opinions arrêtés arbitrairement le 19 décembre 2000.

Les dirigeants des six centrales syndicales ont menacé les autorités de déclencher sous 48h00 un cycle ininterrompu de d’actions d’envergure, jusqu’à la restauration des libertés bafouées.

"Si dans 48h00, les prisonniers d’opinion n’étaient pas libres de leur mouvement, les travailleurs n’auraient d’autres choix que de déclencher un cycle ininterrompu d’actions d’envergure, jusqu’à la restauration des libertés bafouées " car les travailleurs sont convaincus que "si le test de musellement devenait un succès, la Loi du plus fort donc de la jungle forcerait et gagnerait en férocité au détriment des principes de l’Etat de droit ".

Et les travailleurs centrafricains "ne peuvent accepter la rétrogradation du Centrafrique au rang des dictatures primitives ".

A suivre…

© kodro, décembre 2000

KODRO BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 26 décembre 2000 20H45

CENTRAFRIQUE_GOUVERNEMENT_ASSEMBLEE NATIONALE : UN MINISTRE INTERDIT DE PAROLE PAR DONDON-KONAMBAYE

Contrairement à ce qui est annoncé sur les services de la Primature et de la Présidence, le magistrat Antoine GROTHE, ministre de la Justice de Patassé n’a pas pu répondre aux quelques députés de la nation convoqués à l’Assemblée nationale par M. Dondon-Konambaye, président de l’Assemblée nationale.

M. Antoine GROTHE a été interdit de parole par le président de séance, M. Dondon-Konambaye.

Seul le ministre de l’Administration du Territoire, M. BIKOO, membre du PLD, un parti de la mouvance présidentielle a répondu aux questions des députés rassemblés pour la circonstance.

Il apparaît même pour le président de l’Assemblée nationale, cousin du président de la République et oncle du Premier ministre, M. Antoine GROTHE est décidément parano, comme l’avançait un illustre membre du " quatuor criminel ", le conseiller N’Douba.

© kodro, décembre 2000

Ouverture mercredi du procès des 73 opposants arrêtés à Bangui

BANGUI, 26 déc (AFP) - 18h31 - Les 73 personnes, dont quatre députés, arrêtées le 19 décembre à Bangui lors de la dispersion d'un meeting de l'opposition centrafricaine, comparaitront mercredi en justice pour participation à une manifestation publique interdite par la loi, a-t-on appris mardi de source officielle.

Les ministres de la Justice, Antoine Grothe et de l'Administration du territoire, Théodore Bikoo, ont fait cette annonce à l'assemblée nationale où ils étaient interpellés sur les évènements du 19 décembre et la mise en détention des quatre députés.

Pour les deux ministres, les députés de l'opposition "ont été pris en flagrant délit de participation à une manifestation publique interdite par la loi", ce qui permet de les juger malgré leur immunité parlementaire.

La constitution centrafricaine dispose en effet "qu'aucun député ne peut être poursuivi, recherché, arrêté ou détenu (...), sauf dans les cas de flagrant délit ou de poursuites autorisées (...)", ces exceptions s'appliquant, selon le gouvernement, aux députés incarcérés.

Lors de la séance législative de mardi, les députés centrafricains ont affirmé leur volonté de ne pas influencer la procédure judiciaire, mais sont restés en majorité "solidaires" de leurs collègues interpellés.

Le président de l'assemblée nationale, M. Luc Appolinaire Dondon, a souhaité quant à lui qu'"une mesure d'apaisement" soit prise par le président Patassé à l'issue du procès qui doit se dérouler devant le tribunal de grande instance de Bangui.

Le 19 décembre dernier, 15 partis politiques d'opposition avaient prévu d'organiser un meeting pour créer un "Front uni des forces vives" dans le but d'obtenir "le départ sans violence" du président Patassé et "favoriser la transition".

Le meeting, interdit par le gouvernement, venait de débuter au stade Bonga-Bonga de Bangui lorsque les forces de l'ordre sont intervenues en dispersant violemment les participants et procédant à l'arrestation de 73 personnes dont les quatre députés, des syndicalistes et un journaliste.

 

KODRO SICA 1 (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 24 décembre 2000 23H30

CENTRAFRIQUE_PRIMATURE_PROJET CRIMINEL : LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY

Jeudi 21 décembre 2000, M. Yves Sanghamy a vainement tenté d’obtenir la libération de miliciens "Codos " arrêtés le jour même par la Gendarmerie nationale.

Débarqué en compagnie d’un berger allemand, le conseiller en communication du Premier ministre Dologuélé "a pensé user de son autorité pour élargir ses protégés Codos arrêtés alors qu’ils étaient en repérage dans le secteur de la Gendarmerie ". 

D’après les premières dépositions, ces miliciens patassistes s’apprêtaient à créer, dans le quartier de la Gendarmerie nationale, des troubles qui auraient rendu possible "l’assassinat de personnalités centrafricaines (députés et leaders politiques) détenues arbitrairement depuis mardi dernier. À leur manière, ils auraient sans doute rééditer un autre assassinat similaire à celui où Chabordo et ses compagnons avaient trouvé la mort".

Armés de kalachnikov, les cinq (05) miliciens Codos ont été appréhendés, après une courte poursuite, alors qu’ils étaient en repérage dans le quartier de la Gendarmerie nationale. Au moment de leur interpellation, ils étaient à bord d’un taxi.

"Deux faits ont retenu l’attention des collègues en faction à l’entrée de la Gendarmerie. Avec les mêmes individus à bord, un taxi repassait pour la troisième fois devant l’entrée des locaux où sont détenues les personnalités. Les collègues ont donc souhaité se rassurer sur les identités de ces individus qui, apparemment, observaient avec beaucoup d’attention les alentours et ne manquaient pas d’utiliser de grands gestes pour communiquer. Ils ont signifié au conducteur du véhicule de s’arrêter. Mais pris de panique, il n’a pas cru bon obtempérer ; celui-ci a préféré accélérer que de s’arrêter. Pris en chasse par la Gendarmerie, le taxi sera rattrapé sans aucune difficulté par d’autres collègues. À notre grande surprise, l’interpellation s’est faite sans coup de feu ", confirme un gendarme.

"Quelques heures plus tard, nous avons eu le plaisir et l’honneur de recevoir un message de la Primature délivré par M. Yves Sanghamy. Fort de sa qualité de conseiller chargé de la Communication à la Primature, M. Yves Sanghamy s’est présenté pour faire un scandale en exigeant la libération des Codos ", ajouta un autre gendarme.

