AFP BANGUI, le 16 juin 2004.

Présidentielle: marche de soutien à la candidature de Bozizé le 19 juin

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Bozizé futur candidat à la présidentielle
Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a remercié quelque 5.000 personnes, rassemblées samedi devant la présidence à Bangui après avoir marché pour lui demander d'être candidat à la présidentielle, leur disant "prendre acte" et demandant "un temps de réflexion". La manifestation s'est ensuite dispersée sans incident.
19/6/2004 - suite de l'article

"Sans Bozizé, pas de vote" en 2005, ont scandé les marcheurs

BANGUI, 19 juin (AFP) - 18h50 - "Sans Bozizé, pas de vote", scandaient samedi environ 5.000 partisans de François Bozizé, le chef de l'Etat centrafricain, qui ont défilé à Bangui pour lui demander d'être candidat à la prochaine présidentielle de janvier 2005.

Les marcheurs ont parcouru le centre-ville sur deux kilomètres avant d'arrêter le cortège à quelques centaines de mètres de la présidence pour remettre à M. Bozizé un mémorandum réclamant sa candidature à ce scrutin, censé mettre fin à la transition instituée depuis son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.

"Bozizé, Grand libérateur" proclament certains tee-shirts, d'autres se contentant plus simplement d'un "Comité de soutien à la candidature du général Bozizé".

Les multiples banderoles sont rédigées en français, en sango (la langue nationale centrafricaine) voire même... en anglais: "Bozizé: la sécurité, notre patrimoine", "Bozizé-Siriri (paix, en sango)", "We ask Bozizé to candidate for peace and security in Central African Republic" (nous demandons à Bozizé d'être candidat, pour la paix et la sécurité en République centrafricaine).

"Tais-toi Konaré, les +Centro+ (Centrafricains, ndlr), savent pourquoi", intime l'une des banderoles, en référence aux pressions qu'exerceraient l'Union africaine et son président, l'ex-président malien Alpha Oumar Konaré, sur M. Bozizé, pour le convaincre de ne pas se présenter à l'issue de la transition.

"Nous pensons que le président François Bozizé est l'homme de la situation. Depuis qu'il est au pouvoir, notre pays a retrouvé la paix et la sécurité, et il faut donc lui laisser le temps de prouver ce qu'il compte faire pour notre pays", explique Serge Wafio, président et fondateur en janvier 2004 du petit Parti démocratique centrafricain (PDCA) qui a organisé la marche.

M. Bozizé avait affirmé au lendemain de son arrivée au pouvoir qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition, prévue en janvier 2005. Il n'a jusqu'à maintenant pas fait part de ses intentions pour la présidentielle, se contentant de déclarer récemment au sujet de son éventuelle candidature: "C'est une affaire du peuple, on attend que le peuple se prononce là-dessus".

Et dans le cortège, les marcheurs se prononcent pour Bozizé, rejetant les hommes politiques de Centrafrique, plongée depuis de nombreuses années dans des crises politico-militaires à répétition et qui subit une grave crise économique et financière.

"Les hommes politiques doivent savoir que cette marche est un message qui leur est destiné", tonne Antoinette, commerçante. "Ils nous ont déçus, c'est pourquoi j'ai accepté de marcher pour le général Bozizé".

"Auront-ils encore le courage de se présenter à la prochaine présidentielle?" s'interroge un jeune homme, chantant en langue gbaya, l'ethnie majoritaire du nord du pays, dont est issu le général Bozizé. "Je doute que ce soit le cas, mais avec les hommes politiques il faut s'attendre à tout".

"J'ai été frappé par le sens de l'organisation de cette marche, parce qu'on nous a habitués à ces marches qui tournent toujours aux affrontements, et c'est ce qui fait la force de "Boz" (surnom de M. Bozizé à Bangui, ndlr), c'est un homme de rigueur", explique de son côté Edouard, un commerçant du centre-ville.

