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BANGUI,
15 juil (AFP) - 13h22 - L'ambassadeur
de France en Centrafrique Jean-Pierre Destouesse a "fait un rêve"
à l'occasion des cérémonies du 14 juillet à Bangui, celui de la réussite
de la transition démocratique engagée depuis le coup d'Etat du président
François Bozizé en 2003.
Dans une allocution prononcée mercredi à la résidence de France, en présence du président Bozizé, et reprise jeudi dans les médias d'Etat, M. Destouesse s'est autorisé "à rêver au 14 juillet 2005". "Imaginez ce dont nous pourrions nous féliciter à cette date", a déclaré le diplomate. "Des élus sont aux commandes de la Centrafrique, personne ne conteste leur légitimité. Un président rassembleur du peuple centrafricain. Un gouvernement de large union fonctionne, avec un Premier ministre qui ne joue pas les califes à la place des califes et consacre toute son énergie à la bonne gestion du pays", a-t-il ajouté. L'ambassadeur de France a également souhaité que les prochaines élections se déroulent "dans le calme", sous la vigilance des "forces de sécurité nationales et amies", "neutres". Il a également appelé de ses voeux des "élections transparentes", avec des "candidats libres d'organiser leur campagne électorale, sans subir aucune tracasserie dans leur déplacement et réunion" et pouvant "s'exprimer librement et suffisamment devant les médias d'Etat". La transition en place depuis le coup d'Etat du président François Bozizé, le 15 mars 2003, prévoit notamment un référendum constitutionnel programmé en octobre-novembre 2004 et des élections législatives et présidentielle groupées en janvier 2005. La Centrafrique est secouée depuis environ 25 ans par des crises politico-militaires à répétition qui l'ont laissée exsangue. DISCOURS DU 14 JUILLET 2004 DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE M. JEAN-PIERRE DESTOUESSE SOURCE CENTRAFRIQUE-PRESSE - la Rédaction | 25.08.2004 Monsieur le Président de la République, Mes chers compatriotes, Hautes autorités centrafricaines, Mmes et MM les représentants du corps diplomatique et des organisations internationales, Honorables invités et chers amis, C’est
aujourd’hui 14 juillet, jour de fête nationale française, une date
longtemps controversée pour symboliser la République et à travers elle
l’unité de la nation française et les valeurs sur lesquelles elle est
fondée. Aujourd’hui,
une fois encore, nous nous retrouvons ensemble, Français, Centrafricains et
citoyens de pays amis dans le beau cadre de la résidence de France. C’est
agréable d’être Français car la France n’a pas d’ennemi car elle se
refuse à tout manichéisme, à tout classement où le bien et le mal décanteraient
à la manière de l’huile de l’eau. Si la France n’a pas de leçon à
donner car elle est consciente de ses propres insuffisances, elle entend
toutefois faire entendre sa voix pour le respect de valeurs très largement
partagées dans le monde. Aujourd’hui,
je souhaiterais mettre l’accent sur la solidarité, porter surtout un
regard de proximité sur tout ce qui nous entoure car il importe qu’il
n’y ait pas en RCA d’un côté les acteurs, de l’autre les
spectateurs, d’un côté les Centrafricains, de l’autre les étrangers
dont les Français, d’un côté ceux qui donnent, de l’autre ceux qui reçoivent.
