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BANGUI, 13 oct (AFP) -
20h59 - Le directeur de
publication du quotidien "Le Citoyen" Maka Gbossokotto, a été élu
mercredi, par acclamation, président de l'Union des journalistes
centrafricains (UJCA), lors d'une assemblée générale à Bangui, a constaté
un journaliste de l'AFP.
Maka Gbossokotto, qui dirigera un bureau de dix membres, est également
le correspondant de l'association de défense des journalistes Reporters
Sans Frontières (RSF) en Centrafrique.
Il avait effectué un mois de détention préventive, en juillet dernier,
avant d'être condamné le 9 août à douze mois de prison avec sursis et à
500.000 francs CFA (762 euros) d'amende pour diffamation et injures
publiques, après la publication d'une série d'articles accusant de
malversations un proche du président François Bozizé.
Créée en 1992, l'UJCA regroupe environ 200 journalistes de la presse
publique et privée centrafricaine.
M. Gbossokotto succède à sa tête à Tchakpa M'brède, déchu par une
assemblée générale extraordinaire le 2 octobre dernier pour violations
des statuts de l'association.
Elu en 2002, M. M'brède avait été nommé courant 2003 secrétaire général
du ministère de la Communication, ce qui aurait dû le contraindre à démissionner,
ce qu'il n'avait jamais fait.
De même, son mandat était arrivé à expiration en février 2004, mais
l'assemblée générale ordinaire censée élire un nouveau bureau n'avait
jamais été convoquée.
La majeure partie des journalistes des médias d'Etat (radio
Centrafrique, télévision nationale et Agence Centrafrique-presse) n'ont
pas participé à l'assemblée générale, à la suite, ont affirmé leurs
rares collègues présents, de menaces de sanctions lancées par M. M'brède.
COMMUNIQUE
DE PRESSE: un nouveau Conseil Exécutif de l’UJCA
17/10/2004
L’Assemblée
générale de l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA), s’est
tenue au Centre Jean XXIII de Bangui, le 13 octobre 2004, de 10 heures à 16
heures, à l’initiative du Comité ad hoc mis en place le 2 octobre 2004.
Cette Assemblée générale ordinaire a mis en place un nouveau Conseil
Exécutif de l’UJCA, après le constat de carence de l’ancien Conseil
Exécutif dont mandat a expiré le 16 février 2004, et qui a brillé par de
graves manquements qui ont porté des atteintes aux intérêts matériels et
moraux de l’Organisation.
Mandat a été donné au nouveau Conseil Exécutif:
1- de procéder à l’état des lieux de l’Organisation;
2– de procéder à la relecture des textes de base.
Le nouveau Conseil Exécutif se compose ainsi qu’il suit:
Président: Maka GBOSSOKOTTO
· 1er Vice-Président: Hilaire GUITONGO VOUNGA
· 2ème Vice-président: Jean Lambert NGOUANDJI
· Secrétaire générale: Marie Clotilde AZOUMOLEGBA
· 1er Secrétaire général adjoint : Corneille WANGUIA-VICKOT
· 2ème Secrétaire adjoint: Pascal - Isidore BOUTENE
· Trésorière générale : Marie - Madeleine DANGA
· Trésorier général adjoint: Patrick - Stéphane AKIBATA
· Conseillers:
· Eugène MBAGA KATILA
· Tita SAMBA SOLE
Une Assemblée générale sera convoquée dans un délai de 3 mois pour
faire le point de la situation.
Le Conseil Exécutif de l’UJCA en appelle au sens de solidarité
confraternelle
Ensemble, nous serons plus forts pour faire grandir notre profession et
notre organisation.
Fait à Bangui, le 13 octobre 2004
Le Conseil Exécutif
BANGUI, 10 août (AFP) -
11h35 - La presse
centrafricaine critiquait unanimement mardi la condamnation la veille du
journaliste et directeur de publication du quotidien indépendant Le
Citoyen, Maka Gbossokotto, à un an de prison avec sursis et 500.000 FCFA
d'amende (750 euros) pour injures publiques.
"Procès de la honte, verdict de la honte! C'est tout ce que
l'opinion publique aura retenu", réagit mardi le quotidien de M.
Gbossokotto.
"En attendant, les crimes de prédation économique et financière
sont couverts par l'impunité plus que jamais érigée en méthode de
gouvernement", estime Le Citoyen.
