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BANGUI, 7 avr (AFP) -
13h40 - Près de 200
militaires centrafricains du premier Bataillon mixte d'intervention et
d'appui (BMIA), formé par l'armée française, ont été déployés mardi
à l'intérieur de la Centrafrique pour y combattre l'insécurité, a
annoncé mercredi la radio nationale.
Après six mois de formation militaire financée et assurée par la France, les quatre compagnies de ce premier BMIA sont chargées de lutter contre la prolifération des "zaraguinas" ou "coupeurs de route", des bandits de grand chemin qui arrêtent les véhicules et dépouillent leurs passagers dans l'est, l'ouest et le nord de ce pays d'Afrique centrale. Depuis le coup d'Etat du général François Bozizé, le 15 mars 2003, la sécurité est revenue dans la capitale centrafricaine, Bangui, mais de nombreuses régions de l'intérieur du pays échappent au contrôle des autorités. La cérémonie de déploiement de ces quatre compagnies s'est déroulée mardi au camp militaire du Kassaï à Bangui (d'où étaient parties des mutineries en . La mise en place de ce BMIA, qui réunit des hommes appartenant à différents corps de l'armée, entre dans le cadre de la restructuration des Forces armées centrafricaines (Faca) assurée et financée par la France à hauteur de 10 milliards de francs CFA (15 millions d'euros). La France s'est engagée à former d'ici fin 2004 trois BMIA (650 hommes au total), un groupement de gendarmerie mobile d'intervention et un escadron de gendarmerie, ainsi qu'à équiper 45 brigades de gendarmerie en matériel de communication. Paris a également fait don début 2004 d'une cinquantaine de véhicules aux forces armées centrafricaines. |
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