Chacun a ses responsabilités et sa place au sein de la grande pirogue
centrafricaine. Chacun doit se sentir obligé de ramer vers le même port
sinon elle dérivera et, immanquablement, chavirera et se rompra dans les
rapides. Ceux qui imaginent, à la manière des naufrageurs, qu’ils
peuvent s’asseoir sur la berge et contempler le spectacle se trompent car
le naufrage laisserait aucun butin. Chacun y perdrait, les faibles comme les
puissants. Dans
ce périple commun, si l’on n’a pas le devoir de s’aimer, encore que
les saintes écritures nous y invitent, du moins a-t-on celui de ses
respecter, de se tolérer, de s’entraider dans la recherche du bien
commun. Mais
avant de scruter notre quotidien, je voudrais m’arrêter sur un événement
majeur qui a scellé notre histoire commune, je veux parler du débarquement
de Provence, le 15 août 1944, dont le Président Jacques Chirac commémorera
le soixantième anniversaire dans un mois à Hyères. La Centrafrique y aura
évidemment toute sa place, puisque l’Oubangui-Chari d’alors était aux
premiers rangs avec le bataillon de marche qui s’était déjà illustré
dans la campagne du Proche-orient, de la Syrie à la Libye. Souvenons-nous
que le lieutenant Koudoukou, premier officier centrafricain, y a laissé sa
vie et que ses cendres restent mêlées à la terre d’Alexandrie. Vous
participerez à cette cérémonie, Monsieur le Président, avec deux anciens
combattants centrafricains, deux acteurs survivants de cette magnifique
campagne militaire dont l’un sera décoré par le Président français .
Je souhaite que les manifestations de commémoration soient pour vous tous
un moment inoubliable. Pour
nous ici, il importe de nous souvenir que le bataillon oubanguien s’est
battu sur la terre française durant un an, en y laissant beaucoup des
siens, pour liquider en particulier les dernières poches de résistance du
régime nazi, à Royan et à la Rochelle. Il s’est battu pour la liberté,
pour notre liberté. Je
ne saurais trop vous engager à lire le bel ouvrage de notre ami Pierre Samy
Mackfoy qui a su en retracer l’épopée. Venons-en
aux sujets de proximité, aux réalités que nous partageons à un titre ou
un autre dans des secteurs aussi essentiels que l’Education, la Santé, la
Sécurité, l’Economie. Commençons
par l’Education 2004
est l’année du retour à la normale et même de la consécration pour le
lycée Charles de Gaulle. Retour à la normale obtenu à l’arraché auprès
de l’AEFE avec la réouverture de classes terminales en septembre dernier.
Consécration en juin par les brillants succès au baccalauréat : 12 admis
sur 14, avec 4 mentions dont 3 obtenues par des élèves centrafricains. Il
me revient de féliciter toute l’équipe d’encadrement et les parents
d’élèves qui ont su donner l’élan indispensable à nos enfants pour
effectuer une scolarité satisfaisante et même brillante. Je ne puis que
les encourager à poursuivre dans cette voie et à perfectionner ce qui mérite
de l’être, je pense notamment à l’enseignement scientifique dans un
environnement qui l’est très peu à la maîtrise des technologies de
l’information qui ne sont pas la panacée mais qui, à la manière du coca
cola, nous investissent. Ces
succès sont bien la preuve que trente, quarante ou cinquante ans après
leurs aînés, des élèves centrafricains scolarisés dans des conditions
normales peuvent obtenir de très bons résultats. La qualité de la graine
humaine ne se perd donc pas. Ce sont les champs de l’école centrafricaine
livrés à la broussaille et leurs cultivateurs mal formés ou soucieux de
l’avenir qui l’empêchent de germer puis de pousser. Au cours de mes
tournées à Berbérati (novembre), Ndélé (janvier), Bossangoa, paoua, et
