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BANGUI, 11 avr (AFP) - 13h54 - Le gouvernement centrafricain a signé samedi à Bangui un accord avec les syndicats d'enseignants limitant la baisse des rémunérations aux salaires supérieurs ou égaux à 2OO.OOO FCFA (305 euros) par mois. Selon cet accord, signé lors de la cérémonie de clôture de six jours de négociations, l'Etat s'est également engagé à améliorer ses recettes afin de verser régulièrement les salaires des fonctionnaires, mais la question des arriérés, autre point important des discussions, n'a pas été mentionnée. "Le gouvernement, prenant en compte les arguments des syndicats sur les faibles salaires, a décidé de limiter la réduction aux salaires égaux ou supérieurs à 2OO.OOO FCFA", précise le communiqué final signé au palais présidentiel une semaine après la date initialement prévue. "Cette mesure épargnerait 2O.OOO agents publics, ne toucherait que 4.5OO personnes et représenterait une économie de 282 millions FCFA par mois, soit 3,5 milliards FCFA par an", poursuit le communiqué, précisant que cette décision du gouvernement n'engage que les fédérations syndicales d'enseignants et non l'ensemble des six centrales du pays. Le gouvernement, issu du coup d'Etat du 15 mars 2003, avait annoncé en février une réduction de 30% des salaires et indemnités des membres de l'exécutif et prévoyait d'étendre cette mesure à l'ensemble de la fonction publique, suscitant la colère des partis politiques et des syndicats de fonctionnaires. Le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs de Centrafrique (CSTC), Sabin Kpoloko a exprimé sa satisfaction, estimant que "les préoccupations des travailleurs ont été exprimées et prises en compte". Pour le Premier ministre, Celestin Gaombalet, "ces négociations visaient avant tout à préserver les conditions de la Paix pendant la transition". Confronté à une très grave crise économique et financière, l'actuel gouvernement a terminé le 2 avril de verser les salaires de novembre 2003 à la totalité des 24.000 fonctionnaires, qui attendent toujours leurs salaires des mois suivants. Ces retards de paiement avaient provoqué fin février la grogne des enseignants, qui s'étaient mis en grève jusqu'à la tenue de ces négociations débutées le 22 mars, paralysant les établissements scolaires de Bangui. |
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