CENTRAFRIQUE_GEOPOLITIQUE NATIONALE_INSTABILTE POLITIQUE: FRONDE ANTI FRANCAIS... LE TRACT DU TRIO PADODO ET DU QUATUOR CRIMINEL ... KODRO BOY-RABE (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 30 décembre 2000 17H 50
Suspension jusqu'au 3 janvier du procès des opposants centrafricains BANGUI, 29 déc (AFP) - 19h40 -
Début à Bangui du procès des opposants centrafricains BANGUI, 29 déc (AFP) - 14h03 -
CENTRAFRIQUE_ASSEMBLEE NATIONALE_BUDGET 2001 : LES DÉPUTÉS ONT BOUDE L'HÉMICYCLE KODRO BRUXELLES (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 29 décembre 2000 00H 55
CENTRAFRIQUE_PRIMATURE_PROJET CRIMINEL : LE "QUATUOR CRIMINEL " TOUJOURS ACTIF, LES CODOS DU CONSEILLER YVES SANGHAMY... SONT LIBERES! KODRO SICA 1 (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 27 décembre 2000 22H30
CENTRAFRIQUE_ETAT DE DROIT_PROCES DES DEPUTES : TRIO PADODO ET QUATUOR CRIMINEL PLUS RIDICULEMENT CRIMINELS QUE JAMAIS KODRO BONGA-BONGA (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 27 décembre 2000 13H 35
CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : PROCES DES DEPUTES ANNONCE POUR MERCREDI 27 DECEMBRE 2000 KODRO BONGA-BONGA (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 27 décembre 2000 01H55
CENTRAFRIQUE_DROITS HUMAINS_ETAT DE DROIT : LES CENTRALES SYNDICALES METTENT EN GARDE LE REGIME DICTATORIAL DE BANGUI KODRO BONGA-BONGA (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 26 décembre 2000 19H45
CENTRAFRIQUE_GOUVERNEMENT_ASSEMBLEE NATIONALE : UN MINISTRE INTERDIT DE PAROLE PAR DONDON-KONAMBAYE KODRO BONGA-BONGA (BANGUI CENTRAFRIQUE ) 26 décembre 2000 20H45
La marche "pacifique" du 22 décembre 2000 appelée par l'opposition n'a pas eu lieu BANGUI, 22 déc 2000 (AFP) - 19h46
Important dispositif de sécurité à Bangui pour une marche de l'opposition BANGUI, 22 déc 2000 (AFP) - 12h03
Les autorités centrafricaines interdisent la marche de l'opposition BANGUI, 20 déc (AFP) 22h31
La LCDH condamne l'interdiction du meeting des partis de l'opposition BANGUI, 20 déc (AFP) - 17h38
CENTRAFRIQUE_EXPLOSION SOCIALE_MEETING DE LOPPOSITION : DISPERSEMENT, ARRESTATION DE SIX (06) DEPUTES ET DE PLUS DE DEUX CENTS (200) MANIFESTANTS. 20 décembre 2000 (KODRO) 02H30
Meeting des forces vives au stade Bonga-Bonga à Bangui, le 19 décembre 2000 : "Le texte introductif"
Un manifestant rapporte : "deux poids deux mesures"
Dispersion par la police d'un meeting des partis de l'opposition BANGUI, 19 déc (AFP) - 17h35
Le gouvernement interdit un meeting des partis de l'opposition BANGUI, 19 déc (AFP) - 9h37
Bangui désespère du soutien de la France (PAPIER D'ANGLE) BANGUI, 15 déc (AFP) - 11h18 -
Marche pacifique de femmes solidaires des fonctionnaires en grève BANGUI, 14 déc (AFP) - 15h58 -
RCA: "Il faut passer à un dialogue constructif avec les syndicats" (PM) BANGUI, 13 déc (AFP) - 22h46 -
Grève des fonctionnaires (2) : Les syndicats annoncent des actions "d'envergure" BANGUI, 13 déc (AFP) - 18h01 -
Grève des fonctionnaires (1) : les syndicats annoncent des actions "d'envergure" BANGUI, 13 déc (AFP) - 17h50
La marche "pacifique" du 22 décembre 2000 appelée par l'opposition n'a pas eu lieu (Afp, Bangui, 22 décembre 2000 - 19h46) La marche "pacifique" appelée jeudi par l'opposition centrafricaine et interdite dans la soirée par les autorités n'a finalement pas eu lieu vendredi à Bangui alors qu'un important dispositif sécuritaire avait été déployé dans toute la capitale, a constaté un journaliste de l'AFP. Des unités de la FORSDIR (ancienne garde présidentielle), de la police et de la gendarmerie ont été positionnées durant toute la journée aux points stratégique du centre-ville (radio nationale, télévision, présidence, etc...) et sur les grands axes des quartiers périphériques pour prévenir tout éventuel débordement. A la place de cette marche, qui avait été appelée par quinze formations politiques, le Comité de coordination de ces partis et la Coordination des centrales syndicales de la fonction publique ont eu des