Bozizé
futur candidat à la présidentielle
Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a
remercié quelque 5.000 personnes, rassemblées samedi devant la présidence
à Bangui après avoir marché pour lui demander d'être candidat à la présidentielle,
leur disant "prendre acte" et demandant "un temps de réflexion".
La manifestation s'est ensuite dispersée sans incident.
19/6/2004 - suite
de l'article
"Sans Bozizé, pas de
vote" en 2005, ont scandé les marcheurs
BANGUI,
19 juin (AFP) - 18h50 - "Sans
Bozizé, pas de vote", scandaient samedi environ 5.000 partisans de
François Bozizé, le chef de l'Etat centrafricain, qui ont défilé à
Bangui pour lui demander d'être candidat à la prochaine présidentielle de
janvier 2005.
Les marcheurs ont parcouru le centre-ville sur deux kilomètres avant
d'arrêter le cortège à quelques centaines de mètres de la présidence
pour remettre à M. Bozizé un mémorandum réclamant sa candidature à ce
scrutin, censé mettre fin à la transition instituée depuis son arrivée
au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.
"Bozizé, Grand libérateur" proclament certains tee-shirts,
d'autres se contentant plus simplement d'un "Comité de soutien à la
candidature du général Bozizé".
Les multiples banderoles sont rédigées en français, en sango (la
langue nationale centrafricaine) voire même... en anglais: "Bozizé:
la sécurité, notre patrimoine", "Bozizé-Siriri (paix, en sango)",
"We ask Bozizé to candidate for peace and security in Central African
Republic" (nous demandons à Bozizé d'être candidat, pour la paix et
la sécurité en République centrafricaine).
"Tais-toi Konaré, les +Centro+ (Centrafricains, ndlr), savent
pourquoi", intime l'une des banderoles, en référence aux pressions
qu'exerceraient l'Union africaine et son président, l'ex-président malien
Alpha Oumar Konaré, sur M. Bozizé, pour le convaincre de ne pas se présenter
à l'issue de la transition.
"Nous pensons que le président François Bozizé est l'homme de la
situation. Depuis qu'il est au pouvoir, notre pays a retrouvé la paix et la
sécurité, et il faut donc lui laisser le temps de prouver ce qu'il compte
faire pour notre pays", explique Serge Wafio, président et fondateur
en janvier 2004 du petit Parti démocratique centrafricain (PDCA) qui a
organisé la marche.
M. Bozizé avait affirmé au lendemain de son arrivée au pouvoir qu'il
se retirerait dès la fin de la période de transition, prévue en janvier
2005. Il n'a jusqu'à maintenant pas fait part de ses intentions pour la présidentielle,
se contentant de déclarer récemment au sujet de son éventuelle
candidature: "C'est une affaire du peuple, on attend que le peuple se
prononce là-dessus".
Et dans le cortège, les marcheurs se prononcent pour Bozizé, rejetant
les hommes politiques de Centrafrique, plongée depuis de nombreuses années
dans des crises politico-militaires à répétition et qui subit une grave
crise économique et financière.
"Les hommes politiques doivent savoir que cette marche est un
message qui leur est destiné", tonne Antoinette, commerçante.
"Ils nous ont déçus, c'est pourquoi j'ai accepté de marcher pour le
général Bozizé".
"Auront-ils encore le courage de se présenter à la prochaine présidentielle?"
s'interroge un jeune homme, chantant en langue gbaya, l'ethnie majoritaire
du nord du pays, dont est issu le général Bozizé. "Je doute que ce
soit le cas, mais avec les hommes politiques il faut s'attendre à
tout".
"J'ai été frappé par le sens de l'organisation de cette marche,
parce qu'on nous a habitués à ces marches qui tournent toujours aux
affrontements, et c'est ce qui fait la force de "Boz" (surnom de
M. Bozizé à Bangui, ndlr), c'est un homme de rigueur", explique de
son côté Edouard, un commerçant du centre-ville.
Des milliers de manifestants
appellent Bozizé à se présenter en 2005
BANGUI,
19 juin (AFP) - 18h15 - Quelque
5.000 personnes ont marché samedi dans Bangui pour appeler le chef de l'Etat
centrafricain, François Bozizé, à se présenter à la prochaine présidentielle
devant marquer la fin de la transition en place depuis son arrivée au
pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.
