LE CITOYEN N°1871 à 1874, du 14 au 16 avril 2004.

Un homme jeune et expérimenté,
pour une Centrafrique des grandes ambitions
La Paix, du travail pour tous,
La modernité et la bonne gouvernance


Vous savez que les centrafricains sont allés massivement aux urnes, pour en finir avec la guerre !

« Malgré, les disproportions des moyens employés et les nombreuses irrégularités, nous sommes quand même satisfaits que la CEMI ai fait le travail qu’il fallait pour vraiment ramener la paix.

       Beaucoup sont venus ici pour entendre le résultat « 1er tour, KO, 1 temps », mais ce n’est pas le cas ! Aujourd’hui, le FODEM sort renforcé de ces élections. Plus qu’avant, nous sommes un parti reconnu sur le plan national et avec nos voix nous allons pouvoir jouer les arbitres. »

Charles MASSI sur radio NDEKE LUKA

LE CENTRAFRIQUE ET SON AVENIR

Pour les 3,5 millions centrafricains que nous sommes, les 43 années de notre indépendance, conquise de haute lutte, en 1958, par le Président Fondateur Barthélémy BOGANDA, et proclamée en 1960 par feu le Président David DACKO, n’ont été qu’une longue descente dans l’enfer de la pauvreté et de la misère.

Coup d’Etat du Colonel BOKASSA le 1er janvier 1966, contre le régime du Président David DACKO; couronnement impérial de 1977; coup d’État du Président David DACKO le 20 septembre 1979 contre l’Empereur BOKASSA 1er ; passation pacifique de pouvoir le 1er septembre 1981 entre le Président David DACKO et le Général André KOLINGBA, Chef d’État-major de l’Armée; succession de mutineries militaires de 1996/1997 contre le Président PATASSE; tentative de coup d’État, le 28 mai 2001, du Général André KOLINGBA, ancien Chef d’Etat; attaque de Bangui du 25 octobre 2002 par la rébellion du Général François BOZIZE, ancien Chef d’État-major; chute du régime d’Ange Félix PATASSE le 15 mars 2003.

Tel est le sombre tableau de chasse des 43 années de notre quête de prospérité. Des histoires qui finissent puis recommencent. Abandonnés sur une montagne de dettes extérieures au milieu d’un désert de réalisations sociales par les pouvoirs prévaricateurs ayant fait des richesses nationales et des finances publiques leurs biens privés, les centrafricains voudraient espérer que les élections de janvier 2005 les délivrent de l’emprise de la dette et du sous-développement.

L’immensité de leurs richesses naturelles : diamant, or, pétrole, uranium, bois, coton et café, autorisent les centrafricains à nourrir l’ambition de voir leur pays suivre l’empreinte des dragons asiatiques, en devenant un géant économique, plus grand que le Ghana et le Burkina-Faso.

Il ne leur faut, pour réaliser cette ambition, que ce qui leur a cruellement fait défaut depuis l’indépendance : un vrai chef à la tête de l’Etat, l’homme d’action capable de traduire dans les faits leurs aspirations sociales et leur désir de modernité. C’est l’enjeu de l’élection présidentielle de janvier 2005.

Pourquoi les dragons asiatiques et non le Zimbabwé de Robert MUGABE ?

Quand, en 1980, Robert MUGABE accède au pouvoir après une lutte armée contre le régime d’apartheid du Premier Ministre Ian SMITH, il est, aux yeux des africains, un héros, l’homme qui a vaincu l’armée blanche.

La Rhodésie qu’il rebaptise Zimbabwé, Salisbury la capitale, Hararé, était un condensé de la vieille Angleterre au cœur de l’Afrique, paradis pour 250.000 anciens colons britanniques, au milieu de 5 millions de noirs réduits à l’esclavage par l’apartheid.

En l’an 2002, après 22 ans de pouvoir, le héros est passé de mode et la prospérité promise aux populations noires est devenue misère.

Aux forces de l’ordre blanches qui terrorisaient les noirs se sont substituées les forces de l’ordre ethniques, dominées par les shonas, l’ethnie du Président MUGABE.

La terreur contre les populations noires devient monnaie courante et l’opposition politique, réprimée avec autant de violence que la police blanche de l’apartheid. L’inflation atteint 700% : il faut une brouette de dollars zimbabwéens pour un dollar américain ou pour acheter une baguette de pain. Au total, 22 ans d’effort pour conduire le Zimbabwe à la faillite.

Qu’ont fait les dragons asiatiques en 40 années de travail ?

L’Indonésie, la Malaisie, Singapour, la Thaïlande et la Corée du Sud, sont ces pays d’Asie qu’on nomme, aujourd’hui, les « dragons asiatiques », en raison du développement foudroyant d’une économie lancée à la conquête des marchés mondiaux.