discussions en vue d'une adhésion des syndicats au "Front uni des forces vives", a-t-on précisé de source syndicale. A l'issue de ces discussions, les syndicats dont les membres sont en grève depuis début novembre pour obtenir du gouvernement le paiement d'au moins douze mois d'arriérés de salaire, ont décidé de consulter samedi leur base pour donner leur position quant à cette adhésion. Les quinze partis de l'opposition réclament le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé, "incapable", selon eux, de résoudre cette "grave crise sociale". Par ailleurs, un débat parlementaire sur la levée de l'immunité de quatre députés d'opposition arrêtés mardi à la suite de la dispersion par les forces de l'ordre d'un meeting interdit par le gouvernement, a été fixé au 26 décembre, a-t-on appris auprès de l'Assemblée nationale. Après ce meeting, 75 personnes, dont ces quatre députés, avaient été interpellées et se trouvaient toujours vendredi en "garde à vue" au commissariat central de Bangui, a-t-on précisé de sources gouvernementales. Parmi 75 interpellés figure également un journaliste, Raphaël Kopessoua, directeur de publication du quotidien Vouma-La Mouche, connu pour ses critiques à l'encontre du régime, a-t-on précisé de source syndicale. |
KODRO 02H30 DISPERSEMENT, ARRESTATION DE SIX (06) DEPUTES ET DE PLUS DE DEUX CENTS (200) MANIFESTANTS.
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| Source www.sangonet.com Meeting des forces vives au stade Bonga-Bonga à Bangui, le 19 décembre 2000 : Charges des forces publiques, "Le texte introductif"
Les personnalités politiques et syndicales, les députés, très tôt avaient pris
place à la tribune. Les gradins étaient remplis. La foule affluaient. L'hymne national
à peine entamé, les forces présidentielles surgirent, intimant l'ordre de quitter les
lieux. N'ayant pas obtempéré, ces forces spéciales chargèrent avec des grenades
lacrymogènes et des balles réelles tirées en l'air. Il s'en suivirent des mouvements
violents de foules ce qui provoqua des blessures plus ou moins graves. Des députés
molestés ont été arrêtés (Marguerith Balenguélé, Gbéti, Papéniah , Gamba,
Langandji, MBango); Nous livrons en EXCLUSIVITE ci-après le texte introductif du meeting qui aurait pu
être lu aussitôt après l'hymne national : Que dire d'autre, si ce n'est que c'est la preuve supplémentaire, après la marche du 24 novembre et la journée CENTRAFRIQUE PAYS MORT du 11 décembre, que les centrafricains en ont assez de Monsieur PATASSE, et veulent le voir partir le plus vite possible ? La vérité, chers compatriotes, c'est que ce meeting n'est pas seulement le meeting des 15 partis politiques qui en ont pris l'initiative. C'est en fait le meeting chargé de réaliser la jonction de tous les fronts de lutte, avec un objectif clair : LE DEPART IMMEDIAT DU PRESIDENT PATASSE. Il n'est sans doute pas nécessaire de revenir en long et en large sur les raisons pour lesquelles les centrafricains exigent le départ immédiat du Président Patassé. Posons la question à n'importe quel citoyen, y compris le plus humble, y compris le plus jeune. Il répondra tout simplement : Patassé nous affame. Il pourra ajouter : avec Patassé, il n'y a plus d'hôpitaux, de dispensaires et de médicaments, c'est pourquoi les centrafricains meurent comme des mouches. Avec Patassé, il n'y a plus d'écoles, de lycées, de collèges, et même d'Université ; les jeunes centrafricains ne peuvent plus étudier parce que les instituteurs et les professeurs ne sont plus payés, qu'il n'y a plus de tables-bancs, de livres et autres matériels didactiques, et que seuls les parents et militants du parti de Patassé ont droit à la bourse et au succès aux examens. Avec Patassé, il n'y a plus de sécurité ; en ville, les braqueurs, y compris les karakos et les codos déguisés en braqueurs, sévissent ; en province, les zaraguinas sèment la terreur. Avec Patassé, les paysans sont appauvris : leur coton, leur café, leur tabac, ne leur rapportent plus grand chose. Avec