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BANGUI, 22 fév (AFP) - 13h18 - Le gouvernement centrafricain va réduire
les salaires des dirigeants des entreprises publiques et des
fonctionnaires, après avoir décidé la semaine dernière de baisser ceux
de l'exécutif, a annoncé le ministre chargé du Secrétariat général
du gouvernement. "La principale mesure prise, qui constitue un signal
fort quant à la détermination du gouvernement à réduire les dépenses
de l'Etat, consiste à réduire de 30% les salaires et indemnités des
membres de l'exécutif", a indiqué samedi le ministre, Zarambaud
Assingambi.
"Cette mesure concernera également les dirigeants des entreprises et offices publics", a-t-il poursuivi. "Le ministre de la Fonction publique a été instruit de prendre contact avec les syndicats et tous les partenaires sociaux, en vue d'une concertation pour la réduction des salaires des fonctionnaires et agents de l'Etat, à l'exclusion des diplomates et agents de l'Etat dans les ambassades", a-t-il ajouté. Le 13 février, le gouvernement avait décidé de réduire de près d'un tiers les salaires des ministres, des conseillers à la présidence de la République, à la vice-présidence, à la Primature (services du Premier ministre) et des chargés de mission de ces institutions. D'autres réductions "seront opérées sur toutes les autres dépenses de l'Etat y compris les dépenses obligatoires", a précisé M. Assingambi, qui faisait le compte-rendu du dernier conseil des ministres. La République centrafricaine, pays d'Afrique centrale de 3,8 millions d'habitants, est confrontée à de graves problèmes de trésorerie. Les fonctionnaires et agents de l'Etat centrafricains totalisent trois mois d'arriérés de salaires - novembre, décembre 2003 et janvier 2004 - depuis l'arrivée au pouvoir le 15 mars 2003 du président François Bozizé. "Ces mesures fortes auraient dû être prises dès après le sursaut patriotique du 15 mars 2003. Mais elles n'avaient pu l'être du fait de l'ampleur des pillages et destructions, de l'insécurité généralisée et du temps nécessaire pour la remise en route de l'Etat", a justifié le ministre Assingambi. "La situation économique du pays est extrêmement difficile en raison notamment de la forte réduction de la base fiscale, suite aux destructions généralisées dans les infrastructures économiques et des principales entreprises, ainsi que de l'efficacité des régies financières", a-t-il ajouté. Les enseignants ont observé la semaine passée une grève de trois jours pour obtenir le versement de leurs arriérés de salaires, tandis que les étudiants de l'Université de Bangui ont manifesté pour le versement de 9 mois d'arriérés de bourse. |
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