Conscients de la faiblesse de leurs ressources naturelles en comparaison de celles de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, les dirigeants des dragons asiatiques, déterminés à assurer le décollage de leur économie, mobilisèrent toutes les ressources humaines et financières pour les investir dans l’Education, la Formation, la Santé, les Technologies Modernes de Développement pour, qu’en 40 années de constance dans l’effort, l’acharnement et la discipline dans le travail, produire d’importantes richesses pour leurs concitoyens et la prospérité de leurs Nations.

Quelques chiffres de la Banque Mondiale donnent la mesure de l’effort accompli.

L’augmentation du revenu national par tête d’habitant, de 1980 à 2002, a été de : pour Singapour, 5.000 à 25.000 $US (3,5 à 16 millions CFA) ; la Malaisie, 2.000 à 7.000 $US (1,3 à 4,5 millions CFA) ; la Thaïlande, 2.000 à 7.000 $US (1,3 à 4,5 millions CFA)  et l’Indonésie qui totalise 220 millions d’habitants, 2.500 à 4.500 $US (1,5 à 2,3 millions CFA).

Le Zimbabwé , tout comme la République Centrafricaine, ont fait le chemin inverse en jetant leurs populations dans l’indigence.

Alors que les dirigeants asiatiques s’épuisaient au travail, nos dirigeants s’époumonaient en de vaines promesses de prospérité.

Au final, l’échec reste cinglant.

Avec ses importantes richesses naturelles, un P.I.B. de 700 milliards F. CFA, une masse salariale annuelle de 30 milliards F. CFA, l’absence de pression démographique, 3,5 millions d’habitants et 622.000 km2 de terres fertiles, la République Centrafricaine occupe le 166ème rang sur 175 pays, sur l’échelle mondiale des indicateurs du Développement Humain, et sa population continue de vivre au-dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 600 CFA par jour (1 dollar US).

Malgré l’indignation des dirigeants centrafricains face aux conditionnalités des Institutions Financières Internationales et des partenaires bilatéraux, dénoncées comme une insupportable ingérence dans les affaires internes de notre pays, ils n’ont eu d’autre politique que celle de la main tendue, la survie de l’Etat dépendant des perfusions financières extérieures.

En Afrique Centrale même, le fossé, en terme de développement économique, séparant notre pays de ses principaux voisins, tend à devenir un gouffre insondable. Le Cameroun, le Gabon, le Congo-Brazzaville et la Guinée Equatoriale ont accentué leur avance vers l’émancipation sociale.

La comparaison de l’état de nos villes frontalières avec celles du Cameroun donne une idée de la fracture économique et sociale qui nous oppose. D’un côté, la constante régression, de l’autre, une économie conquérante en perpétuel mouvement.

On nous répliquera qu’ils ont le pétrole. Mais le pétrole n’explique pas tout.

Avec 45 milliards F. CFA l’an que génère, depuis 1993, le commerce du diamant et d’or, 20 milliards F. CFA de recettes fiscales du secteur forestier, le Centrafrique pouvait faire autant. Mais, la culture de la gestion de l’Etat reste ancrée à la conclusion d’un Accord avec le Fonds Monétaire International, seule planche de salut. Ce qui nous renvoie à la question de la direction de l’Etat.

 Comment devenir ce dragon économique pour rompre avec la pauvreté ?

Faut-il s’inspirer du modèle de développement du Ghana ou du Burkina-Faso ou copier l’action des capitaines Jerry RAWLINGS, Thomas SANKARA et Blaise CAMPAORE, ces dirigeants qui ont su insuffler une dynamique de développement qui a fait de leurs pays, des bons élèves du F.M.I., partout cités en exemples de réussite en Afrique.

Avec l’arrivée au pouvoir, en Centrafrique, le 15 mars 2003, du Général François BOZIZE, voilà que, bien après le FODEM qui, depuis 1998, avait fait de ces hommes d’action ses modèles pour la gestion des Affaires de l’Etat, on se met, à parler sur les bords de l’Oubangui, du Burkina-Faso, comme modèle pouvant inspirer notre développement.

Joignant le geste à la parole, le Président François BOZIZE a effectué, en février 2004, une visite de travail et d’amitié de quatre jours, au Burkina-Faso, pour voir de près ce modèle, afin de s’en inspirer pour notre pays. Quatre jours, c’est peu pour comprendre, copier et appliquer un modèle.

L’émergence économique du Burkina-Faso date de 1983. Elle s’inspirait du modèle ghanéen du Capitaine Jerry RAWLINGS, arrivé au pouvoir à Accra en décembre 1981, à la tête d’une junte militaire de jeunes officiers.

 La détermination des nouveaux dirigeants et leur volontarisme dans l’action politique, ont permis, au terme d’une marche forcée de 11 ans, l’amélioration considérable de l’économie du Ghana, alors en pleine déliquescence.

Les jeunes officiers ghanéens n’ont fait que copier l’action du Général  SUHARTO à la tête de l’Indonésie, après qu’il eut mis fin au régime communiste de SOEKARNO dans les années 50.