"Des officiers lui ont fait comprendre qu’il serait judicieux qu’il ne puisse les empêcher de travailler. Étant donné le flagrant délit, les individus de nationalité tchadienne seront présentés au Procureur de la République de Bangui et la justice en décidera ", expliqua le second gendarme.

Peine perdue, le "conseiller Sanghamy " ne l’a pas entendu de cette oreille. Il vociféra tellement bien que le Directeur de la Gendarmerie nationale, le général N’Djadder-Bédaya, rappliqua pour tenter de le calmer mais n’y réussit pas.

"C’était à se demander qui commandait finalement la Gendarmerie ? Et tous, nous nous sommes demandés pourquoi le général a-t-il perdu son temps pour le contenir ? Un seul ordre nous aurait suffi pour préserver notre honneur ! ", précisa notre informateur.

Effectivement, des investigations de Kodro, accompagné de son berger allemand, M. Yves Sanghamy est revenu depuis plusieurs fois "terroriser la Gendarmerie nationale ".

À chacun de ses passages, en soirée, l’électricité a été coupée dans le secteur de la Gendarmerie.

"Par exemple, vendredi soir, à 18h00, 19h00 et 21h00, nous avons subi un délestage inexpliqué alors que M. Yves Sanghamy revenait à l’assaut ", confirma un jeune officier de la Gendarmerie nationale.

Avec "l’explosion sociale ", kodro constate que le centre de décision de la galaxie patassiste est éclaté. La Présidence ne maîtrise plus l’effectivité du pouvoir. Cette déperdition est appréciable quant à la chute attendue du régime vomi par les Centrafricains.

C’est dans un tel contexte que le "plaisantin terroriste Sanghamy ", membre à part entière du "quatuor criminel ", excelle dans la représentation de sa faction. Et dans la configuration des forces prétoriennes, les Codos tchadiens demeureraient les plus fidèles des éléments.

"Le quatuor criminel tenterait tout pour se les ravir afin de se ménager une possibilité de négociation avec les forces vives très prochainement. Conscients de la fin de leur poulain Patassé et n’ayant aucune pièce maîtresse sous la main à cet effet, ces hommes du président pensent qu’ils leur suffiraient de jouer la pression criminelle pour échapper à la vindicte populaire ", affirme un responsable du Flambeau centrafricain qui poursuit, "il serait beaucoup plus simple qu’ils réalisent qu’ils doivent partir dans l’honneur. Bientôt il sera trop tard ! "

© kodro, décembre 2000

KODRO SICA 1 (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 24 décembre 2000 18H00

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE : LES CENTRALES SYNDICALES EXIGENT LA LIBERATION SANS CONDITION DES PREVENUS POLITIQUES

Réunies hier à la Bourse du Travail, pour examiner l’évolution de la situation nationale, les centrales syndicales centrafricaines ont exigé sans condition la libération des "prévenus politiques " arrêtés lors de la répression du meeting de l’opposition politique centrafricaine.

Les centrales se sont féliciter de la mobilisation des quinze (15) partis politiques de l’opposition politique centrafricaine et de la jeunesse, à travers les étudiants, qui viennent ainsi de démontrer leur détermination aux côtés des travailleurs.

Par ailleurs, les centrales ont fait comprendre au régime dictatorial de Patassé qu’elles ne sauraient se "contenter d’un mois de salaires versé à quelques privilégiés détenteurs de compte bancaires ".

Elles ont rappelé au pouvoir que leurs revendications restent inchangées et qu’elles ne participeront à aucune initiative gouvernementale tant que ces revendications ne seront satisfaites.

© kodro, décembre 2000

La marche "pacifique" du 22 décembre 2000 appelée par l'opposition n'a pas eu lieu

(Afp, Bangui, 22 décembre 2000 - 19h46)

La marche "pacifique" appelée jeudi par l'opposition centrafricaine et interdite dans la soirée par les autorités n'a finalement pas eu lieu vendredi à Bangui alors qu'un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans toute la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des unités de la FORSDIR (ancienne garde présidentielle), de la police et de la gendarmerie ont été positionnées durant toute la journée aux points stratégique du centre-ville (radio nationale, télévision, présidence, etc...) et sur les grands axes des quartiers périphériques pour prévenir tout éventuel débordement.

A la place de cette marche, qui avait été appelée par quinze formations politiques, le Comité de coordination de ces partis et la Coordination des centrales syndicales de la fonction publique ont eu des discussions en vue d'une adhésion des syndicats au "Front uni des forces vives", a-t-on précisé de source syndicale.

A l'issue de ces discussions, les syndicats dont les membres sont en grève depuis début novembre pour obtenir du gouvernement le paiement d'au moins douze mois d'arriérés de salaire, ont décidé de consulter samedi leur base pour donner leur position quant à cette adhésion.

Les quinze partis de l'opposition réclament le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé, "incapable", selon eux, de résoudre cette "grave crise sociale".

Par ailleurs, un débat parlementaire sur la levée de l'immunité de quatre députés d'opposition arrêtés mardi à la suite de la dispersion par les forces de l'ordre d'un meeting interdit par le gouvernement, a été fixé au 26 décembre, a-t-on appris auprès de l'Assemblée nationale.

Après ce meeting, 75 personnes, dont ces quatre députés, avaient été interpellées et se trouvaient toujours vendredi en "garde à vue" au commissariat central de Bangui, a-t-on précisé de sources gouvernementales.

Parmi 75 interpellés figure également un journaliste, Raphaël Kopessoua, directeur de publication du quotidien Vouma-La Mouche, connu pour ses critiques à l'encontre du régime, a-t-on précisé de source syndicale.

Important dispositif de sécurité à Bangui pour une marche de l'opposition (Afp, Bangui, 22 décembre 2000 - 12h03)

Un important dispositif de sécurité avait été déployé vendredi matin dans Bangui en vue d'une marche "pacifique" appelée par 15 partis d'opposition mais interdite jeudi soir par le gouvernement et la mairie de la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP.

Des unités de la FORSDIR (ancienne garde présidentielle), de la police et de la gendarmerie étaient positionnées à tous les carrefours du centre-ville et sur les grands axes des quartiers périphériques.

Jeudi soir, le maire de Bangui, Mme Cécile Guéret Sérégué, et le gouvernement ont prononcé l'interdiction "formelle" et "jusqu'à nouvel ordre" de la marche de "convergence", annoncée quelques heures plus tôt par deux dirigeants de partis d'opposition.

Cette marche, dont l'objectif est de réclamer pacifiquement le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé, est censée rassembler les militants de 15 partis d'opposition, les travailleurs, les mouvements de jeunesse et les associations de la société civile.

