Le journal « LE
DEMOCRATE » dans son édition du 23 avril 2004 mentionne
l’information selon laquelle les autorités politiques centrafricaines
rendraient responsable de la révolte des « ex-libérateurs »
du 17 avril 2004 certains leaders politiques, dont le Président du FODEM
Charles MASSI. Interrogé à Libreville par Africa Numéro 1, le Président
François BOZIZE a fait mention d’une « manipulation intérieure »
qui « doit être maîtrisée et qui sera maîtrisée incessamment ».
Le Bureau du FODEM France
rappel que les prises de position du Président Charles MASSI, aussi bien
au Conseil National de Transition que dans la presse écrite résultaient
de l’insécurité généralisée dans l’arrière pays. Cette insécurité
étant le fait d’hommes armés, se présentant comme des ex combattants
de la rébellion du Général François BOZIZE, mécontents de ne pas
avoir été indemnisé pour leur participation à la prise de pouvoir à
Bangui, le 15 mars 2003 et qui se servent sur la population. Cette grave
situation étant de nature a entraver la poursuite normale du processus électoral
et surtout la liberté pour les acteurs politiques de mener leur campagne
de sensibilisation à l’intérieur du pays.
L’attention des autorités
a été appelée afin de régler ce problème d’insécurité qui
perturbait la sérénité de la vie des centrafricains et portait un grand
préjudice au redressement économique, il n’y avait nullement
l’intention de manipulation.
Le général BOZIZE ayant
eu largement le temps depuis le 15 mars 2003 de régler ce problème,
pouvait éviter cette tragédie aux centrafricains au lieu d’attendre
pour se livrer à la recherche de boucs émissaires.
Le FODEM France en appelle
à l’attention des Chefs d’État de la CEMAC, de la France et celle de
la communauté Internationale pour qu’ils invitent le Président BOZIZE
à régler les problèmes dont lui seul connaît les tenants et les
aboutissants au lieu de faire porter le chapeau à d’autres. Il s’agit
ni plus ni moins que d’une méthode facile pouvant lui permettre d’évincer
à bon compte un adversaire politique du jeu électoral à venir.
Le peuple centrafricain
ayant déjà trop souffert sous le régime du Président PATASSE, il
importe au nouveau régime d’en finir avec ces tracasseries source
d’autres crises.
Le FODEM France réaffirme son attachement au dialogue et au consensus
comme seule voie pouvant nous permettre de restaurer la Paix et la Prospérité
du peuple centrafricain. Il invite les autorités dirigeantes de la
transition ( à savoir le Président BOZIZE et son gouvernement) à
honorer les engagements pris devant le peuple centrafricain au soir du 15
mars 2003 et à appliquer les résolutions et recommandations issues du
dialogue national qui s’est tenu à Bangui du 09 septembre au 15 octobre
2003.
Fait à Paris, le 24
avril 2004
Pour le Bureau,
Jean Charles BANDIO BHO
Président du FODEM France.