RFI - 17 MAI 2004.

17/05/2005 - RFI JOURNAL AFRIQUE 4h30 - BOZIZE INVITE AFRIQUE
17/05/2005 - RFI JOURNAL AFRIQUE 5h30 – CNT EXAMEN PROJET DE CONSTITUTION

17/05/2005 - RFI JOURNAL AFRIQUE 4h30 - BOZIZE INVITE AFRIQUE

François BOZIZE Président de la Transition en Centrafrique. Le Général BOZIZE vient de prononcer un discours au récent de la CENSAD ( à BAMAKO) il est également attendu au prochain somment de l’Union 1’Africaine en juillet prochain à Addis Abeba, des invitations qui ressemblent fort à une véritable reconnaissance internationale. François BOZIZE répond aux questions d’Oliver ROGER.

RFI : François Bozize la communauté sahélienne vous a réservé un accueil chaleureux, alors est-ce qu’on peut dire que le putschiste s’efface aujourd’hui devant le Président de la Transition.
FB : L’accueil qui m’a été réservé est un accueil digne fraternel et je crois bien que pour le Président Amadou Toumanou Toure qui a beaucoup vécu en Centrafrique, il a exprimé à travers cet accueil les sentiments qu’il éprouve au peuple centrafricain et à la république Centrafricaine. Il a été décidé de soutenir matériellement et politiquement       le nouveau pouvoir en Centrafrique, nous laissons le soin au directoire de pouvoir se prononcer sur la forme d’aide qu’il compte entreprendre en faveur de la république Centrafricaine.

RFI : Alors, venons-en un peu aux questions intérieures. Un rapport des Nations Unies récemment évoquait une situation alarmante en matière de sécurité à l’intérieur du pays, alors qui sème le désordre aujourd’hui en Centrafrique ?
FB : Beaucoup d’efforts ont été réalisés et la sécurisation a atteint le niveau de l’ordre de plus de 80%, à Bangui la situation est calme et à l’intérieur du pays il y a les coupeurs de route qui de temps en temps surgissent de la brousse pour essayer de nuire, mais cependant les forces de l’ordre ont reçu  les instructions nécessaires et la sécurisation se poursuit et atteindra son niveau normal d’ici peu .

RFI : A Bangui la situation est calme dite vous, pourtant récemment les libérateurs tchadiens notamment, se sont bruyamment manifestés et ont revendiqué de façon assez violente ?
FB : Oui, mais là c’est une question interne, ceux sont mes compagnons de lutte à qui j’ai promis aider pour les remercier de tout ce qu’ils ont fait pour ce pays et ce peuple qui a tant souffert, malheureusement les moyens du pays sont tels que nous n’avions pas pu répondre promptement, il s ont été patient pendant une année, voilà pourquoi un peu le coup de gueule, mais nous nous sommes compris et la situation est revenue à la normale.

RFI : Ils ont obtenu ce qu’ils voulaient en matière d’intégration dans l’armée ou de salaires ?
FB : Oui, euh, nous avions constitué 2 groupes. Le groupe de ceux qui ont choisi la vie civile et le groupe de ceux qui ont choisi la vie militaire. Ceux qui ont choisi la vie militaire ont été intégré dans les forces de défense et de sécurité quand à la deuxième partie qui a choisie la vie civile, il leur fallait, quand même, leur donner une indemnité malheureusement la situation du pays était telle que nous n’avions pas pu le faire à temps, c’est la raison pour laquelle il y a eu cette situation que vous venez d’évoquer, mais personnellement j’ai intervenu et nous avions pu nous entendre et que la situation est revenu à la normale.

RFI : Est-ce que cette question des libérateurs n’a pas provoquée des tensions avec le Tchad ?
FB : Non, non, non ! D’abord vous parlez des tchadiens, ce sont des centrafricains et s’il y a quelques tchadiens ceux sont des tchadiens qui vivaient en République Centrafricaine depuis longtemps, qui ont leur famille, leurs enfants, des villas des maisons et tout et qui au cours de notre évolution au cours des opérations que nous avions menées jusqu’à l’aboutissement du changement ils nous ont ralliés et nous avons abouti au résulta que le monde entier sait.