"Pourquoi avoir chassé (le président) Ange-Félix Patassé
(renversé le 15 mars 2003 par l'actuel chef de l'Etat François Bozizé) du
pouvoir pour permettre le retour en un temps record des méthodes hier décriées
par tous, dont les détournements, l'impunité, et le déni de
justice?" interroge-t-il.
M. Gbossokotto a été condamné sur la base d'une plainte de l'ancien
directeur général de la société publique d'électricité Energie
centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, proche du président Bozizé et
limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement
de fonds.
Le tribunal correctionnel de Bangui a en revanche relaxé le journaliste
du chef de diffamation.
"Le Démocrate", autre quotidien indépendant, qualifie le procès
d'"inique" et la décision du tribunal de "vraiment dommage
pour la démocratie naissante, l'état de droit et la liberté de la presse
en Centrafrique. Un an avec sursis pour injures publiques, cette peine n'est
pas proportionnelle au délit".
"Parodie de justice" titre L'Hirondelle, également indépendant,
qui écrit que "dame Justice suspend l'épée de Damoclès sur certains
sujets et laisse souvent passer dans les mailles des requins et autres gros
poissons. (...) les ennemis de la presse ont atteint leur objectif, celui de
tout faire pour que le journaliste reste muet sur certains évènements brûlants".
Par ailleurs, le Groupement des éditeurs de la presse privée indépendante
de Centrafrique (GEPPIC), qui avait suspendu durant une semaine la parution
de ses titres pour protester contre l'arrestation et l'incarcération de M.
Gbossokotto, a simplement indiqué mardi dans un communiqué qu'il
"prend acte de la décision de justice".
"Le Geppic se réserve le droit de poursuivre sa lutte pour défendre
la liberté de la presse et exiger la dépénalisation des délits de presse
en RCA" (République centrafricaine), ajoute son communiqué.
AFFAIRE
BOZIZE – GBOSSOKOTTO : SIGNIFICATION DU VERDICT
Le verdict rendu dans l’affaire Maka Gbossokotto montre finalement que
Bozizé a reculé devant la relative mobilisation tant nationale
qu’internationale mais sur le fond il n’a pas cédé.
En réalité, contrairement aux apparences,
Wafio n’aura été que le déclencheur de cette affaire puisqu’on a dû
lui demander de jour un certain rôle, celui de porter plainte contre celui
qu’il fallait punir d’une certaine manière pour qu’il arrête de
jouer au malin à savoir Jean Robert Wapamala alias Maka Gbossokotto.
L’autoproclamé voulait prouver à cet individu de Maka que le fait de se
revendiquer de son amitié ne doit pas lui permettre de tout se permettre en
quelque sorte. Il s’agit effectivement d’une volonté de règlement de
comptes.
Centafrique-Presse
BANGUI, 9 août (AFP) -
12h35 - Le journaliste
centrafricain Maka Gbossokotto a été condamné lundi à un an de prison
avec sursis et 500.000 francs CFA (750 euros) d'amende pour "injures
publiques" par le tribunal correctionnel de Bangui, qui l'a relaxé du
chef de diffamation, a constaté un journaliste de l'AFP.
Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien indépendant Le
Citoyen, faisait l'objet d'une plainte pour "diffamation et injures
publiques" déposée par l'ex-directeur général de la société
publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca),
Jean-Serge Wafio.
Ce proche du président centrafricain François Bozizé avait été limogé
en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement
de fonds. Le tribunal a également condamné M. Gbossokotto à lui verser 1
FCFA symbolique de dommages et intérêts.
Maka Gbossokotto, arrêté le 8 juillet dans cette affaire puis incarcéré,
a été immédiatement remis en liberté.
Lors de son procès le 16 juillet, le procureur avait requis une peine de
douze mois de prison fermes à l'encontre du journaliste et le tribunal
avait rejeté une demande de mise en liberté.
Son arrestation et son incarcération avaient suscité de nombreuses
protestations, notamment du Groupement centrafricain des éditeurs de la
presse privée et indépendante (Geppic), qui avait suspendu la parution de
tous ses titres entre le 12 et le 19 juillet.
L'affaire avait attisé les tensions entre la presse et le pouvoir
centrafricain.
Selon les éditeurs de la presse privée, la personnalité même de M.
Wafio et les réquisitions du procureur ont montré l'intention du pouvoir
en place depuis le coup d'Etat de mars 2003 de museler toute critique à
l'approche des scrutins présidentiel et législatifs de retour à l'ordre
constitutionnel prévus en janvier 2005.