Les manifestants devraient partir de plusieurs points différents de la capitale pour converger vers le palais présidentiel.

Mais un dirigeant d'un parti d'opposition exprimait vendredi son inquiétude, dans une déclaration à l'AFP, face à la fermeté des autorités, qui n'ont pas hésité mardi dernier interdire et à faire disperser un meeting de l'opposition.

A l'issue de ce meeting, 75 personnes dont quatre députés d'opposition ont été interppellées et étaient encore en "garde à vue" vendredi matin.

Des "actions ponctuelles" pourraient être décidées en cours de journée, a indiqué ce même dirigeant d'opposition.

Depuis plusieurs semaines, Bangui est en proie de vives tensions sociales en raison d'une grève de fonctionnaires qui réclament le paiement "immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaires.

A plusieurs reprises, notamment au cours de l'opération "Centrafrique pays mort" du 11 décembre, des jeunes Centrafricains en colère ont dressé des barricades et enflammé des pneus sur plusieurs avenues de la capitale.

Les autorités centrafricaines interdisent la marche de l'opposition

BANGUI, 21 déc (AFP) - 22h31 - Le gouvernement centrafricain et la municipalité de Bangui ont décidé jeudi soir d'interdire la marche pacifique prévue vendredi par l'opposition dans la capitale centrafricaine pour réclamer le départ du président Ange-Félix Patassé.    

"L'organisation de cette marche est formellement interdite et cette interdiction sera maintenue jusqu'à nouvel ordre", a averti le maire de Bangui, Mme Cécile Guéret Sérégué, dans une déclaration à la radio nationale.

"Le gouvernement interdit cette marche et en appelle au sens des responsabilités des organisateurs, surtout en cette période de Noël, de Ramadan et de nouvel an", a de son côté ajouté le porte parole du gouvernement, Mme Marie Josèphe Songomali Toungouvala.

La marche de "convergence", annoncée par quinze partis de l'opposition, doit rassembler, outre les militants de ces partis, les travailleurs, les mouvements de jeunesse et les associations de la société civile.

Les manifestants ont prévu de partir de plusieurs points de la capitale pour se diriger ensuite vers le palais présidentiel.

Le 19 décembre, des unités de la police et de la gendarmerie avaient dispersé sans ménagement un meeting de ces mêmes partis d'opposition, interdit quelques heures plus tôt par le gouvernement.

Quelque 75 personnes, dont quatre députés d'opposition, avaient été alors interpellées et se trouvaient toujours jeudi en "garde à vue", selon des sources judiciaires.

La marche de vendredi a été décidée par l'opposition alors qu'une grande partie des 19.500 fonctionnaires centrafricains sont en grève depuis le 2 novembre pour réclamer le paiement immédiat de 12 mois d'arriérés de salaire.

La LCDH condamne l'interdiction du meeting des partis de l'opposition

BANGUI, 2O déc (AFP) - 17h38 - La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) a condamné la décision du gouvernement centrafricain d'interdire le grand meeting des partis politiques d'opposition, dispersé sans ménagement mardi par les forces de l'ordre, a-t-on appris mercredi auprès de la LCDH.

L'interdiction de ce meeting "augure d'une ère de dictature", explique un communiqué de la LCDH qui "prend à témoin l'opinion nationale et internationale des conséquences d'un dérapage éventuel que pourrait engendrer la crise socio-politique actuelle" en République centrafricaine (RCA).

Malgré l'interdiction prononcée par les autorités pour "raisons de sécurité", une coalition de 15 partis politiques de l'opposition avait décidé de maintenir son meeting dans le stade Bonga-Bonga de Bangui, provoquant l'intervention violente de la police et de la gendarmerie, rappelle-t-on.

Dans la bousculade générale qui a suivi, un gendarme a été blessé par balles, tandis que 73 personnes - dont quatre députés et un président de parti - ont été arrêtées par les forces de l'ordre, selon un bilan officiel.

La coalition et la presse indépendante ont de leur côté affirmé mercredi que le nombre d'arrestation s'élève à une centaine de personnes, dont six députés d'opposition.

Les personnes interpellées après le meeting sont toujours en détention, a également déploré l'opposition qui affirme que tous les dirigeants des 15 partis de la coalition sont recherchés depuis mardi soir et obligés de fuir leur domicile.

En signe de protestation, quelques barricades avaient été érigées et des pneus enflammés sur les principales avenues des quartiers sud de Bangui, favorables à l'opposition, interrompant la circulation jusqu'à la mi-journée de mercredi, a constaté l'AFP.

"La responsabilité entière (de la crise) incombe aux pouvoirs publics", a estimé dans son communiqué la LCDH.

La RCA est en proie depuis plusieurs semaines à de vives tensions sociales dues à une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement "immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaire, rappelle-t-on.

Meeting interdit de l'opposition: 73 arrestations, un blessé (officiel)

BANGUI, 20 déc (AFP) - 0h31 - 73 personnes ont été interpellées et un gendarme blessé par balle, lors de la dispersion par les forces de l'ordre d'un meeting de l'opposition centrafricaine tenu mardi à Bangui malgré son interdiction, a-t-on indiqué tard dans la soirée de source officielle.

"Le gouvernement déplore que malgré l'interdiction faite aux partis politiques d'organiser des manifestations publiques ce jour, les partis politiques de l'opposition aient maintenu leur décision de tenir un meeting au stade Bonga-Bonga", a déclaré dans un communiqué la porte-parole du gouvernement, Mme Marie Josèphe Songomali Toungouvala.

Elle a précisé que "les forces de police et de gendarmerie, au moment de leur intervention pour faire respecter cette interdiction (...) ont été prises à partie par des jets de pierres et des tirs d'armes automatiques".

En conséquence, a-t-elle ajouté, "73 personnes ont été interpellées, parmi lesquelles quatre députés et un président de parti politique".

"Par ailleurs, on note un gendarme blessé par balle dans les rangs des forces de l'ordre", a encore précisé la porte-parole du gouvernement qui, sans citer l'identité des personnes arrêtées, a ajouté qu'elles ont "été mises à la disposition de la justice".

Les quatre députés interpellés seraient membres pour trois d'entre eux du Rassemblement démocratique de Centrafrique (RDC, de l'ancien président de la République André Kolingba) et le quatrième du MDD, parti de l'ex-chef de l'Etat David Dacko, selon des sources proches de l'opposition.

Ce meeting de 15 partis de l'opposition centrafricaine, qui devait se tenir mardi après-midi à Bangui dans un stade proche du centre-ville, avait été dispersé peu avant son début à coups de grenades lacrymogènes.