Des milliers de manifestants appellent Bozizé à se présenter en 2005

BANGUI, 19 juin (AFP) - 18h15 - Quelque 5.000 personnes ont marché samedi dans Bangui pour appeler le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, à se présenter à la prochaine présidentielle devant marquer la fin de la transition en place depuis son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.

Les participants à la marche, organisée par le petit Parti démocratique centrafricain (PDCA) - créé en janvier dernier par un proche de M. Bozizé - et par des "comités de soutien", avaient commencé à se rassembler dans la matinée dans les différents arrondissements de la capitale.

Le cortège s'est ensuite formé dans le centre-ville avant de prendre, sur deux kilomètres et aux cris de "Sans Bozizé, pas de vote", la direction de la Place de la République, à 300 mètres du Palais présidentiel, où elle s'est arrêtée.

"Bozizé, le fauteuil présidentiel t'appartient" ou "Bozizé la voie est libre", proclamaient notamment une multitude banderoles écrites tant en français, en sango (la langue nationale), qu'en anglais.

M. Bozizé est brièvement sorti du palais pour aller saluer ses partisans qui lui ont remis un mémorandum l'appelant à se présenter à la présidentielle prévue en janvier 2005.

Il s'est ensuite adressé à la foule depuis la présidence via des haut-parleurs, la remerciant en français et en sango, avant d'ajouter avoir "pris acte" de leur sollicitation et de demander "un temps de réflexion" avant de donner sa réponse.

"Je vous félicite pour ce que vous avez fait. C'est un acte patriotique, c'est la démocratie, et c'est une bonne initiative", a déclaré M. Bozizé.

"Par cet acte vous prouvez que la jeunesse centrafricaine est debout, que le pays est en marche. Personne ne vous a poussés à le faire, vous avez pris l'initiative de marcher, je vous adresse mes remerciements", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Vous l'avez fait pour notre pays. Ce n'est pas pour Bozizé, qui n'est qu'un instrument. Je prends acte de vos sollicitations. J'ai écouté la jeunesse, j'ai écouté tous ceux qui ont marché aujourd'hui. Je vais lire le mémorandum, je vais me donner un temps de réflexion, avant de vous répondre", a-t-il ajouté.

La manifestation s'est ensuite dispersée sans incident.

M. Bozizé, qui avait affirmé après son arrivée au pouvoir qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition, n'a jusqu'à maintenant pas officiellement fait part de ses intentions, mais des observateurs et une partie de la presse indépendante lui prêtent l'intention d'être candidat.

Cette marche, qui apparaissait comme un test de popularité pour M. Bozizé, semble toutefois n'être qu'un demi-succès, l'affluence étant en deçà des attentes des organisateurs.

"Nous nous attendions à une participation au-delà de ce qu'on a vécu mais pour un jeune parti comme le PDCA c'est un test réussi", a estimé Jean-Serge Wafio, son président et fondateur.

La manifestation de samedi était loin d'être la marée de la centaine de milliers de personnes qui avaient marché en soutien au "général libérateur Bozizé", le 28 mars 2003, deux semaines après son entrée triomphale dans cette capitale de plus de 800.000 habitants, dont il chassait le président Ange-Félix Patassé.

"Il faut dire que le PDCA avait en face de lui quelques grands partis", a noté M. Wafio en référence aux huit formations politiques centrafricaines, dont plusieurs d'importance, qui avaient appelé leurs militants à ne pas participer à la marche.

Sept d'entre elles avaient dénoncé les "pressions" et "menaces" sur les autorités locales ou les fonctionnaires. Selon ces partis, des militaires ont aussi reçu l'ordre de défiler en civil.

Armée, police et gendarmerie quadrillaient la ville, des soldats étant notamment postés aux principaux carrefours et devant les édifices publics et les magasins, mais aucun incident n'a été signalé.

RCA: Fin de la marche de soutien à une candidature Bozizé, qui "prend acte"

BANGUI, 19 juin (AFP) - 16h16 - Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a remercié quelque 5.000 personnes, rassemblées samedi devant la présidence à Bangui après avoir marché pour lui demander d'être candidat à la présidentielle, leur disant "prendre acte" et demandant "un temps de réflexion", a constaté un journaliste de l'AFP.

