Bangui, le 9 octobre 2002

GROUPE DES PARTIS POLITIQUES D'OPPOSITION EN CENTRAFRIQUE (GPO)

DÉCLARATION DU GPO SUR LE SOMMET EXTRAORDINAIRE DE LA CEMAC CONSACRÉ À LA CRISE ENTRE LA RCA ET LE TCHAD

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Le Sommet extraordinaire de la CEMAC consacré à la crise entre la RCA et le TCHAD, tenu à Libreville le 2 octobre 2002 a décidé:

1- De la délocalisation du mercenaire Abdoulaye Miskine et de l'ancien chef d'Etatmajor de l'Armée Centrafricaine, Monsieur François Bozizé;

2 - Du déploiement d'un contingent de 300 à 350 hommes en RCA composé d'éléments gabonais, congolais, camerounais, équato-guinéens et maliens, dont une compagnie spéciale chargée de la protection du président Patassé.

Le GPO rappelle que si en d'autre temps il s'est félicité de l'initiative prise par le Sommet de la CEMAC tenu à Brazzaville le 14 août 2002 créant une commission ad-hoc sur le différend centrafricano-tchadien, il a, par contre, insisté sur la corrélation qui existait entre ce conflit et la situation socio-politique intérieure de la RCA. Le départ de M. François Bozizé au TCHAD n'est que la conséquence d'une mauvaise gestion de l'après coup d'Etat du 28 mai 2001.

C'est ainsi que dans une lettre qu'il a adressée au président de cette commission ad-hoc, le président Bongo du Gabon, le GPO a exprimé son souhait de voir la dimension politique et sociale prévalant en RCA figurer dans l'agenda de travail de ladite commission.

Aujourd'hui, les Centrafricains sont déçus par la décision du dernier sommet qui est en retrait par rapport aux conclusions des sommets précédents qui privilégiaient le dialogue et la réconciliation entre les Centrafricains. A en juger par les termes du Communiqué Final, le Sommet a privilégié l'aspect sécuritaire, notamment par le déploiement des troupes des deux pays à leur frontière commune et la protection du président Patassé. Pour le GPO, l'envoi des contingents militaires n'apporte pas de solution à la crise centrafricaine, comme hier la présence de la MISAB, de la MINURCA, des troupes libyennes, de la CEN-SAD n'a pas pour autant, permis de réconcilier les Centrafricains.

Voilà pourquoi le GPO réaffirme son exigence pour la tenue du dialogue national et prie les Chefs d'Etat de la CEMAC et du MALI de favoriser la réconciliation entre les Centrafricains.

Fait à Bangui, le 9 octobre 2002

Ont signé: ADP: A. AZOUANDJI ASD: C. BREMAÏDOU FC: F. BLAGUE FND : C. MBOUANAM FODEM: J.DOZIMOGNAN MDI-PS: D.NDITIFEI-BOYSEMBE MESAN-BOGANDA : D.S. MBANGOT MNR: P.BELLET.