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BANGUI, 4 avr (AFP) -
12h45 - La France souhaite
que la Centrafrique accélère le retour à l'ordre constitutionnel, et
adopte avant la fin du mois d'avril des textes importants comme la loi électorale,
a indiqué samedi soir à l'AFP Michel de Bonnecorse, le conseiller
Afrique du président français Jacques Chirac.
M. de Bonnecorse a souligné que de l'exemplarité de ce processus dépendrait la légitimité du chef de l'Etat qui sortirait des urnes. "Il n'y a plus une heure à perdre, il y a par exemple des textes quidoivent être adoptés avant le 30 avril. Cela veut dire que le Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition), qui termine lundi sa session ordinaire, doit retourner en session extraordinaire, car on ne peut pas se permettre que des textes essentiels comme la loi électorale ne sortent pas avant le 30 avril", a expliqué M. de Bonnecorse. "De même, il est nécessaire qu'un décret présidentiel prévoie très rapidement la (modalité de) désignation des membres de la Commission électorale mixte indépendante (Cemi), (également) avant le 30 avril, afin que tout cela se mette en marche", a-t-il ajouté. Le CNT avait déjà prorogé fin mars ses travaux jusqu'au 5 avril afin d'adopter des textes relatifs au processus électoral, notamment celui créant la Cemi, chargée de l'organisation et la supervision des scrutins. La Centrafrique est sous l'autorité d'un régime de transition depuis le 15 mars 2003 et le coup d'Etat du général François Bozizé. Un referendum sur la nouvelle Constitution, en cours de révision, est prévu en octobre-novembre 2004, avant des élections présidentielle et législatives en janvier 2005 et des municipales au premier trimestre de la même année. "Pour qu'il y ait un président suffisamment fort, il doit être légitime, donc issu d'un processus électoral impeccable. Et dès maintenant, la Communauté internationale, que nous Français avons beaucoup mobilisée à ce sujet, doit préparer en amont ce processus", a estimé M. de Bonnecorse. "Elle doit mettre la pression nécessaire sur les autorités en charge, c'est à dire l'exécutif, mais aussi le CNT et les partis, de façon à imposer certaines règles de fair-play dans le jeu électoral", a-t-il poursuivi. Evoquant les graves difficultés économiques et financières auxquelles est confrontée la Centrafrique, M. de Bonnecorse a souligné que "nos priorités restent la sécurité et le processus électoral, donc on consacre nos moyens là-dessus". "Le travail de la Cemi sera financée par les bailleurs de fonds en commençant par nous. On a donné l'année dernière 700 millions de FCFA, pour aider au paiement des salaires, je crois qu'on va faire la même chose dans les jours qui viennent" pour le travail de la Cemi, a affirmé le responsable français. Le gouvernement de transition s'était engagé à payer les salaires des fonctionnaires à échéance, mais n'avait pu honorer sa promesse que jusqu'en août, grâce à l'aide des bailleurs de fonds. Les salaires ont ensuite été versés avec de plus en plus de retard, l'Etat n'ayant terminé que vendredi de verser à l'ensemble des fonctionnaires leur salaire de novembre 2003. Les suivants n'ont pas été payés. Arrivé vendredi soir en provenance de N'Djamena à bord d'un avion militaire français, M. De Bonnecorse s'est entretenu samedi avec les responsables centrafricains: le chef de l'Etat François Bozizé, le président du CNT Nicolas Tangaye, le chef du gouvernement Célestin Gaombalet et ses principaux ministres, le vice-président Abel Goumba et les dirigeants des partis politiques. |
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