PARIS, le 27 octobre 2002, Front Patriotique pour le Progrès (F.P.P.), Forum Démocratique Pour la Modernité (FODEM),Société Civile Centrafricaine

COMMUNIQUE DE PRESSE

A propos de la crise militaire en République Centrafricaine

 

FODEM_LOGO.jpg (6560 octets)

 

A propos de la crise militaire en République Centrafricaine

Depuis le 25 octobre 2002, la République Centrafricaine est, une fois encore, le théâtre d’une grave crise militaire.

De violents affrontements armés opposent les Eléments des Forces Armées Centrafricaines contraints à l’exil le 02 novembre 2001 au Nord du pays à une coalition de forces étrangères à la solde du Président Ange Félix PATASSE : la Légion Islamique libyenne et soudanaise, les rebelles tchadiens d’Abdoulaye MISKINE, le Mouvement de Libération du Congo (M.L.C.) de Jean-Pierre BEMBA, les Hutus Rwandais et les mercenaires européens.

Des avions et hélicoptères de combat libyens bombardent aveuglément et sans relâche les quartiers populaires de Bangui, faisant de nombreuses innocentes victimes civiles.

Ces graves évènements sont, une fois de plus, la conséquence de l’intransigeance et du refus systématique du Président PATASSE de l’offre de Dialogue Politique Inter-Centrafricain sans exclusive de l’Opposition Démocratique, en vue d’une Réconciliation Nationale Véritable, le retour de la Paix et la sortie définitive de l’effroyable misère dont sont victimes les centrafricains.

Les signataires de l’Appel pour la convocation du Dialogue Politique Inter-Centrafricain sans exclusive du 09 octobre 2002, le Front Patriotique pour le Progrès (F.P.P.), le Forum Démocratique Pour la Modernité (FODEM), et la Société Civile, Jean-Charles BANDIO-BHÔ, condamnent avec énergie la barbarie du bombardement de la population civile par les libyens et la transformation du territoire centrafricain en sanctuaire pour les rebelles qui combattent les pouvoirs démocratiquement élus ou légaux du Tchad et de la République Démocratique du Congo.

Les signataires du présent Communiqué lancent un appel pressant aux Chefs d’Etat de la CEMAC, au Président de l’Union Africaine, à la France et aux Etats-Unis, pour imposer l’arrêt des bombardements sauvages des centrafricains et la convocation, sans délai et sans conditions, du Dialogue Politique Inter-Centrafricain sans exclusive, pour le retour à un ordre constitutionnel acceptable par tous les centrafricains.

Fait à PARIS le 27 octobre 2002

Pour les signataires du présent Communiqué

Député Charles MASSI