|
|
|
BANGUI, 21 fév (AFP) - 14h31 - Les embuscades des "coupeurs de route" (bandits de grand chemin) sont en recrudescence en Centrafrique, selon le président du Conseil national de transition (CNT, Parlement) Nicolas Tiangaye, a rapporté samedi la radio nationale. "Il ne se passe pas un seul jour sans qu'on ne signale les actes des coupeurs de route à l'intérieur du pays", a affirmé M. Tiangaye vendredi soir, à l'ouverture d'une session parlementaire ordinaire. "Même le sud du pays, longtemps épargné, est aujourd'hui victime des actes des coupeurs de route". M. Tiangaye, qui s'est toutefois félicité du retour de la sécurité à Bangui, a souhaité que des moyens supplémentaires soient mis à la disposition des Forces armées centrafricaines (FACA), de la Force de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac) et des forces françaises d'appui, pour ramener la sécurité dans le pays. Depuis quelques jours, la radio nationale diffuse entre trois et cinq messages quotidiens d'auditeurs concernant ces embuscades, parfois fatales. L'année dernière, plus d'une cinquantaine d'enfants d'éleveurs ont été pris en otage dans le pays par des coupeurs de route qui ont exigé de fortes rançons. Certains ont été libérés par les forces armées centrafricaines ou par la force de la Cémac. D'autres ont été relâchés en échange du versement de rançons. Le Parlement de transition doit examiner jusqu'au 31 mars des projets de textes relatifs au processus électoral, dont le projet d'ordonnance créant la Commission électorale mixte indépendante (CEMI), chargée de préparer les prochains scrutins, prévus entre le dernier trimestre 2004 et début 2005. |
|