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BANGUI, 5 mai (AFP) -
22h01 - Le Comité de suivi
des actes du dialogue national (CSADN) a critiqué mercredi la présence
de membres des autorités locales au sein de la Commission électorale
mixte indépendante (CEMI) récemment créée, qui jettent un doute sur sa
"neutralité".
Le CSADN "a relevé que la présence massive de représentants de l'exécutif dans la CEMI n'est pas de nature à garantir sa neutralité", selon un communiqué, remis mercredi à l'AFP à Bangui et signé de Catherine Samba-Panza, présidente du Comité de suivi. La CEMI est chargée d'organiser et de superviser le référendum sur la nouvelle Constitution et les scrutins présidentiel et législatifs de retour à l'ordre constitutionnel, prévus entre octobre 2004 et janvier 2005. Les différents textes relatifs à la Cémi ont été promulgués le 30 avril par le président centrafricain François Bozizé. Le texte régissant la composition de la Cémi, dotée de 31 membres, permet à des autorités locales, notamment préfets et sous-préfets, d'y siéger. Le Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) avait pourtant rejeté cette possibilité lors des deux lectures auxquelles avaient été soumis les projets de textes sur la CEMI, redoutant qu'elle ouvre la voie à des fraudes. Le communiqué du CSADN rappelle également, que le Dialogue national avait demandé de "renforcer les capacités de la CEMI" et de "garantir l'indépendance de la CEMI, par l'élection de son président par ses membres", alors que les textes promulgués prévoient que son président est désigné par décret du chef de l'Etat. Plusieurs partis politiques et les centrales syndicales du pays avaient estimé le 2 mai que les textes relatifs à la CEMI, avaient "été vidés pour l'essentiel de l'objectif recherché tant par le dialogue national que par le CNT, à savoir (son) indépendance". Le Dialogue national, organisé en septembre et octobre 2003 par le régime de transition de François Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003, visait à mettre un terme aux divisions qui ont plongé ce pays pauvre d'Afrique centrale dans un cycle de crises politico-militaires depuis 1996 et dans un état de quasi-faillite. Que
deviendra le Comité de suivi des actes du dialogue national Quelle suite peut-on donner à la première session du Comité de Suivi des Actes du Dialogue National (CSADN) ? Après sa légalisation, le CSADN peut-il prétendre à plus de pouvoir? Les recommandations restantes seront-elles appliquées. Apparemment, rien ne présage d’un avenir rose. Tout se passe comme si le Comité de Suivi des Actes du Dialogue National n’est pas bien porté dans les cœurs de certaines autorités centrafricaines.
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