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BANGUI, 14 mars (AFP) -
17h30 - Voici une chronologie
depuis le coup d'Etat qui a porté au pouvoir en Centrafrique le général
François Bozizé, le 15 mars 2003:
--MARS 2003-- - 15: L'ancien chef d'état-major, le général François Bozizé, entré en rébellion en novembre 2001, renverse le président Ange-Félix Patassé, au pouvoir depuis 1993. L'ex-président s'exilera au Togo. - 16: Le général Bozizé s'autoproclame "président de la République" par la voix de son porte-parole. Il annonce la suspension de la Constitution, la dissolution de l'Assemblée, le limogeage du gouvernement, ainsi qu'une transition associant "toutes les forces vives de la Nation". - 19: Arrivée des premiers militaires tchadiens. Cinq cents Tchadiens seront déployés à Bangui, officiellement en renfort de quelque 300 hommes de la force de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). La plupart ont depuis regagné N'Djamena. - 23: Le président de la Concertation des partis politiques de l'opposition (CPPO), Abel Goumba, est désigné Premier ministre. Mise en place des structures d'"exercice provisoire" des pouvoirs publics. Ce deuxième "acte constitutionnel", après celui permettant au général Bozizé de légiférer par ordonnance, définit les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire. - 3O: Retour d'exilés politiques, dont l'ancien ministre Charles Massi. - 31: Formation d'un "gouvernement de transition" qui comprend l'ensemble des tendances politiques. --AVRIL-- - 4: Création d'un Conseil national de transition (CNT). Ce Parlement de transition sera installé en mai. - 4: Dissolution de fait de la garde présidentielle du l'ex-président Patassé. --MAI-- - 3O: François Bozizé annonce le retour à l'ordre constitutionnel en janvier 2005. --JUIN-- - 3: La Cémac décide "de reconnaître officiellement les nouvelles autorités" et de maintenir et renforcer sa force de paix. --JUILLET-- - 29: Visite du ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, la première d'un responsable français depuis le coup d'Etat. Il confirme "l'engagement de la France aux côtés de la Centrafrique". Paris maintient un contingent de 200 soldats dépêchés au lendemain du putsch. --OCTOBRE-- - 5: Retour de l'ancien président André Kolingba après près de deux ans et demi d'exil en Ouganda. - 28: Fin du dialogue national, après six semaines de débats parfois houleux, destiné à mettre un terme aux crises politico-militaires depuis 1996. --NOVEMBRE-- - 14: La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) dénonce les exactions de certains des anciens rebelles du président Bozizé. --DECEMBRE-- - 1er: Première visite officielle du président tchadien Idriss Déby depuis la prise de pouvoir par le général Bozizé. - 11: Le Premier ministre Abel Goumba est démis de ses fonctions et remplacé par Célestin Gaombalet. Abel Goumba sera nommé vice-président de la République. - 14: Nouveau gouvernement, dans lequel le président Bozizé conserve le portefeuille de la Défense. - 24: La Centrafrique reste menacée de déstabilisation malgré le retour progressif de la paix, estime le président Bozizé. --JANVIER 2004-- - 8: Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, se déclare "gravement préoccupé par la recrudescence des actes de viols, de braquages et d'atteintes au droit à la vie perpétrés dans l'arrière pays et à Bangui". - 13: Les évêques dénoncent les nombreuses exactions des "hommes armés et en tenue" depuis le coup d'Etat. - 22: Le gouvernement de transition publie un pré-calendrier des élections de retour à l'ordre constitutionnel, fixant les consultations référendaire et électorales entre novembre 2004 et janvier 2005. --MARS-- - 1er: Le président haïtien déchu Jean Bertrand Aristide arrive à Bangui, après avoir quitté le pouvoir et Haïti la veille, sous la pression conjuguée de la rue et de la communauté internationale. - 11: Le président Bozizé qualifie de "très grave" la situation de son pays lors d'une rencontre avec les dirigeants de partis politiques. Ceux-ci dénoncent le népotisme, l'inertie du gouvernement devant les problèmes sociaux et économiques et l'insécurité entretenue par les "libérateurs" (anciens combattants de la rébellion de M. Bozizé). Le pays est dans une situation économique et financière très difficile, l'Etat n'ayant notamment pas payé les fonctionnaires depuis novembre 2003. |
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