APRES 31JOURS DE PRISON MAKA GBOSSOKOTTO EST LIBRE, MAIS CONDAMNE

POUR MAKA GBOSSOKOTO
Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto condamné à un an avec sursis
LIBERTE DE LA PRESSE

Du 08 juillet 2004 au 13 octobre 2004.
Maka GBOSSOKOTO : APRES 31JOURS DE PRISON MAKA GBOSSOKOTTO EST LIBRE, MAIS CONDAMNE
M. Gbossokotto directeur de la publication du quotidien Le Citoyen, a été arrêté le 8 juillet, puis inculpé et écroué le 12 à la suite d'une plainte de l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président François Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Maka Gbossokotto élu président de l'Union des journalistes centrafricains
COMMUNIQUE DE PRESSE: un nouveau Conseil Exécutif de l’UJCA   17/10/2004
La presse centrafricaine unanime critique la condamnation de Gbossokotto
AFFAIRE BOZIZE – GBOSSOKOTTO : SIGNIFICATION DU VERDICT
Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto condamné à un an avec sursis

CENTRAFRIQUE : BOZIZE AVOUE SUR AFRICA N° 1 : « GBOSSOKOTTO N’A PAS A ME TRAITER DE VOLEUR »

La presse indépendante interdite de manifester pour Maka Gbossokotto
Sit-in de la presse indépendante pour la libération de Maka Gbossokotto
Le procès de Maka Gbossokotto est un procès de la honte, dit son épouse

Journaliste incarcéré: le président centrafricain Bozizé "pas concerné"

Journaliste écroué en Centrafrique: la loi doit être appliquée (Goumba)

CHOSES VUES ET ENTENDUES AU PROCES DU DUEL WAFIO - GBOSSOKOTTO

Journaliste écroué en Centrafrique: "un scandale", selon RSF

Un an de prison requis contre le journaliste centrafricain Gbossokotto

Le journaliste centrafricain Maka Gobosskotto sera jugé vendredi

RCA: le journaliste Maka Gbossokotto dénonce un vice de procédure
Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto inculpé et écroué
Journaliste arrêté: la presse privée centrafricaine absente des kiosques
La LCDH exige la libération d'un journaliste centrafricain emprisonné

Le ministre n’aime pas les ’’nègres’’

Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto placé en garde à vue
RCA: le ministre de la Communication accuse la presse de "dérives"
POUR ALLER PLUS LOIN


 

Maka Gbossokotto élu président de l'Union des journalistes centrafricains

BANGUI, 13 oct (AFP) - 20h59 - Le directeur de publication du quotidien "Le Citoyen" Maka Gbossokotto, a été élu mercredi, par acclamation, président de l'Union des journalistes centrafricains (UJCA), lors d'une assemblée générale à Bangui, a constaté un journaliste de l'AFP.

Maka Gbossokotto, qui dirigera un bureau de dix membres, est également le correspondant de l'association de défense des journalistes Reporters Sans Frontières (RSF) en Centrafrique.

Il avait effectué un mois de détention préventive, en juillet dernier, avant d'être condamné le 9 août à douze mois de prison avec sursis et à 500.000 francs CFA (762 euros) d'amende pour diffamation et injures publiques, après la publication d'une série d'articles accusant de malversations un proche du président François Bozizé.

Créée en 1992, l'UJCA regroupe environ 200 journalistes de la presse publique et privée centrafricaine.

M. Gbossokotto succède à sa tête à Tchakpa M'brède, déchu par une assemblée générale extraordinaire le 2 octobre dernier pour violations des statuts de l'association.

Elu en 2002, M. M'brède avait été nommé courant 2003 secrétaire général du ministère de la Communication, ce qui aurait dû le contraindre à démissionner, ce qu'il n'avait jamais fait.

De même, son mandat était arrivé à expiration en février 2004, mais l'assemblée générale ordinaire censée élire un nouveau bureau n'avait jamais été convoquée.

La majeure partie des journalistes des médias d'Etat (radio Centrafrique, télévision nationale et Agence Centrafrique-presse) n'ont pas participé à l'assemblée générale, à la suite, ont affirmé leurs rares collègues présents, de menaces de sanctions lancées par M. M'brède.