Le président François Bozizé s'était dit "pas concerné"
par cette affaire dans laquelle il avait démenti être intervenu.
Le cas Gbossokotto avait créé des remous à la tête de l'Etat lorsque
le vice-président Abel Goumba avait critiqué l'incarcération du
journaliste, s'attirant ainsi les foudres des services du Premier ministre,
Célestin Gaombalet, qui avaient qualifié ces déclarations de "manoeuvres
politiciennes".
CENTRAFRIQUE-PRESSE -
la Rédaction | 08.08.2004
A la faveur de sa récente
participation à la rencontre avec le directeur général du FMI à
Libreville, Bozizé a cru devoir s’exprimer sur les antennes de la station
Africa n° 1 sur certains sujets de l’heure concernant la RCA. C’est
ainsi qu’il est encore revenu sur sa tarte à la crème de la
sécurisation du pays qui serait totale dans Bangui et assurée entre 80 à
90 % en province. Force est de constater que chaque fois qu’il ose avancer
ce genre d’allégation, il est aussitôt désavoué par les faits car
c’est du mensonge pur.
BANGUI, 4 août (AFP) -
12h18 - Le sit-in du Groupement
des éditeurs de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic),
prévu mercredi à Bangui pour demander la libération du journaliste incarcéré
Maka Gbossokotto, a été interdit par les autorités, a constaté un
journaliste de l'AFP.
Les représentants de la presse indépendante qui avaient appelé au
rassemblement ne se sont pas présentés mercredi matin au monument Barthélémy
Boganda, après avoir reçu dans la nuit un courrier du ministre délégué
à la Sécurité publique, le colonel Jules-Bernard Ouandé, leur demandant
de surseoir à la manifestation, a-t-on appris auprès de Geppic.
Le directeur de publication du quotidien Le Confident,
Mathurin-Nestor-Constant Momet, a cependant précisé que le Geppic comptait
"organiser une marche samedi prochain pour exiger la libération de
Maka Gbossokotto et la dépénalisation du délit de presse".
Le directeur du quotidien indépendant Le Citoyen, poursuivi pour
"diffamation" et "injures publiques" à la suite d'une
plainte de Jean-Serge Wafio, un proche du président François Bozizé, a été
arrêté puis écroué le 12 juillet. Son incarcération a suscité de
multiples critiques de la presse et de la classe politique centrafricaines.
Lors de son procès le 16 juillet, le procureur de Bangui a requis contre
lui douze mois de prison ferme, alors que ses avocats ont plaidé la relaxe.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 9 août.
BANGUI, 3 août (AFP) -
12h31 - Le Groupement des éditeurs
de la presse privée indépendante de Centrafrique (Geppic) a décidé
d'organiser un sit-in mercredi matin à Bangui pour demander la libération
du journaliste Maka Gbossokotto, a indiqué mardi à l'AFP un des
organisateurs.
"Ce sit-in est destiné à exiger la libération de Maka
Gbossokotto, mais aussi la dépénalisation du délit de presse", a
affirmé le président de la cellule de crise sur l'affaire Maka
Gbossokotto, Faustin Bambou.
"Nous estimons que le fait de n'avoir pas dépénalisé le délit de
presse traduit la volonté des autorités centrafricaines de multiplier les
atteintes à la liberté de la presse", poursuit M. Bambou, directeur
de l'hebdomadaire Les Collines du Bas-Oubangui.
Le Geppic, qui avait suspendu la parution de tous ses titres pendant une
semaine au lendemain de l'incarcération de Maka Gbossokotto, a informé le
ministre de la Sécurité de cette "manifestation pacifique" au
pied du monument Barthélémy Boganga, premier président du pays.
Poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques"
à la suite d'une plainte de Jean-Serge Wafio, un proche du président François
Bozizé, le directeur du quotidien indépendant Le Citoyen a été arrêté
puis écroué le 12 juillet. Son incarcération a suscité de multiples
critiques de la presse et de la classe politique centrafricaines.
Lors de son procès le 16 juillet, le procureur de Bangui a requis contre
lui douze mois de prison ferme, alors que ses avocats ont plaidé la relaxe.
Le tribunal a mis son jugement en délibéré au 9 août.
