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BANGUI, 22 avr (AFP) -
22h30 - Des tirs d'armes
lourdes et légères ont été entendus par un journaliste de l'AFP jeudi
soir dans le nord de Bangui, la capitale centrafricaine, où les
ex-rebelles ayant porté François Bozizé au pouvoir avaient affronté
des éléments de l'armée centrafricaine le 17 avril.
Les tirs d'armes lourdes avaient cessé jeudi soir vers 21H00 (20H00 GMT), selon le journaliste de l'AFP. Selon un témoin vivant au PK11, quartier du nord de Bangui où les tirs avaient commencé vers 19H00, seuls des tirs sporadiques d'armes légères subsistaient et s'éloignaient vers la sortie de la capitale centrafricaine. Aux premiers tirs sporadiques avaient succédé avant 20H00 des tirs d'armes lourdes. Les tirs ont été particulièrement nourris aux alentours de 20H00, selon le journaliste de l'AFP, avant de redevenir plus sporadiques. Aucun responsable gouvernemental ou des forces de sécurité n'a pu être joint jeudi soir. Le 17 avril, les ex-rebelles avaient érigé des barricades au PK11, dans le nord de Bangui et s'en étaient pris à la population, selon les autorités, indiquant qu'ils réclamaient des "indemnités compensatrices" pour leur participation à la rébellion du général Bozizé, qui a renversé le 15 mars 2003 le président Ange-Félix Patassé. Un affrontement armé les avait ensuite opposés durant près d'une heure à l'armée centrafricaine appuyée par des éléments de la force Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale), faisant sept morts dont un soldat centrafricain. Au lendemain de l'affrontement, les autorités centrafricaines, issues du coup d'Etat du 15 mars 2003, avaient entamé avec les "ex-libérateurs" des négociations, suspendues mardi faute d'accord sur le montant devant être versé à chacun d'entre eux, selon la présidence centrafricaine. Les ex-rebelles avaient affirmé jeudi à l'AFP ne pas avoir de revendications politiques mais avaient demandé au président Bozizé de tenir une "promesse" qu'il leur aurait faite. "C'est la concrétisation de cette promesse qui nous intéresse parce que nous voulons notre réinsertion dans la vie civile. Nous n'avons pas de revendications politiques, et nous ne sommes pas manipulés", avait déclaré le capitaine Abakar Sabon, se présentant comme le représentant des insurgés. Jeudi, la tension restait persistante dans le nord de Bangui: les soldats de la force Cémac continuent d'y patrouiller, les ex-rebelles ayant tenté à plusieurs reprises depuis le 17 avril d'ériger des barricades. Les taxis, principal moyen de transport public, laissaient les passagers continuer à pied en arrivant dans le nord de la capitale, où plus de quarante maisons ont été pillées depuis samedi, de nombreux habitants ayant préféré loger ailleurs. |
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