COMMUNIQUE DE PRESSE: un nouveau Conseil Exécutif de l’UJCA   17/10/2004
L’Assemblée générale de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA), s’est tenue au Centre Jean XXIII de Bangui, le 13 octobre 2004, de 10 heures à 16 heures, à l’initiative du Comité ad hoc mis en place le 2 octobre 2004.
Cette Assemblée générale ordinaire a mis en place un nouveau Conseil Exécutif de l’UJCA, après le constat de carence de l’ancien Conseil Exécutif dont mandat a expiré le 16 février 2004, et qui a brillé par de graves manquements qui ont porté des atteintes aux intérêts matériels et moraux de l’Organisation.
Mandat a été donné au nouveau Conseil Exécutif:
1- de procéder à l’état des lieux de l’Organisation;
2– de procéder à la relecture des textes de base.
Le nouveau Conseil Exécutif se compose ainsi qu’il suit:
Président: Maka GBOSSOKOTTO
· 1er Vice-Président: Hilaire GUITONGO VOUNGA
· 2ème Vice-président: Jean Lambert NGOUANDJI
· Secrétaire générale: Marie Clotilde AZOUMOLEGBA
· 1er Secrétaire général adjoint : Corneille WANGUIA-VICKOT
· 2ème Secrétaire adjoint: Pascal - Isidore BOUTENE
· Trésorière générale : Marie - Madeleine DANGA
· Trésorier général adjoint: Patrick - Stéphane AKIBATA
· Conseillers:
· Eugène MBAGA KATILA
· Tita SAMBA SOLE
Une Assemblée générale sera convoquée dans un délai de 3 mois pour faire le point de la situation.
Le Conseil Exécutif de l’UJCA en appelle au sens de solidarité confraternelle
Ensemble, nous serons plus forts pour faire grandir notre profession et notre organisation.
Fait à Bangui, le 13 octobre 2004
Le Conseil Exécutif

La presse centrafricaine unanime critique la condamnation de Gbossokotto

BANGUI, 10 août (AFP) - 11h35 - La presse centrafricaine critiquait unanimement mardi la condamnation la veille du journaliste et directeur de publication du quotidien indépendant Le Citoyen, Maka Gbossokotto, à un an de prison avec sursis et 500.000 FCFA d'amende (750 euros) pour injures publiques.

"Procès de la honte, verdict de la honte! C'est tout ce que l'opinion publique aura retenu", réagit mardi le quotidien de M. Gbossokotto.

"En attendant, les crimes de prédation économique et financière sont couverts par l'impunité plus que jamais érigée en méthode de gouvernement", estime Le Citoyen.

"Pourquoi avoir chassé (le président) Ange-Félix Patassé (renversé le 15 mars 2003 par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé) du pouvoir pour permettre le retour en un temps record des méthodes hier décriées par tous, dont les détournements, l'impunité, et le déni de justice?" interroge-t-il.

M. Gbossokotto a été condamné sur la base d'une plainte de l'ancien directeur général de la société publique d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, proche du président Bozizé et limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Le tribunal correctionnel de Bangui a en revanche relaxé le journaliste du chef de diffamation.

"Le Démocrate", autre quotidien indépendant, qualifie le procès d'"inique" et la décision du tribunal de "vraiment dommage pour la démocratie naissante, l'état de droit et la liberté de la presse en Centrafrique. Un an avec sursis pour injures publiques, cette peine n'est pas proportionnelle au délit".

"Parodie de justice" titre L'Hirondelle, également indépendant, qui écrit que "dame Justice suspend l'épée de Damoclès sur certains sujets et laisse souvent passer dans les mailles des requins et autres gros poissons. (...) les ennemis de la presse ont atteint leur objectif, celui de tout faire pour que le journaliste reste muet sur certains évènements brûlants".

Par ailleurs, le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (GEPPIC), qui avait suspendu durant une semaine la parution de ses titres pour protester contre l'arrestation et l'incarcération de M. Gbossokotto, a simplement indiqué mardi dans un communiqué qu'il "prend acte de la décision de justice".

"Le Geppic se réserve le droit de poursuivre sa lutte pour défendre la liberté de la presse et exiger la dépénalisation des délits de presse en RCA" (République centrafricaine), ajoute son communiqué.

AFFAIRE BOZIZE – GBOSSOKOTTO : SIGNIFICATION DU VERDICT
Le verdict rendu dans l’affaire Maka Gbossokotto montre finalement que Bozizé a reculé devant la relative mobilisation tant nationale qu’internationale mais sur le fond il n’a pas cédé.
En réalité, contrairement aux apparences, Wafio n’aura été que le déclencheur de cette affaire puisqu’on a dû lui demander de jour un certain rôle, celui de porter plainte contre celui qu’il fallait punir d’une certaine manière pour qu’il arrête de jouer au malin à savoir Jean Robert Wapamala alias Maka Gbossokotto.
L’autoproclamé voulait prouver à cet individu de Maka que le fait de se revendiquer de son amitié ne doit pas lui permettre de tout se permettre en quelque sorte. Il s’agit effectivement d’une volonté de règlement de comptes.
Centafrique-Presse

Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto condamné à un an avec sursis

BANGUI, 9 août (AFP) - 12h35 - Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto a été condamné lundi à un an de prison avec sursis et 500.000 francs CFA (750 euros) d'amende pour "injures publiques" par le tribunal correctionnel de Bangui, qui l'a relaxé du chef de diffamation, a constaté un journaliste de l'AFP.

Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien indépendant Le Citoyen, faisait l'objet d'une plainte pour "diffamation et injures publiques" déposée par l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio.

Ce proche du président centrafricain François Bozizé avait été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds. Le tribunal a également condamné M. Gbossokotto à lui verser 1 FCFA symbolique de dommages et intérêts.

Maka Gbossokotto, arrêté le 8 juillet dans cette affaire puis incarcéré, a été immédiatement remis en liberté.

