Le vendredi 12 mars 2004, un simulacre de débat
radio-télévisé organisé par le Conseiller en Communication du
Président François BOZIZE, à réuni sur un plateau, cinq Ministres les
plus importants face à deux leaders politiques, pour parler de la
Sécurité, des Finances Publiques, en présence des Représentants de la
Presse privée et Publique.
Sur des dossiers aussi importants que graves pour les
centrafricains que sont les Finances Publiques et la Sécurité, le FODEM
marque sa surprise que deux leaders politiques en vue dont l'un est le
Porte-parole de la C.P.P.O. ( Concertation des Partis Politiques
d'Opposition) et le Président de la Commission Finance du Conseil
National de Transition se soient prêtés à cette mascarade de débat qui
s'est révélée n'être qu'une publicité mensongère d'un pouvoir en
panne de résultats économiques et sécuritaire.
Plus grave, le Chef d'État Major des Forces Armées
Centrafricaines est sorti de sa neutralité, en se présentant sur le
plateau, aux côtés du gouvernement, dans un jeu aux relents partisans.
Non seulement, le Gouvernement qui se réjouit d'avoir
réussi sa mission de redressement économique, n'a pas été capable de
justifier l'abattement des salaires des agents de l'État, mais n'a fait
que confirmer le mépris envers les travailleurs, à la suite du Premier
Ministre Célestin GAOUMBALET qui déclarait devant le Conseil National de
Transition " qu'il n'était pas Jésus-Christ pour se livrer au
miracle du pain et de la multiplication".
Le FODEM rappelle au Premier Ministre que la république
Centrafricaine n'est pas une entreprise privée ou un dirigeant peut se
permettre de corriger les insuffisances en procédant à des abattements
inconsidérés des salaires des travailleurs.
Un Premier Ministre en panne de solutions n'a pas à faire
de miracles mais de reconnaître son incapacité en démissionnant.
Le FODEM condamne les propos débridés d'un Membre du
Gouvernement qui, en raison de ses liens de parenté avec le Président
François BOZIZE, s'est offert le droit de traiter les leaders politiques
avec mépris et de proférer des menaces à l'endroit de Joseph BENDOUNGA,
Président M.D.R.E.C.
Ces propos confirment les craintes sur leur intégrité
physique que nourrissent les leaders politiques qui ne sont pas en cours
auprès du nouveau pouvoir, laissant augurer un avenir sombre pour notre
pays.
Le FODEM a été surpris de la disproportion de la peine
de prison infligée à Judes ZOSSE, Directeur de Publication de
l'Hirondelle, par un pouvoir dont le principal dirigeant s'était engagé
à ne pas prononcer de peine de prison à l'encontre des Journalistes.
En réalité, le crime de Judes ZOSSE aura été de
dénoncer les malversations financières et immobilières au Ministère de
la Reconstruction des Édifices Publics, de l'Urbanisme et du Logement,
dans lesquelles les dignitaires du nouveau pouvoir se sont reconnus comme
acquéreurs, dans des conditions peu honnêtes, des villas de l'ancien
Premier Ministre Martin ZIGUELE et de l'ancien Ministre des Finances
Lazare DOKOULA.
Le Gouvernement a choisi de condamner la justicier et d'absoudre
les prédateurs.
Le FODEM en appelle à la vigilance et à la mobilisation
des compatriotes pour éviter de nouvelles dérives autoritaires du
système du Président PATASSE qui ont conduit le pays à la ruine.
Bangui le 13 mars 2004
Pour le Bureau Politique
Joachim GOYANGO
Porte-Parole du FODEM.