La manifestation s'est ensuite dispersée sans incident.

M. Bozizé est brièvement sorti du Palais pour saluer les manifestants, qui lui ont remis un memorandum sollicitant sa candidature à la présidentielle de janvier 2005, censée mettre fin à la transition mise en place après son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.

"Je vous félicite pour ce que vous avez fait. C'est un acte patriotique, c'est la démocratie, et c'est une bonne initiative", a déclaré M. Bozizé, une fois rentré au Palais, dans une brève déclaration en français et en sango (langue nationale), retransmise par hauts parleurs à l'extérieur.

"Par cet acte vous prouvez que la jeunesse centrafricaine est debout, que le pays est en marche. Personne ne vous a poussés à le faire, vous avez pris l'initiative de marcher, je vous adresse mes remerciements. Vive la Centrafrique", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Vous l'avez fait pour notre pays. Ce n'est pas pour Bozizé, qui n'est qu'un instrument. Je prends acte de vos sollicitations. J'ai écouté la jeunesse, j'ai écouté tous ceux qui ont marché aujourd'hui. Je vais lire le mémorandum, je vais me donner un temps de réflexion, avant de vous répondre", a-t-il ajouté.

Aux cris de "sans Bozizé pas de vote", entre 5.000 et 6.000 personnes s'étaient d'abord rassemblés dans les différents arrondissements de Bangui, avant de converger en milieu de la matinée vers le centre-ville, à l'appel du petit Parti démocratique centrafricain (PDCA) récemment créé et de "comités de soutien" à François Bozizé.

"Bozizé, le fauteuil présidentiel t'appartient" ou "Bozizé la voie est libre", proclamaient notamment une multitude de banderoles écrites tant en français et en sango, qu'en anglais.

Après deux kilomètres de marche, les manifestants se sont arrêtés Place de la République, à environ 300 mètres du Palais présidentiel, où des danseurs traditionnels ont improvisé un spectacle.

Des patrouilles de l'armée, de la police et de la gendarmerie quadrillaient la ville et des petits groupes de soldats étaient postés aux principaux carrefours et devant les édifices publics et les magasins, mais aucun incident n'a été signalé.

M. Bozizé, qui avait affirmé après son arrivée au pouvoir qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition, n'a pas encore annoncé officiellement ses projets, mais des observateurs et une partie de la presse indépendante lui prêtent l'intention d'être candidat.

RCA: Marche de soutien à sa candidature, Bozizé "prend acte"

BANGUI, 19 juin (AFP) - 15h44 - Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a remercié quelque 5.000 personnes, rassemblées samedi devant la présidence à Bangui après avoir marché pour lui demander d'être candidat à la présidentielle, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le chef de l'Etat a déclaré avoir "pris acte" de leur geste et a demandé "un temps de réflexion" avant de donner sa réponse.

M. Bozizé est brièvement sorti du Palais pour saluer les manifestants, qui lui ont remis un memorandum sollicitant sa candidature à la présidentielle de janvier 2005, censée mettre fin à la transition mise en place après son arrivée au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003.

"Je vous félicite pour ce que vous avez fait. C'est un acte patriotique, c'est la démocratie, et c'est une bonne initiative", a déclaré M. Bozizé, une fois rentré au Palais, dans une brève déclaration en français et en sango (langue nationale), retransmise par hauts parleurs à l'extérieur.

"Par cet acte vous prouvez que la jeunesse centrafricaine est debout, que le pays est en marche. Personne ne vous a poussés à le faire, vous avez pris l'initiative de marcher, je vous adresse mes remerciements. Vive la Centrafrique", a poursuivi le chef de l'Etat.

"Vous l'avez fait pour notre pays. Ce n'est pas pour Bozizé, qui n'est qu'un instrument. Je prends acte de vos sollicitations. J'ai écouté la jeunesse, j'ai écouté tous ceux qui ont marché aujourd'hui. Je vais lire le mémorandum, je vais me donner un temps de réflexion, avant de vous répondre", a-t-il ajouté.