BANGUI, 27 juil (AFP) -
11h17 - L'épouse du
journaliste centrafricain emprisonné Maka Gbossokotto, Lucienne Maka
Gbossokotto, a dénoncé mardi le "procès de la honte" fait à
son mari et a dénoncé la responsabilité du président François Bozizé
et de son gouvernement dans ce dossier.
"Peut-on accepter aujourd'hui que Bozizé et ceux qui nous
gouvernent se dédouanent à bon compte à coup de communiqués à la Ponce
Pilate pour faire avaler au peuple centrafricain qu'ils ne sont pour rien
dans l'arrestation arbitraire de Maka Gbossokotto", s'est interrogée
Mme Gbossokotto dans les colonnes du quotidien dirigé par son mari, Le
Citoyen.
"Le procès Wafio/Maka du 16 juillet 2004 est un procès de la honte
pour la justice centrafricaine", a poursuivi l'épouse du journaliste.
"La balle est dans le camp de ceux qui nous gouvernent",
affirme encore Mme Gbossokotto. "A eux de trouver le moyen d'étouffer
cet incendie qui risque de sortir de l'eau".
"Il y a certainement des procédures qui doivent permettre de mettre
Maka Gbossokotto en liberté pour calmer les esprits et nous permettre
d'aller sereinement aux élections libres, justes et transparentes. Et que
les meilleurs gagnent!", conclut-elle.
Poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques"
à la suite d'une plainte d'un proche de M. Bozizé, Jean-Serge Wafio, le
directeur du quotidien indépendant Le Citoyen a été arrêté puis écroué
le 12 juillet.
Lors de son procès, le procureur de Bangui a requis contre lui douze de
prison ferme, alors que sa défense a réclamé la relaxe. Le jugement sera
rendu le 9 août.
BANGUI, 22 juil (AFP) -
19h51 - Le président
centrafricain François Bozizé ne s'estime "pas concerné" par
l'affaire du journaliste Maka Gobossokotto, incarcéré à la suite d'une
plainte en diffamation d'un de ses proches, Jean-Serge Wafio, a rapporté
jeudi un ministre de son gouvernement.
"Le chef de l'Etat a déclaré que, contrairement aux affirmations
du Geppic (groupement des éditeurs de la presse privée indépendante
centrafricaine, ndlr) et de certaines radios internationales, il n'est en
rien concerné par cette affaire qui oppose deux citoyens et dans laquelle
il n'est intervenu à aucun moment", a précisé le ministre chargé du
Secrétariat général du gouvernement, Zarambaud Assingambi.
"La décision de placement en détention provisoire de M. Maka
Gbossokotto relevant exclusivement de la justice, c'est donc à celle-ci
qu'il appartient de remettre M. Maka Gbossokotto en liberté, si elle en
juge ainsi", a ajouté M. Assingambi à l'issue du conseil des
ministres.
Poursuivi pour "diffamation" et "injures publiques"
à la suite d'une plainte de M. Wafio, le directeur du quotidien indépendant
Le Citoyen Maka Gbossokotto a été arrêté puis écroué le 12 juillet.
Lors de son procès, le procureur de Bangui a requis contre lui douze de
prison ferme, alors que sa défense a réclamé la relaxe. Le jugement sera
rendu le 9 août.
M. Wafio avait été contraint de quitter ses fonctions de directeur de
la société publique de distribution d'électricité Energie centrafricaine
(Enerca) après une série des articles du Citoyen l'accusant de détournement
de fonds.
BANGUI, 19 juil (AFP) -
14h49 - Le vice-président
centrafricain Abel Goumba a demandé lundi au gouvernement d'assurer
l'application de la loi "afin de garantir le respect scrupuleux de la
présomption d'innocence" dans l'affaire Maka Gbossokotto, journaliste
emprisonné depuis le 12 juillet.
"Il est nécessaire, dans cette affaire, d'assurer la stricte
application de la loi afin de garantir le respect scrupuleux du principe de
la présomption d'innocence consacrée par la déclaration universelle des
droits de l'Homme", écrit M. Goumba dans une lettre adressée au
Premier ministre, Célestin-Leroy Gaombalet.
Le vice-président, célèbre opposant centrafricain jusqu'au coup d'Etat
du général François Bozizé le 15 mars 2003, estime qu"'il existe
une procédure spéciale en matière de délit de presse".
