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Bangui, Centrafrique, 06/05 - En plus des courriers qui
s`accumulent dans sa boîte aux lettres pour lui demander de se porter
candidat à la prochaine élection présidentielle, prévue pour janvier
2005, le général François Bozizé a reçu cette semaine deux soutiens de
poids parmi les quotidiens centrafricains.
Sous le titre "Les intrigues politiques de Jean-Paul Ngoupandé",
le quotidien L`Hirondelle, proche du Rassemblement démocratique
centrafricain (RDC, parti de l`ancien président André Kolingba), accuse
dans sa livraison du 3 juin l`ancien Premier ministre Jean-Paul Ngoupandé
d`avoir annoncé sa candidature à la présidence de la République par
"une voie détournée", à savoir le canal du président de la
Commission de l`Union africaine, Alpha Oumar Konaré.
"Personne n`est dupe", souligne le journal, qui rappelle que
"Jean-Paul Ngoupandé s`était rendu en Afrique de l`Ouest avant la
venue à Bangui de M. Konaré" et que "les propos tenus par Konaré
sont ceux de Ngoupandé".
"Au nom de quel sacro-saint principe doit-on empêcher un homme
pragmatique et concret, voué à la cause nationale, d`achever l`oeuvre de
redressement qu`il a à peine commencée ?", s`interroge le journal,
estimant que le général Bozizé a "rétabli l`autorité de l`Etat
longtemps bafoué, pris des mesures pour assurer la sécurité des personnes
et des biens et mené une lutte sans précédent contre la fraude
fiscale".
L`Hirondelle conclut que "l`opinion internationale et surtout les
Centrafricains de tous bords le jugeront sur l`oeuvre qu`il a déjà
accomplie, dans des conditions très difficiles".
"Des élections transparentes ou un bain de sang ? Il faut choisir
!", titre de son côté le quotidien Le Citoyen qui se demande, dans sa
livraison du 3 juin, "pourquoi la communauté internationale, qui en a
les moyens, ne fait rien pour éviter à la RCA un drame supplémentaire",
alors qu`elle peut "combattre mieux que les FACA (Forces armée s
centrafricaines), sous-équipées et peu motivées, l`insécurité et
restaurer l`ordre sur toute l`étendue du territoire ?".
Même s`il accuse le général Bozizé de s`enfermer "dans un
tribalisme à travers les Sassariens (habitués de Sassara, la résidence du
général Bozizé) et la coterie tribalo-clanique et opportuniste", le
journal relève que "nos partenaires au développement peuvent nous
aider à éteindre la tension sociale, au lieu de nous pousser vers des élections
dites transparentes avec un peuple qui a faim, des fonctionnaires qui râlent,
des bandits de grand chemin qui écument nos régions avec un permis de tuer
et des politiciens civils ou militaires qui ne voient que le pouvoir et sans
vision aucune pour l`intérêt général".
"A quand un évêque pour Kaga Bandoro ?", se demande le quotidien
Le Démocrate dans sa livraison du 2 juin, faisant allusion au diocèse de
Kaga Bandoro (342 km au nord-est de Bangui), privé de chef depuis que son
évêque, François-Xavier Yomb andjé, a été muté à Bossangoa (305 km
au nord de Bangui).
Déplorant qu`en Centrafrique "la tendance est à la désignation des
missionnaires expatriés pour assumer cette charge", le journal
souligne que "choisir des fils de ce pays pour la charge d`évêque est
peut-être une chance pour que l`évangile rejoigne les hommes d`ici où ils
sont, dans leur univers propre, pour les aider à réfléchir sur la
relation entre cet évangile et leur vie concrète".
Poursuivant dans le registre de la religion, Le Démocrate déplore, dans sa
livraison du 3 juin, sous le titre "ces mosquées qui divisent",
la prolifération des mosquées qui apporte, selon lui, la division.
Source: www.angolapress-angop.ao
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