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Paris, France (PANA) - L'entourage de Charles Massi, un des vice-
présidents du Conseil national de transition (CNT), parlement provisoire
en République centrafricaine (RCA), a fait part lundi à Paris de
"craintes légitimes" pour sa sécurité.
"Les prises de positions fermes et indépendantes de Charles Massi ont été mal perçues dans certains milieux du pouvoir à Bangui. Et différents signes nous indiquent qu'on cherche à lui nuire. Nos inquiétudes sont, du reste, partagées par des chancelleries occidentales à Bangui", a déclaré, sous couvert de l'anonymat à la PANA, un proche du vice-président du CNT. Ancien ministre des Mines, M. Massi, qui est également président du Forum démocratique (FODEM), a été élu à la vice-présidence du parlement provisoire centrafricain au titre des partis politiques. Il était rentré à Bangui peu après le coup d'Etat du 15 mars 2003 contre l'ancien président Ange-Félix Patassé qui l'avait fait condamner à mort "pour complot contre la sûreté de l'Etat". Selon plusieurs sources, Charles Massi, dont le parti a vivement critiqué la semaine dernière la gestion de la transition par le général François Bozizé, pourrait être un des candidats à l'élection présidentielle de janvier 2005 en Centrafrique. "Nous n'excluons pas que certains, qui redoutent une éventuelle candidature de Charles Massi, aient des arrières-pensées. Nous redoublons, pour notre part, de vigilance pour les prochains jours qui ouvrent la phase la plus délicate de la transition", ajoute-t-on dans l'entourage du vice-président du CNT. Engagée depuis le 15 mars dans une transition vers un régime civil démocratiquement élu, la Centrafrique connaît de graves problèmes d'insécurité souvent imputés aux "rebelles" qui ont porté le général Bozizé au pouvoir. La garde personnelle du chef de l'Etat a été récemment mise en cause par les forces de police centrafricaines qui ont menacé de se mettre en grève pour protester contre les exactions de la sécurité présidentielle. Quatre personnes dont un membre des forces de sécurité sont mortes samedi après-midi à Bangui lorsque les forces de l'ordre ont violemment réprimé une mutinerie d'ex-rebelles qui avaient bloqué la porte nord de la capitale centrafricaine (à 11 km du centre-ville) pour réclamer leur solde. Paris - 19/04/2004 |
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