Il s'agit "de savoir si tous les textes mentionnés (...) ont été
respectés ou violés par les articles publiés dans le quotidien Le Citoyen
d'une part et si, d'autre part, la procédure utilisée pour l'arrestation
de Maka Gbossokotto est correcte, c'est-à-dire conforme à la loi", a
poursuivi Abel Goumba.
Le procureur du tribunal de Bangui a requis vendredi douze mois de prison
ferme contre Maka Gbossokotto. Le tribunal a mis son jugement en délibéré
au 9 août.
Le directeur de la publication du quotidien Le Citoyen a été inculpé
et écroué le 12 juillet à la suite d'une plainte de l'ex-directeur général
de la société publique de distribution d'électricité Energie
centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président François
Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du Citoyen
l'accusant de détournement de fonds.
CHOSES
VUES ET ENTENDUES AU PROCES DU DUEL WAFIO - GBOSSOKOTTO
C'est à 11 h 20 dans une salle bondée de
monde que c'était ouvert le procès de Robert Wapamala alias Maka
Gbossokotto inculpé pour diffamation et injures publiques à l'endroit du
sieur Jean serge Wafio ex directeur général de l'ENERCA qui avait porté
plainte contre lui. C'ést à 17 h 30, soit un peu plus de 6 heures
d'horloge, qu'a pris fin l'audience après le refus du tribunal de grande
instance de Bangui qui l'a considéré comme un récidiviste, d'accorder la
mise en liberté provisoire demandée par les avocats de la défense de Maka
Gbossokotto. En attendant le directeur du Le Citoyen est retourné dormir en
prison.
SOURCE CENTRAFRIQUE-PRESSE
 Journaliste
écroué en Centrafrique: "un scandale", selon RSF
LIBREVILLE, 18 juil (AFP) - 19h27 - L'organisation Reporters
sans frontièresa exigé dimanche la remise en liberté immédiate du
journaliste centrafricain Maka Gbossokotto, estimant que son incarcération
pour diffamation et injure publique était "un scandale".
"Il est intolérable que le journaliste (...) reste
un mois en détention provisoire en attendant une éventuelle relaxe",
a estimé l'organisation dans un communiqué reçu par l'AFP à Libreville.
"Seule sa libération immédiate et l'abandon des poursuites pourraient
mettre un terme à ce scandale", a-t-elle ajouté.
Le procureur du tribunal de Bangui a requis vendredi douze
mois de prison ferme contre Maka Gbossokotto. Le tribunal a mis son jugement
en délibéré au 9 août.
"Le réquisitoire du procureur, d'une grande sévérité,
va totalement à l'encontre de la liberté de l'informationn faisant du
gouvernement de François Bozizé l'un des régimes les plus répressifs
pour l'indépendance des médias sur le continent africain", a estimé
l'organisation.
Dans un autre communiqué reçu par l'AFP, le président
de l'union des éditeurs de presse d'Afrique centrale, le Camerounais Pius
Njawé, s'est lui aussi "indigné" du sort réservé à M.
Gbossokotto, dénonçant "la détérioration inadmissible de la liberté
de la presse en RCA".
Le directeur de la publication du quotidien Le Citoyen a
été inculpé et écroué le 12 juillet à la suite d'une plainte de
l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité
Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président
François Bozizé a été limogé en juin après une série d'articles du
Citoyen l'accusant de détournement de fonds.
Un
an de prison requis contre le journaliste centrafricain Gbossokotto
BANGUI, 16 juil (AFP) - 20h51 - Le procureur du Tribunal de
grande instance de Bangui a requis vendredi douze mois de prison ferme
contre le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto pour
"diffamation" et "injures publiques", assortis d'une
amende.
Les sept avocats du directeur de la publication du
quotidien indépendant Le Citoyen, parmi lesquels Me Nicolas Tiangaye, président
du Conseil national de transition (CNT, Parlement centrafricain de
transition), ont, de leur côté, réclamé la relaxe de leur client,
invoquant notamment la nullité de la procédure.
A l'issue de l'audience, le tribunal présidé par Trinité
M'Bango-Sangafio a mis son jugement en délibéré au 9 août prochain,
rejetant la demande de mise en liberté provisoire déposée par le prévenu.
Maka Gbossokotto est poursuivi à la suite d'une plainte déposée
par l'ex-directeur général de la société publique de distribution d'électricité
Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio. Ce proche du président
centrafricain François Bozizé a été limogé en juin après une série
d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.