Patassé, il n'y a plus de route, Bangui est une capitale qui fait honte aux centrafricains. Avec Patassé, il n'y a plus de droit, il n'y a plus de justice; c'est le règne absolu de l'arbitraire. Les libertés démocratiques chèrement conquises sont quotidiennement piétinées par M. Patassé. L'opposition n'a pas le droit de tenir des meetings, d'organiser des marches pacifiques, de parler à la radio et à la télévision nationales. Les leaders politiques etsyndicaux sont menacés , traqués, et vivent dans une insécurité permanente. La Constitution est régulièrement violée. Avec M. Patassé, c'est le règne du tribalisme, du régionalisme et de l'exclusion. Avec M. Patassé, l'économie nationale est gangrenée par l'affairisme mafieux, la corruption, la gabegie financière , bref une gestion patrimoniale et opaque. Avec M. Patassé enfin, la crédibilité internationale de notre pays est mise à mal, nous avons un Président qui est fréquemment l'objet de la risée internationale comme on vient de le voir avec l'affaire des 1O millions de dollars sortis de sa cagnotte personnelle ; avec lui, ce sont des relations conflictuelles sans fin avec nos voisins et nos principaux partenaires extérieurs. IL DOIT DONC PARTIR, ET VITE ! ! ! Le mouvement populaire doit s'amplifier, à partir d'aujourd'hui, pour le contraindre à partir. La pression ne doit plus se relâcher à partir d'aujourd'hui. Les actions de masses doivent s'enchaîner et s'élargir pour le chasser. Il veut massacrer les centrafricains. Il s'y prépare activement. Il déploie sa garde prétorienne à tous les coins de rue. Il recrute et arme des miliciens, il recourt au service de mercenaires étrangères, surtout les CODOS tchadiens de feu Moise KETTE. Autrement dit, M. Patassé fait appel aux mercenaires étrangers pour tuer ses propres compatriotes. Faisons-lui comprendre clairement, dès aujourd'hui, que nous n'avons pas peur de mourir pour notre pays. De toutes façons, il ne pourra pas tuer tous les 3,5 millions de centrafricains, ; un, dix, cent, peut-être mille, tomberont, mais d'autres se lèveront aussitôt. L'armée nationale, la gendarmerie nationale, la police nationale, ont déjà montré qu'elles n'ont aucune envie de verser le sang des centrafricains pour sauver le fauteuil vacillant de M. Patassé. Elles ne se feront pas complices d'un génocide. Les 15 partis politiques proposent la mise en place, à compter d'aujourd'hui, d'un Front Uni des Forces vives pour faire échec aux visées criminelles de M. Patassé et le contraindre à partir sans verser le sang des centrafricains. Ce Front Uni comprendra les partis politiques, les centrales syndicales, les mouvements de jeunesse. Il devra s'ouvrir aux représentants des associations de la société civile, des femmes, des boubanguérés, et tous autres groupements désireux de se joindre à la lutte. En son sein le Front Uni se mettra d'accord pour désigner un Bureau de cinq à sept membres par exemple, dont la mission prioritaire est de coordonner et diriger les actions de masse en vue d'obtenir le départ immédiat du Président Patassé. Ce Bureau mettra en place des commissions spécialisées chargées notamment de la mobilisation, de la communication, de l'intendance, de la sécurité, etc. Une de ces commissions devrait se charger tout particulièrement de réfléchir et de faire des propositions sur ce que devrait être la transition, que nous voulons consensuelle, pacifique et démocratique. Consensuelle, cela veut dire qu'elle devra associer toutes les forces vives de la Nation, toutes les composantes ethniques et régionales, ce qui veut dire qu'elle devrait s'ouvrir également à ceux de nos compatriotes qui ont suivi et soutenu M. Patassé depuis sept ans mais qui sont aujourd'hui déçus. Le MLPC, à condition qu'il se débarrasse de ses éléments extrémistes et tribalistes, a donc toute sa place dans le paysage politique de la Transition consensuelle. Pacifique, cette Transition devra veiller tout particulièrement à éviter les dérapages suicidaires pouvant