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BANGUI, 26 avr (AFP) -
17h36 - Les ex-combattants de
la rébellion ayant porté François Bozizé au pouvoir en Centrafrique,
qui avaient affronté l'armée centrafricaine le 17 avril dans le nord de
Bangui, semblaient avoir quitté lundi leurs positions, au lendemain d'un
accord annoncé par la présidence centrafricaine.
Quelque 200 de ces ex-"libérateurs" centrafricains et tchadiens ont été rapatriés vers le nord du pays ou le Tchad et environ 200 autres regroupés dans un camp militaire de la capitale, a annoncé le conseiller en communication de la présidence centrafricaine, Alain Georges N'gatoua. Deux convois ont quitté la capitale dimanche soir, a-t-il indiqué lundi à l'AFP, ce qu'a confirmé un responsable de la force de paix de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cémac). Un groupe de deux cents autres, "qui n'a pas pu pour des raisons techniques être embarqué, a été rassemblé dans un camp militaire et placé sous surveillance des militaires de la Cémac", a ajouté M. N'gatoua. L'ancien camp militaire du PK 11 (point kilométrique 11) ainsi qu'un terrain vague, où s'étaient regroupés entre 300 et 500 ex-rebelles depuis le 17 avril, étaient totalement vides lundi à la mi-journée, a constaté un journaliste de l'AFP dans le nord de Bangui. Environ 200 hommes du Bataillon mixte d'Intervention et d'appui (BMIA), récemment formé par l'armée française pour lutter contre l'insécurité en province et rappelé d'urgence à Bangui, étaient déployés dans ce secteur, ainsi que des éléments de la gendarmerie et de la police. Les anciens "libérateurs", dont des Tchadiens recrutés lorsque le général Bozizé s'était réfugié au Tchad en 2001, ont quitté Bangui "pour certains, en compagnie de leur famille, après avoir perçu des indemnités", a indiqué M. N'gatoua, sans en préciser le montant. Ils avaient érigé le 17 avril des barricades et s'en étaient pris à la population pour réclamer des compensations pour leur participation à la rébellion dirigée entre novembre 2001 et mars 2003 par François Bozizé et au coup d'Etat du 15 mars 2003 qui avait renversé le président Ange-Félix Patassé et porté leur chef à la tête de l'Etat. Des négociations avaient été entamées dès le lendemain, mais elles avaient été rapidement interrompues et de nouveaux tirs, notamment d'armes lourdes, avaient été entendus le 22 avril dans le nord de Bangui. Le 24 avril, la présidence centrafricaine avait finalement annoncé qu'un compromis, dont les clauses n'avaient pas été rendues publiques, avait été trouvé entre les ex-"libérateurs", qui multiplient les exactions contre les civils depuis un an, et leur ancien chef qu'ils ont porté au pouvoir. Les candidats au retour à la vie civile ont reçu une somme variant entre 300.000 francs CFA (457 euros) selon les ex-"libérateurs" et 500.000 FCFAeuros) selon une source proche de la présidence. Un certain flou entourait encore lundi la conclusion de cet accord. Selon M. N'gatoua, huit responsables des ex-libérateurs ont été transférés dès samedi au Tchad, aux termes de celui-ci. Mais l'un d'entre eux, le capitaine Abakar Sabon, se présentant depuis plusieurs jours comme leur porte-parole, avait indiqué dimanche être à N'Djamena pour négocier, Bangui ayant réclamé la veille "l'arbitrage" du Tchad, et n'être pas au courant d'un quelconque accord. De même, il n'a pas été précisé si les ex-"libérateurs" se trouvant en province, où ils constituent le gros du contingent des "coupeurs de route", bandits de grands chemins qui détroussent les automobilistes ou passagers des taxis et bus, et se livrent également à des kidnappings contre rançon, pourraient profiter de ce "compromis". |
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