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BANGUI, 12 mai (AFP) - 19h52 - Les forces de l'ordre ont renforcé leurs contrôles ces derniers jours à Bangui, à la recherche d'armes et munitions, près d'un mois après des affrontements armés dans la capitale centrafricaine, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP. "Ces opérations visent non seulement à rechercher les armes et munitions de guerre, mais à appuyer les patrouilles de l'Office central de répression du banditisme (OCRB), qui lutte contre les braquages", a indiqué à l'AFP une source militaire. Ces opérations de contrôle "entrent dans le cadre d'une vaste opération de sécurisation du pays, qui a commencé par l'envoi de détachements militaires dans les provinces frontalières (...) ainsi que dans les provinces du nord-ouest", a ajouté cette source. Tous les soirs, l'armée et la police fouillent systématiquement les véhicules et les personnes se déplaçant sur les grandes avenues de la ville. Mi-avril, plusieurs affrontements armés avaient opposé l'armée centrafricaine à quelque 500 "ex-libérateurs", anciens partisans de la rébellion ayant porté le général François Bozizé au pouvoir en Centrafrique, qui réclamaient des indemnités pour leur participation au coup d'Etat du 15 mars 2003. Malgré leur départ négocié, fin avril, vers le nord de la Centrafrique ou le Tchad - où M. Bozizé s'était refugié en novembre 2001 et avait recruté de nombreux Tchadiens -, la population est persuadée que des "ex-libérateurs" se cachent encore parmi elle et que des armes ont été dissimulées. Le Parlement de transition s'était lui aussi récemment inquiété de leur éventuel retour à Bangui. Les autorités de transition ont rétabli une sécurité relative dans la capitale centrafricaine, à la satisfaction de la population, même si les braquages y sont encore fréquents. Hors de Bangui, les forces de l'ordre tentent de mettre fin aux activités des "coupeurs de route", bandits de grand chemin qui dépouillent les voyageurs. "Au moins 1.000 hommes sont actuellement déployés à l'intérieur du pays", dont les 200 éléments d'un bataillon récemment formé par l'armée française pour combattre l'insécurité en province, selon la source militaire. |
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