Comment expliquer le décollage économique du Ghana et du Burkina-Faso et la régression du Centrafrique ?

Pauvreté, accumulation d’arriérés de salaires, de pensions et de bourses, misère populaire, succession de crises militaires, qui furent le lot quotidien des centrafricains durant les 43 années d’indépendance ne relèvent pas de la fatalité, mais tiennent de l’incurie à la tête de l’Etat.

Le Dialogue National d’octobre 2003 a énuméré, avec objectivité, les causes de l’échec des 43 années de gestion de l’Etat par les dirigeants successifs de Centrafrique.

Pour l’essentiel,  ces échecs résultent des conditions dans lesquelles ces dirigeants sont parvenus à la tête de l’Etat. Pour beaucoup, la conquête du pouvoir fut le fruit « d’un accident ». Non préparés à assumer la fonction présidentielle, ils ont plus subi les évènements qu’ils ne les ont dirigés.

Pour mieux appréhender le fondement de la capacité à diriger et à changer le cours de l’histoire, faisons un bref survol des conditions dans lesquelles surviennent des changements dans les domaines scientifiques ou politiques qui ont amélioré l’existence des citoyens.

L’histoire nous apprend que les grandes découvertes scientifiques qui ont bouleversé la production industrielle et la médecine, ou les changements politiques qui ont amené à la tête de l’Etat des dirigeants qui ont amélioré l’existence de leurs concitoyens et modernisé leurs pays, procédaient, d’une part, de la volonté populaire de voir aboutir ces changements, et d’autre part, de la rencontre entre deux éléments essentiels : le hasard et la nécessité, ou le mérite et l’occasion.

Du hasard et de la nécessité.

Le hasard et la nécessité, c’est le britannique Alexander FLEMING qui, en 1928, découvrit la pénicilline, médicament qui mit fin aux grands fléaux qui ravageaient l’Europe et l’Amérique. Cette découverte répondait à une nécessité, celle de trouver un médicament efficace contre les bactéries pathogènes découvertes en 1880 par le français Louis PASTEUR.

                  Comment le hasard fit-il réaliser cette nécessité qu’attendait le monde?

Sur une gélose ensemencée d’une culture de bactérie pathogène, FLEMING remarqua des halos ronds et clairs. Une de ses laborantines avait laissé tomber la veille, par inadvertance, sur la gélose, un bouillon d’une variété d’algues, l’aspergillus notatum.

Qu’aurions-nous fait à la place de FLEMING, nous, centrafricains, maintenus dans l’enclavement intellectuel par nos dirigeants, condamnés à l’attente d’hypothétiques paiements de nos salaires à terme échu et à notre bonne vieille Mocaf?

Nous n’aurions rien fait. D’abord, que serions-nous aller faire dans un laboratoire scientifique alors que la place qu’on nous réserve est au bar Tara-Tara,  avec notre Castel bien fraîche, des « dombolos » endiablés et des filles aux jambes lascives ?

Alexander FLEMING, scientifique confirmé, investi de la confiance de ses concitoyens qui ont accepté de lui confier une part importante du revenu de leur travail dans cette entreprise d’intérêt général, refit l’expérience et obtint, le lendemain, le même résultat.

Il en conclut que dans l’aspergillus notatum existait un principe actif auquel les bactéries pathogènes étaient sensibles. La largeur du diamètre du halo était fonction de la concentration du principe actif à cet endroit.

Ainsi fut découverte la pénicilline qui enraya les maladies, sans laquelle les armées auraient été décimées pendant la Seconde Guerre Mondiale.

Faisons une simple prospective : si, de nos jours, Alexander FLEMING, homme de science qui a fait la preuve de sa capacité était opposé, dans une élection présidentielle, comme celle de janvier 2005, au candidat « 1er Tour KO » qui nous couvrirait de pagnes, de tee-shirts,  de casquettes et de parapluies à son effigie, de liasses d’argent, de savon, de sel, de viande, de café et 1.000 francs à l’entrée des bureaux de vote, nous accorderions au maximum 5% de nos voix à FLEMING et 95% au candidat « 1er Tour KO ».

Ne disposant d’aucune capacité intrinsèque à améliorer l’existence de ses concitoyens, sinon que la générosité d’un jour, le Président « 1er Tour KO » se lancerait dans le recrutement massif de ses parents dans l’armée, pour préserver son pouvoir. Il ne faudrait pas moins de deux ans pour que les mêmes centrafricains en arrivent à exiger un coup d’Etat pour mettre fin à ce régime.

Du mérite et de l’occasion.

Le mérite et l’occasion en politique, ce sont, en France,  Napoléon BONAPARTE et le Général DE GAULLE. En Oubangui-Chari, KARINOU, Barthélémy BOGANDA et, en Centrafrique, l’Empereur BOKASSA, avant la folie des grandeurs du couronnement impérial de 1977.