Lors de son procès le 16 juillet, le procureur avait requis une peine de douze mois de prison fermes à l'encontre du journaliste et le tribunal avait rejeté une demande de mise en liberté.

Son arrestation et son incarcération avaient suscité de nombreuses protestations, notamment du Groupement centrafricain des éditeurs de la presse privée et indépendante (Geppic), qui avait suspendu la parution de tous ses titres entre le 12 et le 19 juillet.

L'affaire avait attisé les tensions entre la presse et le pouvoir centrafricain.

Selon les éditeurs de la presse privée, la personnalité même de M. Wafio et les réquisitions du procureur ont montré l'intention du pouvoir en place depuis le coup d'Etat de mars 2003 de museler toute critique à l'approche des scrutins présidentiel et législatifs de retour à l'ordre constitutionnel prévus en janvier 2005.

Le président François Bozizé s'était dit "pas concerné" par cette affaire dans laquelle il avait démenti être intervenu.

Le cas Gbossokotto avait créé des remous à la tête de l'Etat lorsque le vice-président Abel Goumba avait critiqué l'incarcération du journaliste, s'attirant ainsi les foudres des services du Premier ministre, Célestin Gaombalet, qui avaient qualifié ces déclarations de "manoeuvres politiciennes".

CENTRAFRIQUE : BOZIZE AVOUE SUR AFRICA N° 1 : « GBOSSOKOTTO N’A PAS A ME TRAITER DE VOLEUR »
CENTRAFRIQUE-PRESSE - la Rédaction | 08.08.2004
A la faveur de sa récente participation à la rencontre avec le directeur général du FMI à Libreville, Bozizé a cru devoir s’exprimer sur les antennes de la station Africa n° 1 sur certains sujets de l’heure concernant la RCA. C’est ainsi qu’il est encore revenu sur sa tarte à la crème de la sécurisation du pays qui serait totale dans Bangui et assurée entre 80 à 90 % en province. Force est de constater que chaque fois qu’il ose avancer ce genre d’allégation, il est aussitôt désavoué par les faits car c’est du mensonge pur.

La presse indépendante interdite de manifester pour Maka Gbossokotto

BANGUI, 4 août (AFP) - 12h18 - Le sit-in du Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic), prévu mercredi à Bangui pour demander la libération du journaliste incarcéré Maka Gbossokotto, a été interdit par les autorités, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les représentants de la presse indépendante qui avaient appelé au rassemblement ne se sont pas présentés mercredi matin au monument Barthélémy Boganda, après avoir reçu dans la nuit un courrier du ministre délégué à la Sécurité publique, le colonel Jules-Bernard Ouandé, leur demandant de surseoir à la manifestation, a-t-on appris auprès de Geppic.

Le directeur de publication du quotidien Le Confident, Mathurin-Nestor-Constant Momet, a cependant précisé que le Geppic comptait "organiser une marche samedi prochain pour exiger la libération de Maka Gbossokotto et la dépénalisation du délit de presse".

Le directeur du quotidien indépendant Le Citoyen, poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques" à la suite d'une plainte de Jean-Serge Wafio, un proche du président François Bozizé, a été arrêté puis écroué le 12 juillet. Son incarcération a suscité de multiples critiques de la presse et de la classe politique centrafricaines.

Lors de son procès le 16 juillet, le procureur de Bangui a requis contre lui douze mois de prison ferme, alors que ses avocats ont plaidé la relaxe. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 9 août.

Sit-in de la presse indépendante pour la libération de Maka Gbossokotto

BANGUI, 3 août (AFP) - 12h31 - Le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic) a décidé d'organiser un sit-in mercredi matin à Bangui pour demander la libération du journaliste Maka Gbossokotto, a indiqué mardi à l'AFP un des organisateurs.

"Ce sit-in est destiné à exiger la libération de Maka Gbossokotto, mais aussi la dépénalisation du délit de presse", a affirmé le président de la cellule de crise sur l'affaire Maka Gbossokotto, Faustin Bambou.

"Nous estimons que le fait de n'avoir pas dépénalisé le délit de presse traduit la volonté des autorités centrafricaines de multiplier les atteintes à la liberté de la presse", poursuit M. Bambou, directeur de l'hebdomadaire Les Collines du Bas-Oubangui.

Le Geppic, qui avait suspendu la parution de tous ses titres pendant une semaine au lendemain de l'incarcération de Maka Gbossokotto, a informé le ministre de la Sécurité de cette "manifestation pacifique" au pied du monument Barthélémy Boganga, premier président du pays.

Poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques" à la suite d'une plainte de Jean-Serge Wafio, un proche du président François Bozizé, le directeur du quotidien indépendant Le Citoyen a été arrêté puis écroué le 12 juillet. Son incarcération a suscité de multiples critiques de la presse et de la classe politique centrafricaines.

Lors de son procès le 16 juillet, le procureur de Bangui a requis contre lui douze mois de prison ferme, alors que ses avocats ont plaidé la relaxe. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 9 août.