Les participants à la marche, organisée par le petit Parti démocratique
centrafricain (PDCA) - créé en janvier dernier par un proche de M. Bozizé
- et par des "comités de soutien", avaient commencé à se
rassembler dans la matinée dans les différents arrondissements de la
capitale.
Le cortège s'est ensuite formé dans le centre-ville avant de prendre,
sur deux kilomètres et aux cris de "Sans Bozizé, pas de vote",
la direction de la Place de la République, à 300 mètres du Palais présidentiel,
où elle s'est arrêtée.
"Bozizé, le fauteuil présidentiel t'appartient" ou
"Bozizé la voie est libre", proclamaient notamment une multitude
banderoles écrites tant en français, en sango (la langue nationale), qu'en
anglais.
M. Bozizé est brièvement sorti du palais pour aller saluer ses
partisans qui lui ont remis un mémorandum l'appelant à se présenter à la
présidentielle prévue en janvier 2005.
Il s'est ensuite adressé à la foule depuis la présidence via des
haut-parleurs, la remerciant en français et en sango, avant d'ajouter avoir
"pris acte" de leur sollicitation et de demander "un temps de
réflexion" avant de donner sa réponse.
"Je vous félicite pour ce que vous avez fait. C'est un acte
patriotique, c'est la démocratie, et c'est une bonne initiative", a déclaré
M. Bozizé.
"Par cet acte vous prouvez que la jeunesse centrafricaine est
debout, que le pays est en marche. Personne ne vous a poussés à le faire,
vous avez pris l'initiative de marcher, je vous adresse mes
remerciements", a poursuivi le chef de l'Etat.
"Vous l'avez fait pour notre pays. Ce n'est pas pour Bozizé, qui
n'est qu'un instrument. Je prends acte de vos sollicitations. J'ai écouté
la jeunesse, j'ai écouté tous ceux qui ont marché aujourd'hui. Je vais
lire le mémorandum, je vais me donner un temps de réflexion, avant de vous
répondre", a-t-il ajouté.
La manifestation s'est ensuite dispersée sans incident.
M. Bozizé, qui avait affirmé après son arrivée au pouvoir qu'il se
retirerait dès la fin de la période de transition, n'a jusqu'à maintenant
pas officiellement fait part de ses intentions, mais des observateurs et une
partie de la presse indépendante lui prêtent l'intention d'être candidat.
Cette marche, qui apparaissait comme un test de popularité pour M. Bozizé,
semble toutefois n'être qu'un demi-succès, l'affluence étant en deçà
des attentes des organisateurs.
"Nous nous attendions à une participation au-delà de ce qu'on a vécu
mais pour un jeune parti comme le PDCA c'est un test réussi", a estimé
Jean-Serge Wafio, son président et fondateur.
La manifestation de samedi était loin d'être la marée de la centaine
de milliers de personnes qui avaient marché en soutien au "général
libérateur Bozizé", le 28 mars 2003, deux semaines après son entrée
triomphale dans cette capitale de plus de 800.000 habitants, dont il
chassait le président Ange-Félix Patassé.
"Il faut dire que le PDCA avait en face de lui quelques grands
partis", a noté M. Wafio en référence aux huit formations politiques
centrafricaines, dont plusieurs d'importance, qui avaient appelé leurs
militants à ne pas participer à la marche.
Sept d'entre elles avaient dénoncé les "pressions" et
"menaces" sur les autorités locales ou les fonctionnaires. Selon
ces partis, des militaires ont aussi reçu l'ordre de défiler en civil.
Armée, police et gendarmerie quadrillaient la ville, des soldats étant
notamment postés aux principaux carrefours et devant les édifices publics
et les magasins, mais aucun incident n'a été signalé.
RCA: Fin de la marche de soutien à
une candidature Bozizé, qui "prend acte"
BANGUI,
19 juin (AFP) - 16h16 - Le
chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a remercié quelque 5.000
personnes, rassemblées samedi devant la présidence à Bangui après avoir
marché pour lui demander d'être candidat à la présidentielle, leur
disant "prendre acte" et demandant "un temps de réflexion",
a constaté un journaliste de l'AFP.
