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BANGUI, 16 avril (AFP) -
18h51 - Le Mouvement de libération
du peuple centrafricain (MLPC), parti de l'ex-président Ange-Félix
Patassé, a accusé vendredi le régime actuel du général François
Bozizé de "dérives totalitaires" et de "provocations répétées"
à son encontre.
"Le bureau exécutif du MLPC prend une fois encore à témoin l'opinion nationale et internationale sur les provocations répétées dirigées contre le MLPC et appelle ses militants (...) à s'organiser pour barrer la route à ces dérives totalitaires", indique un communiqué du 1er vice-président du MLPC, Hugues Dobozendi. Le communiqué évoque à l'appui de ses accusations des "cas d'arrestations" et des "tentatives d'enlèvement et d'assassinat" dont auraient été victimes des membres du parti. Il cite notamment le cas de Joseph Boy-Kota Zoukétia, ancien député et membre du bureau exécutif, en garde à vue depuis le 5 avril, soit largement au delà du délai légal dans les locaux de la Section d'enquêtes de recherche et de documentation (SERD), une unité de police rattachée directement à la présidence. "Au même moment où se déroulait l'arrestation arbitraire de Zoukétia, Eric Sorongopé, ancien ministre d'Etat, ancien député a fait l'objet d'une tentative d'enlèvement à son domicile" par des gendarmes, poursuit le communiqué. Le MLPC rappelle également que son deuxième vice-président Gabriel Jean-Edouard Koyambounou est détenu depuis le 24 août 2003 à la prison centrale de N'garagba à Bangui. Il affirme également que Jacquesson Mazette, ancien ministre d'Etat, ancien député, trésorier général du MLPC, ainsi que ses filles, et les anciens ministres Jean-Michel Mandaba et Cyrus Emmanuel Sandy ont eux aussi échappé à "plusieurs tentatives d'enlèvement et d'assassinat". M. Patassé, renversé le 15 mars 2003 par l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé est toujours officiellement président du MLPC, représenté par deux ministres au sein du gouvernement de transition issu de ce coup d'Etat. |
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