Une foule importante a assisté à l'audience. Une
centaine de personnes avait pris place dans la salle, tandis que de
nombreuses personnes attendaient à l'extérieur du palais de justice.
M. Gbossokotto a été arrêté le 8 juillet, puis inculpé
et écroué le 12.
Son arrestation et son incarcération ont suscité de
nombreuses protestations, notamment du Groupement centrafricain des éditeurs
de la presse privée et indépendante (Geppic), qui a suspendu depuis lundi
la parution de tous ses titres.
Le journaliste centrafricain Maka Gobosskotto sera jugé
vendredi
BANGUI, 15 juil (AFP) -
17h06 - Le journaliste
centrafricain Maka Gbossokotto, inculpé et écroué depuis lundi à la
prison de Bangui pour "diffamation et injures publiques", comparaîtra
vendredi devant un tribunal de la capitale centrafricaine, a-t-on appris
jeudi de source judiciaire.
L'avocat du directeur de la publication du quotidien indépendant Le
Citoyen, Me Mathias Morouba, s'est félicité de la comparution rapide de
son client devant la tribunal. "Je crois que le moment est venu pour le
ministère public de rectifier l'erreur judiciaire commise dans cette
affaire", a déclaré à l'AFP Me Morouba.
"Maka Gbossokotto n'a pas été arrêté conformément à la loi sur
la liberté de la presse, mais sur la base du code pénal, donc pour un fait
que le ministère public a du mal à établir", a-t-il estimé.
"On ne comprend pas cette précipitation à vouloir, coûte que coûte,
le placer en détention", a poursuivi l'avocat.
Maka Gbossokotto a été inculpé et écroué lundi à la suite d'une
plainte déposée par l'ex-directeur général de la société publique de
distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge
Wafio. Ce proche du président François Bozizé a été limogé en juin après
une série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.
Son arrestation a suscité de nombreuses protestations, notamment du
Groupement centrafricain des éditeurs de la presse privée et indépendante
(Geppic), qui a suspendu depuis lundi la parution de tous ses titres.
RCA: le journaliste Maka Gbossokotto dénonce un vice de
procédure
BANGUI, 15 juil (AFP) -
12h57 - Le journaliste
centrafricain, Maka Gbossokotto, incarcéré pour diffamation à l'encontre
d'un proche du président François Bozizé, a dénoncé dans un entretien
accordé à une radio privée la procédure "viciée" engagée
contre lui.
"La procédure a été viciée. Je ne suis pas un malfrat, ni un
criminel", a déclaré M. Gbossokotto, directeur du quotidien indépendant
Le Citoyen, lors de cet entretien réalisé mercredi lors d'une visite
rendue par le haut-commissaire à la Primature chargé des droits de
l'Homme, Thierry Maléyombo.
"Ce qu'on me reproche, c'est le fait d'avoir dénoncé un prédateur",
a ajouté M. Gbossokotto. "Il ne fallait pas dénoncer, révéler ou
mettre en question la gestion d'un homme nommé Jean-Serge Wafio, parce que
c'est un proche du chef de l'Etat, donc un intouchable! Il ne faut jamais
parler de ces gens là. Il faut qu'ils volent et tuent le pays", a-t-il
regretté.
"Moi, j'ai révélé, puisque le président de la République lui-mêmeavait
demandé à la presse de l'aider et de dénoncer tous les détournements,
toutes les gestions scabreuses, peu orthodoxes qui s'effectuaient dans le
pays", s'est justifié le directeur du Citoyen.
Maka Gbossokotto a été inculpé et écroué lundi à la suite d'une
plainte déposée par l'ex-directeur général de la société publique de
distribution d'électricité Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge
Wafio. Ce proche du président Bozizé a été limogé en juin après une série
d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.
L'arrestation du directeur de la publication du quotidien indépendant Le
Citoyen, a suscité de nombreuses protestations, notamment du Groupement
centrafricain des éditeurs de la presse privée et indépendante (Geppic),
qui a suspendu depuis lundi la parution de tous ses titres.
Le
journaliste centrafricain Maka Gbossokotto inculpé et écroué
BANGUI, 12 juil (AFP) -
18h18 - Le journaliste
centrafricain Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien indépendant
Le Citoyen, a été inculpé lundi de diffamation et injures publiques et écroué,
a-t-on appris auprès du Groupement des éditeurs de la presse privée et
indépendante (Geppic).