Le procès de Maka Gbossokotto est un procès de la honte, dit son épouse

BANGUI, 27 juil (AFP) - 11h17 - L'épouse du journaliste centrafricain emprisonné Maka Gbossokotto, Lucienne Maka Gbossokotto, a dénoncé mardi le "procès de la honte" fait à son mari et a dénoncé la responsabilité du président François Bozizé et de son gouvernement dans ce dossier.

"Peut-on accepter aujourd'hui que Bozizé et ceux qui nous gouvernent se dédouanent à bon compte à coup de communiqués à la Ponce Pilate pour faire avaler au peuple centrafricain qu'ils ne sont pour rien dans l'arrestation arbitraire de Maka Gbossokotto", s'est interrogée Mme Gbossokotto dans les colonnes du quotidien dirigé par son mari, Le Citoyen.

"Le procès Wafio/Maka du 16 juillet 2004 est un procès de la honte pour la justice centrafricaine", a poursuivi l'épouse du journaliste.

"La balle est dans le camp de ceux qui nous gouvernent", affirme encore Mme Gbossokotto. "A eux de trouver le moyen d'étouffer cet incendie qui risque de sortir de l'eau".

"Il y a certainement des procédures qui doivent permettre de mettre Maka Gbossokotto en liberté pour calmer les esprits et nous permettre d'aller sereinement aux élections libres, justes et transparentes. Et que les meilleurs gagnent!", conclut-elle.

Poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques" à la suite d'une plainte d'un proche de M. Bozizé, Jean-Serge Wafio, le directeur du quotidien indépendant Le Citoyen a été arrêté puis écroué le 12 juillet.

Lors de son procès, le procureur de Bangui a requis contre lui douze de prison ferme, alors que sa défense a réclamé la relaxe. Le jugement sera rendu le 9 août.

Journaliste incarcéré: le président centrafricain Bozizé "pas concerné"

BANGUI, 22 juil (AFP) - 19h51 - Le président centrafricain François Bozizé ne s'estime "pas concerné" par l'affaire du journaliste Maka Gobossokotto, incarcéré à la suite d'une plainte en diffamation d'un de ses proches, Jean-Serge Wafio, a rapporté jeudi un ministre de son gouvernement.

"Le chef de l'Etat a déclaré que, contrairement aux affirmations du Geppic (groupement des éditeurs de la presse privée indépendante centrafricaine, ndlr) et de certaines radios internationales, il n'est en rien concerné par cette affaire qui oppose deux citoyens et dans laquelle il n'est intervenu à aucun moment", a précisé le ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement, Zarambaud Assingambi.

"La décision de placement en détention provisoire de M. Maka Gbossokotto relevant exclusivement de la justice, c'est donc à celle-ci qu'il appartient de remettre M. Maka Gbossokotto en liberté, si elle en juge ainsi", a ajouté M. Assingambi à l'issue du conseil des ministres.

Poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques" à la suite d'une plainte de M. Wafio, le directeur du quotidien indépendant Le Citoyen Maka Gbossokotto a été arrêté puis écroué le 12 juillet. Lors de son procès, le procureur de Bangui a requis contre lui douze de prison ferme, alors que sa défense a réclamé la relaxe. Le jugement sera rendu le 9 août.

M. Wafio avait été contraint de quitter ses fonctions de directeur de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca) après une série des articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Journaliste écroué en Centrafrique: la loi doit être appliquée (Goumba)

BANGUI, 19 juil (AFP) - 14h49 - Le vice-président centrafricain Abel Goumba a demandé lundi au gouvernement d'assurer l'application de la loi "afin de garantir le respect scrupuleux de la présomption d'innocence" dans l'affaire Maka Gbossokotto, journaliste emprisonné depuis le 12 juillet.

"Il est nécessaire, dans cette affaire, d'assurer la stricte application de la loi afin de garantir le respect scrupuleux du principe de la présomption d'innocence consacrée par la déclaration universelle des droits de l'Homme", écrit M. Goumba dans une lettre adressée au Premier ministre, Célestin-Leroy Gaombalet.

Le vice-président, célèbre opposant centrafricain jusqu'au coup d'Etat du général François Bozizé le 15 mars 2003, estime qu"'il existe une procédure spéciale en matière de délit de presse".

Il s'agit "de savoir si tous les textes mentionnés (...) ont été respectés ou violés par les articles publiés dans le quotidien Le Citoyen d'une part et si, d'autre part, la procédure utilisée pour l'arrestation de Maka Gbossokotto est correcte, c'est-à-dire conforme à la loi", a poursuivi Abel Goumba.

Le procureur du tribunal de Bangui a requis vendredi douze mois de prison ferme contre Maka Gbossokotto. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 9 août.

