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BANGUI, 16 avril (AFP) -
18h06 - Le directeur de
publication du quotidien indépendant Le Confident, Mathurin Nestor
Constant Momet, et son rédacteur en chef, Patrick Bakwa, ont été placés
en garde à vue vendredi à Bangui, dans le cadre d'une affaire de
diffamation, a indiqué à l'AFP l'un des intéressés.
"Je suis placé en garde à vue en compagnie de Mathurin Momet, et il nous a été dit que c'est pour diffamation, à la suite de l'article que nous avons publié dans le numéro 622 du quotidien" sur de supposées "magouilles" au PMU-Centrafrique (paris hippiques), a indiqué Patrick Bakwa, joint par l'AFP sur son téléphone portable. "Me Jean-Pierre Ouadda-Djallé, l'avocat du principal concerné dans cette affaire, Jean-Claude Marszaleck, a estimé que son client a été diffamé, et il a porté plainte contre le journal, voilà pourquoi on en est là", a-t-il expliqué. Un ancien actionnaire du PMU-Centrafrique, qui affirme avoir été injustement évincé de l'entreprise par la justice, accuse l'actuelle direction de divers agissements frauduleux dans la gestion de la société. Cet actionnaire, Maximilien Yangongo-Boganda avait donné début avril une conférence de presse au cours de laquelle il avait multiplié les critiques et les accusations. Créé en 2002 par Marcel Chastan, un résident français, PMU-Centrafrique est représenté à Bangui par un autre Français, Jean-Claude Marszaleck. Judes Zossé, directeur de publication du quotidien "l'Hirondelle", est pour sa part toujours incarcéré après une condamnation le 12 mars dernier à six mois de prison ferme pour "offense au chef de l'Etat" et malgré une grâce présidentielle accordée aux détenus par François Bozizé le 15 mars dernier, à l'occasion du premier anniversaire de sa prise du pouvoir. Les autorités de Bangui ont réaffirmé ces derniers temps leur attachement à la liberté de la presse, assurant vouloir dépénaliser les délits de presse. La loi centrafricaine prévoit des peines de prison ferme pour des délits de presse tels que "la publication de fausses nouvelles" ou "la diffamation", de même que la "diffusion d'une publication déclarée non conforme", ou "la fausse déclaration en vue d'obtenir la carte de presse". |
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