En annonçant le 15 décembre la tenue de cette réunion, les partis politiques d'opposition avaient réclamé le départ, "dans l'intérêt supérieur de la nation", du président centrafricain Ange-Félix Patassé

KODRO

BONGA-BONGA (BANGUI – CENTRAFRIQUE ) – 20 décembre 2000 02H30

CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE_MEETING DE L’OPPOSITION : DISPERSEMENT, ARRESTATION DE SIX (06) DEPUTES ET DE PLUS DE DEUX CENTS (200) MANIFESTANTS.

Le régime dictatorial de Bangui a mâté dans le sang la mobilisation des partis politiques d’opposition centrafricaine qui devaient tenir un meeting au stade "Bonga-Bonga ", au quartier Sica 1, à deux pas du lieu-dit "le Relais Sica ", où l’ambassadeur libyen fut assassiné en août dernier.

Lors du dispersement des manifestants par les forces présidentielles, le député N’Goupandé fut blessé et M. M’Bangot a reçu une balle tirée par les forces présidentielles ; blessé à la main, sa vie ne serait pas en danger.

M. M’Bangot est le président du Mesan-Boganda, membre du groupe des neuf ; une coalition de partis d’opposition centrafricaine.

D’autres manifestants anonymes furent blessés par balles. Et plus de deux cents (200) manifestants ont été arrêtés. Ils seraient en "garde à vue " à la Gendarmerie nationale.

Avant le dispersement des manifestants, les six (06) députés qui menaient "la délégation " ont été arrêtés sur ordre du commissaire de Police Sabanglé (présent) qui souhaita faire appliquer "la Loi de Moïse ", apprend-t-on de source concordante.

Tout porterait à croire que l’interprétation du fait biblique par le commissaire Sabanglé correspondrait à la violation de l’immunité parlementaire des six (06) députés qui arboraient à leur poitrine le drapeau centrafricain.

Kodro a pu reconstituer la liste des six (06) députés. Il s’agit de Mme BALANGUELE, de MM PAPENIAH, GAMBA, NGOKOUZOU, LANGANDJI ET GBETI.

Parmi les personnalités centrafricaines arrêtées, figure aussi M. SIOKE, ancien recteur et professeur à l’Université de Bangui.

À suivre…

© kodro, décembre 2000

Source www.sangonet.com

Meeting des forces vives au stade Bonga-Bonga à Bangui, le 19 décembre 2000 : Charges des forces publiques, "Le texte introductif"

 

Les personnalités politiques et syndicales, les députés, très tôt avaient pris place à la tribune. Les gradins étaient remplis. La foule affluaient. L'hymne national à peine entamé, les forces présidentielles surgirent, intimant l'ordre de quitter les lieux. N'ayant pas obtempéré, ces forces spéciales chargèrent avec des grenades lacrymogènes et des balles réelles tirées en l'air. Il s'en suivirent des mouvements violents de foules ce qui provoqua des blessures plus ou moins graves. Des députés molestés ont été arrêtés (Marguerith Balenguélé, Gbéti, Papéniah , Gamba, Langandji, MBango);
Au cours de l'opération menée par les forces présidentielles, le député NGoupandé fut blessé. M. MBango a été touché à la main par une balle tirée par ces mêmes forces. Un gendarme a été grièvement blessé. De nombreuses autres personnes anonymes ont été blessées par balles réelles; mais il faudra du temps pour faire le bilan exact.
Deux cents personnes environ ont été arrêtées et conduites aux postes - (il n'existe pas de maison d'arrêt à Bangui : toute personne arrêtée peut se retrouver dans un commissariat ordinaire ou spécial, à la gendarmerie ou dans uns brigade spéciale)
Le ministre de l'intérieur Sabanglé veut étendre la liste des personnalités à mettre sous les verrous. Douze policiers, dès 6h ce jour 20 décembre 2000 se sont présentés pour arrêter l'ancien bâtonnier Maître Zarambaud à son domicile (mais sans succès)
L'ambassadeur de France arrivé aussitôt mardi 19 dans un commissariat de police pour s'en quérir de la situation d'un ressortissant français fut éconduit sans ménagement.

Nous livrons en EXCLUSIVITE ci-après le texte introductif du meeting qui aurait pu être lu aussitôt après l'hymne national :
<<
Nous sommes particulièrement heureux d'accueillir en ce lieu les représentants des centrales syndicales, des organisations de jeunesse, de femmes, ainsi que d'autres associations de la société civile. Nous nous félicitons tout particulièrement de la mobilisation exceptionnelle des militants et sympathisants de nos quinze partis, des syndicalistes , des jeunes et de milliers de centrafricaines et de centrafricains de toutes conditions sociales.

Que dire d'autre, si ce n'est que c'est la preuve supplémentaire, après la marche du 24 novembre et la journée CENTRAFRIQUE PAYS MORT du 11 décembre, que les centrafricains en ont assez de Monsieur PATASSE, et veulent le voir partir le plus vite possible ?

La vérité, chers compatriotes, c'est que ce meeting n'est pas seulement le meeting des 15 partis politiques qui en ont pris l'initiative. C'est en fait le meeting chargé de réaliser la jonction de tous les fronts de lutte, avec un objectif clair : LE DEPART IMMEDIAT DU PRESIDENT PATASSE.

Il n'est sans doute pas nécessaire de revenir en long et en large sur les raisons pour lesquelles les centrafricains exigent le départ immédiat du Président Patassé. Posons la question à n'importe quel citoyen, y compris le plus humble, y compris le plus jeune. Il répondra tout simplement : Patassé nous affame. Il pourra ajouter : avec Patassé, il n'y a plus d'hôpitaux, de dispensaires et de médicaments, c'est pourquoi les centrafricains meurent comme des mouches. Avec Patassé, il n'y a plus d'écoles, de lycées, de collèges, et même d'Université ; les jeunes centrafricains ne peuvent plus étudier parce que les instituteurs et les professeurs ne sont plus payés, qu'il n'y a plus de tables-bancs, de livres et autres matériels didactiques, et que seuls les parents et militants du parti de Patassé ont droit à la bourse et au succès aux examens.

Avec Patassé, il n'y a plus de sécurité ; en ville, les braqueurs, y compris les karakos et les codos déguisés en braqueurs, sévissent ; en province, les zaraguinas sèment la terreur.

Avec Patassé, les paysans sont appauvris : leur coton, leur café, leur tabac, ne leur rapportent plus grand chose. Avec Patassé, il n'y a plus de route, Bangui est une capitale qui fait honte aux centrafricains.