conduire à la guerre civile . Les principaux acteurs devront faire violence à leur égoïsme, à leurs petits calculs, à leurs intérêts partisans, , à leurs ambitions personnelles, pour privilégier le consensus, la tolérance, la concorde, bref, l'intérêt supérieur de la nation. Les forces armées centrafricaines , la gendarmerie et la police nationales, dont l'esprit républicain ne cesse de se confirmer, auront un rôle éminent à jouer pour garantir la sécurité des centrafricains et éviter les dérapages de nature à faire capoter l'esprit pacifique de la Transition. Démocratique, la Transition devra tout faire pour sauvegarder les institutions, prendre les mesures pratiques justifiées par la nécessité d'adapter certaines clauses pour faire face à des problèmes concrets, sans toutefois remettre fondamentalement en cause les dites institutions. Dans le monde tel qu'il est aujourd'hui, il n'est pas dans l'intérêt de notre pays de rompre avec certains principes au risque d'entraîner notre isolement sur la scène internationale. Nous devons demeurer un pays démocratique, un pays où la règle permanente est celle du droit. Il appartiendra à la commission spéciale susmentionnée d'approfondir et finaliser ces propositions, qui seront débattues par toutes les forces vives, afin qu'elles deviennent la Charte de la Transition. Soyons unis, soyons déterminés. En fin de compte, la victoire appartiendra au peuple centrafricain. C'est lui qui aura le dernier mot. |
| Le grand meeting des partis de l'opposition
dispersé par les forces de l'ordre à coups de grenades lacrymogènes et balles réelles Un manifestant rapporte : "deux poids deux mesures" << Bangui est entrain de brûler! Les Forces de l'ordre s'opposent au meeting qui
doit etre fait par les partis politiques de l'opposition. Dispersion par la police d'un meeting des partis de l'opposition (Afp, Bangui, 19 décembre 2000 - 17h15)Un meeting de l'ensemble des partis de l'opposition centrafricaine, qui devait se tenir
mardi après-midi à Bangui, a été dispersé peu avant son début à coups de grenades
lacrymogènes par les forces de police, a constaté un journaliste de l'AFP. Le gouvernement interdit un meeting des partis de l'opposition (Afp, Bangui, 19 décembre 2000 - 9h37)Un grand meeting de l'ensemble des partis d'opposition, devant se tenir mardi après-midi à Bangui, a été interdit par le gouvernement centrafricain qui étend la mesure à une marche programmée le même jour par la majorité présidentielle, a-t-on appris de source officielle. Dans un communiqué diffusé mardi par la radio nationale, le gouvernement a estimé qu'il n'était pas en mesure d'assurer la sécurité de ces deux manifestations en raison des "actes fréquents de vandalisme sur la voie publique" commis par des "groupuscules clandestins" et des "risques de débordements". Les autorités centrafricaines ont donc décidé d'interdire les deux manifestations, tout en appelant les organisateurs "au sens des responsabilités". Le député et président du Forum pour la démocratie et la modernité (FODEM, opposition), Charles Massi, a de son coté affirmé à l'AFP que "le meeting va se tenir quoiqu'il advienne". Quelque 15 partis d'opposition, qui ont demandé le 15 décembre le départ du président centrafricain Ange-Félix Patassé "dans l'intérêt de la Nation", avaient annoncé la tenue d'un meeting devant permettre de "proposer une plate-forme politique" à toutes les couches de la nation, en vue d'obtenir un "changement sans violence" et de favoriser une "transition apaisée". |