Après avoir été présenté au parquet du tribunal de grande instance
de Bangui, Maka Gbossokotto a été immédiatement conduit à la prison
centrale de N'garagba, à l'est de Bangui, dans l'attente de son procès,
a-t-on précisé de même source.
Il avait été placé en garde à vue jeudi dernier par les gendarmes à
la suite d'une plainte déposée par l'ex-directeur général de l'Energie
centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, un proche du président François
Bozizé, limogé en juin après une série d'articles du Citoyen l'accusant
de détournement de fonds.
Son arrestation a provoqué de nombreuses protestations en Centrafrique,
dont celles de la Ligue centrafricaine des droits de l'Homme et du Geppic,
qui a décidé de suspendre lundi la parution de tous ses titres jusqu'à la
libération du directeur du Citoyen.
Vendredi, le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Sylvain N'zas,
avait publiquement accusé la presse privée de tenir des "propos désobligeants"
envers des dirigeants du pays et menacé d'appliquer la loi "dans toute
sa rigueur".
Journaliste arrêté: la presse privée centrafricaine absente des
kiosques
BANGUI, 12 juil (AFP) -
11h35 - Les titres de la presse
indépendante centrafricaine n'ont pas paru lundi à Bangui afin d'exiger la
libération du directeur de publication du quotidien Le Citoyen, Maka
Gbossokotto, en garde à vue depuis jeudi, a constaté un journaliste de
l'AFP.
Les quatre quotidiens privés à parution régulière, Le Citoyen, Le
Confident, Le Démocrate et L'Hirondelle, de même que le dernier-né de la
presse indépendante, Temps nouveaux, étaient absents de tous les kiosques,
alors que les vendeurs à la criée ont déserté les rues de la capitale.
Directeur du Citoyen, le journaliste Maka Gbossokotto a été placé en
garde à vue le 8 juillet à la suite d'une plainte déposée par
l'ex-directeur général de l'Energie centrafricaine (Enerca), Jean-Serge
Wafio, un proche du président François Bozizé, limogé en juin après une
série d'articles du Citoyen l'accusant de détournement de fonds.
Le Groupement des éditeurs de la presse privée et indépendante de
Centrafrique (Geppic) avait annoncé vendredi qu'il suspendrait ses
publications à compter de ce lundi jusqu'à ce que M. Gbossokotto retrouve
la liberté. La Ligue centrafricaine des droits de l'Homme a exigé, elle,
sa "mise en liberté immédiate et sans condition".
Vendredi, le procureur général de la Cour d'appel de Bangui, Sylvain N'zas,
avait publiquement accusé la presse privée de tenir des "propos désobligeants"
envers des dirigeants du pays et menacé d'appliquer la loi "dans toute
sa rigueur".
Plusieurs titres de la presse indépendante se sont publiquement interrogés
récemment sur un mystérieux voyage qu'aurait effectué le président Bozizé
en Allemagne en juin.
La LCDH exige la libération d'un journaliste centrafricain emprisonné
BANGUI, 10 juil (AFP) -
14h24 - La Ligue centrafricaine
des droits de l'Homme (LCDH) a exigé, dans un communiqué remis samedi à
l'AFP, la libération du journaliste Maka Gbossokotto, directeur de
publication du quotidien indépendant Le Citoyen, en garde à vue depuis le
8 juillet.
La LCDH "exige la mise en liberté immédiate et sans condition de
M. Maka Gbossokotto", estimant qu'il n'existe dans cette affaire aucun
"fait suffisamment grave susceptible d'entraîner l'arrestation et le
placement en garde à vue d'un journaliste", indique le communiqué
signé de son vice-président, Me Nganatouwa Goungaye Wanfiyo.
M. Gbossokotto a été placé jeudi en garde à vue, après une plainte
en diffamation émanant de l'ex-directeur général de la société de
distribution d'électricité Enerca, proche du président centrafricain François
Bozizé, Jean-Serge Wafio, limogé après une série d'articles du Citoyen
l'accusant de malversations.
"Cette arrestation s'effectue sur la base de la loi relative à la
liberté de la Communication en RCA, dont le caractère répressif a été
reconnu par tous, y compris par les pouvoirs publics, et est en cours de
modification", souligne le communiqué.
La Ligue note également qu'elle intervient immédiatement après un
communiqué jeudi du ministre de la Communication, Parfait M'Bay, s'inquiétant
des "graves dérives" de "certains organes de presse (...)
instrumentalisés pour nuire à l'image des plus hautes personnalités de l'Etat".