Avec Patassé, il n'y a plus de droit, il n'y a plus de justice; c'est le règne absolu de l'arbitraire. Les libertés démocratiques chèrement conquises sont quotidiennement piétinées par M. Patassé. L'opposition n'a pas le droit de tenir des meetings, d'organiser des marches pacifiques, de parler à la radio et à la télévision nationales. Les leaders politiques etsyndicaux sont menacés , traqués, et vivent dans une insécurité permanente. La Constitution est régulièrement violée. Avec M. Patassé, c'est le règne du tribalisme, du régionalisme et de l'exclusion.

Avec M. Patassé, l'économie nationale est gangrenée par l'affairisme mafieux, la corruption, la gabegie financière , bref une gestion patrimoniale et opaque. Avec M. Patassé enfin, la crédibilité internationale de notre pays est mise à mal, nous avons un Président qui est fréquemment l'objet de la risée internationale comme on vient de le voir avec l'affaire des 1O millions de dollars sortis de sa cagnotte personnelle ; avec lui, ce sont des relations conflictuelles sans fin avec nos voisins et nos principaux partenaires extérieurs.

IL DOIT DONC PARTIR, ET VITE ! ! !

Le mouvement populaire doit s'amplifier, à partir d'aujourd'hui, pour le contraindre à partir. La pression ne doit plus se relâcher à partir d'aujourd'hui. Les actions de masses doivent s'enchaîner et s'élargir pour le chasser. Il veut massacrer les centrafricains. Il s'y prépare activement. Il déploie sa garde prétorienne à tous les coins de rue. Il recrute et arme des miliciens, il recourt au service de mercenaires étrangères, surtout les CODOS tchadiens de feu Moise KETTE. Autrement dit, M. Patassé fait appel aux mercenaires étrangers pour tuer ses propres compatriotes.

Faisons-lui comprendre clairement, dès aujourd'hui, que nous n'avons pas peur de mourir pour notre pays. De toutes façons, il ne pourra pas tuer tous les 3,5 millions de centrafricains, ; un, dix, cent, peut-être mille, tomberont, mais d'autres se lèveront aussitôt.

L'armée nationale, la gendarmerie nationale, la police nationale, ont déjà montré qu'elles n'ont aucune envie de verser le sang des centrafricains pour sauver le fauteuil vacillant de M. Patassé. Elles ne se feront pas complices d'un génocide.

Les 15 partis politiques proposent la mise en place, à compter d'aujourd'hui, d'un Front Uni des Forces vives pour faire échec aux visées criminelles de M. Patassé et le contraindre à partir sans verser le sang des centrafricains. Ce Front Uni comprendra les partis politiques, les centrales syndicales, les mouvements de jeunesse. Il devra s'ouvrir aux représentants des associations de la société civile, des femmes, des boubanguérés, et tous autres groupements désireux de se joindre à la lutte. En son sein le Front Uni se mettra d'accord pour désigner un Bureau de cinq à sept membres par exemple, dont la mission prioritaire est de coordonner et diriger les actions de masse en vue d'obtenir le départ immédiat du Président Patassé. Ce Bureau mettra en place des commissions spécialisées chargées notamment de la mobilisation, de la communication, de l'intendance, de la sécurité, etc. Une de ces commissions devrait se charger tout particulièrement de réfléchir et de faire des propositions sur ce que devrait être la transition, que nous voulons consensuelle, pacifique et démocratique. Consensuelle, cela veut dire qu'elle devra associer toutes les forces vives de la Nation, toutes les composantes ethniques et régionales, ce qui veut dire qu'elle devrait s'ouvrir également à ceux de nos compatriotes qui ont suivi et soutenu M. Patassé depuis sept ans mais qui sont aujourd'hui déçus. Le MLPC, à condition qu'il se débarrasse de ses éléments extrémistes et tribalistes, a donc toute sa place dans le paysage politique de la Transition consensuelle.

Pacifique, cette Transition devra veiller tout particulièrement à éviter les dérapages suicidaires pouvant conduire à la guerre civile . Les principaux acteurs devront faire violence à leur égoïsme, à leurs petits calculs, à leurs intérêts partisans, , à leurs ambitions personnelles, pour privilégier le consensus, la tolérance, la concorde, bref, l'intérêt supérieur de la nation. Les forces armées centrafricaines , la gendarmerie et la police nationales, dont l'esprit républicain ne cesse de se confirmer, auront un rôle éminent à jouer pour garantir la sécurité des centrafricains et éviter les dérapages de nature à faire capoter l'esprit pacifique de la Transition.

Démocratique, la Transition devra tout faire pour sauvegarder les institutions, prendre les mesures pratiques justifiées par la nécessité d'adapter certaines clauses pour faire face à des problèmes concrets, sans toutefois remettre fondamentalement en cause les dites institutions.

Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, il n'est pas dans l'intérêt de notre pays de rompre avec certains principes au risque d'entraîner notre isolement sur la scène internationale. Nous devons demeurer un pays démocratique, un pays où la règle permanente est celle du droit.

Il appartiendra à la commission spéciale susmentionnée d'approfondir et finaliser ces propositions, qui seront débattues par toutes les forces vives, afin qu'elles deviennent la Charte de la Transition.

Soyons unis, soyons déterminés. En fin de compte, la victoire appartiendra au peuple centrafricain. C'est lui qui aura le dernier mot.

Le grand meeting des partis de l'opposition dispersé par les forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes et balles réelles

Un manifestant rapporte : "deux poids deux mesures"

<< Bangui est entrain de brûler! Les Forces de l'ordre s'opposent au meeting qui doit etre fait par les partis politiques de l'opposition.
Il y a des blesses et on ne sait pas encore s'il y a des morts. Sinon, des grands leaders de partis politiques d'opposition sont blesses par bal ( A ce qu'il parait Gounpande, Goumba, Dacko, ...) sont aussi blesses.
Quel est ce pays? Le parti au pouvoir MLPC a eu a faire son meeting sans blessure ni autres degâts, mais l'opposition ne peut pas faire autant? Non, trop c'est trop! ..."
On dit MERDE au MLPC et son pouvoir, ses dirigeants, ...>>. S.V.
Bangui 16h52min

Dispersion par la police d'un meeting des partis de l'opposition (Afp, Bangui, 19 décembre 2000 - 17h15)

