AFP BANGUI, le 27 mai 2004.

RCA: L'UA exhorte Bozizé à ne pas être candidat à la présidentielle (presse)

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BANGUI, 27 mai (AFP) - 19h24 - L'Union africaine (UA), et particulièrement le président de la commission de l'UA, Alpha Oumar Konaré, insiste pour que le président centrafricain François Bozizé ne soit pas candidat à la présidentielle prévue en janvier 2005, à l'issue de l'actuelle transition, a rapporté jeudi la presse centrafricaine.

"L'ex-président malien et numéro Un de l'Union africaine a cru devoir demander vertement au président centrafricain de ne pas se présenter à la prochaine élection présidentielle et de n'oeuvrer qu'à la réussite de la transition", écrit le quotidien indépendant Le Citoyen.

"Konaré pousse Bozizé à la porte de sortie", titre un autre quotidien indépendant, Le Confident.

"Le président de (la commission de) l'Union africaine préférerait que le président Bozizé ne se présente pas à la présidentielle. Quoi de plus sérieux, lorsqu'on sait que cet homme, qui a brigué à deux reprises le mandat présidentiel dans son pays avant de se retirer du pouvoir, est très écouté par la communauté internationale", note Le Confident.

La presse centrafricaine avait déjà publié des informations similaires, lors de la visite en mars à Bangui de M. Konaré, venu pour rencontrer le président haïtien déchu, Jean Bertrand Aristide.

Selon la presse, il en avait profité pour tenter de convaincre M. Bozizé, arrivé au pouvoir le 15 mars 2003 à la faveur d'un coup d'Etat contre le président Ange-Félix Patassé, de ne pas se présenter à la présidentielle prévue en janvier 2005.

Le 16 mai, M. Konaré aurait réitéré ce message, lors du sommet des chefs d'Etat de la Communauté des Etats sahélo-sahariens (Comessa/Cen-Sad) à Bamako, selon Le Citoyen, qui en avait alors fait état.

Le lendemain, le président Bozizé, sans reconnaître des "conseils" directs du dirigeant de l'UA, avait déclaré sur Radio France internationale (RFI): "Je sais qu'il en a parlé. Je lui ai demandé s'il avait demandé l'avis du peuple centrafricain pour dire des choses pareilles".

Le président centrafricain avait estimé que "M. Konaré ne peut se permettre de s'ingérer dans une affaire purement centrafricaine".