Le FODEM France, rappelle que lors de sa prise du pouvoir,
le Général François BOZIZE avait dit " On juge le maçon au pied
du Mur ! ".
Les incertitudes politiques qui pèsent sur le bon déroulement de la fin
de la transition : accumulation de 6 mois d'arriérés de salaires,
situation de faillite économique de l'Etat centrafricain, dérives
constatées dans la gestion du " consensus ", extrême pauvreté
et situation sanitaire catastrophique, climat de peur et d'insécurité
constante, nous incitent à nous interroger sur la crédibilité du
dispositif électoral à venir.
Le FODEM France souhaite rappeler à l'opinion publique nationale et
internationale que les Centrafricains attendent des élections libres et
transparentes. La fin de la transition doit permettre le retour de la Paix
et de la Prospérité pour Tous !
Nous voici à 9 mois de la fin de la transition et rien ne se passe
malgré la perspective du processus électoral et nous attirons
l'attention de tous concernant une éventuelle tentative de " hold-up
électoral " de la part des autorités de la transition.
Le FODEM France rappelle que seule la Commission Électorale Mixte et
Indépendante (CEMI) et les bâilleurs de fond peuvent exercer un
contrôle strict des moyens de campagne des partis politiques et des
opérations de vote. Cette tâche ne pourrait pas être valablement
confiée au ministre de l'intérieur seul.
Il rappel également qu'il est indispensable de veiller à ce que les
moyens de l'État ne soient pas utilisés et détournés à des fins
électorales, comme il en a été régulièrement le cas lors des
précédentes consultations électorales.
Le FODEM France demande à la Communauté Internationale de soutenir la
mise en oeuvre d'un processus électoral offrant toutes les garanties de
liberté et de transparence. Car seul le respect des règles
démocratiques permettra le retour d'une légitimité démocratique
incontestable.
Nous sommes inquiets de l'absence de préparatifs en vue des prochaines
élections pour les Centrafricains de l'étranger. Serait-ce qu'il n'y
aura pas de vote à l'étranger (tout comme en 1999 pour la France) ?
Le FODEM France invite les autorités dirigeantes de la transition (à
savoir le Président BOZIZE et son gouvernement), à honorer les
engagements pris devant le peuple centrafricain au soir du 15 mars 2003
afin de ne pas décevoir les espérances et la confiance que le peuple a
manifesté durant cette première année de transition " consensuelle
".
Il réaffirme son attachement au dialogue et au consensus comme seule voie
pouvant nous permettre d'arriver à restaurer la Paix et la Prospérité
pour Tous.
Pour le Bureau du FODEM France
Le Président.
M. Jean Charles BANDIO BHO