Un meeting de l'ensemble des partis de l'opposition centrafricaine, qui devait se tenir mardi après-midi à Bangui, a été dispersé peu avant son début à coups de grenades lacrymogènes par les forces de police, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ce meeting, interdit dans la matinée par le gouvernement centrafricain qui estimait ne pas être en mesure d'en assurer la sécurité, avait été appelé par 15 partis politiques d'opposition demandant le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé "dans l'intérêt de la Nation".
Alors qu'une vingtaine de dirigeants de ces partis, dont plusieurs députés, avaient déjà pris place dans le stade Bonga-Bonga de Bangui en compagnie de plusieurs centaines de leurs sympathisants, les forces anti-émeutes de la police leur ont demandé de quitter les lieux "au nom de la loi".
Refusant d'obtempérer "au nom de la loi sur la liberté de rassemblement", les opposants ont été alors été délogés de leur lieu de réunion, situé non loin du centre-ville, par des tirs nourris de grenades lacrymogènes. S'en est suivie une gigantesque bousculade où plusieurs manifestants ont été légèrement blessés, a constaté l'AFP.
Les policiers, agressés à leur tour à coups de pierres par de jeunes manifestants, ont poursuivi les sympathisants de l'opposition dans deux quartiers voisins - Sika 1 et Saïdou - d'où des tirs en l'air, et cette fois à balles réelles, ont été entendus, ont indiqué plusieurs témoins. Quelques véhicules ont été endommagés.
En milieu d'après-midi, d'importantes forces policières étaient toujours présentes aux abords du stade, mais le calme semblait être revenu en dépit de quelques tirs sporadiques.
Cette dispersion du meeting intervient alors que la Centrafrique est en proie depuis plusieurs semaines à de vives tensions sociales dues à une grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'au moins 12 mois d'arriérés de salaire.
La crise sociale et l'absence de dialogue entre syndicats de la fonction publique et gouvernement a ainsi amené les partis d'opposition à critiquer le "régime Patassé", incapable, selon eux, de payer les fonctionnaires en raison de sa corruption et sa mauvaise gouvernance.
Le 15 décembre, les partis politiques d'opposition avaient demandé le départ, "dans l'intérêt supérieur de la nation", du président Patassé et annoncé la création d'un "comité de coordination" en vue de "préparer un changement politique sans violence".
Les autorités centrafricaines ont de leur côté dénoncé à plusieurs reprises la "récupération politique" des "justes revendications salariales des travailleurs", interdisant systématiquement les réunions des partis d'opposition.

Le gouvernement interdit un meeting des partis de l'opposition (Afp, Bangui, 19 décembre 2000 - 9h37)
Un grand meeting de l'ensemble des partis d'opposition, devant se tenir mardi après-midi à Bangui, a été interdit par le gouvernement centrafricain qui étend la mesure à une marche programmée le même jour par la majorité présidentielle, a-t-on appris de source officielle.
Dans un communiqué diffusé mardi par la radio nationale, le gouvernement a estimé qu'il n'était pas en mesure d'assurer la sécurité de ces deux manifestations en raison des "actes fréquents de vandalisme sur la voie publique" commis par des "groupuscules clandestins" et des "risques de débordements".
Les autorités centrafricaines ont donc décidé d'interdire les deux manifestations, tout en appelant les organisateurs "au sens des responsabilités".
Le député et président du Forum pour la démocratie et la modernité (FODEM, opposition), Charles Massi, a de son coté affirmé à l'AFP que "le meeting va se tenir quoiqu'il advienne".
Quelque 15 partis d'opposition, qui ont demandé le 15 décembre le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé "dans l'intérêt de la Nation", avaient annoncé la tenue d'un meeting devant permettre de "proposer une plate-forme politique" à toutes les couches de la nation, en vue d'obtenir un "changement sans violence" et de favoriser une "transition apaisée".

Bangui désespère du soutien de la France (PAPIER D'ANGLE)

BANGUI, 15 déc (AFP) - 11h18 - Les autorités centrafricaines, dans l'incapacité de répondre aux exigences salariales des fonctionnaires en grève, multiplient depuis deux semaines les critiques contre la France, même si des voix se font entendre pour défendre le "partenaire traditionnel".

Le président Ange-Félix Patassé et son parti ont récemment accusé la Paris - premier bailleur de fonds bilatéral de la Centrafrique - d'abandonner Bangui à son sort en conditionnant son aide financière à la signature d'un accord avec le Fonds monétaire international (FMI).

"Nous n'avions pas attendu de signer un accord pour voler au secours de la France", avait pesté le président Patassé le 1er décembre, lors d'un banquet offert pour le 42ème anniversaire de l'indépendance de la Centrafrique, en présence de l'ambassadeur de France à Bangui.

Au-delà des considérations matérielles, l'intransigeance financière de l'ex-puissance coloniale est interprétée par de nombreux dirigeants comme une preuve de désamour envers le régime, voire une volonté délibérée de nuire.

A la veille de l'opération "Centrafrique pays mort" des syndicats de la fonction publique, le parti présidentiel, le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC) avait ainsi violemment critiqué l'attitude de Paris à l'égard du régime Patassé.

"La France des flibustiers (...) s'est résolue à acculer notre peuple en le maintenant dans une misère plus inhumaine en guise de représailles pour avoir osé élire Ange-Félix Patassé à la présidence de la République" en 1993, affirmait le MLPC.

La violence du propos, que des cadres du MLPC ont tenté par la suite de minimiser en notant que le message ne s'adressait pas aux autorités françaises mais à "une certaine France", traduit néanmoins le sentiment de la plupart des "fidèles" du chef de l'Etat.

"La tête de Patassé ne plaît pas aux dirigeants français et le peuple centrafricain ne fait que payer les pots cassés", a confié à l'AFP un député du MLPC, pour qui la France a soutenu l'ancien président André Kolingba (1981-1993) alors que "le pays n'était pas mieux géré".

Refusant l'idée que la doctrine Balladur est appliquée pour tous, ce même député ayant requis l'anonymat a estimé qu'"on apporte de l'aide sans réserve à la Côte d'Ivoire ou au Cameroun".

"Les relations de la Centrafrique avec la France sont passionnelles, à la limite de l'irrationalité", se résignait pour sa part un diplomate étranger en poste à Bangui.

Le Premier ministre, Anicet-Georges Dologuélé s'est, quant à lui, voulu apaisant en prenant acte du fait que "depuis la doctrine Balladur, la France ne décaisse plus sans accord du FMI", encore moins pour les dépenses récurrentes comme les salaires ou les retraites.

"Mais pour un peuple qui vit dans l'assistanat, c'est perçu comme un abandon", a-t-il expliqué mercredi lors d'un entretien à l'AFP.

Attentif à la montée des tensions sociales dans le pays à mesure que le blocage s'installe entre syndicats et gouvernement, M. Dologuélé a néanmoins suggéré qu'une aide d'urgence permettrait d'éviter le "chaos".

