AFP BANGUI, le 22 mars 2004.

Les enseignants centrafricains reprennent le travail et négocient

BANGUI, 22 mars (AFP) - 13h57 - Les enseignants centrafricains, en grève depuis un mois, et le gouvernement ont entamé des négociations lundi à Bangui, tandis que les établissements de la capitale centrafricaine ont rouvert leurs portes, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le Premier ministre centrafricain, Célestin Gaombalet, a ouvert en milieu de matinée à la Primature, ces négociations et a immédiatement mis en place un comité de crise chargé de la question des arriérés de salaires, composé de représentants du gouvernement et des syndicats d'enseignants.

Dans plusieurs établissements de la capitale centrafricaine visités par un journaliste de l'AFP, élèves et enseignants ont massivement repris les cours lundi.

"Nous nous engageons à reprendre les activités dès lundi matin", avait indiqué plus tôt à l'AFP le président de l'Inter-fédérale des enseignants de Centrafrique (Ifec), Etienne Paulin Songoli.

"Nous sommes conscients des difficultés de trésorerie du pays, et de l'avenir des enfants, mais nous disons que le gouvernement doit s'engager à trouver des solutions à nos revendications", a-t-il poursuivi.

Les enseignants, qui réclament le versement de plusieurs mois d'arriérés de salaires, ont observé depuis le 18 février des mouvements de grève successifs, brièvement suspendus à trois reprises, qui ont paralysé les établissements scolaires publics de ce pays pauvre d'Afrique centrale.

Les enseignants, comme l'ensemble des fonctionnaires centrafricains, n'ont pas été payés depuis novembre 2003.

Confronté à une grave crise de trésorerie, le gouvernement de transition, issu du coup d'Etat du 15 mars 2003, avait commencé début mars à verser certains salaires de novembre.