Le directeur de la publication du quotidien Le Citoyen a été inculpé et écroué le 12 juillet à la suite d'une plainte de l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président François Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

CHOSES VUES ET ENTENDUES AU PROCES DU DUEL WAFIO - GBOSSOKOTTO
C'est à 11 h 20 dans une salle bondée de monde que c'était ouvert le procès de Robert Wapamala alias Maka Gbossokotto inculpé pour diffamation et injures publiques à l'endroit du sieur Jean serge Wafio ex directeur général de l'ENERCA qui avait porté plainte contre lui. C'ést à 17 h 30, soit un peu plus de 6 heures d'horloge, qu'a pris fin l'audience après le refus du tribunal de grande instance de Bangui qui l'a considéré comme un récidiviste, d'accorder la mise en liberté provisoire demandée par les avocats de la défense de Maka Gbossokotto. En attendant le directeur du Le Citoyen est retourné dormir en prison.
SOURCE CENTRAFRIQUE-PRESSE

Journaliste écroué en Centrafrique: "un scandale", selon RSF

LIBREVILLE, 18 juil (AFP) - 19h27 - L'organisation Reporters sans frontièresa exigé dimanche la remise en liberté immédiate du journaliste centrafricain Maka Gbossokotto, estimant que son incarcération pour diffamation et injure publique était "un scandale".

"Il est intolérable que le journaliste (...) reste un mois en détention provisoire en attendant une éventuelle relaxe", a estimé l'organisation dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville. "Seule sa libération immédiate et l'abandon des poursuites pourraient mettre un terme à ce scandale", a-t-elle ajouté.

Le procureur du tribunal de Bangui a requis vendredi douze mois de prison ferme contre Maka Gbossokotto. Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 9 août.

"Le réquisitoire du procureur, d'une grande sévérité, va totalement à l'encontre de la liberté de l'informationn faisant du gouvernement de François Bozizé l'un des régimes les plus répressifs pour l'indépendance des médias sur le continent africain", a estimé l'organisation.

Dans un autre communiqué reçu par l'AFP, le président de l'union des éditeurs de presse d'Afrique centrale, le Camerounais Pius Njawé, s'est lui aussi "indigné" du sort réservé à M. Gbossokotto, dénonçant "la détérioration inadmissible de la liberté de la presse en RCA".

Le directeur de la publication du quotidien Le Citoyen a été inculpé et écroué le 12 juillet à la suite d'une plainte de l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président François Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Un an de prison requis contre le journaliste centrafricain Gbossokotto

BANGUI, 16 juil (AFP) - 20h51 - Le procureur du Tribunal de grande instance de Bangui a requis vendredi douze mois de prison ferme contre le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto pour "diffamation" et "injures publiques", assortis d'une amende.

Les sept avocats du directeur de la publication du quotidien indépendant Le Citoyen, parmi lesquels Me Nicolas Tiangaye, président du Conseil national de transition (CNT, Parlement centrafricain de transition), ont, de leur côté, réclamé la relaxe de leur client, invoquant notamment la nullité de la procédure.

A l'issue de l'audience, le tribunal présidé par Trinité M'Bango-Sangafio a mis son jugement en délibéré au 9 août prochain, rejetant la demande de mise en liberté provisoire déposée par le prévenu.

Maka Gbossokotto est poursuivi à la suite d'une plainte déposée par l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président centrafricain François Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Une foule importante a assisté à l'audience. Une centaine de personnes avait pris place dans la salle, tandis que de nombreuses personnes attendaient à l'extérieur du palais de justice.

M. Gbossokotto a été arrêté le 8 juillet, puis inculpé et écroué le 12.

Son arrestation et son incarcération ont suscité de nombreuses protestations, notamment du Groupement centrafricain des éditeurs de la presse privée et indépendante (Geppic), qui a suspendu depuis lundi la parution de tous ses titres.

Le journaliste centrafricain Maka Gobosskotto sera jugé vendredi

BANGUI, 15 juil (AFP) - 17h06 - Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto, inculpé et écroué depuis lundi à la prison de Bangui pour "diffamation et injures publiques", comparaîtra vendredi devant un tribunal de la capitale centrafricaine, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

L'avocat du directeur de la publication du quotidien indépendant Le Citoyen, Me Mathias Morouba, s'est félicité de la comparution rapide de son client devant la tribunal. "Je crois que le moment est venu pour le ministère public de rectifier l'erreur judiciaire commise dans cette affaire", a déclaré à l'AFP Me Morouba.

"Maka Gbossokotto n'a pas été arrêté conformément à la loi sur la liberté de la presse, mais sur la base du code pénal, donc pour un fait que le ministère public a du mal à établir", a-t-il estimé. "On ne comprend pas cette précipitation à vouloir, coûte que coûte, le placer en détention", a poursuivi l'avocat.

Maka Gbossokotto a été inculpé et écroué lundi à la suite d'une plainte déposée par l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président François Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Son arrestation a suscité de nombreuses protestations, notamment du Groupement centrafricain des éditeurs de la presse privée et indépendante (Geppic), qui a suspendu depuis lundi la parution de tous ses titres.

RCA: le journaliste Maka Gbossokotto dénonce un vice de procédure

BANGUI, 15 juil (AFP) - 12h57 - Le journaliste centrafricain, Maka Gbossokotto, incarcéré pour diffamation à l'encontre d'un proche du président François Bozizé, a dénoncé dans un entretien accordé à une radio privée la procédure "viciée" engagée contre lui.