Bangui désespère du soutien de la France (PAPIER D'ANGLE)11h18 - Les autorités centrafricaines, dans l'incapacité de répondre aux exigences salariales des fonctionnaires en grève, multiplient depuis deux semaines les critiques contre la France, même si des voix se font entendre pour défendre le "partenaire traditionnel".Le président Ange-Félix Patassé et son parti ont récemment accusé la Paris - premier bailleur de fonds bilatéral de la Centrafrique - d'abandonner Bangui à son sort en conditionnant son aide financière à la signature d'un accord avec le Fonds monétaire international (FMI). "Nous n'avions pas attendu de signer un accord pour voler au secours de la France", avait pesté le président Patassé le 1er décembre, lors d'un banquet offert pour le 42ème anniversaire de l'indépendance de la Centrafrique, en présence de l'ambassadeur de France à Bangui. Au-delà des considérations matérielles, l'intransigeance financière de l'ex-puissance coloniale est interprétée par de nombreux dirigeants comme une preuve de désamour envers le régime, voire une volonté délibérée de nuire. A la veille de l'opération "Centrafrique pays mort" des syndicats de la fonction publique, le parti présidentiel, le Mouvement pour la libération du peuple centrafricain (MLPC) avait ainsi violemment critiqué l'attitude de Paris à l'égard du régime Patassé. "La France des flibustiers (...) s'est résolue à acculer notre peuple en le maintenant dans une misère plus inhumaine en guise de représailles pour avoir osé élire Ange-Félix Patassé à la présidence de la République" en 1993, affirmait le MLPC. La violence du propos, que des cadres du MLPC ont tenté par la suite de minimiser en notant que le message ne s'adressait pas aux autorités françaises mais à "une certaine France", traduit néanmoins le sentiment de la plupart des "fidèles" du chef de l'Etat. "La tête de Patassé ne plaît pas aux dirigeants français et le peuple centrafricain ne fait que payer les pots cassés", a confié à l'AFP un député du MLPC, pour qui la France a soutenu l'ancien président André Kolingba (1981-1993) alors que "le pays n'était pas mieux géré". Refusant l'idée que la doctrine Balladur est appliquée pour tous, ce même député ayant requis l'anonymat a estimé qu'"on apporte de l'aide sans réserve à la Côte d'Ivoire ou au Cameroun". "Les relations de la Centrafrique avec la France sont passionnelles, à la limite de l'irrationalité", se résignait pour sa part un diplomate étranger en poste à Bangui. Le Premier ministre, Anicet-Georges Dologuélé s'est, quant à lui, voulu apaisant en prenant acte du fait que "depuis la doctrine Balladur, la France ne décaisse plus sans accord du FMI", encore moins pour les dépenses récurrentes comme les salaires ou les retraites. "Mais pour un peuple qui vit dans l'assistanat, c'est perçu comme un abandon", a-t-il expliqué mercredi lors d'un entretien à l'AFP. Attentif à la montée des tensions sociales dans le pays à mesure que le blocage s'installe entre syndicats et gouvernement, M. Dologuélé a néanmoins suggéré qu'une aide d'urgence permettrait d'éviter le "chaos". "Il vaut mieux sortir un peu d'argent que d'attendre que les événements ne se dégradent, obligeant à en dépenser encore plus", a-t-il indiqué, dans une allusion directe à l'intervention militaire française pendant les sanglantes mutineries de 1996-97. L'opposition centrafricaine, qui soutient sans réserve le mouvement de protestation sociale, a tiré profit des dérives verbales des derniers jours pour dénoncer l'irresponsabilité de l'Etat, à la recherche selon elle d'"un bouc émissaire" pour justifier sa mauvaise gouvernance. Une position symptomatique de la perception ambiguë de l'ancienne puissance coloniale par la classe politique du pays. A plusieurs reprises, notamment lors des élections présidentielles de 1999, cette même opposition estimait que la France... cautionnait le "régime Patassé". |
