AFP BANGUI, le 28 juin 2004.

La relance de la coopération RCA-Libye bute sur un contentieux pétrolier

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Où a disparu l'argent du pétrole libyen ?
Où est passé l’argent du pétrole libyen ?
La relance de la coopération entre Bangui et Tripoli, objet de la visite du président centrafricain François Bozizé en Libye, bute sur un contentieux pétrolier, héritage du précédent régime de la République centrafricaine (RCA), a annoncé lundi la radio nationale. Bangui n’aurait pas remboursé Tripoli et l’argent aurait été perçu par des dignitaires de l’ancien régime.
29/6/2004 - suite de l'article

La relance de la coopération RCA-Libye bute sur un contentieux pétrolier

BANGUI 28 juin (AFP) - 13h31 - La relance de la coopération entre Bangui et Tripoli, objet de la visite du président centrafricain François Bozizé en Libye, bute sur un contentieux pétrolier, héritage du précédent régime de la République centrafricaine (RCA), a annoncé lundi la radio nationale.

"Les délégués libyens ont révélé qu'entre 1999 et 2OO2, la Grande Djamahiriyya a livré à la République centrafricaine plus de 400.000 tonnes de produits pétroliers (...) à un prix préférentiel", a indiqué l'envoyé spécial de la radio, Alain Georges Ngatoua, ajoutant que seulement 100 millions de dollars avaient été remboursés sur un total de 10 milliards.

La délégation ministérielle qui accompagne le président Bozizé, auteur du coup d'Etat du 15 mars 2003, a reçu "un véritable choc" en apprenant "qu'une telle aide d'un pays ami, au lieu de profiter au peuple centrafricain, (avait) été détournée de sa destination initiale", a poursuivi M. Ngatoua, également conseiller en communication du chef de l'Etat.

Cet argent a "alimenté les comptes particuliers à l'étranger des dignitaires MLPC" (Mouvement de libération du peuple centrafricain du président déchu Ange-Félix Patassé), a-t-il accusé.

Selon M. Ngatoua, ce contentieux pétrolier constitue "une pierre d'achoppement dans la poursuite des discussions" entamées samedi à l'occasion de cette visite destinée à relancer la coopération entre ces deux pays, au ralenti depuis la chute de M. Patassé (1993-mars 2003).

En 2000, le président Patassé s'était contenté d'annoncer que la Libye avait fait un don à Bangui de 55.000 tonnes de carburant. Le conseiller chargé de la gestion du don, Simon Kouloumba, est incarcéré depuis 2003 dans ce pays d'Afrique centrale pour détournement.

Tripoli et Bangui veulent relancer leur coopération

BANGUI, 27 juin (AFP) - 12h50 - Le président centrafricain, François Bozizé, a entamé samedi à Tripoli une visite d'amitié et de travail de 72 heures en Libye afin de relancer la coopération entre les deux pays, a annoncé dimanche la radio nationale.

Le général Bozizé, qui a pris le pouvoir le 15 mars 2003, s'est entretenu peu après son arrivée avec le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, en particulier de la desserte de la capitale centrafricaine par des avions libyens et la fourniture des équipements de distribution d'eau potable.

Il s'agit "de définir une forme de coopération nouvelle, basée sur le joint-venture et le partenariat entre les deux pays", a déclaré le colonel Khadafi, cité par l'envoyé spécial de la radio nationale centrafricaine à Tripoli.

La Libye avait effectué des investissements importants dans ce pays pauvre d'Afrique centrale et un accord conclu entre le régime d'Ange-Félix Patassé (1993-mars 2003) et Tripoli, jamais rendu public officiellement, lui concédait des droits extrêmement avantageux dans le riche sous-sol centrafricain.

Cependant, "une sévère évaluation des dons libyens par les précédents régimes a été effectuée", a précisé cette source. Le don de 55.000 tonnes de carburant libyen à la Centrafrique en 2000, géré par des proches collaborateurs du président Patassé, avait par exemple été détourné.

De mai 2001 à décembre 2002, la Libye avait déployé des troupes en Centrafrique pour soutenir le président Patassé, renversé par le général Bozizé en mars 2003, après une guérilla de six mois sous l'oeil bienveillant du Tchad.

 

Bozizé aimerait bien se faire guider
Le président centrafricain François Bozizé a quitté Bangui samedi matin à destination de Tripoli, en Libye, pour une visite de travail au cours de laquelle il doit rencontrer le « guide » libyen, Mouamar Kadhafi. De mai 2001 à décembre 2002, la Libye avait déployé des troupes en Centrafrique pour soutenir l’ancien président Ange-Félix Patassé (1993-mars 2003), renversé par le général Bozizé.
26/6/2004 - suite de l'article

Visite du président centrafricain François Bozizé à Tripoli

BANGUI, 26 juin (AFP) - 12h48 - Le président centrafricain François Bozizé a quitté Bangui samedi matin à destination de Tripoli, en Libye, pour une visite de travail dont la durée n'a pas été précisée, a annoncé la radio nationale.

Le président Bozizé, accompagné d'une délégation ministérielle et de représentants de jeunes Centrafricains, avait rencontré quelques mois après son arrivée au pouvoir son homologue libyen Mouammar Kadhafi, en juillet 2003 à N'Djamena.

De mai 2001 à décembre 2002, la Libye avait déployé des troupes en Centrafrique pour soutenir l'ancien président Ange-Félix Patassé (1993-mars , renversé par le général Bozizé.

La Libye avait effectué des investissements importants dans ce pays pauvre et enclavé d'Afrique centrale et un accord conclu entre le régime Patassé et Tripoli, jamais rendu public officiellement, lui concédait des droits extrêmement avantageux sur le riche sous-sol centrafricain.

Après une guérilla de six mois sous l'oeil bienveillant du Tchad, le général Bozizé a pris le pouvoir à Bangui le 15 mars 2003. Les Tchadiens lui ont apporté un soutien décisif dans les jours qui ont suivi le coup d'Etat, en envoyant des troupes à Bangui pour rétablir l'ordre dans une capitale alors en proie aux pillages.

La Centrafrique entretient des liens avec la Libye depuis le régime de l'ex-empereur Jean-Bedel Bokassa (1966-1979).