Plusieurs milliers de sympathisants de Bozizé commencent à marcher à Bangui

BANGUI, 19 juin (AFP) - 12h20 - Plusieurs milliers de personnes ont commencé à marcher samedi matin à Bangui pour appeler l'actuel chef de l'Etat, François Bozizé, à se présenter à l'élection présidentielle de janvier 2005, a constaté un journaliste de l'AFP.

La tête de la manifestation est entrée dans le centre-ville, et les marcheurs devraient ensuite converger vers le palais présidentiel pour remettre à M. Bozizé un texte l'appelant à être candidat à la présidentielle devant marquer la fin de la transition mise en place après le coup d'Etat qui l'a porté au pouvoir le 15 mars 2003.

Les participants à la marche, organisée par le petit Parti démocratique centrafricain (PDCA) récemment créé et des "comités de soutien" à M. Bozizé, avaient commencé à se rassembler dans la matinée dans les différents arrondissements de la capitale.

Portant des tee-shirts proclamant "Bozizé, Grand libérateur" ou "Comité de soutien à la candidature du général Bozizé", les marcheurs se sont regroupés derrière des banderoles en français, en sango (langue nationale) ou en anglais.

"Bozizé: la sécurité, notre patrimoine", "Bozizé-Siriri (paix en sango)", We ask Bozizé to candidate for peace and security in Central African Republic" (nous demandons à Bozizé d'être candidat, pour la paix et la sécurité en République centrafricaine), proclament ces banderoles.

Des patrouilles de l'armée, de la police et de la gendarmerie quadrillent la ville et que des petits groupes de soldats sont postés aux principaux carrefours et devant les édifices publics et les magasins.

Huit partis centrafricains ont appelé leurs sympathisants à ne pas participer à cette marche, certains dénonçant les "pressions" et "menaces" qui en ont entouré l'organisation.

Cette marche apparaît comme un test de popularité de M. Bozizé, qui avait affirmé, après son arrivée au pouvoir, qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition et n'a jusqu'alors pas officiellement fait part de ses intentions, même si des observateurs et une partie de la presse indépendante lui prêtent l'intention d'être candidat.

Présidentielle: marche de soutien à une candidature de Bozizé le 19 juin

BANGUI, 16 juin (AFP) - 14h33 - Une marche de soutien à la candidature de l'actuel président centrafricain François Bozizé à l'élection présidentielle de 2005 est prévue le 19 juin prochain à Bangui, ont annoncé les organisateurs mercredi à la radio nationale.

Les participants sont invités à se réunir dès 08H00 (07H00 GMT) dans les huit arrondissements de la capitale centrafricaine, avant de se rendre au Palais présidentiel, où ils remettront au général Bozizé un mémorandum dans lequel ils expliquent leur soutien à sa candidature à la présidentielle de janvier prochain.

Cette marche est perçue comme un test de popularité du président Bozizé, arrivé au pouvoir par un coup d'Etat le 15 mars 2003. Il avait affirmé au lendemain de son arrivée au pouvoir qu'il se retirerait dès la fin de la période de transition, censée prendre fin avec les élections présidentielle et législatives de janvier 2005.

Le petit Parti démocratique centrafricain (PDCA), créé début 2004, ainsi que des élus locaux ou des jeunes, avaient appelé récemment M. Bozizé à se présenter à la prochaine élection présidentielle.

La presse indépendante spécule, elle, sur les intentions du chef de l'Etat, et fait état depuis fin mai de supposées pressions de l'Union africaine et du président de sa Commission, Alpha Oumar Konaré, sur François Bozizé pour le dissuader d'être candidat.

"Alpha Omar Konaré ne peut pas se permettre de s'ingérer dans une affaire purement centrafricaine", avait récemment commenté M. Bozizé sur les ondes de Radio France internationale (RFI), sans faire part de ses intentions et ajoutant au sujet de son éventuelle candidature: "C'est une affaire du peuple, on attend que le peuple se prononce là-dessus".