Bozoum (juin), j’ai pu observer l’étendue des dégâts mais aussi repérer
les quelques points d’appui d’une renaissance. Cette
ambassade s’est battue pour que sept ans après leur fermeture, c’était
une époque de rébellions, les terminales reprennent vie à CDG. C’était
important parce que nous souhaitions que cet établissement soit aussi une référence
pour le système éducatif centrafricain. Mais nous ne sommes pas intéressés
qu’au lycée français : la coopération française n’a pas cessé de
s’impliquer sur le terrain de l’éducation centrafricaine comme en témoignent
les conventions de financement signées depuis mon arrivée à Bangui en
faveur des enseignements primaire, secondaire et supérieur, comme en témoigne
aussi notre approche de la jeunesse centrafricaine à l’Alliance française. Je
déplore – je m’adresse ici aux bailleurs de fonds – que notre coopération
soit si seule sur ce terrain essentiel où s’édifie ou s’enterre
l’avenir d’une nation. Abordons
la Sécurité La
croissance des effectifs à CDG serait moins timorée si nos amis des
Nations Unies mettaient un peu moins de zèle à entretenir l’idée que
l’insécurité persiste à un niveau élevé à Bangui. Bangui n’est pas
le paradis sur terre, loin s’en faut. Des crimes et des vols s’y
commettent, qui sont régulièrement rapportés dans la presse et
abondamment commentés dans les réunions que tient la communauté
internationale. Les privilégiés que nous sommes en sont rarement les
victimes. Souvenons-nous que les « libérateurs » se sont agités en
avril, mais reconnaissons que le quartier où ils se concentraient n’a pas
pour autant été mis à feu et à sang. Prenons-en conscience ; nous ne
vivons pas aujourd’hui les dangers de Johannesburg (où pourtant les élections
ont eu lieu cette année), de Lagos (où les communautés s’entretuent),
d’Abidjan (où aucune élection ne pourrait s’organiser aujourd’hui),
des grandes cités américaines du Sud comme du Nord où les électeurs
voteront en novembre), et même de ma très chère région parisienne (où
deux scrutins viennent de se dérouler). Dans
mes tournées en province, j’ai pu me faire une idée de la nature et du
niveau de l’insécurité, comprendre comment, sur le terreau des peurs ou
des terreurs vécues durant les troubles de 2002 et 2003 et du fait des
exactions ponctuelles qui persistent, se nourrit le sentiment d’insécurité.
J’ai pu comprendre que l’impunité dont jouissent parfois certains
malfrats nuit à l’amélioration de la sécurité. J’ai pu aussi
constater que là où sont positionnées les nouvelles FACA, la population
se sent rassurée. J’ai pu comprendre aussi combien dans une brousse épaisse,
il est facile aux zaraguinas de faire leurs coups et de s’évanouir.
J’ai été convaincu que la lutte contre l’insécurité est d’abord de
collaboration des populations avec les forces de sécurité, y compris des
victimes souvent trop sensibles au chantage des bandits. Je
suis fier du travail de la coopération militaire française, entamé en
2003 et qui se poursuivra en 2005, pour la reconstitution de forces de sécurité
centrafricaines plus respectueuses que par le passé du bien public et des
populations. Beaucoup reste à faire dans ce domaine où l’on ne peut
changer les mentalités par un coup de baguette magique. D’où il est nécessaire
que le commandement sache se rapprocher de sa base, que la discipline règne. Les
tracasseries des barrages dits de contrôle sur les routes ou en ville ont
été dénoncées. Comme beaucoup, j’apprécie les mesures prises par les
autorités centrafricaines en vue de revenir à une norme supportable ainsi
que les révocations de certains militaires indélicats. On le sait, la crédibilité
des gouvernants se mesure en particulier à leur capacité à d’éliminer
