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BANGUI, 26 mai (AFP) - 11h52 - Les droits de l'Homme et la liberté individuelle sont en permanence bafoués en Centrafrique, a estimé le vice-président de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH), l'avocat centrafricain Me Nganatouwa Goungaye-Wanfiyo à Bangui. "Les droits de l'Homme sont constamment et quotidiennement violés" et "les libertés individuelles malmenées" en Centrafrique, a-t-il déclaré mardi soir lors d'une conférence de presse. "Ces violations sont régulièrement dénoncées depuis des années sans qu'il y ait de changements significatifs, malgré le changement politique", a-t-il déploré, en référence au coup d'Etat qui a renversé le président Ange-Félix Patassé et porté François Bozizé au pouvoir, le 15 mars 2003. Me Goungaye-Wanfiyo a estimé que ces violations sont "extrêmement graves" quand elles "sont commises par l'institution chargée d'assurer la protection des droits et des libertés de chacun de nous, c'est à dire la justice". L'avocat a particulièrement dénoncé le cas d'un de ces clients, l'ancien député Jospeh Boykota-Zoukétia, membre du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) d'Ange-Félix Patassé et proche de l'ex-chef de l'Etat, arrêté début avril, détenu sans inculpation, puis relâché à la mi-mai avant d'être de nouveau appréhendé deux jours plus tard. Ces arrestations sont "illégales" et "arbitraires", a-t-il estimé. Me Goungaye-Wanfiyo avait déjà dénoncé en mai "l'instrumentalisation de la justice centrafricaine à des fins de règlements de comptes politiques", déjà à propos de l'affaire concernant M. Zoukétia. |
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