Mort
d'un Tchadien: Bangui assure que "toute la lumière" sera faite
BANGUI, 25 mai (AFP) -
13h59 - Le gouvernement
centrafricain a promis, dans un communiqué lu à la radio nationale
mercredi, de faire "toute la lumière" sur la mort dimanche à
Bangui d'un commerçant tchadien, qui a suscité de vives protestations de
la communauté tchadienne qui juge la police responsable.
"Le gouvernement de la République adresse ses regrets les plus
vifs à la colonie tchadienne présente à Bangui (...) en particulier à
(...) la famille éprouvée. Et il l'assure que toute la lumière sera
faite avec la plus grande transparence dans cette affaire", indique
le communiqué signé du ministre délégué à la Sécurité publique,
Jules Bernard Ouandé.
Les proches de ce commerçant, arrêté dimanche dans le quartier
populaire du Kilomètre 5 par la Garde présidentielle après avoir résisté
à un contrôle et menacé des policiers, affirment qu'il a été battu à
mort, son corps, récupéré à la morgue, portant selon eux de nombreuses
ecchymoses.
Dimanche en début de soirée, des commerçants tchadiens du Kilomètre
5 qui avaient érigé des barricades avaient été dispersés par la
police, qui avait dû tirer en l'air.
Ils avaient fermé leurs échoppes et magasins le lendemain dans
plusieurs quartiers de Bangui pour demander des explications sur les
circonstances du décès de leur compatriote.
Dans leur communiqué, les autorités centrafricaines ont invité
"tous les opérateurs économiques et/ou de nationalité
tchadienne" à reprendre leur travail dans la capitale
centrafricaine.
"Des mesures énergiques ont été adoptées et des moyens conséquents
ont été mis en oeuvre pour assurer leur propre sécurité et celle de
leurs biens. Il les invite à vaquer normalement à leurs
occupations", précise le texte.
Les Tchadiens ferment boutique
à Bangui après la mort d'un des leurs
BANGUI,
24 mai (AFP) - 18h12 -
Les commerçants tchadiens ont fermé
échoppes et magasins lundi à Bangui pour protester contre la mort,
qu'ils attribuent à la police, d'un de leurs compatriotes la veille, a
constaté un journaliste de l'AFP.
Ils demandent à connaître les circonstances de la mort de ce commerçant
tchadien et que les responsables soient identifiés et punis. La victime
avait été arrêtée dimanche, après avoir résisté à un contrôle
d'identité et menacé les policiers avec un poignard, a indiqué une
source policière à l'AFP.
Selon divers témoignages de ressortissants tchadiens recueillis par
l'AFP, il a été appréhendé par des éléments de la garde présidentielle,
alors qu'il avait déjà été désarmé par un de ses proches.
Après avoir récupéré dimanche après-midi son corps à la morgue,
ses proches ont affirmé qu'il avait été battu à mort et que son
cadavre portait de nombreuses ecchymoses.
Des commerçants ont voulu déposer le corps à l'ambassade du Tchad et
exiger des explications. Repoussés par les forces de l'ordre, ils ont
ramené le corps à la morgue, avant de tenter d'ériger des barricades
dimanche soir dans le quartier populaire du Kilomètre 5, dans le
nord-ouest de la ville.
La police centrafricaine les a alors dispersés en tirant en l'air.
RCA: la police tire en l'air pour disperser une manifestation de
Tchadiens
BANGUI, 24 mai (AFP) -
12h42 - La police centrafricaine a dispersé, en tirant en l'air
dimanche soir à Bangui, une manifestation de Tchadiens qui avaient
érigé des barricades pour protester contre la mort, attribuée à la
police, d'un de leurs compatriotes, ont indiqué lundi des sources
policières.
Les tirs n'ont pas fait de victimes, ont affirmé ces sources à l'AFP.
Des tirs avaient été entendus par un correspondant de l'AFP dimanche
vers 19H00 locales (18H00 GMT) pendant plus d'une demi-heure, dans le
quartier populaire du Kilomètre 5, dans le nord-ouest de la ville où la
tension était montée à la mi-journée après la mort d'un commerçant
tchadien.
Selon une source policière, ce commerçant avait été arrêté après
avoir résisté à un contrôle d'identité et avoir menacé les policiers
avec un poignard.
Ses proches ont affirmé qu'il avait été battu à mort par la police,
précisant que le corps portait de nombreuses ecchymoses.
25/05/2004 - QUAND
L’ASSASSIN DE « LIEUTENANT » DOGO CREUSE LA TOMBE DE SON ONCLE BOZIZE
Plus on se rapproche de la déclaration
de candidature de Bozizé à la prochaine élection présidentielle, plus
les signes de mauvaise gouvernance, de dictature, d’instabilité de son
régime dit de transition se multiplient et davantage on a des doutes
sur... C-P |