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Le service de presse du ministère de la Sécurité publique a confirmé que le ministre avait reçu et vertement tancé les responsables de la radio auxquels il a demandé des sanctions, ce qu’ils ont refusé, le conduisant à demander l’arrestation des journalistes. "J’ai été reçu effectivement par le ministre qui s’est dit très mécontent à l’égard de certains de mes journalistes", a simplement confirmé l’administrateur de la radio, l’Allemand Reinhart Mozer, ajoutant: "Tous les jours, les journalistes me rendent compte de ces appels faisant état de menaces" RCA: Un ministre ordonne l'arrestation de journalistes d'une radio privéeBANGUI, 7 juin (AFP) - 17h28 - Le ministre centrafricain de la Sécurité publique, le colonel Jules Bernard Ouandé, a ordonné l'arrestation de cinq journalistes de la radio privée Ndeke Luka, la plus écoutée à Bangui, qui ont dénoncé des exactions policières, ont indiqué lundi des sources concordantes."Le colonel Ouandé a ordonné au directeur-général de la police centrafricaine l'arrestation de cinq journalistes et a reçu à deux reprises le responsable des programmes et l'administrateur de Radio Ndeke Luka (RNL) pour s'en prendre vivement à eux en des termes outranciers", a confié à l'AFP une source à la radio. Selon cette même source, "des policiers appellent également tous les jours au téléphone pour menacer de mort les journalistes de la radio", créée en 2000 par la fondation suisse Hirondelle et gérée en partenariat avec les Nations unies. RNL émet en FM à Bangui, dans ses environs et dans certaines villes de provinces, ainsi qu'en ondes courtes. Le service de presse du ministère de la Sécurité publique a confirmé que le ministre avait reçu et vertement tancé les responsables de la radio auxquels il a demandé des sanctions, ce qu'ils ont refusé, le conduisant à demander l'arrestation des journalistes. "J'ai été reçu effectivement par le ministre qui s'est dit très mécontent à l'égard de certains de mes journalistes", a simplement confirmé l'administrateur de la radio, l'Allemand Reinhart Mozer, ajoutant: "Tous les jours, les journalistes me rendent compte de ces appels faisant état de menaces". Un policier, qui a requis l'anonymat, a confié à l'AFP que certains de ses collègues recherchaient de nuit ces journalistes "pour leur réserver des châtiments exemplaires". Zéphyrin Kaya, Jean-Louis Gondamoyen et Albert Willybiro-Pascy, producteurs et journalistes, avaient consacré une de leurs émissions au racket exercé par des policiers centrafricains sur des commerçants tchadiens. Françoise Fernande Sackanot et Stéphane Patrick Akibata, présentateurs du journal, avaient pour leur part diffusé des informations dénonçant le comportement de policiers centrafricains suite à la mort d'un Tchadien le 23 mai, décédé après avoir été arrêté et présumé battu à mort par la police. Un journaliste du quotidien indépendant Le Confident a de son côté affirmé avoir été interpellé fin mai sur ordre du ministre, interrogé par ce dernier dans son cabinet pour avoir dénoncé des malversations financières dans son département, puis incarcéré 72 heures dans un commissariat pendant que son domicile était perquisitionné sans mandat judiciaire. |
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