De manière générale, sans le mérite, l’occasion sert à peu de choses. Mais, sans l’occasion, le mérite reste à l’état de capacité individuelle, sans profit pour le plus grand nombre des citoyens.

Ainsi, a-t-il bien fallu, devant les souffrances des enfants d’Israël, esclaves en Egypte,  que Dieu fasse appel aux vertus de Moïse, pour les délivrer et les conduire vers la Terre Promise.

Sans cette occasion, le mérite de Moïse n’eut été utile qu’à lui-même.

Après la Révolution Française du 14 juillet 1789, menacé par les Royalistes, le Directorat fit appel à Napoléon BONAPARTE, Général d’artillerie dans l’armée d’Italie. Il s’agissait de sauver la France, îlot républicain au milieu d’un océan de royautés coalisées par l’Empire Britannique déterminé à étouffer la Révolution dans l’œuf.

BONAPARTE se saisit de l’occasion pour valoriser son mérite, accumulé pendant de longues années d’études, en le mettant au service du triomphe de la République.

Devenu 1er Consul à Vie puis Empereur, le mérite et l’occasion lui permirent d’écrire l’une des plus belles pages de l’Histoire de la grandeur de la France.

Le Général DE GAULLE, stratège militaire, visionnaire, trouva dans la défaite de la France en 1940, l’occasion de mettre son mérite au service de la victoire, puis du redressement économique de son pays, faisant apparaître la France sur la scène internationale comme l’égale des grandes puissances dominantes de l’après-guerre : les Etats-Unis et l’U.R.S.S.

En Oubangui-Chari, les abus de la colonisation ont donné à KARINOU et à Barthélémy BOGANDA l’occasion qu’il fallait à leur mérite pour promouvoir l’émancipation sociale des populations et l’instauration d’un nouvel ordre politique fondé sur la justice et l’égalité : l’Indépendance.

En Centrafrique, le Colonel BOKASSA hérita, le 1er janvier 1966, d’un coup d’Etat organisé par le Lieutenant-Colonel Alexandre BANZA avec de jeunes officiers de l’armée centrafricaine.

L’occasion ainsi offerte lui permit de déployer ses mérites accumulés pendant 25 années d’expérience dans l’armée française et de longs séjours dans de nombreux pays et sur les différents théâtres d’opérations militaires.

N’ayant pas de capacité propre, du fait d’une scolarité limitée, mais ayant une idée précise de ce qu’il voulait pour son pays, BOKASSA fit appel, sans discrimination, à toutes les ressources humaines pour construire le pays.

Dans la conscience des centrafricains, KARINOU reste le premier Résistant, Barthélémy BOGANDA, le Libérateur et BOKASSA l’éphémère Bâtisseur, au destin contrarié par la folie des grandeurs.

Que dire des autres dirigeants centrafricains ?

Pour les Présidents David DACKO et le Général André KOLINGBA, l’occasion leur fut utile pour accéder à la Présidence de la République. Sans mérite véritable, l’occasion fut perdue pour les centrafricains, en terme de conquêtes sociales.

Ils se contentèrent des fastes de la fonction présidentielle sans peser sur le cours des évènements.

En 1993, Ange Félix PATASSE tira profit du transfert sur sa personne du mérite que les centrafricains reconnaissaient à l’Empereur BOKASSA dont il fut, pendant 12 années, l’un des zélés serviteurs.

Les mutineries politico-militaires de 1996 ébranlèrent son pouvoir. Elles mirent à nu l’insuffisance de son mérite. Confiné dans une gestion sectaire de l’Etat, l’élection présidentielle de 1993 fut une occasion manquée.

Pour une parfaite illustration de l’importance de la rencontre entre le mérite et  l’occasion dans l’efficacité de l’action politique en vue de la conquête de la prospérité, comparons la gestion du Capitaine Jerry RAWLINGS au Ghana à celle du Général André KOLINGBA en Centrafrique, tous deux  arrivés au pouvoir en 1981.

  Le Capitaine Jerry RAWLINGS :

Prenant le pouvoir en décembre 1981, Jerry RAWLINGS et ses frères d’armes trouvèrent un pays en pleine déliquescence, rongé par la corruption, le détournement de deniers publics, l’incurie de l’Administration et l’affairisme des dirigeants. L’économie ghanéenne était sinistrée, tous les indicateurs macro-économiques étant dans le rouge.

Ayant pris la mesure de la gravité de la situation et décidé de sortir le Ghana du naufrage économique, Jerry RAWLINGS crée le Conseil National Politique de Défense, une Institution rassemblant toutes les Forces Vives de la Nation,  partis politiques, syndicats, organisations des femmes, de la jeunesse et religieuses, autour d’un programme commun, avec de nombreuses mesures impopulaires aux fins d’opérer le redressement économique de leur pays.

Le Conseil National Politique de Défense adopte comme doctrine politique, l’économie de marché, conciliant le profit et la justice sociale.