ceux qui prétendent les servir en se plaçant hors de la légalité. Poursuivons
par la Santé Dans
ce domaine, nous sommes tous placés à la même enseigne. La sécurité
sanitaire est très loin d’être assurée. Nous Français, grâce à notre
petit CMS et au dévouement du Dr Sarda – qui nous quitte – sommes peut-être
les moins à plaindre. Mais nous jouons les équilibristes sans filet et il
va nous falloir revoir notre dispositif. Dans
le pays la situation frise la catastrophe. Très rares sont les structures
sanitaire qui fonctionnent normalement : je n’en ai visité qu’une à
Berbérati. Presque partout s’offre le spectacle de la pénurie, de
l’inactivité, de l’impuissance, de l’indifférence, de la vénalité,
même de la destruction. Quel spectacle désolant que celui de ces
magnifiques hôpitaux de Paoua et Boguila, quasiment vides, œuvres de coopération
allemande et américaine. Partout,
de jeunes adultes meurent de SIDA. Le 30 juin à Bossangoa, en visitant la
mairie, nous sommes passés dans le bureau du secrétaire général, par
ailleurs professeur de philo au lycée. Il venait de mourir. A quand les
campagnes de prévention efficaces. Pourtant
d’importants financements sont mobilisés. Pourtant
les bonnes volontés existent et se mobilisent. J’ai pu mesurer tout le mérite
des ONG, je pense notamment à COOPI et MSF Espagne mais aussi aux religieux
de diverses obédiences, qui poursuivent leurs œuvres sociales parfois au péril
de leur vie. Attardons-nous
sur l’économie Les
troubles l’ont ravagée depuis plusieurs années. Les
entreprises ont fermé. Le chômage a gagné. L’état
n’a plus rempli ses obligations : les routes se sont dégradées, des régions
entières se sont retrouvées enclavées au sein du pays, des productions se
sont arrêtées faute de pouvoir être écoulées. Les
services publics (eau, énergie, télécommunications) se sont dégradés
sans qu’on puisse apprécier la véritable stratégie de leurs dirigeants. Les
planteurs de coton attendent encore qu’on leur paye une partie de la récolte
2001/02 enlevée et vendue, soit 1,8 milliard de F CFA ! Et pourtant il ne
demandent que le minimum pour reprendre leur activité. L’opérateur désigné
depuis 2002 compte surtout les sous et mesure ses efforts en dépit de l’Etat
qui ne ménage pas les siens pour trouver des solutions à des problèmes
concrets. Des
commerçants sans scrupule, à la vue courte, continuent leurs trafics
illicites, en un mot de piller l’état, avec la complicité de ses agents. Trop
d’agents de l’état consacrent leur énergie à chercher des poux aux
entrepreneurs honnêtes et prennent leurs aises dans les salons ou les arrières
boutiques des plus malhonnêtes. Si
le secteur forestier me semble porteur d’une note d’espoir, parce
qu’il regagne de la vigueur et surtout retrouve la volonté de se remettre
sur les rails, le secteur minier, par contre, suscite de l’inquiétude. A
son sujet je me permettrais de rappeler que le non respect de l’accord de
Kimberley peut conduire certains acteurs aux pires difficultés. Malgré
tout, la Commission européenne, les pays de la CEMAC, la Chine, la France,
le FMI, la Banque mondiale apportent leur appui à la Centrafrique. S’ils
ne peuvent exiger de transformation radicale en quelques mois, du moins
peuvent-ils exiger quelques améliorations dans ce domaine, améliorations
qui ne peuvent être obtenues qu’en poursuivants les mesures engagées
jusqu’au terme de la transition avec les mêmes qui enont pris
l’initiative, en ont la volonté et le désintéressement. Aurais-je
omis le thème de la démocratie ? Rassurez-vous La
démocratie est devenue le grand thème de toutes les coopérations multilatérales
et bilatérales. Il reste très cher à la France et à la coopération française.
