FODEM FORUM, 24 avril 2004

A propos du Pétrole centrafricain…
envoyé par Clément BOUTE MBAMBA 


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Au cours du débat en plénière du Dialogue Nationale, bon nombre de délégués nationaux sont revenus dans leurs différentes interventions sur la question fondamentale de l’exploitation du pétrole centrafricain.
Il faut rappeler au passage que cette question avait été longtemps soulevée et, récemment, fait l’objet d’un débat houleux à l’Assemblée Nationale sous le régime Patassé.
Sujet d’intrigue, de supputations, ou de convoitises de la part de pays voisins ?
Une chose est sûre, c’est que le pétrole centrafricain, du moins l’existence d’un important gisement de pétrole sur le territoire centrafricain suscite aujourd’hui des préoccupations parmi les élites politiques et scientifiques du pays.

Pour mieux cerner et comprendre le fondement de toutes ces préoccupations, nous publions ci-dessus un document qui n’est qu’une explication de l’Anomalie de Bangui.

L’anomalie de Bangui : les raisons d’une guerre non déclarée

De vendredi 15 au samedi 16 novembre 2002, le gouvernement centrafricain conduit par son chef, M. Martin Ziguélé a fait l’objet d’une interpellation à l’Assemblée Nationale par les Députés.

Il était naturellement questions pour le gouvernement de fournir aux élus du peuple des explications relatives aux événements survenus à Bangui depuis le 25 octobre 2002 dont la paternité a été revendiquée par le général François Bozizé.

Mme Yangongo Boganda Alphonsine, député du MDD, parti d’opposition, n’est pas passée par quatre chemin pour dénoncer l’agression du Tchad contre la RCA et le problème du pétrole centrafricain qui est à l’origine de cette crise.

Plusieurs députés, opposition ou majorité, ont appuyé cette intervention.

Par ailleurs, le gouvernement dans son adresse aux démarche du Tchad.

Emboîtement le pas au chef du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale, a fait un exposé sur la découverte d’une grande anomalie magnétique décelable sur la totalité de notre territoire.

Cette étude a été faite par une équipe américaine qui a ensuite consulté des géophysicien soviétiques qui avaient placé un magnétomètre dans la dans la même région. Les résultats sont les mêmes.

Nous publions un article du Washington Post.

Il n’est pas impossible que suite à la découverte d’une grande anomalie magnétique décelable sur la presque totalité de son territoire, ce pays fort pauvre qu’est actuellement la République Centrafricaine devienne un pays riche.

Une découverte au moyen d’un satellite que les Américains ont placé sur orbite il y a onze ans, l’Orbiting Geophysical Observatory (CGO), l’anomalie magnétique semble indiquer que toute cette région de l’Afrique Equatoriale est riche en métaux lourds comme le fer et l’uranium.

La perturbation est tellement forte que certains géologues l’attribuent à un gisement qui aurait 125 milles de largeur sur 430 de longueur et trois à vingt milles de profondeur. Ce gisement serait plus important que la plus grande concentration de minerai de fer des Etats unis, celle de Mesabi, au Minnesota.

« C’est une anomalie monstre, aucun doute là dessous » a déclaré M. Robert Regan, un des trois géophysiques qui ont identifié cette perturbation. « Ce peut être l’une des plus grandes au Monde ».

Il ne s’ensuit pas nécessairement qu’il existe un vaste gisement de métaux récupérables dans la région, mais c’est un bon indice. Et ce gisement s’il existe, pourrait contenir d’autres métaux que le fer et l’uranium qui se raréfient constamment dans un monde qui en dépend de plus en plus pour son expansion et son énergie.

Depuis le début de l’ère spatiale en 1957, c’est la première fois qu’un satellite permet une telle découverte. La Nasa juge que cet événement est si important qu’elle songe à mettre sur orbite un satellite qui ne ferait rien d’autre que de cartographier le champ magnétique de la tette.

Découverte fortuite.

L’anomalie magnétique centrafricaine est officiellement connue sous le nom d’ «Anomalie de Bangui », Capitale de cette République presque aussi étendue que le Texas. Sa découverte est fortuite puisque les magnétomètres de l’OGO, qui mesuraient toujours les champs magnétiques de la terre en 1970, six ans après le lancement devaient être utilisés à d’autres fins.

« Nous voulons savoir si juste au dessus de l’Equateur il existe des pluies de particules, a déclaré M. joseph Cainsburg du Géological Surevey. « Nous avons alors remarqué cette grosse curiosité dans nos données télémétriques.