Le Gouvernement élabore un Programme d’Ajustement Structurel basé sur le volontarisme et le recours aux richesses nationales du pays, pour engager la lutte contre la pauvreté et arrêter la descente des populations dans l’enfer de la misère.

L’efficacité de l’Administration étant la clé de voûte du succès de tout programme de redressement économique, le Gouvernement décide de remettre à niveau une administration corrompue et laxiste. Sa mission est redéfinie afin de restaurer l’autorité de l’Etat.

Les incompétents et les corrompus sont redéployés. Une Loi, destinée à éradiquer la corruption est élaborée et appliquée avec sévérité.

Les nominations et les promotions dans toutes les fonctions et les entreprises d’Etat obéissent aux critères de compétence et d’intégrité : « The right man, at the right place » (L’homme qu’il faut, à la place qu’il faut).

L’affairisme, les activités frauduleuses, les trafics de pierres précieuses, de devises et de produits agricoles (cacao), sont érigés au rang de crimes économiques, pourchassés et sanctionnés sans état d’âme. Jerry RAWLINGS n’épargne pas ses propres parents.

Un plan de mobilisation des ressources nationales pour le financement propre du développement est adopté. Les secteurs minier, forestier et agricole font l’objet d’une attention toute particulière.

Les Brigades Spéciales des Mines et Economiques (Douanes, Eaux et Forêts) sont mobilisées en permanence sur toute l’étendue du territoire, avec une efficacité redoutable.

Mais avant de mettre en application l’ensemble des mesures économiques arrêtées par le Conseil National Politique de Défense, le Gouvernement crée le Comité pour la Défense de la Révolution (C.D.R.), composé de jeunes et de femmes chargés d’expliquer aux populations le bien-fondé des mesures impopulaires et d’assurer l’encadrement, la formation et la mobilisation des masses paysannes, en vue de leur implication dans le processus du développement.

En 1992, après 11 années de travail acharné, à l’instar des dragons asiatiques, le succès de la gestion de Jerry RAWLINGS récompensa les ghanéens du sacrifice et des efforts consentis.

La croissance économique passe de 0 à 5% ; l’inflation recule de 128% à 8% ; le Produit Intérieur Brut (P.I.B.) est de 5,1 milliards $US (3.500 milliards CFA) contre 3,8 milliards $US pour le Gabon, pays pétrolier ; le Budget de l’Etat, en perpétuel déficit, affiche un excédent de 81 milliards CFA ; les entreprises privatisées redeviennent compétitives et réembauchent le personnel antérieurement remercié ; le chômage recule.

Les entreprises tournées vers l’exportation : mines, forêts, bois, cacao, battent des records de profits.

Vingt trois banques commerciales installées au Ghana sont toutes bénéficiaires. Quarante sept, installées au Nigéria, peinent à équilibrer leurs comptes.

En 1993, la vente par l’Etat, de 25% des 50% des parts qu’il possédait dans la société minière Goldfield Ashanti, rapporta 150 milliards de francs C.F.A. au Gouvernement. Douze années plus tôt, l’Etat en aurait tiré 500 millions C.F.A. qui se seraient volatilisés dans les banques des îles Caïman ou suisses.

« Bon élève » du F.M.I., les décaissements en faveur du Ghana se chiffrent en milliards de dollars US (environ 600 milliards CFA). En comparaison, en 10 ans de pouvoir, le régime d’Ange Félix PATASSE a reçu en décaissements, du F.M.I. et de la Banque Mondiale, moins de 100 milliards CFA (200 millions de dollars US).

En 1992, après onze ans passés à la tête de l’Etat, Jerry RAWLINGS est élu Président de la République au premier tour, avec 56% des voix.. Il reçoit les félicitations de ses adversaires.

 En 1997, pour son deuxième et dernier mandat, il recueille 58% des voix au premier tour.

Contrairement à de nombreux dirigeants africains qui modifient leur Constitution à volonté pour se maintenir au pouvoir ou qui renient leurs serments initiaux de ne pas se présenter aux élections, à l’instar de l’ivoirien, feu le Général Robert GUEÏ, sous prétexte de céder à « l’appel de leur peuple », le Président Jerry RAWLINGS a refusé de succomber aux cris de sirène de « son peuple ».

Choisissant de respecter la Constitution qu’il avait lui-même fait approuver par référendum populaire, il se retira du pouvoir.

En cette année 2004, il garde tout son charisme et ses prises de position font trembler le pouvoir en place. S’il le désirait, il redeviendrait Président du Ghana.

Le Général André KOLINGBA.

Arrivé au pouvoir, le 1er septembre 1981, à la suite d’une passation pacifique de pouvoir avec le Président David DACKO, désireux d’éviter à son pays un bain de sang, en raison de la crise politique post –électorale, le Général André KOLINGBA s’installe aux commandes de l’Etat, sans programme politique.

Il crée le Comité Militaire de Redressement National (C.M.R.N.), un Gouvernement exclusivement composé d’officiers des Forces Armées.

