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LIBREVILLE, 28 avr (AFP) -
19h00 - Le président
centrafricain François Bozizé a effectué une brève visite vendredi à
Libreville pour rendre compte à son homologue gabonais Omar Bongo Ondimba
de la situation en Centrafrique, au lendemain de tirs, notamment d'armes
lourdes, à Bangui, selon une source proche de la présidence gabonaise.
Le président Bozizé "est venu rendre compte au président de la République (gabonaise) en tant que président de la Cémac (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) et doyen des chefs d'Etat (de la région) de la situation qui prévaut dans son pays", a déclaré cette source à l'AFP. "Il a dit être venu rassurer le président, que la situation est maîtrisée" à Bangui, a poursuivi cette source. Arrivé vers 14H30 (13H30 GMT) à Libreville, le président Bozizé est reparti deux heures et demie plus tard à destination de Bangui, selon cette source. Le calme était revenu vendredi dans le nord de la capitale centrafricaine, où des tirs notamment d'armes lourdes avaient été entendus jeudi soir, quelques jours après une fusillade le 17 avril entre des ex-rebelles ayant porté François Bozizé au pouvoir et l'armée centrafricaine. Vendredi dans les premières heures de la matinée, les forces de l'ordre centrafricaines ont bouclé l'extrême nord de Bangui, a annoncé une source proche du gouvernement à l'AFP, ajoutant que les autorités craignaient que ces ex-rebelles ne s'infiltrent parmi la population. Au moins deux soldats centrafricains ont été grièvement blessés jeudi soir, et aucun bilan n'était disponible côté rebelles. Le 17 avril, six ex-"libérateurs" avaient été tués, ainsi qu'un soldat centrafricain. Selon les autorités, ces ex-partisans de la rébellion pro-Bozizé, dont des Tchadiens recrutés lorsque celui-ci s'était réfugié au Tchad, réclament des "indemnités" pour leur participation au coup d'Etat du 15 mars 2003 qui a porté leur chef au pouvoir. Après l'échec de négociations mardi avec les autorités, les ex-rebelles affirment de leur côté ne pas avoir de revendications politiques et n'être pas manipulés. |
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