"La procédure a été viciée. Je ne suis pas un malfrat, ni un criminel", a déclaré M. Gbossokotto, directeur du quotidien indépendant Le Citoyen, lors de cet entretien réalisé mercredi lors d'une visite rendue par le haut-commissaire à la Primature chargé des droits de l'Homme, Thierry Maléyombo.

"Ce qu'on me reproche, c'est le fait d'avoir dénoncé un prédateur", a ajouté M. Gbossokotto. "Il ne fallait pas dénoncer, révéler ou mettre en question la gestion d'un homme nommé Jean-Serge Wafio, parce que c'est un proche du chef de l'Etat, donc un intouchable! Il ne faut jamais parler de ces gens là. Il faut qu'ils volent et tuent le pays", a-t-il regretté.

"Moi, j'ai révélé, puisque le président de la République lui-mêmeavait demandé à la presse de l'aider et de dénoncer tous les détournements, toutes les gestions scabreuses, peu orthodoxes qui s'effectuaient dans le pays", s'est justifié le directeur du Citoyen.

Maka Gbossokotto a été inculpé et écroué lundi à la suite d'une plainte déposée par l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

L'arrestation du directeur de la publication du quotidien indépendant Le Citoyen, a suscité de nombreuses protestations, notamment du Groupement centrafricain des éditeurs de la presse privée et indépendante (Geppic), qui a suspendu depuis lundi la parution de tous ses titres.

Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto inculpé et écroué

BANGUI, 12 juil (AFP) - 18h18 - Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien indépendant Le Citoyen, a été inculpé lundi de diffamation et injures publiques et écroué, a-t-on appris auprès du Groupement des éditeurs de la presse privée et indépendante (Geppic).

Après avoir été présenté au parquet du tribunal de grande instance de Bangui, Maka Gbossokotto a été immédiatement conduit à la prison centrale de N'garagba, à l'est de Bangui, dans l'attente de son procès, a-t-on précisé de même source.

Il avait été placé en garde à vue jeudi dernier par les gendarmes à la suite d'une plainte déposée par l'ex-directeur général de l'Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, un proche du président François Bozizé, limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Son arrestation a provoqué de nombreuses protestations en Centrafrique, dont celles de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme et du Geppic, qui a décidé de suspendre lundi la parution de tous ses titres jusqu'à la libération du directeur du Citoyen.

Vendredi, le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Sylvain N'zas, avait publiquement accusé la presse privée de tenir des "propos désobligeants" envers des dirigeants du pays et menacé d'appliquer la loi "dans toute sa rigueur".

Journaliste arrêté: la presse privée centrafricaine absente des kiosques

BANGUI, 12 juil (AFP) - 11h35 - Les titres de la presse indépendante centrafricaine n'ont pas paru lundi à Bangui afin d'exiger la libération du directeur de publication du quotidien Le Citoyen, Maka Gbossokotto, en garde à vue depuis jeudi, a constaté un journaliste de l'AFP.

Les quatre quotidiens privés à parution régulière, Le Citoyen, Le Confident, Le Démocrate et L'Hirondelle, de même que le dernier-né de la presse indépendante, Temps nouveaux, étaient absents de tous les kiosques, alors que les vendeurs à la criée ont déserté les rues de la capitale.

Directeur du Citoyen, le journaliste Maka Gbossokotto a été placé en garde à vue le 8 juillet à la suite d'une plainte déposée par l'ex-directeur général de l'Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, un proche du président François Bozizé, limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.

Le Groupement des éditeurs de la presse privée et indépendante de Centrafrique (Geppic) avait annoncé vendredi qu'il suspendrait ses publications à compter de ce lundi jusqu'à ce que M. Gbossokotto retrouve la liberté. La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme a exigé, elle, sa "mise en liberté immédiate et sans condition".

Vendredi, le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Sylvain N'zas, avait publiquement accusé la presse privée de tenir des "propos désobligeants" envers des dirigeants du pays et menacé d'appliquer la loi "dans toute sa rigueur".

Plusieurs titres de la presse indépendante se sont publiquement interrogés récemment sur un mystérieux voyage qu'aurait effectué le président Bozizé en Allemagne en juin.

La LCDH exige la libération d'un journaliste centrafricain emprisonné

BANGUI, 10 juil (AFP) - 14h24 - La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme (LCDH) a exigé, dans un communiqué remis samedi à l'AFP, la libération du journaliste Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien indépendant Le Citoyen, en garde à vue depuis le 8 juillet.

La LCDH "exige la mise en liberté immédiate et sans condition de M. Maka Gbossokotto", estimant qu'il n'existe dans cette affaire aucun "fait suffisamment grave susceptible d'entraîner l'arrestation et le placement en garde à vue d'un journaliste", indique le communiqué signé de son vice-président, Me Nganatouwa Goungaye Wanfiyo.

M. Gbossokotto a été placé jeudi en garde à vue, après une plainte en diffamation émanant de l'ex-directeur général de la société de distribution d'électricité Enerca, proche du président centrafricain François Bozizé, Jean-Serge Wafio, limogé après une série d'articles du Citoyen l'accusant de malversations.

