AFP BANGUI, le 04 juin 2004.

Centrafrique: prestation de serment des membres de la Commission électorale

logo afp.gif (1591 octets)

 

BANGUI, 4 juin (AFP) - 19h13 - Les 3O membres de la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) en Centrafrique ont prêté serment vendredi devant le tribunal de grande instance de Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le président centrafricain, François Bozizé, avait nommé le 24 mai dernier par décret les membres de cette commission, représentant les partis politiques, la société civile et l'administration.

L'article 2 de ce décret stipule "qu'avant leur entrée en fonction, les membres de la coordination nationale de la Cémi prêtent serment devant le tribunal de grande instance de Bangui".

Les 30 membres de la Cémi devraient ensuite élire leur président, choisi parmi quatre candidats, également membres de la commission. Deux seront proposés par le Premier ministre, Célestin Gaombalet, et deux autres par le président du Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition), Nicolas Tiangaye.

Le président Bozizé entérinera cette élection, ce qui permettra la mise en route du processus électoral de retour à l'ordre constitutionnel en Centrafrique.

Sous le régime du président Ange-Félix Patassé renversé le 15 mars 2003, le président de la Cémi était une personnalité indépendante, politiquement neutre, nommée par décret présidentiel.

Les comités locaux de la Cémi devront également être constitués prochainement. En sont membres de droit certaines autorités locales, notamment sous-préfets et maires, ce qui a suscité une vive contestation des partis politiques, des syndicats et du CNT.

Créée le 30 avril dernier, la Cémi est chargée d'organiser et de superviser le référendum sur la nouvelle Constitution, prévu en octobre 2004, et les scrutins présidentiel et législatifs prévus en janvier 2005 dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale.


CEMI : REPORT DES LA PRESTATION DE SERMENT DES MEMBRES DE LA COORDINATION
Source : Le confident.

Le 24 mai 2004, le chef de l’État a signé le décret n° 04. 169 portant nomination des membres de la Coordination Nationale de la Commission Électorale Mixte Indépendante (CEMI). Ce texte était automatiquement rendu public.

Les membres de Coordination nationale, devant l’ampleur des tâches qui les attendaient et les urgences des partenaires au développement qui tiennent au respect du calendrier électoral élaboré par le gouvernement ont affirmé que contre vents et marée, ils doivent procéder à la prestation de serment le mercredi 2 juin 2004.

Curieusement hier, les membres qui étaient informés au sujet de cette cérémonie de prestation ont été désagréablement surpris d’apprendre qu’elle est reportée à une date ultérieure.

En effet, la CEMI telle que conçue par le gouvernement connaît des crises de croissance.

Entre autres crises de croissance, il y a la représentation au sein de cette structure de contrôle et de supervision des élections des partis et groupements de partis politiques qui n’étaient pas représentés à la dernière Assemblée nationale et n’ont pas une audience sur l’échiquier politique nationale. Ces formations politiques ne peuvent donc pas présenter des candidats aux scrutins législatifs et présidentiels prochains.

La seconde crise que connaît la CEMI proviendra de l’absence d’une constatation qui devrait définir les grandes orientations concernant les modes de choix des candidats aux différentes fonctions électorales et le domaine de compétence de chaque institution.

Par ailleurs, même si les membres de la coordination parviennent à prêter serment, ils ne pourraient pas travailler sans le président de la Coordination nationale de la CEMI. Mettre la CEMI en place est une chose mais mettre les ressources financières et logistiques à sa disposition pour lui permettre de mieux remplir sa mission en est une autre.

Les princes du pouvoir et les gouvernés doivent comprendre que la dernière chance de la République Centrafricaine réside dans ces élections. La communauté internationale ne pourra voler à leur secours que lorsqu’ils s’assureront que les prochaines consultations populaires ne sont pas truquées d’avance pour ouvrir la voie à d’autres troubles socio-politiques.

MCNM