A propos de la crise militaire en République Centrafricaine
Depuis le 25 octobre 2002, la République Centrafricaine est, une fois encore, le
théâtre dune grave crise militaire.
De violents affrontements armés opposent les Eléments des Forces Armées
Centrafricaines contraints à lexil le 02 novembre 2001 au Nord du pays à une
coalition de forces étrangères à la solde du Président Ange Félix PATASSE : la
Légion Islamique libyenne et soudanaise, les rebelles tchadiens dAbdoulaye MISKINE,
le Mouvement de Libération du Congo (M.L.C.) de Jean-Pierre BEMBA, les Hutus Rwandais et
les mercenaires européens.
Des avions et hélicoptères de combat libyens bombardent aveuglément et sans relâche
les quartiers populaires de Bangui, faisant de nombreuses innocentes victimes civiles.
Ces graves évènements sont, une fois de plus, la conséquence de
lintransigeance et du refus systématique du Président PATASSE de loffre de
Dialogue Politique Inter-Centrafricain sans exclusive de lOpposition Démocratique,
en vue dune Réconciliation Nationale Véritable, le retour de la Paix et la sortie
définitive de leffroyable misère dont sont victimes les centrafricains.
Les signataires de lAppel pour la convocation du Dialogue Politique
Inter-Centrafricain sans exclusive du 09 octobre 2002, le Front Patriotique pour le
Progrès (F.P.P.), le Forum Démocratique Pour la Modernité (FODEM), et la Société
Civile, Jean-Charles BANDIO-BHÔ, condamnent avec énergie la barbarie du bombardement de
la population civile par les libyens et la transformation du territoire centrafricain en
sanctuaire pour les rebelles qui combattent les pouvoirs démocratiquement élus ou
légaux du Tchad et de la République Démocratique du Congo.
Les signataires du présent Communiqué lancent un appel pressant aux Chefs dEtat
de la CEMAC, au Président de lUnion Africaine, à la France et aux Etats-Unis, pour
imposer larrêt des bombardements sauvages des centrafricains et la convocation,
sans délai et sans conditions, du Dialogue Politique Inter-Centrafricain sans exclusive,
pour le retour à un ordre constitutionnel acceptable par tous les centrafricains.
Fait à PARIS le 27 octobre 2002
Pour les signataires du présent Communiqué
Député Charles MASSI