Marche pacifique de femmes solidaires des fonctionnaires en grèveBANGUI, 14 déc (AFP) - 15h58 - Plusieurs dizaines de femmes centrafricaines ont marché pacifiquement jeudi dans les rues de Bangui, en solidarité avec les fonctionnaires en grève depuis plus d'un mois qui réclament le paiement de 12 mois d'arriérés de salaires, a constaté un journaliste de l'AFP."Nous, femmes centrafricaines, soutenons les revendications salariales légitimes des travailleurs et demandons le paiement des arriérés de salaires des travailleurs", pouvait-on lire sur des banderoles, lors de cette marche lancée à l'appel de l'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA). Les manifestantes ont également demandé au gouvernement de payer les arriérés de pensions des retraités et les bourses estudiantines, tout en s'opposant à une "année blanche en République centrafricaine" (RCA). Elles ont enfin appelé la communauté internationale "à exiger du FMI et de la Banque mondiale le décaissement de l'aide à l'Afrique", dans le cadre de l'initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE), et "une aide à la consolidation de la démocratie en Centrafrique". La marche a marqué des arrêts devant la Primature et le Bureau d'observation des Nations Unies en Centrafrique (BONUCA) où un mémorandum a été remis au Premier ministre Anicet-Georges Dologuélé et au représentant spécial du secrétaire général de l'ONU en RCA, Cheick Tidiane Sy. Le cortège s'est dispersé sans incident en début d'après-midi dans le centre ville. M. Dologuélé a invité mercredi les syndicats de fonctionnaires, en grève depuis début novembre, à entamer un "dialogue constructif" afin de désamorcer la crise sociale et d'éviter "la fuite en avant", rappelle-t-on. |
| RCA: "Il faut passer à un dialogue
constructif avec les syndicats" (PM) BANGUI, 13 déc (AFP) -
22h46 - Le Premier ministre centrafricain, Anicet-Georges Dologuélé, a appelé
mercredi à l'instauration d'"un dialogue constructif" avec les syndicats de
fonctionnaires en grève depuis le 2 novembre pour réclamer le paiement d'arriérés de
salaires. Le chef du gouvernement a invité les syndicats à venir discuter du paiement "d'un certain nombre de mois" et "d'un calendrier de paiement pour le reste". "Mais dans ce cas, il faudra sécuriser ce calendrier en prenant des mesures drastiques sur les dépenses budgétaires", a-t-il ajouté en invoquant les problèmes de la corruption et de l'évasion fiscale qui frappent son pays. Les principales centrales de la fonction publique, qui conditionnent toute reprise de dialogue au "paiement immédiat" de 12 mois de salaire et ont annoncé mercredi des "actions d'envergure" pour soutenir leurs revendications, "créent des conditions pour que les choses n'avancent pas", a encore estimé M. Dologuélé. "Ce n'est pas avec cette attitude que l'on règlera le problème des arriérés de salaire", a-t-il précisé, jugeant que "les syndicats placent la barre très haut". "Il faut recenser nos possibilités réelles et les ajuster", a jugé le Premier ministre. Face à la grave crise sociale actuelle et aux rumeurs de coup d'Etat qui agitent Bangui, le Premier ministre a enfin invité les Centrafricains à se détourner de la tentation d'une prise de pouvoir par la force. "C'est dommage que l'on ne s'inspire pas de ce qui se passe à l'extérieur", a déclaré le chef du gouvernement en faisant notamment allusion à la crise politique ivoirienne. Grève des fonctionnaires: Les syndicats annoncent des actions "d'envergure" BANGUI, 13 déc (AFP) - 18h01 - Les principales centrales de la fonction publique centrafricaine, en grève depuis le 2 novembre, ont annoncé mercredi le lancement "d'actions d'envergure" à partir du lundi 18 décembre pour obtenir la satisfaction de leurs revendications salariales. "Nous avons recensé un certain nombre d'actions proposées par la base", ont indiqué les dirigeants syndicaux à l'issue d'une assemblée générale de plusieurs heures qui s'est tenue à la Bourse du travail de Bangui. "Ce seront des actions pacifiques de grande envergure, mais dures", ont ajouté ces dirigeants qui ont précisé qu'une liste de ces actions serait rendue publique au cours d'une nouvelle assemblée générale fixée pour samedi prochain, a-t-on appris de même source. Les responsables de deux centrales syndicales ont néanmoins expliqué à un journaliste de l'AFP qu'ils préparaient des occupations de bâtiments ministériels, voire un "sit-in", devant le palais de la présidence à Bangui. "Nous excluons toujours la violence, mais si la base l'exige, nous pourrons doser nos actions pour