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BANGUI, 24 mars (AFP) -
12h16 - Les enseignants
centrafricains ont menacé le gouvernement de provoquer une "année
blanche" si celui-ci persiste à vouloir baisser les salaires de la
fonction publique, a indiqué mercredi matin un syndicaliste à l'AFP.
Les négociations entre le gouvernement centrafricain et les enseignants, entamées lundi à l'issue d'un mois de grève, se sont poursuivies mercredi et devaient aborder la question centrale des arriérés de salaires - non payés aux fonctionnaires depuis novembre 2003 - qui avaient déclenché la grève. "Nous avons proposé au gouvernement qu'il renonce à la réduction des salaires, mais il est décidé à y procéder pour améliorer" les finances de l'Etat, a affirmé un membre de la Confédération syndicale des travailleurs de Centrafrique (CSTC), l'une des centrales syndicales présentes. "En cas de réduction des salaires, une année blanche est inévitable. Les syndicats l'ont fait savoir au gouvernement", a-t-il averti. Le gouvernement centrafricain avait annoncé en février une réduction de 30% des salaires et indemnités des membres de l'exécutif et prévoyait d'étendre cette mesure à l'ensemble de la fonction publique, suscitant la colère des partis politiques et des syndicats de fonctionnaires. Le 15 mars, le président centrafricain François Bozizé avait annoncé, à l'occasion de l'anniversaire de sa prise de pouvoir, que cette baisse ne concernerait que les hauts cadres, mais le gouvernement, confronté à une grave crise de trésorerie, semble décidé à l'appliquer à tous les fonctionnaires. Les discussions ont réellement commencé mardi en fin de matinée, après avoir achoppé depuis la veille sur des questions techniques. Le gouvernement a exposé les difficultés financières de l'Etat et fait part de ses propositions pour y remédier, parmi lesquelles la baisse des salaires des fonctionnaires. Les syndicats ont admis la gravité de la situation financière de l'Etat mais ont formulé des contre-propositions, notamment "la suppression de la vice-présidence de la République, la réduction de la taille du gouvernement, du nombre d'inspecteurs d'Etat et d'autres postes à la présidence et à la Primature", selon le syndicaliste. Ces discussions se sont déroulées, selon une source syndicale, dans un climat, de "forte tension" qui a amené le ministre de la Fonction Publique Jacques Boti et sa collègue des Affaires Sociales Léa Koyassoum-Doumta, tous deux anciens syndicalistes, à prendre la parole pour apaiser les esprits. |
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