L’assistance budgétaire de la France permet d’assurer une paix sociale, sur fond de complots permanents. Pour le reste du temps, tout n’est que routine et partage du gâteau de l’Etat.

En 1992, après 11 années passées à la tête de l’Etat, ponctuées de crises sociales à répétition, le régime du Général André KOLINGBA bat tous les records de déficits, avec une population prise dans l’enfer de la misère, des agents de l’Etat démotivés et démobilisés.

La production agricole chute de - 8% à – 22%. Le coton et le café ne sont plus collectés. Les recettes de l’Etat passent de 42 milliards CFA en 1990 à 36 milliards CFA en 1992, avec 12 mois d’arriérés de salaires, des grèves perlées et des années blanches dans l’Education.

La fraude minière atteint des sommets : 400.000 carats de diamants bruts officiellement exportés de Bangui en 1986, mais 986.000 carats totalisés à Anvers, en Belgique. Une perte sèche de 19 milliards CFA.

A l’élection présidentielle annulée du 25 octobre 1992, le Général André KOLINGBA est distancé par ses principaux adversaires. Il est éliminé dès le premier tour de l’élection présidentielle du 22 août 1993.

Son charisme est d’avoir accepté sa défaite, alors qu’il disposait des moyens de s’y opposer.

Le Capitaine Jerry RAWLINGS et le Général André KOLINGBA, deux officiers, deux résultats : le succès au Ghana, l’échec en Centrafrique.

Au Ghana, l’occasion associée au mérite, ont permis à Jerry RAWLINGS, homme d’action doté d’une vision et de capacité propre à gérer l’Etat, de conduire en un temps record et avec succès,  le redressement économique de son pays.

En République Centrafricaine, le Général André KOLINGBA a bénéficié pacifiquement d’une occasion sans que son mérite et sa capacité y aient compté pour beaucoup. L’occasion n’a permis de conduire qu’une politique limitée à la défense d’intérêts catégoriels et d’importants profits pour l’équipe au pouvoir.

En résumé, le Ghana a fourni l’éclatante démonstration que le fauteuil présidentiel n’est pas le lieu où s’apprend la capacité à conduire efficacement les Affaires de l’Etat en vue d’améliorer la vie des populations. L’occasion est indispensable mais, comme toute entreprise humaine, elle a besoin du mérite et d’une capacité à comprendre soi-même les enjeux politiques en cause.

Hors des deux données, le mérite et l’occasion, tout n’est qu’aventure.

Quel choix pour un dragon économique après janvier 2005 ?

Il nous a été donné de voir, en comparant la gestion de Jerry RAWLINGS à celle du Général André KOLINGBA, que le choix ne réside pas dans le modèle de développement mais dans l’homme d’action capable de conduire avec succès une politique de redressement économique.

Il a fallu le charisme et la capacité de Jerry RAWLINGS ou de Thomas SANKARA et Blaise CAMPAORE, pour que le Ghana et le Burkina-Faso atteignent le niveau de modèles cités aujourd’hui en exemples.

Il y a, pour les centrafricains, à l’aube de janvier 2005, une nécessité : celle de trouver un remède aux désordres économiques, au chaos social, ces maux qui dévorent les hommes.

Nous ne pouvons plus confier ce choix au hasard, comme par exemple de croire que la générosité d’un jour (pagnes, tee-shirts, parapluies avec effigie, billets de banque) ferait du donateur un vrai Chef d’Etat.

Pour aider les centrafricains à forger leur jugement avant les élections de janvier 2005, il convient, au moment où des accusations en responsabilité dans le déclin économique de notre pays sont lancées par le Président François BOZIZE en direction des « Mounzou Vouko » (ces centrafricains blancs bardés de diplômes), de ramener les querelles à leur juste dimension.

Pour cela, examinons ce que fut la carrière de Jerry RAWLINGS, Thomas SANKARA et Blaise CAMPAORE avant la conquête du pouvoir pour cerner le secret de leur réussite à la tête de l’Etat.

Le Capitaine Jerry RAWLINGS était officier d’aviation, né d’un père écossais et d’une mère ghanéenne, métissage utilisé par ses adversaires pour le disqualifier de la direction de l’Etat au motif que, seul un ghanéen à la peau noire pouvait diriger le Ghana.

 Formé à la prestigieuse Académie Militaire Britannique de Sandhurst, l’équivalent anglais de Saint Cyr-Coëtquidan en France ou de West Point aux Etats Unis, il rentre au Ghana, après sa formation, et s’attache à sensibiliser ses frères d’armes sur l’état désastreux du pays, gangrené par la corruption et l’affairisme des dirigeants, et de la nécessité, pour l’armée, de mettre fin à l’anarchie et à la misère populaire.

Il prend le pouvoir en 1979, rétablit la Démocratie pluraliste, organise la première élection libre et transparente du Ghana. Puis, l’armée regagne la caserne.