La manifestation s'est ensuite dispersée sans incident.
M. Bozizé est brièvement sorti du Palais pour saluer les manifestants,
qui lui ont remis un memorandum sollicitant sa candidature à la présidentielle
de janvier 2005, censée mettre fin à la transition mise en place après
son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.
"Je vous félicite pour ce que vous avez fait. C'est un acte
patriotique, c'est la démocratie, et c'est une bonne initiative", a déclaré
M. Bozizé, une fois rentré au Palais, dans une brève déclaration en français
et en sango (langue nationale), retransmise par hauts parleurs à l'extérieur.
"Par cet acte vous prouvez que la jeunesse centrafricaine est
debout, que le pays est en marche. Personne ne vous a poussés à le faire,
vous avez pris l'initiative de marcher, je vous adresse mes remerciements.
Vive la Centrafrique", a poursuivi le chef de l'Etat.
"Vous l'avez fait pour notre pays. Ce n'est pas pour Bozizé, qui
n'est qu'un instrument. Je prends acte de vos sollicitations. J'ai écouté
la jeunesse, j'ai écouté tous ceux qui ont marché aujourd'hui. Je vais
lire le mémorandum, je vais me donner un temps de réflexion, avant de vous
répondre", a-t-il ajouté.
Aux cris de "sans Bozizé pas de vote", entre 5.000 et 6.000
personnes s'étaient d'abord rassemblés dans les différents
arrondissements de Bangui, avant de converger en milieu de la matinée vers
le centre-ville, à l'appel du petit Parti démocratique centrafricain
(PDCA) récemment créé et de "comités de soutien" à François
Bozizé.
"Bozizé, le fauteuil présidentiel t'appartient" ou
"Bozizé la voie est libre", proclamaient notamment une multitude
de banderoles écrites tant en français et en sango, qu'en anglais.
Après deux kilomètres de marche, les manifestants se sont arrêtés
Place de la République, à environ 300 mètres du Palais présidentiel, où
des danseurs traditionnels ont improvisé un spectacle.
Des patrouilles de l'armée, de la police et de la gendarmerie
quadrillaient la ville et des petits groupes de soldats étaient postés aux
principaux carrefours et devant les édifices publics et les magasins, mais
aucun incident n'a été signalé.
M. Bozizé, qui avait affirmé après son arrivée au pouvoir qu'il se
retirerait dès la fin de la période de transition, n'a pas encore annoncé
officiellement ses projets, mais des observateurs et une partie de la presse
indépendante lui prêtent l'intention d'être candidat.
RCA: Marche de soutien à sa
candidature, Bozizé "prend acte"
BANGUI,
19 juin (AFP) - 15h44 - Le
chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a remercié quelque 5.000
personnes, rassemblées samedi devant la présidence à Bangui après avoir
marché pour lui demander d'être candidat à la présidentielle, a constaté
un journaliste de l'AFP.
Le chef de l'Etat a déclaré avoir "pris acte" de leur geste
et a demandé "un temps de réflexion" avant de donner sa réponse.
M. Bozizé est brièvement sorti du Palais pour saluer les manifestants,
qui lui ont remis un memorandum sollicitant sa candidature à la présidentielle
de janvier 2005, censée mettre fin à la transition mise en place après
son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.
"Je vous félicite pour ce que vous avez fait. C'est un acte
patriotique, c'est la démocratie, et c'est une bonne initiative", a déclaré
M. Bozizé, une fois rentré au Palais, dans une brève déclaration en français
et en sango (langue nationale), retransmise par hauts parleurs à l'extérieur.
"Par cet acte vous prouvez que la jeunesse centrafricaine est
debout, que le pays est en marche. Personne ne vous a poussés à le faire,
vous avez pris l'initiative de marcher, je vous adresse mes remerciements.
Vive la Centrafrique", a poursuivi le chef de l'Etat.
"Vous l'avez fait pour notre pays. Ce n'est pas pour Bozizé, qui
n'est qu'un instrument. Je prends acte de vos sollicitations. J'ai écouté
la jeunesse, j'ai écouté tous ceux qui ont marché aujourd'hui. Je vais
lire le mémorandum, je vais me donner un temps de réflexion, avant de vous
répondre", a-t-il ajouté.