"Cette arrestation s'effectue sur la base de la loi relative à la liberté de la Communication en RCA, dont le caractère répressif a été reconnu par tous, y compris par les pouvoirs publics, et est en cours de modification", souligne le communiqué.

La Ligue note également qu'elle intervient immédiatement après un communiqué jeudi du ministre de la Communication, Parfait M'Bay, s'inquiétant des "graves dérives" de "certains organes de presse (...) instrumentalisés pour nuire à l'image des plus hautes personnalités de l'Etat".

Vendredi, au lendemain de l'arrestation de M. Gbossokotto, le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Sylvain N'zas, avait publiquement accusé la presse centrafricaine indépendante de tenir des "propos désobligeants" envers des dirigeants du pays et menacé d'appliquer la loi "dans toute sa rigueur".

La presse indépendante, dont plusieurs titres se sont publiquement interrogés ces derniers temps sur un mystérieux voyage qu'aurait effectué le président Bozizé en Allemagne en juin, a annoncé suspendre à compter de lundi la parution de ses titres jusqu'à la libération de M. Gbossokotto.

Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto placé en garde à vue

BANGUI, 8 juil (AFP) - 18h17 - Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien Le Citoyen, a été placé en garde à vue jeudi par les gendarmes, a-t-on appris de source proche du groupement des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic).

M. Gbossokotto a reçu mercredi une convocation lui demandant "de se présenter jeudi afin d'être entendu par la section recherches et investigations (SRI) de la gendarmerie", a-t-on précisé de même source. "Mais il ignorait pourquoi et dans quelle affaire il devrait être entendu. C'est après son audition qu'il a été placé en garde à vue", a-t-on ajouté.

Selon cette même source, "sa famille nous a appris cet après-midi que Maka Gbossokotto avait été placé en garde à vue, sur instructions du procureur du tribunal de grande instance de Bangui, mais elle ignore encore les raisons de son arrestation".

Quotidien indépendant, Le Citoyen est connu pour ses critiques à l'égard du président François Bozizé. Pendant de longues semaines, le quotidien avait ainsi multiplié les articles accusant le directeur général de l'Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, de détournement de fonds, provoquant son limogeage le mois dernier.

Selon le directeur d'un journal ayant requis l'anonymat, interrogé par l'AFP, "l'arrestation de Maka Gbossokotto serait liée à une plainte déposée contre lui par M. Wafio".

Correspondant de Reporters sans frontières (RSF), Maka Gbossokotto est également membre de l'Association des éditeurs de la presse privée d'Afrique centrale.

Jeudi, le ministre de la Communication Parfait M'bay a accusé, dans un communiqué lu à la radio nationale, la presse privée de "graves dérives".

RCA: le ministre de la Communication accuse la presse de "dérives"

BANGUI, 8 juil (AFP) - 17h57 - Le ministre centrafricain de la Communication, le lieutenant-colonel Parfait M'bay, a accusé jeudi certains organes de presse de "graves dérives", estimant qu'ils étaient "instrumentalisés pour nuire à l'image des plus hautes personnalités de l'Etat".

"Le ministre de la Communication émet de vives inquiétudes face aux graves dérives constatées ces derniers temps, dans certains organes de la presse privée indépendante écrite, dont quelques uns sont intrumentalisés par certains compatriotes, pour désinformer, manipuler et nuire à l'image des plus hautes personnalités de l'Etat", a affirmé M. M'bay dans un communiqué lu à la radio nationale.

Le ministre a rappelé aux directeurs de publication de la presse privée l'importance du "respect de l'éthique et de la déontologie, qui leur interdit toute prostitution morale".

Qualifiant de "nègres" ceux qui, à ses yeux, "intrumentalisent la presse privée", il leur a rappelé "la fragilité du processus démocratique et la volonté du peuple centrafricain qui n'aspire qu'à vivre dans la paix, la sécurité pour le développement".

"Notre pays a trop souffert des divisions et querelles inutiles", a fait remarquer M. M'bay. "Il s'agit pour les organes de presse (...) de dire la vérité, rien que la vérité, tout en sachant que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire", a-t-il ajouté.

Ce communiqué est rendu public au moment où plusieurs organes de presse se sont publiquement interrogés sur un mystérieux voyage qu'aurait effectué le président François Bozizé en Allemagne le mois dernier.

La présidence s'est refusée à tout commentaire sur ces informations.