RFI : Votre allié, Jean-Paul NGOUPANDE a démissionné récemment de son poste de conseiller, est-ce que les relations entre vous et Jean-Paul NGOUPANDE se sont dégradées ?
FB : Dégradées ? Non ! C’est un fils du pays, c’est un centrafricain comme tout le monde qui a accepté le poste de conseillé spécial auprès de ma personne. Voilà que les élections s’approchent il a trouvé bon de se défaire de cette fonction pour être d’aplomb afin de mener son action sans qu’il y ai d’interférences qui nuisent à la bonne marche de son action tout simplement.

RFI : Est-ce que ce n’est pas la fin du consensus politique derrière vous, le départ d’Abel GOUMBA de la primature et puis la démission de Jean-Paul NGOUPANDE ?
FB : Consensus non. Que ce soit dans le gouvernement que ce soit à l’assemblée provisoire toutes les sensibilités sont toujours représentées, c’est d’ailleurs la mission qui me tient à cœur faire de telle sorte que le consensus aboutisse jusqu’à la campagne, au début de la campagne et ce sera disons pour moi, le souhait qui me tenait à cœur.

RFI : Est-ce que vous serez candidat en 2005 ?
FB : Oui ou Non, le moment viendra ou je pourrais me prononcer là-dessus. Pour le moment la mission qui me tient à cœur c’est de faire réussir la transition consensuelle. En parler maintenant c’est déstabiliser la transition consensuelle.

RFI : Il y a quelques mois, les journaux centrafricains, lors de la visite de d’Alpha Omar KONARE,  écrivaient que ce dernier vous avait cosneiller de ne pas vous présenter, est-ce que c’est vrai d’une part et si c’est vrai, est-ce que vous allez suivre ce conseil ?
FB : Monsieur KONARE ne peut pas se permettre de s’ingérer dans une affaire purement centrafricaine ! Est-ce qu’il a demandé l’avis du peuple centrafricain pour pouvoir s’ingérer dans une affaire purement nationale ? Moi je trouve cela un peu bizarre. Je sais qu’il en a parlé, je lui ai demandé est-ce qu’il avait demandé l’avis du peuple centrafricain pour dire des choses pareils. Tous ça, donc, la démocratie c’est l’affaire du peuple et nous nous fions à cela et on attend que le peuple puisse se prononcer la-dessus et c’est tout.

17/05/2005 - RFI JOURNAL AFRIQUE 5h30 – CNT EXAMEN PROJET DE CONSTITUTION

L’avant projet de Constitution devant le parlement de Centrafrique, le texte est étudié en ce moment en commission. La future loi fondamentale est censée enterrer définitivement le système politique des années Patassé. Un avant projet qui suscite déjà la polémique puisqu’une partie des recommandations du dialogue national ont été écartées.

Karine FRENCK : Quelles garantie quels contre-pouvoirs faut-il mettre en place pour éviter les dérives autoritaires du passé, c’est le débat qui a animé le dialogue national à l’automne dernier.
Les délégués s’étaient donc prononcés pour un régime semi-présidentiel avec des pouvoirs renforcés pour le chef du gouvernement, une batteries de mesures pour limiter ceux du chef de l’État.
Pourtant en lisant la copie du gouvernement, les membres du CNT ont découverts tout autre chose : l’avant-projet de constitution étant les prérogatives présidentielles, un mandat de 6 ans renouvelable une fois au lieu de 5 ans, c’est le président qui défini la politique de la nation et le gouvernement qui la conduit sous la direction du premier ministre, une formule vague qui ne plait pas à certains délégués qui auraient préférés que le premier ministre détermine et conduise la politique de la nation, le président nomme au fonctions civiles et militaires, exit la procédure de destitution d’office pour affairisme du chef de l’Etat, certains dénoncent déjà une constitution sur mesure pour le Général BOZIZE.
Alors pour le moment il ne s’agit que d’un avant projet. De sources proches du CNT ont affirme que de nombreux amendements sont entrain d’être rédigés, mais les avis du CNT ne seront dans tous les cas que consultatifs et l’exécutif aura le dernier mot.