"Il vaut mieux sortir un peu d'argent que d'attendre que les événements ne se dégradent, obligeant à en dépenser encore plus", a-t-il indiqué, dans une allusion directe à l'intervention militaire française pendant les sanglantes mutineries de 1996-97.

L'opposition centrafricaine, qui soutient sans réserve le mouvement de protestation sociale, a tiré profit des dérives verbales des derniers jours pour dénoncer l'irresponsabilité de l'Etat, à la recherche selon elle d'"un bouc émissaire" pour justifier sa mauvaise gouvernance.

Une position symptomatique de la perception ambiguë de l'ancienne puissance coloniale par la classe politique du pays. A plusieurs reprises, notamment lors des élections présidentielles de 1999, cette même opposition estimait que la France... cautionnait le "régime Patassé".

Marche pacifique de femmes solidaires des fonctionnaires en grève

BANGUI, 14 déc (AFP) - 15h58 - Plusieurs dizaines de femmes centrafricaines ont marché pacifiquement jeudi dans les rues de Bangui, en solidarité avec les fonctionnaires en grève depuis plus d'un mois qui réclament le paiement de 12 mois d'arriérés de salaires, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Nous, femmes centrafricaines, soutenons les revendications salariales légitimes des travailleurs et demandons le paiement des arriérés de salaires des travailleurs", pouvait-on lire sur des banderoles, lors de cette marche lancée à l'appel de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA).

Les manifestantes ont également demandé au gouvernement de payer les arriérés de pensions des retraités et les bourses estudiantines, tout en s'opposant à une "année blanche en République centrafricaine" (RCA).

Elles ont enfin appelé la communauté internationale "à exiger du FMI et de la Banque mondiale le décaissement de l'aide à l'Afrique", dans le cadre de l'initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), et "une aide à la consolidation de la démocratie en Centrafrique".

La marche a marqué des arrêts devant la Primature et le Bureau d'observation des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) où un mémorandum a été remis au Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé et au représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RCA, Cheick Tidiane Sy.

Le cortège s'est dispersé sans incident en début d'après-midi dans le centre ville.

M. Dologuélé a invité mercredi les syndicats de fonctionnaires, en grève depuis début novembre, à entamer un "dialogue constructif" afin de désamorcer la crise sociale et d'éviter "la fuite en avant", rappelle-t-on.

RCA: "Il faut passer à un dialogue constructif avec les syndicats" (PM)

BANGUI, 13 déc (AFP) - 22h46 - Le Premier ministre centrafricain, Anicet-Georges Dologuélé, a appelé mercredi à l'instauration d'"un dialogue constructif" avec les syndicats de fonctionnaires en grève depuis le 2 novembre pour réclamer le paiement d'arriérés de salaires.
"Il faut un dialogue constructif avec les syndicats et aussi dépassionner le débat sur les salaires", a estimé dans la soirée le Premier ministre au cours d'un entretien avec un journaliste de l'AFP à Bangui.

Le chef du gouvernement a invité les syndicats à venir discuter du paiement "d'un certain nombre de mois" et "d'un calendrier de paiement pour le reste".

"Mais dans ce cas, il faudra sécuriser ce calendrier en prenant des mesures drastiques sur les dépenses budgétaires", a-t-il ajouté en invoquant les problèmes de la corruption et de l'évasion fiscale qui frappent son pays.

Les principales centrales de la fonction publique, qui conditionnent toute reprise de dialogue au "paiement immédiat" de 12 mois de salaire et ont annoncé mercredi des "actions d'envergure" pour soutenir leurs revendications, "créent des conditions pour que les choses n'avancent pas", a encore estimé M. Dologuélé.

"Ce n'est pas avec cette attitude que l'on règlera le problème des arriérés de salaire", a-t-il précisé, jugeant que "les syndicats placent la barre très haut". "Il faut recenser nos possibilités réelles et les ajuster", a jugé le Premier ministre.

Face à la grave crise sociale actuelle et aux rumeurs de coup d'Etat qui agitent Bangui, le Premier ministre a enfin invité les Centrafricains à se détourner de la tentation d'une prise de pouvoir par la force.

"C'est dommage que l'on ne s'inspire pas de ce qui se passe à l'extérieur", a déclaré le chef du gouvernement en faisant notamment allusion à la crise politique ivoirienne.

Grève des fonctionnaires: Les syndicats annoncent des actions "d'envergure"

BANGUI, 13 déc (AFP) - 18h01 - Les principales centrales de la fonction publique centrafricaine, en grève depuis le 2 novembre, ont annoncé mercredi le lancement "d'actions d'envergure" à partir du lundi 18 décembre pour obtenir la satisfaction de leurs revendications salariales.

"Nous avons recensé un certain nombre d'actions proposées par la base", ont indiqué les dirigeants syndicaux à l'issue d'une assemblée générale de plusieurs heures qui s'est tenue à la Bourse du travail de Bangui.

"Ce seront des actions pacifiques de grande envergure, mais dures", ont ajouté ces dirigeants qui ont précisé qu'une liste de ces actions serait rendue publique au cours d'une nouvelle assemblée générale fixée pour samedi prochain, a-t-on appris de même source.

Les responsables de deux centrales syndicales ont néanmoins expliqué à un journaliste de l'AFP qu'ils préparaient des occupations de bâtiments ministériels, voire un "sit-in", devant le palais de la présidence à Bangui.

"Nous excluons toujours la violence, mais si la base l'exige, nous pourrons doser nos actions pour mettre le gouvernement à genoux", ont-ils affirmé par ailleurs.

L'ancien président David Dacko (1960-1965 et 1979-1981), qui assistait à l'assemblée générale, a pris la parole à sa demande avant d'être interrompu et conspué par des participants qui l'ont accusé d'être responsable de la "descente aux enfers du pays en acceptant de laisser le pouvoir aux militaires".

En 1981, le président Dacko avait laissé la place au général André Kolingba après avoir remporté une élection présidentielle contestée par l'opposition de l'époque.

Plusieurs dizaines d'élèves et étudiants centrafricains ont également tenté, sans succès, de prendre la parole. Devant le refus des dirigeants syndicaux, ces élèves ont jeté des pierres sur des véhicules de l'administration pour exprimer leur "mécontentement sur les mauvaises conditions d'enseignement dans les établissements publics", a constaté l'AFP.

La voiture du ministre de l'Intérieur, Maurice Regonessa, qui passait à proximité de la Bourse du travail, a également essuyé des jets de pierres.

