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BANGUI, 5 juin (AFP) - 14h29 - Le Conseil national de transition (CNT, Parlement de transition) centrafricain a retourné, par la voix de son président, les accusations du gouvernement le rendant responsable du retard dans le processus électoral, et regretté que la présidence "privilégie l'affrontement". "Le Conseil national de transition regrette que la présidence de la République (...) privilégie l'affrontement, avec les risques de crise politique majeure, au détriment d'un dialogue constructif en cette phase délicate de l'histoire du pays", a indiqué le président du CNT, Me Nicolas Tiangaye, dans un communiqué lu vendredi soir à la radio nationale. Le gouvernement, qui avait attribué le 3 juin au CNT la responsabilité du retard pris dans l'adoption des textes relatifs aux élections de fin de la transition en Centrafrique, n'a "pas élaboré dans les délais (...) les textes relatifs au retour à l'ordre constitutionnel", a expliqué Me Tiangaye, dans son communiqué. "Après la tenue du Dialogue national (...), le gouvernement a laissé passer trois mois sans élaborer un projet d'agenda du processus électoral", relève-t-il. "Le gouvernement a mis cinq mois pour envoyer au CNT le projet de loi sur la Commission électorale mixte indépendante (Cémi) et six mois pour les autres textes relatifs à l'ordre constitutionnel", alors qu'il aurait dû le faire avant la première session ordinaire du CNT, poursuit le communiqué. "En quoi le Conseil national de transition peut-il, au regard des faits susmentionnés, être responsable du retard constaté dans la mise en route du processus électoral?", s'interroge le président du CNT. Un référendum constitutionnel est prévu en Centrafrique en octobre 2004, avant des scrutins présidentiel et législatifs en janvier 2005 devant marquer la fin la transition en vigueur depuis le coup d'Etat de François Bozizé, actuel chef de l'Etat, le 15 mars 2003. Des textes importants relatifs à ces scrutins, notamment le projet de Constitution, le texte du Code électoral révisé, le projet de texte relatif aux partis politiques, n'ont toujours pas été adoptés alors qu'ils auraient dû l'être avant la fin mai, selon le calendrier électoral arrêté par les institutions de transition. Les bailleurs de fonds réclamaient même leur entrée en vigueur avant le 30 avril. La presse centrafricaine émet depuis début juin l'hypothèse d'un report des élections et de la fin de la transition en raison de la lenteur du processus électoral. Le CNT a été convoqué vendredi par le président Bozizé en session extraordinaire du 15 au 30 juin pour examiner ces différents textes. DIMANCHE 30 MAI 2004 - AFRICA N°1 JOURNAL RCA :
RESPECT DU CHRONOGRAMME DE LA TRANSITION Résumé de l'intervention de Charles MASSI: Mardi prochain la Commission ad hoc examinera l’avant-projet de code électoral établi lors du dialogue national qui prévoit un régime semi-présidentiel avec 1er ministre doté de véritables pouvoirs. Conformément aux recommandations du dialogue national, le nombre de mandats du Président est limité à 2 (deux) et il n’y aura pas de possibilité de révision de l’avant projet par la commission. Les autres dispositions qui ont été débattues au dialogue national comme la double nationalité et qui ont été rejetées ne pourront être intégrées La
commission ad hoc examinera : La Commission ad hoc sera en session jusqu’au 15 juin 2004 puis une session extraordinaire du CNT d’une durée de 15 jours sera convoquée. |
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