mettre le gouvernement à genoux", ont-ils affirmé par ailleurs. L'ancien président David Dacko (1960-1965 et 1979-1981), qui assistait à l'assemblée générale, a pris la parole à sa demande avant d'être interrompu et conspué par des participants qui l'ont accusé d'être responsable de la "descente aux enfers du pays en acceptant de laisser le pouvoir aux militaires". En 1981, le président Dacko avait laissé la place au général André Kolingba après avoir remporté une élection présidentielle contestée par l'opposition de l'époque. Plusieurs dizaines d'élèves et étudiants centrafricains ont également tenté, sans succès, de prendre la parole. Devant le refus des dirigeants syndicaux, ces élèves ont jeté des pierres sur des véhicules de l'administration pour exprimer leur "mécontentement sur les mauvaises conditions d'enseignement dans les établissements publics", a constaté l'AFP. La voiture du ministre de l'Intérieur, Maurice Regonessa, qui passait à proximité de la Bourse du travail, a également essuyé des jets de pierres. Cette "coïncidence" a été interprétée par les syndicats comme un "montage" du parti présidentiel, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC, au pouvoir), pour discréditer et déstabiliser leur mouvement. Depuis le 2 novembre, une grande partie des 17.000 agents de l'Etat centrafricain est entrée en grève pour réclamer le "paiement immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaires, présenté comme condition préalable à toute négociation. L'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), qui regroupe toutes les organisations non-gouvernementales féminines du pays, a par ailleurs annoncé mercredi à la radio nationale une "grande marche pacifique" le jeudi 14 décembre à Bangui, en signe de solidarité avec les fonctionnaires. Grève des fonctionnaires: les syndicats annoncent des actions "d'envergure" BANGUI, 13 déc (AFP) - 17h50 - Les principales centrales syndicales de la fonction publique centrafricaine, en grève depuis le 2 novembre, ont annoncé mercredi le lancement "d'actions d'envergure" à partir du lundi 18 décembre pour obtenir la satisfaction de leurs revendications salariales. "Nous avons recensé un certain nombre d'actions proposées par la base", ont indiqué les dirigeants syndicaux à l'issue d'une assemblée générale de plusieurs heures qui s'est tenue à la Bourse du travail de Bangui. "Ce seront des actions pacifiques de grande envergure, mais dures", ont indiqué ces dirigeants qui ont précisé qu'une liste de ces actions seraient rendue publique au cours d'une nouvelle assemblée générale fixée pour samedi prochain, a-t-on appris de même source. Les responsables de deux centrales syndicales ont néanmoins expliqué à un journaliste de l'AFP qu'ils préparaient des occupations de bâtiments ministériels, voire un "sit-in", devant le palais de la présidence à Bangui. Depuis le 2 novembre, une partie des 17.000 agents de l'Etat centrafricain est entrée en grève pour réclamer le "paiement immédiat" de 12 mois d'arriérés de salaire, présenté comme condition préalable à toute négociation. © 2000 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. |
Relations tendues entre la presse centrafricaine et le pouvoir BANGUI, 3O nov (AFP) - 17h16 - Plusieurs journalistes de médias d'Etat et privés font l'objet de mesures de suspension ou de menaces de la part des autorités centrafricaines depuis le déclenchement de la grève des fonctionnaires le 2 octobre dernier, a-t-on appris de sources concordantes.Deux présentateurs de journaux de la radio privée catholique Radio Notre Dame, émettant à Bangui, ont ainsi été suspendus d'antenne le 28 novembre "pour une durée indéterminée" sur ordre du ministre de la Communication, Francis Albert Ouakanga. Le gouvernement centrafricain reproche notamment à Constant Bambia Banguema et Arsène Jonhatan Mosseavo d'avoir diffusé un communiqué de presse du Parti de l'unité nationale (PUN - opposition) faisant état de deux tentatives d'assassinat dont le