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BANGUI, 11 mars (AFP) -
21h35 - Le président
centrafricain François Bozizé a qualifié de "très grave" la
situation de son pays, et appelé ses compatriotes à contribuer à la
recherche de solutions, lors d'une rencontre jeudi avec les dirigeants de
tous les partis politiques reconnus.
La rencontre, qui a eu lieu au Palais présidentiel de Bangui, a été retransmise en direct à la radio nationale. "La situation de notre pays est grave. Très, très grave. Ce n'est pas Bozizé qui est à l'origine, ce sont les régimes qui se sont succédé qui l'ont provoquée", a affirmé le président centrafricain, arrivé au pouvoir par la force le 15 mars 2003. Il a appelé tous ses compatriotes à contribuer à la recherche de solutions à cette situation. "Mettons de côté le FMI et autres, le problème est là, essayons de faire de notre mieux", a-t-il déclaré. M. Bozizé a affirmé que le régime de transition mis en place il y a un an avait "apporté l'apaisement". "Nous voulons que la fin de cette transition corresponde au renouveau de la République centrafricaine", a-t-il encore affirmé. Les dirigeants des partis politiques, qui ont pris la parole tour à tour, ont dénoncé pour la plupart le népotisme, l'inertie du gouvernement devant les problèmes sociaux et économiques du pays, l'insécurité entretenue par les "libérateurs" (anciens combattants de la rébellion de M. Bozizé). Ils ont aussi fustigé le retard dans la mise en place de la Commission électorale mixte indépendante (Cemi), chargée de préparer et d'organiser les scrutins prévus en janvier 2005 et devant marquer le retour à l'ordre constitutionnel. Ce pays d'Afrique centrale de 3,8 millions d'habitants, qui a connu 25 ans de mutineries et de rébellions politico-militaires, est asphyxié économiquement et dépend quasi-exclusivement de l'aide internationale. Les fonctionnaires n'ont pas touché leurs salaires de décembre 2003, janvier et février 2004 et seuls ceux percevant moins de 100.000 FCFAeuros) mensuels, ont commencé à percevoir leur paie de novembre 2003. |
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