Nous ne savions pas trop ce que c’était mais cela se produisait chaque fois que le satellite passait au dessus de cette partie de l’Afrique. Il fallait que cela soit quelque chose qui sorte de l’ordinaire.

L’équipe américaine consulta alors des géophysiciens soviétiques qui avaient placés des cosmos à magnétomètre dans la même région. La recherche soviétique apporta des preuves à l’appui de la thèse américaine, sans toutefois la confirmer.

Les Américains placèrent alors des magnétomètres dans un avion qui survola la RCA. Il y avait bien une grande anomalie magnétique dans cette région.

Exploitation
Aucune exploitation du fer ou de l’uranium ne se fait présentement en République Centrafricaine, même si des traces de ces deux métaux y ont été découvertes ces dix dernières années. La nouvelle découverte de situe sans une région montagneuse à quelques kilomètres de l’Oubangui, si bien qu’il faudra construire une route ou un chemin de fer pour transporter le minerai jusqu’au fleuve.

Mais il est possible que l’on cherche bientôt à extraire ces métaux dont le prix est présentement à la hausse. Au Secrétariat d’Etat à Washington, on note que la République Centrafricaine, pays d’environ trois millions d’habitants suscite de plus en plus d’intérêt parmi les sociétés minières étrangères. L’anomalie de Bangui devrait encore accroître cet intérêt.

Washington post.
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De l’exploitation des richesses du sous-sol
Et du pétrole, a témoigné…

La Commission 1 : Vérité et Réconciliation du Dialogue National a reçu le témoignage de M. Padoundji sur les possibilités de l’exploitation de certaines richesses du sous-sol de la République Centrafricaine à l’Hémicycle du Palais de l’Assemblée Nationale le vendredi 26 septembre à 18 h 20.

Concernant l’uranium de Bakouma qui se trouve dans la Préfecture du Mbomou, cela pose des problèmes techniques. Il est mélangé à d’autres minéraux. Cela vous demande d’énormes moyens matériels et financiers. Aussi le souffre a endommagé dangereusement le coût de l’exploitation, même si en 1989 des experts japonais ont prélevé 600 kg d’uranium pour étudier dans leur laboratoire avec d’autres techniques pour son exploitation. Ces derniers ont réparé la route Bakouma en passant par Niakara pour arriver à Bangassou, chef lieu de la Préfecture du Mbomou. La demande des japonais était exorbitante.

Mais il fallait associer les Français et les Canadiens pour son exploitation. La France du sous-sol centrafricain. Elle aurait un droit de préemption. Mais il faut voir si cela l’intéresse. L’exemple du Tchad a été cité ou ELF s’est retiré et d’autres actionnaires ont qui a permis à ce consortium d’exploiter le pétrole du Tchad.

Il y a l’or de Bogouin où le pays a bénéficié d’une aide allemande de 300 millions de FCFA pour des recherches. Tout comme le sel gemme de Zémio qui est à fleur de terre. Toutes les études préliminaires ont été réalisées par GTZ. Mais il n’y a pas de contre partie centrafricaine pour y aboutir.

Pour ce qui concerne la cimenterie de Bobassa, nous avons deux sites : Fatima et Boassa. Une étude a été faite que ce calcaire est exploitable. Les études ont été réalisées par le FED.

La République Centrafricaine qui a payé l’usine pour l’exploitation de la cimenterie de Bobassa, a été entièrement détruite par les de événements 1979. Ce que M. Padoundji a déploré, le manque de suivi de dossiers et la mauvaise utilisation des ressources humaines qui est le grand mal centrafricain.

Les régimes successifs aiment toujours changer les cadres compétents ou techniciens quand ils arrivent au pouvoir. Et que les bailleurs de fonds veulent voir et revoir en place les compétences avec lesquelles ils ont négocié. Il faut faire confiance aux cadres centrafricains.

Ces cadres compétents et expérimentés doivent être nommés à un poste . Tout comme M. Padoundji qui n’est pas utilisé depuis 1994 pour des raisons politiques dit on et jusqu’à ce jour. Ce dernier est obligé de sonner des cours en 3ème et 4ème année de Sciences Economiques à l’Université de Bangui. IL est fonctionnaire du Ministère du Plan… Mais il a déclaré sous embargo l’existence du pétrole en République Centrafricaine. Même si un code de Recherche et d’Exploitation du Pétrole a été rédigé au temps du Ministre M.Raymond Mbitikon. Des pistes qu’il faudrait explorer par les dirigeants actuels ou à venir pour les dirigeants actuels ou à venir pour sortir la RCA de l’état où elle se trouve.

Zon Yombo Té Wè