FODEM - FRANCE - le 25 mars 2004.
COMMUNIQUE DE PRESSE

La transition " consensuelle " au pied du mur !

Le FODEM France, rappelle que lors de sa prise du pouvoir, le Général François BOZIZE avait dit " On juge le maçon au pied du Mur ! ".
Les incertitudes politiques qui pèsent sur le bon déroulement de la fin de la transition : accumulation de 6 mois d'arriérés de salaires, situation de faillite économique de l'Etat centrafricain, dérives constatées dans la gestion du " consensus ", extrême pauvreté et situation sanitaire catastrophique, climat de peur et d'insécurité constante, nous incitent à nous interroger sur la crédibilité du dispositif électoral à venir.

Le FODEM France souhaite rappeler à l'opinion publique nationale et internationale que les Centrafricains attendent des élections libres et transparentes. La fin de la transition doit permettre le retour de la Paix et de la Prospérité pour Tous !
Nous voici à 9 mois de la fin de la transition et rien ne se passe malgré la perspective du processus électoral et nous attirons l'attention de tous concernant une éventuelle tentative de " hold-up électoral " de la part des autorités de la transition.

Le FODEM France rappelle que seule la Commission Électorale Mixte et Indépendante (CEMI) et les bâilleurs de fond peuvent exercer un contrôle strict des moyens de campagne des partis politiques et des opérations de vote. Cette tâche ne pourrait pas être valablement confiée au ministre de l'intérieur seul.
Il rappel également qu'il est indispensable de veiller à ce que les moyens de l'État ne soient pas utilisés et détournés à des fins électorales, comme il en a été régulièrement le cas lors des précédentes consultations électorales.

Le FODEM France demande à la Communauté Internationale de soutenir la mise en oeuvre d'un processus électoral offrant toutes les garanties de liberté et de transparence. Car seul le respect des règles démocratiques permettra le retour d'une légitimité démocratique incontestable.
Nous sommes inquiets de l'absence de préparatifs en vue des prochaines élections pour les Centrafricains de l'étranger. Serait-ce qu'il n'y aura pas de vote à l'étranger (tout comme en 1999 pour la France) ?

Le FODEM France invite les autorités dirigeantes de la transition (à savoir le Président BOZIZE et son gouvernement), à honorer les engagements pris devant le peuple centrafricain au soir du 15 mars 2003 afin de ne pas décevoir les espérances et la confiance que le peuple a manifesté durant cette première année de transition " consensuelle ".
Il réaffirme son attachement au dialogue et au consensus comme seule voie pouvant nous permettre d'arriver à restaurer la Paix et la Prospérité pour Tous.

Pour le Bureau du FODEM France
Le Président.
M. Jean Charles BANDIO BHO

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La transition en Centrafrique dérive doucement vers un avenir incertain. L'esprit de consensus, socle fondateur de la "transition " ouverte le 15 mars 2003 par la prise de pouvoir du Président François BOZIZE, s'est effrité sous la pression économique et sociale.
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