La Concertation des partis politiques d'opposition (CPPO) espère rencontrer
"très rapidement" le nouveau pouvoir à Bangui, a affirmé mardi à l'AFP le Pr
Abel Goumba, président de cette coordination. "Notre souci, c'est de rencontrer
très rapidement le général (François) Bozizé (...) pour discuter du programme
consensuel de transition qu'il préconise", a déclaré M. Goumba.
"Nous espérons que le général Bozizé nous fixera sur le délai de la
transition politique pour que, très rapidement, le processus démocratique qui est
interrompu puisse reprendre son cours", a-t-il expliqué.
La CPPO regroupe 12 formations politiques d'opposition. Elle ne comprend pas les deux
plus importants partis en terme de représentation à l'Assemblée nationale, dissoute
depuis le coup d'Etat de samedi, à savoir le Rassemblement démocratique centrafricain
(RDC) de l'ancien président André Kolingba, et le Mouvement pour la démocratie et le
développement (MDD) de l'acien chef d'Etat David Dacko.
Dans une allocution à la nation dimanche soir, le général Bozizé, autoproclamé
président, avait notamment promis de recevoir "le plus rapidement possible les
partis politiques, ainsi que les forces vives de la Nation afin de nous accorder autour
d'un programme consensuel pour la transition".
De son côté, le pasteur Josué Binoua, qui avait mobilisé la société civile après
la proposition de dialogue national formulée fin novembre par le président élu
Ange-Félix Patassé, a estimé que, "si tout (les discussions) doit passer par les
partis politiques, on va manquer le coche" de l'évolution politique attendue dans le
pays.
"Nos préoccupations sont de trois ordres, a affirmé le religieux: il faut
d'abord penser au peuple qui ne mange pas à sa faim; il faut aussi payer les travailleurs
qui croupissent sous la misère du fait du cumul des arriérés (de salaire) et appuyer
les organisations ou associations de la société civile qui oeuvrent en faveur de
l'épanouissemnt et du bien-être de la population".
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