Peu de temps après, les privilèges abolis par les militaires sont rétablis, l’affairisme reprend ses droits. En décembre 1981, les jeunes officiers reprennent le pouvoir avec la ferme intention de remettre de l’ordre dans le pays avant de regagner les casernes.

Nous venons d’en voir le bilan, de 1981 à 1992.

Thomas SANKARA et Blaise CAMPAORE, après le Prytanée Militaire de Kaodiogo en Haute-Volta, rentrent à l’Académie Militaire d’Antsirabé à Madagascar, le Saint Cyr de l’Océan Indien, dirigée par des officiers français.

Ils y côtoient les futures élites militaires africaines comme l’ancien Président Nigérien, le défunt Général Ibrahim BARE-MAÏNASSARA.

En pleine révolution marxiste à Madagascar, les élèves officiers du continent se forgent à la dialectique et à une prise de conscience sur les causes de la pauvreté et de la misère des masses africaines et des moyens de les éradiquer.

Après sa formation militaire à Antsirabé, Thomas SANKARA, qui a suivi les enseignements de sociologie rurale dispensés aux élèves officiers, passe une année aux côtés des paysans malgaches pour toucher du doigt les réalités du monde paysan.

L’Ecole des Troupes Aéroportées de Pau, en France, réunit à nouveau Thomas SANKARA, Blaise CAMPAORE et leurs anciens copains d’Antsirabé.

Rentrés dans leur pays, Thomas SANKARA et Blaise CAMPAORE nouent des relations avec les cadres civils, notamment ceux de la Ligue Panafricaine pour le Développement (LIPAD), pour discuter des moyens de mettre fin aux souffrances des populations. Ce qu’ils font en 1983.

 En résumé, Jerry RAWLINGS, Thomas SANKARA et Blaise CAMPAORE, dont la gestion fait honneur à l’Afrique, étaient, avant tout, des intellectuels, des « Mounzou-Vouko », doublés de stratèges militaires, deux qualités indispensables pour la maîtrise du temps et de l’espace dans l’action qui conduit au succès, à la guerre comme en politique.

C’est l’action de ces stratèges politiques déterminés qu’il s’agit de copier pour notre pays. La mise en œuvre rigoureuse des mesures exécutées en leur temps par ces hommes d’action sera à même de mettre fin au chaos économique et aux désordres qui gangrènent l’Etat centrafricain, nous permettant de réaliser avec succès et en un temps record, le redressement économique et la modernisation du Centrafrique.

Le premier résultat sera le rétablissement de la solvabilité du Trésor Public. Elle  donnera au Gouvernement les moyens financiers d’honorer ses dettes internes et externes; d’assurer l’efficacité de l’Administration; de restaurer l’autorité de l’Etat; d’éradiquer l’insécurité et la corruption; de promouvoir la justice sociale en revalorisant les salaires, pensions et les bourses; relancer la consommation, l’emploi; développer les solidarités essentielles dans la Santé et l’Education; d’intégrer la Jeunesse et la Femme dans l’économie en les mobilisant dans l’encadrement et l’implication du monde rural, dans le processus de développement; de rationaliser la gestion des ressources naturelles pour vaincre la pauvreté.

La cohésion sociale rétablie, la République Centrafricaine pourra s’attacher à retrouver sa crédibilité sur la scène internationale, par la promotion de la Culture, du Sport, du Tourisme et une diplomatie de Paix et de sécurité mutuelle entre les Etats.

Pour réaliser notre objectif : faire de la République Centrafricaine un dragon économique après janvier 2005, deux conditions indispensables doivent être réalisées : des élections libres, crédibles, loyales et une Paix durable.

La première condition : des élections libres, crédibles et loyales.

Si l’économie centrafricaine est restée à l’état végétatif, sinistrée par la succession de crises militaires, et les centrafricains victimes d’une effroyable misère, c’est en raison de ces élections dites « démocratiques » que les dirigeants organisent pour ne pas les perdre, les réduisant à de simples formalités administratives, avec une Assemblée Nationale pléthorique et monocolore, à la disposition du pouvoir.

Or, le progrès social des populations et la prospérité des pays riches d’Europe, d’Amérique et d’Asie, pour lesquels les africains affrontent tous les risques de l’immigration clandestine, résultent des vertus du suffrage universel et de l’alternance démocratique, avec des élections libres et transparentes.

Les élections régionales françaises de mars 2004, organisées par la majorité au pouvoir et gagnées par l’opposition en sont le meilleur exemple.

Le Président français, Jacques CHIRAC, ayant perçu le message des électeurs, a pris les mesures qui s’imposaient en remaniant le Gouvernement et en retirant les réformes sociales qui ont effrayé ses concitoyens.

En Centrafrique, en proie à une grave crise financière en ce début d’année 2004, le Président François BOZIZE a organisé une série de Conseils de Ministres élargis à toutes les forces vives de la Nation.

