[ Bangui - République Centrafricaine ] ( 1/4/2004) Aimé Placit

Conseil national du MLPC : Echec ou éclatement ?

Le MLPC court-il vers son éclatement? C’est ici le lieu de s’interroger au regard des multiples problèmes qui minent cette formation politique qui a été chassée du pouvoir par le coup d’Etat du Général de Division François Bozizé, le 15 mars 2003.Reste que l’échec de ce Conseil National Politique renvoie aux calendes grecques la tenue du Congrès. Or les élections s’approchent. Mais à qui profite tout ce désordre?

Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) court-il vers son éclatement? C’est ici le lieu de s’interroger au regard des multiples problèmes qui minent cette formation politique qui a été chassée du pouvoir par le coup d’Etat du Général de Division François Bozizé, le 15 mars 2003.

En effet, depuis cette perte de pouvoir, les cadres du parti et autres membres du bureau exécutif n’arrivent pas à s’entendre pour relancer les activités du parti. Ils sont divisés par des intérêts égoïstes et les deux courants de pensée qui sont développés par les patassistes et les Kossi-bellaiste.
Mais au delà de ces querelles, cette famille est décidée à aller au congrès pour faire le bilan de leur dix années de pouvoir, élire les nouveaux dirigeants du parti et définir une nouvelle stratégie de la relance du parti à l’approche des échéances électorales. Pour y aboutir, il faut forcément une réconciliation entre les amis d’hier devenus des ennemis d’aujourd’hui et entre les militants divisés par les deux courants de pensée. D’où la convocation du Conseil National Politique pour le mardi passé. Mais cette assise a connu un échec, car l’ordre du jour ne faisait pas l’unanimité. N’empêche que cette réunion soit remportée pour le samedi 27 m ars 2004 sans compter que celle là connaîtra aussi un échec. Les participants ont pris un temps fou pour discuter si cette assises est une Assemblée Générale ou un Conseil National Politique. Trois points ont été inscrits à l’ordre du jour, à savoir les problèmes qui minent le parti, la date et l’ordre du jour du congrès et les divers. Six heures durant, les militants se sont tergiversés sur des préalables (libération sans condition des camarades détenus), le courant originel, etc.
Tout le monde parle sans vraiment progresser. Les uns suspectent les autres de déstabiliser le part, de rouler pour les nouvelles autorités. Trop de suspicion.

Le président Dobozendji même n’a pas été épargné. Ce dernier a même perdu sans sang froid. Sans lever la séance ni tirer les conclusions des débats qui ont eu lieu, il s’est retiré de la salle sans crier gare. Ses proches ont évoqué un malaise sanitaire, mais ses détracteurs parlent plutôt d’un boycottage. Ainsi petit à petit, la salle se vide et la réunion se termine en queue de poisson.
Reste que l’échec de ce Conseil National Politique renvoie aux calendes grecques la tenue du Congrès. Or les élections s’approchent. Mais à qui profite tout ce désordre?

Le Confident