FODEM - BANGUI - SICA 1, le 13 mars 2004.

COMMUNIQUE DE PRESSE
Relatif au Bilan de la Transition

LE PACTE DE REFORME POUR LA MODERNITE

Le vendredi 12 mars 2004, un simulacre de débat radio-télévisé organisé par le Conseiller en Communication du Président François BOZIZE, à réuni sur un plateau, cinq Ministres les plus importants face à deux leaders politiques, pour parler de la Sécurité, des Finances Publiques, en présence des Représentants de la Presse privée et Publique.

Sur des dossiers aussi importants que graves pour les centrafricains que sont les Finances Publiques et la Sécurité, le FODEM marque sa surprise que deux leaders politiques en vue dont l'un est le Porte-parole de la C.P.P.O. ( Concertation des Partis Politiques d'Opposition) et le Président de la Commission Finance du Conseil National de Transition se soient prêtés à cette mascarade de débat qui s'est révélée n'être qu'une publicité mensongère d'un pouvoir en panne de résultats économiques et sécuritaire.

Plus grave, le Chef d'État Major des Forces Armées Centrafricaines est sorti de sa neutralité, en se présentant sur le plateau, aux côtés du gouvernement, dans un jeu aux relents partisans.

Non seulement, le Gouvernement qui se réjouit d'avoir réussi sa mission de redressement économique, n'a pas été capable de justifier l'abattement des salaires des agents de l'État, mais n'a fait que confirmer le mépris envers les travailleurs, à la suite du Premier Ministre Célestin GAOUMBALET qui déclarait devant le Conseil National de Transition " qu'il n'était pas Jésus-Christ pour se livrer au miracle du pain et de la multiplication".

Le FODEM rappelle au Premier Ministre que la république Centrafricaine n'est pas une entreprise privée ou un dirigeant peut se permettre de corriger les insuffisances en procédant à des abattements inconsidérés des salaires des travailleurs.

Un Premier Ministre en panne de solutions n'a pas à faire de miracles mais de reconnaître son incapacité en démissionnant.

Le FODEM condamne les propos débridés d'un Membre du Gouvernement qui, en raison de ses liens de parenté avec le Président François BOZIZE, s'est offert le droit de traiter les leaders politiques avec mépris et de proférer des menaces à l'endroit de Joseph BENDOUNGA, Président M.D.R.E.C.

Ces propos confirment les craintes sur leur intégrité physique que nourrissent les leaders politiques qui ne sont pas en cours auprès du nouveau pouvoir, laissant augurer un avenir sombre pour notre pays.

Le FODEM a été surpris de la disproportion de la peine de prison infligée à Judes ZOSSE, Directeur de Publication de l'Hirondelle, par un pouvoir dont le principal dirigeant s'était engagé à ne pas prononcer de peine de prison à l'encontre des Journalistes.

En réalité, le crime de Judes ZOSSE aura été de dénoncer les malversations financières et immobilières au Ministère de la Reconstruction des Édifices Publics, de l'Urbanisme et du Logement, dans lesquelles les dignitaires du nouveau pouvoir se sont reconnus comme acquéreurs, dans des conditions peu honnêtes, des villas de l'ancien Premier Ministre Martin ZIGUELE et de l'ancien Ministre des Finances Lazare DOKOULA.

Le Gouvernement a choisi de condamner la justicier et d'absoudre les prédateurs.

Le FODEM en appelle à la vigilance et à la mobilisation des compatriotes pour éviter de nouvelles dérives autoritaires du système du Président PATASSE qui ont conduit le pays à la ruine.

Bangui le 13 mars 2004
Pour le Bureau Politique
Joachim GOYANGO
Porte-Parole du FODEM.