président de ce parti, l'ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé, aurait été la cible. Par ailleurs, le directeur de publication du quotidien Le Citoyen, Maka Gbossokoto, dont le journal s'en prend régulièrement au régime de Bangui et réclame la démission du président Ange-Félix Patassé, affirme "être en danger de mort". M. Gbossokoto a précisé à l'AFP être depuis le 27 novembre "techniquement interdit d'accès au réseau cellulaire national", ce qui, selon lui, l'empêche d'entrer en contact avec la boucle locale de la capitale et le reste du monde. Selon la presse indépendante, le pouvoir accuse le journaliste d'être "le centre nerveux d'un complot orchestré par des opposants pour renverser le président Patassé". L'opposition centrafricaine soutient depuis le début la grève des fonctionnaires qui réclament le paiement d'au moins douze mois d'arriérés de salaires. Enfin, le correspondant de l'AFP et rédacteur en chef à la Radio nationale centrafricaine, Christian Panika, est suspendu de fonction et de solde depuis le 16 novembre pour une durée de trois mois. Il devrait être traduit prochainement devant le conseil de discipline de la fonction publique. Le ministre de la Communication lui reproche officiellement ses "absences répétées non justifiées", sa "désobéissance hiérarchique" et son "comportement irresponsable et récidiviste". Sa couverture pour l'AFP de plusieurs affaires de corruption lui avait valu d'être menacé de sanctions par le Premier ministre Anicet Georges Dologuélé et d'être interrogé pendant plusieurs heures en septembre par la police judiciaire. En décembre 1999, le président Patassé, estimant que les médias centrafricains s'enfonçaient "dans un magma de boue puante", avait annoncé "des mesures (...) contre la presse qui a tendance à inciter à la rébellion, à la guerre tribale et à la haine", rappelle-t-on. |
Les fonctionnaires en grève rompent le dialogue avec le gouvernementBANGUI, 29 nov (AFP) - 14h37 - Les syndicats de la fonction publique centrafricaine, en grève depuis le 2 novembre dernier, ont décidé mercredi de rompre le dialogue avec le gouvernement jusqu'à satisfaction complète de leurs revendications, a constaté un journaliste de l'AFP."Il n'est plus question de discuter avec le gouvernement. Nous sommes au stade de la rupture du dialogue jusqu'à la satisfaction totale de nos revendications", ont expliqué les dirigeants des six centrales de la fonction publique, réunies à Bangui en assemblée générale. "Nous avons en face de nous des irresponsables qui tiennent aujourd'hui un langage qu'ils peuvent changer demain", ont-ils ajouté en citant en exemple le ministre centrafricain de l'Intérieur, Maurice Regonessa, à qui ils reprochent d'avoir autorisé puis interdit au dernier moment la récente marche pacifique des travailleurs. Les syndicalistes ont également dénoncé les "promesses non tenues" du président centrafricain Ange-Félix Patassé et de son gouvernement. Après une première grève "d'avertissement" de la fonction publique, le gouvernement centrafricain s'était engagé à verser trois mois de salaire à tous les fonctionnaires au 15 octobre, mais depuis, aucun fonds n'a été débloqué, rappelle-t-on. Le chef de l'Etat centrafricain avait de son côté promis une "contribution personnelle" de 10 millions de dollars US, soit l'équivalent d'environ 4 mois de salaire de la fonction publique. Les syndicats ont par ailleurs repoussé au 11 décembre 2000 l'opération "Centrafrique pays mort", prévue initialement pour le 8 décembre, en raison de la fête de l'Immaculée Conception célébrée le même jour. Une conférence de presse sera néanmoins organisée le 8 décembre, a-t-on précisé de source syndicale. Les fonctionnaires centrafricains, qui réclament toujours le paiement immédiat de douze mois d'arriérés de salaires, avaient décidé en novembre de lancer une opération "Centrafrique pays mort", censée paralyser les secteurs publics et privés du pays.
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