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Le moment que vit la RCA n’est plus aux hésitations encore moins aux
blagues. Me Nicolas Tiangaye, le président du Conseil National de
Transition a compris que la température du moment ne se prête plus au
dilettantisme comme semble le faire actuellement le gouvernement. Les
pressions fusent de partout, Il nous appartient et à nous seuls de forger
l’avenir que nous voulons léguer à la postérité. Et si le président
du CNT était écouté?
Le moment que vit la RCA n’est plus aux hésitations encore moins aux blagues. Me Nicolas Tiangaye, le président du Conseil National de Transition a compris que la température du moment ne se prête plus au dilettantisme comme semble le faire actuellement le gouvernement. Les pressions fusent de partout, de la France, de l’Union Européenne dont elle est membre et des autres bailleurs des fonds potentiels capables non seulement de financer le processus électoral, mais également d’apporter une aide substantielle qui permet de financer nombre de projets générateurs de ressources. Malgré la dernière ligne droite pour déboucher sur une vie constitutionnelle normale, le gouvernement ne semble pas comprendre l’urgence et traîner les pieds. Me Nicolas Tiangaye, président du CNT l’a relevé avec véhémence lors de la clôture de la première session de cet organe qui a eu lieu le lundi 5 avril 2004. En crevant l’abcès, Me Nicolas Tiangaye a voulu prendre l’opinion nationale et internationale à témoin pour que ni son nom, ni celui de l’organe qu’il dirige ne soit associé à un échec du processus électoral, ou un retard dans les préparatifs des échéances. Les soucis de Me Tiangaye C’est avec courage et lucidité que le président du CNT a étalé le gouvernement. Sur sept projets d’ordonnances inscrits à l’ordre du jour, seuls trois ont atterri sur le Bureau du CNT. C’est à peine si Me Tiangaye ne s’est pas mis à dresser la comptabilité et à poser la question au gouvernement, pourquoi les quatre autres projets ne sont pas arrivés au CNT? Quand Me Tiangaye dit que pendant les quarante cinq jours de session, les Conseillers ont eu l’impression d’avoir perdu leur temps, il a raison. Une session a été convoquée et voilà que l’ordre du jour proposé n’est pas respecté. Est-ce la faute des conseillers? Est-ce celle du gouvernement? Le CNT dira qu’il a respecté ses textes organiques en convoquant cette première session. Le gouvernement au courant du financement de cet organe devait prendre les dispositions nécessaires pour que les dossiers soient fin prêts. Or, cela n’a pas été le cas. Cela veut tout simplement dire que d’ici la date fatidique du 30 avril 2004, le CNT devra tenir des séances marathons pour adopter la loi sur les collectivités, le projet de Constitution et le projet d’ordonnance portant Code Electoral. Il ne reste plus que trois semaines et le travail à abattre par le CNT n’est pas moindre. Le gouvernement est-il capable de tenir ce délai en déposant au Bureau du CNT tous les projets pour que leur examen par les commissions débute normalement. Par les temps qui courent, il y a urgence en la matière, mais le gouvernement continue à faire confiance au ‘’temps CFA’’. Le temps c’est de l’argent et il n’y a pas de temps CFA. Sans pouvoir rentrer dans le secret des dieux, Me Nicolas Tiangaye voudrait attirer l’attention du gouvernement sur l’essentiel. Au lieu que les conseils des Ministres s’éternisent sur les questions mineures ou des querelles de clocher, les membres du gouvernement devraient suivre l’ordre du jour établi. Le temps du bavardage inutile et les délayages sont surannés. L’heure doi t être au travail ‘’Kwa na Kwa’’. D’ailleurs, les Ministres ne sont pas censés ignorés la maxime de Boganda : ‘’parlons peu, mais travaillons beaucoup. Travaillons pour produire, produire pour bâtir’’. Dorénavant, la communauté internationale nous observe. Il nous appartient et à nous seuls de forger l’avenir que nous voulons léguer à la postérité. Ces soucis perçus par le grand public comme des vérités indéniables de Me Tiangaye peuvent-ils autoriser le gouvernement à chercher des subterfuges pour reporter les échéances électorales? Le gouvernement est conscient du danger de reporter les élections. Déjà, la RCA sans être mise au banc des Nations ressent très fort la fermeture des robinets par la communauté internationale. Le non respect du 30 avril 2004, serait synonyme d’adoption d’un comportement suicidaire dont nous devons épouser les circonstances. Le pays n’a vraiment plus besoin d’autres souffrances et d’autres sacrifices inutiles. Et si le président du CNT était écouté? © Le Confident |
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