Le ministre n’aime pas les ’’nègres’’
Le ministre centrafricain de la Communication, le lieutenant-colonel Parfait M’bay, a accusé jeudi certains organes de presse de "graves dérives", estimant qu’ils étaient "instrumentalisés pour nuire à l’image des plus hautes personnalités de l’Etat". Le ministre a rappelé aux directeurs de publication de la presse privée l’importance du "respect de l’éthique et de la déontologie, qui leur interdit toute prostitution morale".
8/7/2004 - suite de l'article

CENTRAFRIQUE: LA PRESSE ECRITE INDEPENDANTE VICTIME D'UN HARCELLEMENT DU POUVOIR   08/07/2004
Le vendredi 2 juillet, le ministre de la Communication, de la Réconciliation nationale, de la Culture Démocratique et Civique, le lieutenant Parfait Mbay a reçu les responsables des quotidiens indépendants, Le Citoyen, le Confident, le Démocrate et l'Hirondelle pour leur dire que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire pendant cette période sensible de la transition.
Selon le ministre, le directeur de publication du quotidien l'Hirondelle doit cesser de diffuser les intoxications du conseiller en communication du Président déchu Ange-Félix Patassé, M. Prosper Ndouba.
Les quatre directeurs de publication, Maka Gbokossoto (Le Citoyen), Mathurin Momet (Le Confident), Ferdinand Samba (Le Démocrate) et Judes Zosse (l'Hirondelle) ont précisé au membre du gouvernement que la presse a aussi été pour beaucoup dans l'avènement du changement.
Malheureusement, ce changement a donné l'occasion au général Bozizé de rééditer les maux qui ont gangrené la société centrafricaine dans un passé récent.
Selon les responsables de la presse privée indépendante, ils poursuivront leur mission de critique jusqu'au bout.
Le mercredi 7 juillet 2004, tous les directeurs de publication ont fait l'objet d'injonction de la part du ministre de la communication dans un communiqué abondamment diffusé dans les médias d'Etat et dans les journaux.
Parallèlement à ces menaces, le procureur général, M. Sylvain Nzas et le Directeur des Affaires politiques et administratives du ministère de l'intérieur ont convoqué tous les responsables de la presse écrite privée le vendredi 9 juillet 2004 à 9 heures.
le confrère Maka Gbokossoto qui a été convoqué àl a Section des Recherches et des Investigations (SRI) le jeudi 8 juillet 2004 a été placé en garde à vue sur instruction du procureur de la République près du Tribunal de Grande Instance de Bangui, M. Firmin Feindiro, sous prétexte qu'il doit produire les pièces qui l'autorisent à produire son journal.

PARFAIT MBAY AUX JOURNALISTES   08/07/2004

COMMUNIQUE OFFICIEL DU MINISTERE DE LA COMMUNICATION

Le Département de la Communication, de la Réconciliation Nationale, de la Culture Démocratique et Civique émet de vives inquiétudes face aux graves dérives constatées ces derniers temps dans certains organes de la Presse Privée Indépendante écrite dont quelques uns sont instrumentalisés par certains compatriotes pour désinformer, manipuler et nuire à l’image des plus hautes personnalités de l’Etat et d’autres compatriotes.
En ma qualité de Ministre en charge de la Communication, de la Réconciliation Nationale, de la Culture Démocratique et Civique, je voudrais rappeler à l’attention des Directeurs de Publication des organes de Presse Privée, le respect de l’éthique et la déontologie qui leur interdit toute prostitution morale.
Je tiens à rappeler également à l’attention des différents «nègres» qui instrumentalisent notre presse privée, la fragilité du processus démocratique et la volonté du peuple centrafricain qui n’aspire qu’à vivre dans la paix, la sécurité pour le développement.
Notre pays a trop souffert des querelles et divisions inutiles. Il s’agit, comme je l’ai dit lors du dernier séminaire de l’UNESCO organisé le 24 mai 2004 à l’Alliance Française de Bangui et dont le thème est : «la Collecte, le Traitement et la Diffusion de l’Information en période Préélectorale dans une situation de Post-conflit» pour les organes de Presse, de ne dire la vérité, rien que la vérité, tout en sachant que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire.
En effet, comme je l’affirmais au cours du séminaire Atelier cité plus haut, «la contribution des hommes des médias est plus qu’importante, voire indispensable dans la voie du retour à la légalité constitutionnelle, autrement dit par la mise ne place des nouvelles institutions républicaines véritablement démocratiques».
A ce titre, les professionnels des Médias en général et de la Presse privée en particulier se doivent d’être aussi les véritables artisans de la cohésion nationale non seulement en cette période délicate de Transition mais aussi et surtout dans le vécu quotidien de leurs concitoyens.
Le rôle de la Presse est de sensibiliser, éduquer et informer la masse.
Au nom de la Réconciliation Nationale et de la paix en Centrafricaine, je demande au nom du Président de la République, Chef de l’Etat et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, aux Directeurs de Publication de tous les organes de la Presse Privée de ne point jeter de l’huile sur le feu, en cette phase cruciale de notre marche vers le retour à la légalité constitutionnelle.
Je vous remercie.

Le Ministre de la Communication

Parfait Mbay

POUR ALLER PLUS LOIN

AFP BANGUI, le 25 mars 2004.
Les médias centrafricains demandent la dépénalisation des délits de presse
BANGUI, 25 mars (AFP) - 12h48 - Les représentants des médias centrafricains ont demandé la dépénalisation des délits de presse, à l'issue d'un séminaire consacré aux lois sur la liberté de la presse en Centrafrique, a constaté un journaliste de l'AFP à Bangui.

Archives : AFFAIRE MAKA GBOSSOKOTO Août 2000 - MAKA Vs NDOUBA