|
|
BANGUI,
6 juin (AFP) - 17h19 - L'ancien
chef de l'Etat centrafricain Ange-Félix Patassé, en exil à Lomé depuis
qu'il a été renversé le 15 mars 2003, a été réelu à la présidence du
Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), ancien parti au
pouvoir, a-t-on appris d'une source proche du parti.
Le 2ème congrès du MLPC a également élu samedi Luc Appolinaire Dondon-Konamabaye, président de l'Assemblée nationale sous le régime Patassé et fidèle de celui-ci, au poste de premier vice-président. Deux autres caciques de l'ancien régime et fidèles de l'ex-président occuperont les postes de 2ème et 3ème vice-présidents. Gabriel Jean-Edouard Koyambounou, ex-ministre de la Communication de M. Patassé, en détention provisoire depuis plus d'un an pour détournements est reconduit en tant que 2ème vice-président et Jacquesson Mazette, ancien trésorier général et ancien ministre de l'Intérieur, actuellement dans la clandestinité, est élu 3ème vice-président. Ange-Félix Patassé était toujours officiellement président du MLPC, malgré son renversement et son exil à Lomé et son éventuel remplacement à la tête du parti avaient engendré des dissensions internes. Les lignes de fracture suivaient à peu près celles qui avaient divisé le parti sur la conduite à tenir à l'égard du régime de "transition consensuelle", mis en place après son arrivée au pouvoir par l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé, tombeur de M. Patassé. Certaines figures du parti avaient choisi de participer à la transition, ce qui leur avait valu d'être exclus par M. Patassé "pour intelligence avec la rébellion et légitimation du putsch", des exclusions ensuite invalidées. Ils avaient alors fondé fin 2003 un "MLPC courant originel" au sein du parti et souhaitaient voir M. Patassé remplacé. D'ex-caciques du régime, tels MM. Konamabaye et Mazette, qui ont refusé de participer à la "transition consensuelle", militaient pour que M. Patassé conserve la tête du parti. Le premier congrès ordinaire du MLPC, légalisé après une dizaine d'année dans la clandestinité lors de l'ouverture au multipartisme en Centrafrique en 1991, s'était déroulé en 1994, un an après l'élection de M. Patassé à la magistrature suprême. Le deuxième congrès, prévu en 1998, n'avait finalement jamais été organisé. 07/06/2004 - LE
PDT PATASSE RECONDUIT A LA TÊTE DE SON PARTI PAR UNE « STANDING OVATION »
DU CONGRES DU MLPC (07/06/2004) |
|