Vendredi, au lendemain de l'arrestation de M. Gbossokotto, le procureur général
de la Cour d'appel de Bangui, Sylvain N'zas, avait publiquement accusé la
presse centrafricaine indépendante de tenir des "propos désobligeants"
envers des dirigeants du pays et menacé d'appliquer la loi "dans toute
sa rigueur".
La presse indépendante, dont plusieurs titres se sont publiquement
interrogés ces derniers temps sur un mystérieux voyage qu'aurait effectué
le président Bozizé en Allemagne en juin, a annoncé suspendre à compter
de lundi la parution de ses titres jusqu'à la libération de M. Gbossokotto.
Le journaliste centrafricain Maka Gbossokotto placé en garde à vue
BANGUI, 8 juil (AFP) -
18h17 - Le journaliste
centrafricain Maka Gbossokotto, directeur de publication du quotidien Le
Citoyen, a été placé en garde à vue jeudi par les gendarmes, a-t-on
appris de source proche du groupement des éditeurs de la presse privée indépendante
de Centrafrique (Geppic).
M. Gbossokotto a reçu mercredi une convocation lui demandant "de se
présenter jeudi afin d'être entendu par la section recherches et
investigations (SRI) de la gendarmerie", a-t-on précisé de même
source. "Mais il ignorait pourquoi et dans quelle affaire il devrait être
entendu. C'est après son audition qu'il a été placé en garde à
vue", a-t-on ajouté.
Selon cette même source, "sa famille nous a appris cet après-midi
que Maka Gbossokotto avait été placé en garde à vue, sur instructions du
procureur du tribunal de grande instance de Bangui, mais elle ignore encore
les raisons de son arrestation".
Quotidien indépendant, Le Citoyen est connu pour ses critiques à l'égard
du président François Bozizé. Pendant de longues semaines, le quotidien
avait ainsi multiplié les articles accusant le directeur général de l'Energie
centrafricaine (Enerca), Jean-Serge Wafio, de détournement de fonds,
provoquant son limogeage le mois dernier.
Selon le directeur d'un journal ayant requis l'anonymat, interrogé par
l'AFP, "l'arrestation de Maka Gbossokotto serait liée à une plainte déposée
contre lui par M. Wafio".
Correspondant de Reporters sans frontières (RSF), Maka Gbossokotto est
également membre de l'Association des éditeurs de la presse privée
d'Afrique centrale.
Jeudi, le ministre de la Communication Parfait M'bay a accusé, dans un
communiqué lu à la radio nationale, la presse privée de "graves dérives".
RCA: le ministre de la Communication accuse la presse de "dérives"
BANGUI, 8 juil (AFP) -
17h57 - Le ministre
centrafricain de la Communication, le lieutenant-colonel Parfait M'bay, a
accusé jeudi certains organes de presse de "graves dérives",
estimant qu'ils étaient "instrumentalisés pour nuire à l'image des
plus hautes personnalités de l'Etat".
"Le ministre de la Communication émet de vives inquiétudes face
aux graves dérives constatées ces derniers temps, dans certains organes de
la presse privée indépendante écrite, dont quelques uns sont
intrumentalisés par certains compatriotes, pour désinformer, manipuler et
nuire à l'image des plus hautes personnalités de l'Etat", a affirmé
M. M'bay dans un communiqué lu à la radio nationale.
Le ministre a rappelé aux directeurs de publication de la presse privée
l'importance du "respect de l'éthique et de la déontologie, qui leur
interdit toute prostitution morale".
Qualifiant de "nègres" ceux qui, à ses yeux, "intrumentalisent
la presse privée", il leur a rappelé "la fragilité du processus
démocratique et la volonté du peuple centrafricain qui n'aspire qu'à
vivre dans la paix, la sécurité pour le développement".
"Notre pays a trop souffert des divisions et querelles
inutiles", a fait remarquer M. M'bay. "Il s'agit pour les organes
de presse (...) de dire la vérité, rien que la vérité, tout en sachant
que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire", a-t-il ajouté.
Ce communiqué est rendu public au moment où plusieurs organes de presse
se sont publiquement interrogés sur un mystérieux voyage qu'aurait effectué
le président François Bozizé en Allemagne le mois dernier.
La présidence s'est refusée à tout commentaire sur ces informations.
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