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Comment sauver le soldat Bozizé de lui-même et du naufrage annoncé ?
Encore faut-il que le principal concerné soit convaincu de la gravité de la situation et consente à élaborer des solutions de fond au lieu des rafistolages politiciens. Lors d’une de ses opérations de charme, en l’occurrence la tenue début mars d’un Conseil des ministres extraordinaire élargi à la société civile et retransmis en direct à la radio, le général prenait à témoin la nation Centrafricaine sur la situation désastreuse de l’économie du pays et l’urgence d’un redressement : « Nous devons voir la réalité en face. C’est l’avenir du pays et de la population qui est engagé. C’est une question de survie. Ne traitons pas de cette question en disant que cela ne regarde que Bozizé. Elle concerne tout le monde. Si nous ne la réglons pas aujourd’hui, celui qui sera là demain aura les mêmes problèmes et nous continuerons de tourner en rond. » La transparence dans la gestion des deniers publics n’est toujours pas la règle, l’imagination en matière économique se fait rare, et les réflexes tribalistes n’ont jamais disparu au sein de l’administration et autres corps de l’état. Le régime est même allé un peu fort, en désignant certains quartiers ethniquement marqués comme abritant les ennemis du pays. Toutes les dérives sont désormais possibles. Serge MONY, in Le Nouvel Afrique Asie N° 175 AVRIL 2004 |
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