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BANGUI, 31 mars (AFP) -
15h21 - Le gouvernement
centrafricain a créé un Comité interministériel chargé du contrôle
physique des fonctionnaires, chargé de vérifier, lors du versement des
salaires, la présence effective des intéressés et de s'assurer qu'ils
ont une réelle affectation, a annoncé mercredi la radio nationale.
Les objectifs de la création de ce comité par arrêté du Premier ministre sont "la détermination de la masse salariale mensuelle réelle, et la rationalisation de l'utilisation des ressources humaines", indique la radio. "Le fonctionnaire ou agent de l'Etat, après avoir perçu son salaire, est tenu de se présenter au rapporteur général du Comité et à son adjoint, pour se faire inscrire, puis fournir les informations demandées sous la surveillance d'un officier de police judiciaire et d'un représentant des centrales syndicales représentatives", précise l'arrêté lu à la radio. La Centrafrique, comme d'autres pays d'Afrique, recense de nombreux fonctionnaires fictifs, décédés et dont la famille continue de percevoir la paie ou inscrits frauduleusement sur les listes de la fonction publique et dépourvus d'affectation réelle. Selon les services des Finances, la masse salariale mensuelle des fonctionnaires centrafricains est passée de 2,2 milliards FCFA (3,3 millions d'euros) à 3 milliards FCFA (4,5 millions d'euros) entre 2003 et 2004. Certains partis centrafricains ont notamment attribué cette hausse à des "recrutements anarchiques et sauvages dans les Forces armées centrafricaines" (Faca), évoquant notamment l'intégration des +libérateurs+, les ex-partisans de la rébellion du général François Bozizé qui l'ont accompagné dans sa conquête du pouvoir et sa prise de Bangui le 15 mars 2003. Le gouvernement de M. Bozizé est confronté à une très grave crise de trésorerie et n'a pu tenir son engagement de verser à échéance les salaires des fonctionnaires, qui ne sont plus payés depuis novembre 2003. Une récente annonce gouvernementale de baisser de 30% l'ensemble des salaires de la fonction publique avait rencontré une vive résistance des syndicats et des partis politiques centrafricains. |
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