Dans la dépêche AFP Bangui, du 15 mars 2004 et
intitulée " Une grande partie des partis centrafricains
boycottent le défilé du 15 mars ", le correspondant de
l'AFP affirme que : " Seuls une dizaine de partis sur la
quarantaine enregistrée en Centrafrique étaient représentés, mais y
figuraient des formations importantes.
Parmi elles, le … (RDC) de l'ex-président André Kolingba … , le …
(MDD) de feu le président David Dacko …, ou le Forum démocratique pour
la modernité (FODEM), de l'ancien opposant au régime d'Ange-Félix
Patassé, Charles Massi.
Les partis de la Coalition des partis de l'opposition (CPPO), opposition
au précédent pouvoir, que le FODEM a quitté vendredi, ont eux boycotté
les cérémonies, comme ils avaient appelé leurs sympathisants à le
faire.
La CPPO entendait protester contre le manque de concertation au sein de la
transition et contre des dépenses liées aux célébrations alors que l'Etat
centrafricain est confronté à de graves problèmes de trésorerie.
"
Le FODEM France précise, que le Président Fondateur du FODEM, le
combattant Charles MASSI, a participé à la cérémonie du 15 mars 2004
en sa qualité de 2ème (deuxième) Vice-président du conseil National de
Transition (CNT), institution qui n'a pas voté le boycott et qui a donc
été représentée par son Bureau.
Nous rappelons que le Bureau politique du FODEM n'a pas souhaité
boycotter la Cérémonie d'anniversaire du 15 mars 2003, car il a estimé
qu'il se devait de rendre hommage aux Hommes qui nous ont permis de nous
libérer du régime antisocial et antidémocratique du Président
Ange-Félix PATASSE.
Cependant, tenant compte : de la grave crise sociale et économique qui
agite notre pays, du coût irresponsable du défilé civil auquel ont
participé les partis sus-mentionnés, de sa profonde inquiétude
concernant un retour réel de la Paix et de la Prospérité à l'issue de
la transition en janvier 2005, le Bureau Politique du FODEM a décidé de
ne pas participer au défilé civil.
Le FODEM avait motivé son retrait de la C.P.P.O.(Concertation des
Partis Politiques d'Opposition) en considération du fait que " La
situation politique créée par le changement du 15 mars 2003 nécessitait
la désignation d'un nouvel objectif, avec un adversaire précis, la
clarification de leur position au sein de la C.P.P.O. des différentes
formations politiques au regard du nouveau pouvoir et la mise en place
d'une Direction formelle, avec des dirigeants crédibles. "
" N'ayant pu obtenir de la C.P.P.O, de réponse précise à sa
correspondance du 23 février 2004 sur les points précités, le Bureau
Politique du FODEM décide son retrait de la C.P.P.O à compter de ce
jour. "
Pour le Bureau du FODEM France
Le Président.
M. Jean Charles BANDIO BHO
Une grande partie des partis centrafricains boycottent le défilé
du 15 mars
BANGUI, 15 mars (AFP) - 14h24 - Une grande partie des partis politiques
centrafricains ont boycotté lundi le défilé civil et militaire
organisé à l'occasion du premier anniversaire du coup d'Etat qui a
porté au pouvoir François Bozizé, a constaté un journaliste de l'AFP.
Seuls une dizaine de partis sur la quarantaine enregistrée en
Centrafrique étaient représentés, mais y figuraient des formations
importantes.
Parmi elles, le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) de
l'ex-président André Kolingba (1981-1993), le Mouvement pour la
démocratie et le développement (MDD) de feu le président David Dacko
(1960-1965 et , ou le Forum démocratique pour la modernité (FODEM), de
l'ancien opposant au régime d'Ange-Félix Patassé, Charles Massi.
Les partis de la Coalition des partis de l'opposition (CPPO), opposition
au précédent pouvoir, que le FODEM a quitté vendredi, ont eux boycotté
les cérémonies, comme ils avaient appelé leurs sympathisants à le
faire.
La CPPO entendait protester contre le manque de concertation au sein de la
transition et contre des dépenses liées aux célébrations alors que l'Etat
centrafricain est confronté à de graves problèmes de trésorerie.
La présidence centrafricaine a annoncé samedi l'annulation d'un cocktail
prévu lundi au palais présidentiel.
Le président Bozizé accompagné de son épouse Monique, les membres des
corps constitués, le corps diplomatique et une délégation gabonaise, a
assisté au défilé des délégation des ministères et des entreprises
publiques et d'unités de l'armée.
Les différents ministères et les administrations de tutelle des
sociétés publiques avaient appelé leur personnel à prendre part au
défilé "sous peine de sanctions exemplaires".
Plusieurs milliers de Banguissois ont assisté à la parade.
Une stèle funéraire, représentant un "libérateur" au combat,
a été inaugurée lundi sur un rond-point du nord de la ville, baptisé
"Place des patriotes".
De violents affrontements y avaient opposé pendant plusieurs jours en
octobre 2002 les partisans de François Bozizé, qui avaient lancé une
attaque-surprise sur Bangui, et les forces fidèles au président d'alors
Ange-Félix Patassé.
Deux avenues du nord de Bangui ont également été baptisées
"Avenue des patriotes" et "Avenue du 15 mars 2003".
Au cours du week-end, des manifestations sportives et culturelles avaient
été organisées.
Plus d'une centaine de "patriotes", qui avaient combattu dans
les rangs des partisans de Bozizé avant sa conquête du pouvoir ont été
décorés, dont certains à titre posthume.