Cette "coïncidence" a été interprétée par les syndicats comme un "montage" du parti présidentiel, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, au pouvoir), pour discréditer et déstabiliser leur mouvement.

Depuis le 2 novembre, une grande partie des 17.000 agents de l'Etat centrafricain est entrée en grève pour réclamer le "paiement immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaires, présenté comme condition préalable à toute négociation.

L'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), qui regroupe toutes les organisations non-gouvernementales féminines du pays, a par ailleurs annoncé mercredi à la radio nationale une "grande marche pacifique" le jeudi 14 décembre à Bangui, en signe de solidarité avec les fonctionnaires.

Grève des fonctionnaires: les syndicats annoncent des actions "d'envergure"

BANGUI, 13 déc (AFP) - 17h50 - Les principales centrales syndicales de la fonction publique centrafricaine, en grève depuis le 2 novembre, ont annoncé mercredi le lancement "d'actions d'envergure" à partir du lundi 18 décembre pour obtenir la satisfaction de leurs revendications salariales.

"Nous avons recensé un certain nombre d'actions proposées par la base", ont indiqué les dirigeants syndicaux à l'issue d'une assemblée générale de plusieurs heures qui s'est tenue à la Bourse du travail de Bangui.

"Ce seront des actions pacifiques de grande envergure, mais dures", ont indiqué ces dirigeants qui ont précisé qu'une liste de ces actions seraient rendue publique au cours d'une nouvelle assemblée générale fixée pour samedi prochain, a-t-on appris de même source.

Les responsables de deux centrales syndicales ont néanmoins expliqué à un journaliste de l'AFP qu'ils préparaient des occupations de bâtiments ministériels, voire un "sit-in", devant le palais de la présidence à Bangui.

Depuis le 2 novembre, une partie des 17.000 agents de l'Etat centrafricain est entrée en grève pour réclamer le "paiement immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaire, présenté comme condition préalable à toute négociation.

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Relations tendues entre la presse centrafricaine et le pouvoir

BANGUI, 3O nov (AFP) - 17h16 - Plusieurs journalistes de médias d'Etat et privés font l'objet de mesures de suspension ou de menaces de la part des autorités centrafricaines depuis le déclenchement de la grève des fonctionnaires le 2 octobre dernier, a-t-on appris de sources concordantes.

Deux présentateurs de journaux de la radio privée catholique Radio Notre Dame, émettant à Bangui, ont ainsi été suspendus d'antenne le 28 novembre "pour une durée indéterminée" sur ordre du ministre de la Communication, Francis Albert Ouakanga.

Le gouvernement centrafricain reproche notamment à Constant Bambia Banguema et Arsène Jonhatan Mosseavo d'avoir diffusé un communiqué de presse du Parti de l'unité nationale (PUN - opposition) faisant état de deux tentatives d'assassinat dont le président de ce parti, l'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, aurait été la cible.

Par ailleurs, le directeur de publication du quotidien Le Citoyen, Maka Gbossokoto, dont le journal s'en prend régulièrement au régime de Bangui et réclame la démission du président Ange-Félix Patassé, affirme "être en danger de mort".

M. Gbossokoto a précisé à l'AFP être depuis le 27 novembre "techniquement interdit d'accès au réseau cellulaire national", ce qui, selon lui, l'empêche d'entrer en contact avec la boucle locale de la capitale et le reste du monde.

Selon la presse indépendante, le pouvoir accuse le journaliste d'être "le centre nerveux d'un complot orchestré par des opposants pour renverser le président Patassé".

L'opposition centrafricaine soutient depuis le début la grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'au moins douze mois d'arriérés de salaires.

Enfin, le correspondant de l'AFP et rédacteur en chef à la Radio nationale centrafricaine, Christian Panika, est suspendu de fonction et de solde depuis le 16 novembre pour une durée de trois mois. Il devrait être traduit prochainement devant le conseil de discipline de la fonction publique.

Le ministre de la Communication lui reproche officiellement ses "absences répétées non justifiées", sa "désobéissance hiérarchique" et son "comportement irresponsable et récidiviste".

Sa couverture pour l'AFP de plusieurs affaires de corruption lui avait valu d'être menacé de sanctions par le Premier ministre Anicet Georges Dologuélé et d'être interrogé pendant plusieurs heures en septembre par la police judiciaire.

En décembre 1999, le président Patassé, estimant que les médias centrafricains s'enfonçaient "dans un magma de boue puante", avait annoncé "des mesures (...) contre la presse qui a tendance à inciter à la rébellion, à la guerre tribale et à la haine", rappelle-t-on.

Les fonctionnaires en grève rompent le dialogue avec le gouvernement

BANGUI, 29 nov (AFP) - 14h37 - Les syndicats de la fonction publique centrafricaine, en grève depuis le 2 novembre dernier, ont décidé mercredi de rompre le dialogue avec le gouvernement jusqu'à satisfaction complète de leurs revendications, a constaté un journaliste de l'AFP.

"Il n'est plus question de discuter avec le gouvernement. Nous sommes au stade de la rupture du dialogue jusqu'à la satisfaction totale de nos revendications", ont expliqué les dirigeants des six centrales de la fonction publique, réunies à Bangui en assemblée générale.

"Nous avons en face de nous des irresponsables qui tiennent aujourd'hui un langage qu'ils peuvent changer demain", ont-ils ajouté en citant en exemple le ministre centrafricain de l'Intérieur, Maurice Regonessa, à qui ils reprochent d'avoir autorisé puis interdit au dernier moment la récente marche pacifique des travailleurs.

Les syndicalistes ont également dénoncé les "promesses non tenues" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et de son gouvernement.

Après une première grève "d'avertissement" de la fonction publique, le gouvernement centrafricain s'était engagé à verser trois mois de salaire à tous les fonctionnaires au 15 octobre, mais depuis, aucun fonds n'a été débloqué, rappelle-t-on.

Le chef de l'Etat centrafricain avait de son côté promis une "contribution personnelle" de 10 millions de dollars US, soit l'équivalent d'environ 4 mois de salaire de la fonction publique.

Les syndicats ont par ailleurs repoussé au 11 décembre 2000 l'opération "Centrafrique pays mort", prévue initialement pour le 8 décembre, en raison de la fête de l'Immaculée Conception célébrée le même jour.

Une conférence de presse sera néanmoins organisée le 8 décembre, a-t-on précisé de source syndicale.

Les fonctionnaires centrafricains, qui réclament toujours le paiement immédiat de douze mois d'arriérés de salaires, avaient décidé en novembre de lancer une opération "Centrafrique pays mort", censée paralyser les secteurs publics et privés du pays.

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