Tout est redevenu silence, comme si ces consultations radio-diffusées n’étaient qu’une simple publicité.

En définitive, le choix, pour notre pays, de devenir un dragon économique dépend uniquement des centrafricains et de l’usage qu’ils voudront faire de leur bulletin de vote.

Le bulletin de vote reste l’unique instrument capable de moderniser le visage du Centrafrique de demain.

La seconde condition : une Paix durable.

Sans la Paix, rien de durable ne peut être envisagé sur le plan économique.

Restaurer le tissu économique, relancer l’économie et les services publics de l’Etat, construire le miracle économique, nécessitent la permanence de la sécurité sur toute l’étendue du territoire.

Le Gouvernement affirme que cette sécurité est restaurée à 90%. Il s’agit de chiffres pour la ville de Bangui. Dans l’arrière-pays, l’insécurité est omniprésente et les routes appartiennent aux coupeurs de routes, les « zaraguinas ».

Ces zaraguinas se présentent à visage découvert comme étant des ex-combattants de la rébellion du Général François BOZIZE.

Mécontents de n’avoir pas été indemnisés à la hauteur des engagements pris avant la conquête du pouvoir à Bangui, le 15 mars 2003, ils survivent en se servant sur la population.

Face à l’importance de leur armement, leur organisation et leur détermination, l’armée régulière paraît dépassée par la supériorité de leurs moyens.

Combien leur a-t-on promis? 7 millions CFA ou 14 millions CFA ? Le silence des autorités politiques donne créance à ces chiffres.

Pour la crédibilité et la loyauté des futures élections, l’égalité des chances de mener leurs campagnes de sensibilisation en toute sécurité, entre les principaux acteurs politiques et les prétendants déjà à la tête de l’Etat qui se déplacent à Bangui et en province sous bonne escorte, est une exigence minimale.

Ce qui impose aux autorités politiques qu’elles fassent de l’indemnisation des ex-libérateurs, un problème national.

Une fois soldé ce problème d’indemnisation, garantie doit être donnée aux centrafricains que la sécurité sera définitivement permanente.

Ce qui nous amène à soulever la question sacrilège de savoir si la paix sera permanente et durable au cas où le Président François BOZIZE devait se maintenir au pouvoir au-delà de janvier 2005.

En posant cette question, d’aucuns auront à l’idée qu’on chercherait à « empêcher un centrafricain à se présenter à la prochaine élection présidentielle ». Cependant, il y a des candidatures qui ont des implications politiques, porteuses de germes d’instabilité permanente. Et pour cela, la question ne saurait être occultée.

Aborder la question de la candidature du Président François BOZIZE soulèvera des condamnations. Se taire est encore suicidaire.

Avant le 15 mars 2003, le Général François BOZIZE aurait été un candidat ordinaire à une élection présidentielle, avec des chances étroites de figurer au second tour.

Depuis le 15 mars 2003, ses moyens matériels et financiers se sont accrus, preuve que le pouvoir anoblit ses détenteurs. Avec la capacité de nuisance des patriotes qui voudront maintenir, de façon permanente, leur source de revenus, étant candidat à l’élection présidentielle de janvier 2005, le Général François BOZIZE ira pour confisquer le pouvoir.

Rien ne garantit que cette légitimation par les urnes ne rendrait pas les exactions permanentes.

De plus, cette situation nouvelle pour le Centrafrique légitimerait la rébellion armée comme un nouveau mode de conquête du pouvoir et le plus aisé de sa conservation, un précédent qui aura valeur d’argument.

Ce précédent serait opposable à la communauté internationale et susceptible d’être imité et renouvelé. Il ne serait plus possible de condamner toute prise de pouvoir par les armes, ouvrant ainsi la voie à la Démocratie armée.

Face à cette dangereuse situation, le sens de l’Etat et l’intérêt général ne commanderaient-ils pas au Président François BOZIZE d’envisager sa candidature pour l’élection présidentielle de janvier 2010 ?

Un Président de la République, légitimé par le peuple centrafricain à l’issue de l’élection de janvier 2005, pourra négocier sans pression avec les ex-libérateurs des problèmes touchant leur avenir.

Ils auront le choix entre leur redéploiement dans les emplois civils ou militaires pour les centrafricains, l’aide au retour dans leurs pays ou leur intégration dans les activités commerciales pour les ex-combattants étrangers qui s’engagent à respecter les lois et les traditions de la République Centrafricaine.

Le Général François BOZIZE, nanti de toutes les garanties et honoré sur tous les plans, pourra se consacrer à la préparation de sa future candidature à l’élection présidentielle de janvier 2010 à laquelle il se présentera débarrassé de l’uniforme de Chef de la rébellion armée.

La crédibilité de la République Centrafricaine serait ainsi restaurée sur la scène internationale et redonnerait confiance aux investisseurs qui continuent de douter de notre volonté de renouer avec la stabilité politique et une paix durable.

 

Charles MASSI

Conseiller National

Président du FODEM