C’est bien. Mais je crains qu’il y ait là un effet de mode, de bonne
conscience, car la démocratie ne se nourrit ni de l’ignorance des masses
ni se satisfait des ventres creux, des malades abandonnés ou du chômage à
durée illimitée. Même l’Espagne de Franco l’avait compris. Cela a
permis à Juan Carlos d’entrer de plain pied dans le concert des démocraties
européennes. Monsieur
le Président de la République, Mes
chers compatriotes, Hautes
autorités centrafricaines, Mmes
et MM les représentants du corps diplomatique et des organisations
internationales, Honorables
invités et chers amis, Autorisez
maintenant ma modeste personne à faire un rêve : rêver au 14 juillet
2005. Imaginer ce dont nous pourrions nous féliciter à cette date : Des
élus sont aux commandes de la Centrafrique, personne n’en conteste la légitimité. Le
Président est le rassembleur du peuple de la Centrafricain, le pasteur qui
garantit la bonne conduite du troupeau. Il définit les orientations
politiques pour lesquelles il a été élu. Un gouvernement de large union
fonctionne. Son premier ministre – qui ne « joue pas les califes à la
place du calife » - consacre toute son énergie à la bonne gestion du
pays. Les
élections se sont déroulées dans le calme, les forces de sécurité
nationales et amies sont restées neutres. Leur déploiement a suffi à
maintenir l’ordre. Les
élections ont été transparentes, les listes électorales n’ont pas
souffert de distorsions notables, les scrutins se sont déroulés dans
l’ordre. Les
candidats ont été libres d’organiser leur campagne électorale, n’ont
subi aucune tracasserie dans leurs déplacements et leurs réunions, ont pu
d’exprimer librement et suffisamment devant les médias d’état. Les
candidats ont exposé leurs idées à la société centrafricaine future,
leur programme d’élection, sans dénigrer leurs concurrents. Les électeurs
et les partis se sont regroupés sur des idées et ont refoulé l’ethnisme
et le clanisme aux oubliettes de l’histoire. La
presse a pu prendre sa plus belle plume pour défendre ou commenter des idées
et des programmes sur le mode de l’analyse et non de l’invective. La
CEMI nationale et les CEMI locales ont pu faire leur travail de contrôle
des listes et du dépouillement des scrutins. Elles ont bénéficié des
indispensables appuis de l’administration territoriale tout au long du
processus. L’état
et les bailleurs de fonds ont su payer le prix de la démocratie. Les
textes fondamentaux ont été adoptés en tenant compte des recommandations
du dialogue national et sans perdre de vue la nécessaire efficacité
gouvernementale. Le
ministre de l’économie et des finances peut souffler . particulièrement
exposé aux critiques depuis un an, il a su : Confirmer
la confiance des institutions financières internationales acquise dès le
mois de juillet 2004, mettre
à profit la solidarité de tous les chefs d’état de la CEMAC, mobiliser
les aides budgétaires, poursuivre le redressement des finances publiques et
la lutte contre la corruption, relancer
les coopérations bilatérales et multilatérales dans des programmes plus
ambitieux et plus porteurs de développement : de santé, d’éducation, de
transports, de télécommunications. Les
agents de l’état perçoivent leurs salaires presque régulièrement. Le
coton a été semé partout dans la Ouaka, l’Ouham et l’Ouham-Pendé ; La
confiance revient chez les investisseurs. Le
Président rentre du sommet de l’Union Africaine où la Centrafrique a
retrouvé sa place. La brouille entre le Président de la Commission et les
autorités de la transition ets effacée, le peuple centrafricain ayant
tranché. Toutefois l’Union Africaine devra réfléchir pour compléter
ses principes, notamment pour définir son attitude face à des dirigeants
qui foulent au pied les principes de la démocratie. D’autres
infiniment plus célèbres que moi, ont eu le courage de rêver. Leur rêve
a soutenu leur combat. Leur rêve est devenu réalité. Les rêves ne sont
pas qu’américains. Les Centrafricains – et tous ceux qui vivent auprès
d’eux - ont aussi le droit de rêver. Monsieur
le Président de la République, Mes
chers compatriotes, Hautes
autorités centrafricaines, Mmes
et MM les représentants du corps diplomatique et des organisations
internationales, Honorables
invités et chers amis, Il
est un temps pour tout. Nous étions dans celui de la gravité. Je
vous invite maintenant à plus de légèreté , à laisser libre cours à
l’amitié et aux réjouissances. Vive
l’amitié entre les peuples Vive
la solidarité entre la France et la centrafrique. Vive
la France. |
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