Plusieurs milliers de sympathisants
de Bozizé commencent à marcher à Bangui
BANGUI, 19 juin (AFP) -
12h20 - Plusieurs milliers de
personnes ont commencé à marcher samedi matin à Bangui pour appeler
l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé, à se présenter à l'élection
présidentielle de janvier 2005, a constaté un journaliste de l'AFP.
La tête de la manifestation est entrée dans le centre-ville, et les
marcheurs devraient ensuite converger vers le palais présidentiel pour
remettre à M. Bozizé un texte l'appelant à être candidat à la présidentielle
devant marquer la fin de la transition mise en place après le coup d'Etat
qui l'a porté au pouvoir le 15 mars 2003.
Les participants à la marche, organisée par le petit Parti démocratique
centrafricain (PDCA) récemment créé et des "comités de
soutien" à M. Bozizé, avaient commencé à se rassembler dans la
matinée dans les différents arrondissements de la capitale.
Portant des tee-shirts proclamant "Bozizé, Grand libérateur"
ou "Comité de soutien à la candidature du général Bozizé",
les marcheurs se sont regroupés derrière des banderoles en français, en
sango (langue nationale) ou en anglais.
"Bozizé: la sécurité, notre patrimoine", "Bozizé-Siriri
(paix en sango)", We ask Bozizé to candidate for peace and security in
Central African Republic" (nous demandons à Bozizé d'être candidat,
pour la paix et la sécurité en République centrafricaine), proclament ces
banderoles.
Des patrouilles de l'armée, de la police et de la gendarmerie
quadrillent la ville et que des petits groupes de soldats sont postés aux
principaux carrefours et devant les édifices publics et les magasins.
Huit partis centrafricains ont appelé leurs sympathisants à ne pas
participer à cette marche, certains dénonçant les "pressions"
et "menaces" qui en ont entouré l'organisation.
Cette marche apparaît comme un test de popularité de M. Bozizé, qui
avait affirmé, après son arrivée au pouvoir, qu'il se retirerait dès la
fin de la période de transition et n'a jusqu'alors pas officiellement fait
part de ses intentions, même si des observateurs et une partie de la presse
indépendante lui prêtent l'intention d'être candidat.
Présidentielle: marche de
soutien à une candidature de Bozizé le 19 juin
BANGUI, 16 juin (AFP) -
14h33 - Une marche de soutien
à la candidature de l'actuel président centrafricain François Bozizé à
l'élection présidentielle de 2005 est prévue le 19 juin prochain à
Bangui, ont annoncé les organisateurs mercredi à la radio nationale.
Les participants sont invités à se réunir dès 08H00 (07H00 GMT) dans
les huit arrondissements de la capitale centrafricaine, avant de se rendre
au Palais présidentiel, où ils remettront au général Bozizé un mémorandum
dans lequel ils expliquent leur soutien à sa candidature à la présidentielle
de janvier prochain.
Cette marche est perçue comme un test de popularité du président Bozizé,
arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003. Il avait affirmé au
lendemain de son arrivée au pouvoir qu'il se retirerait dès la fin de la période
de transition, censée prendre fin avec les élections présidentielle et législatives
de janvier 2005.
Le petit Parti démocratique centrafricain (PDCA), créé début 2004,
ainsi que des élus locaux ou des jeunes, avaient appelé récemment M.
Bozizé à se présenter à la prochaine élection présidentielle.
La presse indépendante spécule, elle, sur les intentions du chef de l'Etat,
et fait état depuis fin mai de supposées pressions de l'Union africaine et
du président de sa Commission, Alpha Oumar Konaré, sur François Bozizé
pour le dissuader d'être candidat.
"Alpha Omar Konaré ne peut pas se permettre de s'ingérer dans une
affaire purement centrafricaine", avait récemment commenté M. Bozizé
sur les ondes de Radio France internationale (RFI), sans faire part de ses
intentions et ajoutant au sujet de son éventuelle candidature: "C'est
une affaire du peuple, on attend que le peuple se prononce là-dessus".
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